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| | Notes sur "J'écris mon premier roman" de Louis Tim | |
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| Auteur | Message |
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Zeno Sillaa

Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Notes sur "J'écris mon premier roman" de Louis Tim Dim 22 Avr 2007 - 14:10 | |
| CHAPITRE 6 - «Comment incarner ses personnages» [2/5] Notes sur le sixième chapitre du livre de Louis Timbal-Duclaux : « J’écris mon premier roman ».
Pour donner de l’épaisseur au personnage « Évitez les deux extrêmes : soit de copier des personnes réelles, soit d’utiliser des stéréotypes. Essayez souvent au contraire de créer des personnages originaux en partant de votre intrigue. L’intrigue fournira leur rôle et leur silhouette. Vous garnirez le squelette avec la chair de vos observations, en prenant des traits de plusieurs personnes réelles. Stevenson recommande la méthode inverse, c’est-à-dire soustractive. Vous prenez une personne réelle, vous conservez ses défauts et son caractère mais vous lui enlevez ses qualités morales. Vous créez ainsi le personnage de l’adversaire. Vous pouvez faire de même pour votre héro, en prenant les qualités d’une ou plusieurs personnes réelles et en soustrayant leurs défauts. »
Différenciez vos personnages
· Utilisez des noms le plus différent possible : pas le même son final, pas la même longueur dans la mesure du possible, pas les mêmes initiales … · Rendre reconnaissable par des tics. · Utiliser les signes. Il en existe 5 :
o L’indice : Critère essentiel, l’indice n’est pas volontaire. (Exemple : Une cicatrice sera l’indice d’un bagarreur.) o Le signal : Signe simple émis volontairement pour signifier une idée simple. (Exemple : Le loubard avec le blouson en cuir.) o L’icône : Image qui donne des indications sur notre personnage. (Exemple : Est-ce qu’il a des posters de moto dans sa chambre ou un tableau de Van Gogh ?) o Le signe iconique : Icône spécifiant une idée générale et abstraite. (Exemple : La croix pour le christianisme.) o Le signe verbal : C’est le plus abstrait de tous les signes. Il s’agit du vocabulaire aidant à identifier le personnage dans le temps ou la société. (Exemple : ce n’est pas la même génération de jeune qui va employer le mot épatant, super ou top …) L'évolution de vos personnages « Si vous voulez écrire un roman, c’est que vous voulez montrer le changement qu’il advient à vos personnages, principalement le héros. La fiche que vous avez remplie est statique. Elle représente votre héros dans la situation initiale avant que le rideau ne se lève. Projetez-vous maintenant dans la situation finale et notez dans une seconde colonne, parallèle à la première, ce qui a changé dans la personnalité de votre personnage. Troisième opération, la résolution du problème. Comment va-t-il passer de la situation initiale à la situation finale ? Pas d’un seul coup, brutalement, mais par une série de transitions qui vont constituer autant d’étapes de votre futur récit. Pour que l’histoire soit crédible, ces changements doivent résulter de la combinaison de deux séries de facteurs. D’une part, des tendances initiales déjà présentes (à l’état de germe au moins), de l’autre, des pressions que les événements vont provoquer sur le héros. » _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr
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|  | | Zeno Sillaa

Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Notes sur "J'écris mon premier roman" de Louis Tim Dim 22 Avr 2007 - 14:14 | |
| CHAPITRE 6 - «Comment incarner ses personnages» [3/5] Notes sur le sixième chapitre du livre de Louis Timbal-Duclaux : « J’écris mon premier roman ».
Les 4 degrés de la richesse d’un personnage, côté auteur.
· Le type : C’est l’Actant au sens de Propp. (Exemple : L’auxiliaire ne saura qu’aider le héro) · Le caractère : Le vouloir-faire n’est pas automatiquement acquis. (Exemple : L’auxiliaire sait comment aider le héro mais refuse de le faire dans l’immédiat ou de le faire entièrement.) · L’individu : Le pouvoir-faire n’est pas acquis. (Exemple : L’auxiliaire veut aider le héro et sait comment faire mais il s’y prend mal et échoue, voir empire la situation.) · La personne : Le savoir-faire n’est pas acquis. (Exemple : Le héro voit venir le danger mais ne sais pas comment y faire face.) Constituer des oppositions entre les personnages « Constituer des fiches-personnages isolées ne suffit pas. Une fois leur premier jet achevé, il est bon de les rapprocher pour constituer des oppositions raisonnées. » C’est en constituant des grilles d’oppositions entre des personnages « que vous pourrez déjà prévoir les épreuves que nos deux héros vont avoir à affronter pour que leur liaison devienne durable. Ces affrontements pourront être tantôt comiques, tantôt un peu dramatiques, mais dans tous les cas, y aura matière à histoires. L’histoire tomberait vite à plat si nos héros étaient trop semblables. » On peut également faire intervenir des « Circonstances exceptionnelles » pour réunir des personnages contradictoires. (Exemple : Coincés dans un ascenseur.)
L’évolution croisée des personnages « De fait, dans un bon roman, les personnages vont évoluer souvent en fonction inverse l’un de l’autre : l’un va monter dans la personnalisation tandis que l’autre va descendre jusqu’à n’être plus qu’un simple pion. (…) En tant qu’auteur, vous devez donc éviter de tout dire sur les personnes dès le début, mais vous devez doser l’importance de leur intériorité à mesure que leur rôle évolue dans le récit. » _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr
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Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Notes sur "J'écris mon premier roman" de Louis Tim Dim 22 Avr 2007 - 14:17 | |
| CHAPITRE 6 - «Comment incarner ses personnages» [4/5] Notes sur le sixième chapitre du livre de Louis Timbal-Duclaux : « J’écris mon premier roman ».
Les cinq techniques pour caractériser un personnage
· La description directe : Longue description physique et morale du personnage (remarque : à peu près abandonnée) · Le dialogue : Description du personnage à travers un dialogue qu’il a avec un autre personnage ou à travers un dialogue entre deux personnages qui parlent de lui. · Le monologue intérieur : Le personnage se présente lui-même (monologue, journal intime, …) (remarque : plus moderne). · La description de comportement : Vu externe du personnage qu’on découvre à travers ses actes. · La description indirecte par documents interposés : Le personnage est décrit par l’intermédiaire d’un ou plusieurs documents comme un procès verbal, une fiche de police, etc … Les motivations de vos personnages : les 4 positions de l’action
· La position théologique : l’acteur poursuit un but personnel. · La position axiologique : l’acteur poursuit une action orientée vers des valeurs. · La position dramaturgique : l’acteur agit en fonction de l’image qu’il veut donner. · La position de « l’agir communicationnel » : l’acteur a pour but de « construire un consensus par le dialogue avec autrui ». (Exemple : « le député ou homme politique qui cherche à créer un consensus avec des parlementaires, à bâtir un programme commun d’action. ») _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr
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Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Notes sur "J'écris mon premier roman" de Louis Tim Dim 22 Avr 2007 - 14:21 | |
| CHAPITRE 6 - «Comment incarner ses personnages» [5/5] Notes sur le sixième chapitre du livre de Louis Timbal-Duclaux : « J’écris mon premier roman ».
La sympathie du lecteur pour le personnage : les 3 codes
· La trame narrative. « Dans la mesure où le monde est vu à travers l’action du héros, par les yeux du héros, le lecteur épouse spontanément son point de vue, ne serait-ce que parce qu’il n’en a pas d’autre à sa disposition. » · L’épaisseur psychologique. Il s’agit de détailler les pensées intimes du personnage. · Le code moral du personnage. « S’il coïncide avec celui du lecteur, l’identification en sera encore plus poussée. » N.B : Il est intéressant de « faire entrer en conflit les deux premiers codes et le troisième »
Roman d’éducation et roman de confrontation « Le roman d’éducation est fondé sur deux principes. Dans la situation initiale, le héros est jeune et vierge (à tous les sens du terme). “C’est un pur témoin, une page blanche sur laquelle les événements vont s’inscrire’. Dans la situation finale, ce héros, pâle au début, va prendre des couleurs. Les événements de la vie l’ont éduqué, l’ont mûri. Il a acquis un savoir et sait désormais l’utiliser. Il s’est constitué une petite philosophie. L’Education sentimentale de Flaubert répond à cette définition, ainsi qu’une multitude de premiers romans où l’auteur témoigne de ses premières expériences de la vie, heureuses ou malheureuses. Jeunesse de Conrad en est un autre exemple. Le roman de confrontation part du principe inverse. Dans la situation initiale, le héros n’est pas “vide” mais “plein”. C’est un homme déjà mûr, porteur d’un savoir, d’une foi, d’un caractère, d’une espérance. Et, au cours du récit, il va devoir les confronter aux vicissitudes de la vie concrète. Soit pour les vaincre, soit pour les épouser, soit encore pour être vaincu par elles. C’est Don Quichotte, par exemple, qui, la tête farcie de récits de chevalerie, essaie de les appliquer dans la vie, avec l’insuccès que l’on sait. (…) L’intérêt de cette analyse c’est de prévoir un 3m cas, mixte. Celui d’un roman d’initiation-confrontation. C’est le cas du Rouge et du Noir, et plus généralement du héros stendhalien. C’est un roman d’initiation puisqu’il décrit la trajectoire de Julien Sorel depuis son enfance jusqu’à sa mort. Mais c’est aussi un roman de confrontation, en ce sens que Julien reste inentamable jusqu’au bout. Plus il en apprendra de la vie et des femmes, plus il restera inébranlable jusqu’à la mort: plutôt périr que changer En ce sens, c’est le roman même de l’éducation impossible”. Et ce qui fait la grande originalité de Stendhal. Plus généralement, ce qui est posé ici, c’est la dialectique entre nécessité et liberté, et les diverses solutions auxquelles chacun successivement recourt pour opérer une certaine réconciliation entre ces pôles opposés. » _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr |
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Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Notes sur "J'écris mon premier roman" de Louis Tim Dim 22 Avr 2007 - 14:29 | |
| CHAPITRE 6 - «Comment incarner ses personnages» [Plus] Notes sur le sixième chapitre du livre de Louis Timbal-Duclaux : « J’écris mon premier roman ».
Voir la 3e fiche pratique : http://liensutiles.forumactif.com/Litterature-c12/Ecriture-c3/Ecrire-un-roman-f106/Fiches-pratiques-Zeno-t11129.htm
Remarque : Mes notes du livre au format pdf ont été mises à jour (voir premier post du fil)  _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr
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Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Notes sur "J'écris mon premier roman" de Louis Tim Jeu 26 Avr 2007 - 19:05 | |
| CHAPITRE 7 - «Comment choisir ses points de vue narratifs» [1/2] Notes sur le septième chapitre du livre de Louis Timbal-Duclaux : « J’écris mon premier roman ».
Qui voit quoi ? Les points de vue narratifs ou focalisations Pour imager on prend l’exemple d’une scène simple où jouent deux personnages A et B.
· Focalisation interne au récit : il s’agit de la vision de A ou de B. On parle de focalisation étroite. L’identification du personnage est très importante, mais la vue est subjective puisque déformée par la personnalité du personnage. La scène sera écrite en « je » ou en « il » ; le « je » augmentant encore l’identification du personnage et le « il » rendant la réalité plus objective. · Focalisation externe au récit : un personnage C observe la scène et permet de voir le comportement de A et de B, mais C ignore les pensées intimes des personnages. · Focalisation suprême, le narrateur dieu : ici la focalisation est le plus large possible. Le narrateur voit tout ce qui se passe dans l’espace et dans le temps et est capable de lire dans les consciences à livre ouvert. Qui raconte ? Les relations auteur-narrateur
· Le narrateur se confond avec l’auteur : personne ne semble raconter l’histoire. · Le narrateur sert de relais entre l’auteur et le lecteur : l’histoire semble être racontée par un témoin des évènements. · Le narrateur est un personnage secondaire : le narrateur participe à l’histoire. · Le narrateur est le héro : écrit à la première personne. Les différents choix de l’auteur Dans cette partie Louis Timbal-Duclaux site différents exemples, difficiles à résumer, pour aider à choisir la focalisation en fonction de ce qu’on souhaite écrire tout en précisant que les différents choix peuvent varier au cours du récit.
Narrateur supérieur ou inférieur Le narrateur peut être la personne la plus intelligente du roman, mais il est également intéressant d’utiliser une personne immature, déficiente, idiote ou névrosée ; une technique qui s’accorde bien à celle de l’anti-héro. Une autre technique consiste à voir toute l’histoire focalisée par « le méchant ». _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr |
|  | | Zeno Sillaa

Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Notes sur "J'écris mon premier roman" de Louis Tim Jeu 26 Avr 2007 - 19:12 | |
| CHAPITRE 7 - «Comment choisir ses points de vue narratifs» [2/2] Notes sur le septième chapitre du livre de Louis Timbal-Duclaux : « J’écris mon premier roman ».
Le traitement du temps par le récit L’ordre du récit
· Récit intégralement dans l’ordre · Attaquer le récit par le milieu ou la fin · Le montage en parallèle (provisoirement, l’histoire n’est pas vécue que par le héro, mais par un autre personnage) · Le récit dans le récit · Les anticipations (le narrateur projette le récit en avant sans révéler totalement la fin pour maintenir l’intérêt) · Vers l’achronie (le lecteur perd ses repères temporels. Par exemple si les repères adoptés par le narrateur sont liés à l’espace plus qu’au temps) La durée : compression et dilatation Il y a 5 cas :
· La scène : le mode normal · Le sommaire : l’accélération grâce à un résumé · L’ellipse : l’accélération grâce à une suppression · La pause : l’auteur prend son temps (exemple : pour des descriptions) · Le ralenti : dilatation du temps en détaillant avec un soucis extrême de précision tous les moments successifs d’une action. La fréquence : le singulier et la répétition Ce que Genette appelle la fréquence est le rapport que l’auteur construit entre les évènements singuliers de l’histoire (les évènements exceptionnels) et ceux qui se répètent (évènements ordinaires et routiniers).
· Degré zéro : raconter une fois dans le récit ce qui s’est passé dans l’histoire · Raconter plusieurs fois ce qui s’est passé : c’est accentuer le caractère routinier du héros · Raconter plusieurs fois ce qui s’est passé une seule fois : c’est un procédé qui souligne l’obsession du héros qui revient sans cesse sur un événement qui le préoccupe et dont il cherche en vain la clé qui lui échappe · La même scène est racontée différemment plusieurs fois par plusieurs personnages différents : l’auteur souligne alors la fragilité des témoignages. C’est le cas du roman policier où chaque témoin donne une version différente de la même scène du crime · Raconter en une seule fois ce qui s’est passé plusieurs fois : en procédant à une sorte de synthèse, est ce que Genette appelle chez Proust le style itératif Le mode ou le temps des verbes « Un dernier facteur doit être pris en considération dans le traitement du temps. L’utilisation des possibilités de conjugaison des verbes. Ici le “degré zéro” de la conjugaison est le temps le plus simple : le mode indicatif conjugué au présent ou, s’il s’agit du passé, au passé simple. Toute exception à ce principe constitue une “infraction” intéressante et productive de sens. Comme son nom l’indique, l’imparfait indique que l’action dure puisqu’elle est non- terminée (im-parfaite). L’imparfait introduit de la durée dans le temps, sinon l’habitude ou la répétition (“Le matin je me levais de bonne heure”). Un récit mené au futur indique lanticipation, la prévision de ce qu’il va se passer. Si le récit est mené au conditionnel, s’introduit un certain doute dans la réalisation de l’action décrite, donc plus de distance entre le narrateur et les événements. Si l’impératif décrit le commandement ou la supplication, l’infinitif est la seule conjugaison dans laquelle l’idée de temps est éliminée : c’est un mode intemporel ou plutôt a-temporel. Exemple : “manger, boire, dormir, c’est vivre”. En disant cela, je ne fais qu’effleurer ce vaste sujet, mais je tenais cependant à le citer pour être le plus complet possible. »
Synthèse « Au total c’est en combinant ces quatre séries de facteurs que l’auteur va transformer le temps de l’histoire en temps vécu du récit. 1- En manipulant l’ordre des épisodes. 2- En dilatant certains épisodes et en en rétractant d’autres. 3- En jouant sur la différence entre événements singuliers et événements répétitifs. 4- En jouant sur toute la gamme de la conjugaison des verbes modes et temps. »
Remarque : Mes notes du livre au format pdf ont été mises à jour (voir premier post du fil)  _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr
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Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Notes sur "J'écris mon premier roman" de Louis Tim Dim 29 Avr 2007 - 15:27 | |
| CHAPITRE 8 - «Comment complexifier votre scénario» [1/4] Notes sur le huitième chapitre du livre de Louis Timbal-Duclaux : « J’écris mon premier roman ».
Comment approfondir le scénario : du thème aux sous-thèmes « Votre premier travail vous a fourni un scénario narratif global où chaque chapitre est résumé en quelques phrases. L’étape suivante va consister à l’approfondir en une succession de scènes détaillées. Cela suppose que vous repreniez les thèmes que vous avez esquissés et que vous les détailliez en sous-thèmes. C’est de l’entrelacement de ces sous-thèmes que va naître votre scénario détaillé. »
Les 31 fonctions de Propp « Par “fonction” il faut entendre ce qu’un actant fait de significatif pour faire avancer l’histoire c’est une action. La théorie générale de Propp se formule en 5 points.
1- Les éléments constants de tous les contes et récits anciens sont les fonctions des personnages, c’est-à-dire leur action. Cela indépendamment du nom ou des attributs du personnage qui l’accomplit, ou de la manière dont il l’accomplit. 2- Le nombre de ces actions est limité. 3- La succession de ces fonctions est toujours identique, même si toutes ne sont pas forcément remplies. 4- Donc tous les contes ont la même structure globale malgré leur diversité apparente. 5- Entre les fonctions, il existe des éléments auxiliaires qui assurent des liaisons. Ces 31 fonctions sont une mine d’idées pour le romancier qui veut étoffer son scénario de base. Les contes commencent habituellement par l’exposition d’une situation initiale. On énumère les membres de la famille où le futur héros (par exemple un soldat) est simplement présenté par la mention de son nom ou la description de son état. Cette ouverture est suivie des fonctions suivantes I. Un des membres de la famille s’éloigne de la maison (définition éloignement). 2. Le héros se fait signifier une interdiction (interdiction). 3. L’interdiction est transgressée (transgression). 4. L’agresseur essaie d’obtenir des renseignements (interrogation). 5. L’agresseur reçoit des informations sur sa victime (information). 6. L’agresseur tente de tromper sa victime pour s’emparer d’elle ou de ses biens (tromperie). 7. La victime se laisse tromper et aide ainsi son ennemi malgré elle (complicité). 8. L’agresseur nuit à l’un des membres de la famille ou lui porte préjudice (méfait). 8a. L’un des membres de la famille a envie de posséder quelque chose (manque). 9. La nouvelle du méfait ou du manque est divulguée, on s’adresse au héros par une demande ou un ordre. On l’envoie ou on le laisse partir (médiation, moment de la transition). 10. Le héros-quêteur accepte ou décide d’agir (début de l’action contraire). Il. Le héros quitte sa maison (départ). 12. Le héros subit une épreuve, un questionnaire, une attaque, etc. qui le préparent à la réception d’un projet ou d’un auxiliaire magique (première fonction du donateur). 13. Le héros réagit aux actions du futur donateur (réaction du héros). 14. L’objet magique est mis à la disposition du héros (réception de l’objet magique). 15. Le héros est transporté, conduit ou amené près du lieu où se trouve l’objet de sa quête (déplacement dans l’espace entre deux royaumes, voyage avec un guide). 16. Le héros et son agresseur s’affrontent dans un combat (combat). 17. Le héros reçoit une marque (marque). 18. L’agresseur est vaincu (victoire). 19. Le méfait initial est réparé ou le manque comblé (réparation). 20. Le héros revient (retour). 21. Le héros est poursuivi (poursuite). 22. Le héros est secouru (secours). 23. Le héros arrive incognito chez lui ou dans une autre contrée (arrivée incognito). 24. Un faux héros fait valoir des prétentions mensongères (prétentions mensongères). 25. On propose au héros une tâche difficile (tâche difficile). 26. La tâche est accomplie (tâche accomplie). 27. Le héros est reconnu (reconnaissance). 28. Le faux héros ou l’agresseur, le méchant est démasqué (découverte). 29. Le héros reçoit une nouvelle apparence (transfiguration). 30. Le faux héros ou l’agresseur est puni (punition). 31. Le héros se marie et monte sur le trône (mariage). Le conte se termine là-dessus. On voit que le nombre des fonctions est très limité 31. Cette liste de fonctions représente la base morphologique des contes merveilleux en général. L’action de tous les contes du corpus étudié (101 contes), sans exception, et celle de très nombreux autres contes originaires des nations les plus diverses se déroulent dans les limites de ces fonctions. Chaque fonction découle de celle qui la précède, avec une nécessité logique et esthétique. En effet, aucune fonction n’en exclut une autre. Elles appartiennent toutes à un même axe, et non à plusieurs. Un grand nombre de fonctions sont assemblées par couples (interdiction-transgression, interrogation-information, combat-victoire, poursuite-secours, etc.). D’autres fonctions peuvent être assemblées par groupes - Le méfait, l’envoi ou l’appel au secours, la décision de réparer le tort subi et le départ constituent le nœud de l’intrigue. - La mise à l’épreuve du héros par le donateur, sa réaction et sa récompense constituent également un certain ensemble. D’autres fonctions sont isolées (départ, punition, mariage, etc.). » _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr
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Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Notes sur "J'écris mon premier roman" de Louis Tim Dim 29 Avr 2007 - 15:31 | |
| CHAPITRE 8 - «Comment complexifier votre scénario» [2/4] Notes sur le huitième chapitre du livre de Louis Timbal-Duclaux : « J’écris mon premier roman ».
Créer des péripéties pour maintenir l’attention du lecteur “Rien ne plaît plus au lecteur que les changements de situations et de fortune.” Cicéron
3 types de problèmes de départ
· Le méfait. La situation naguère bonne se détériore. Le problème est de retrouver un état plus satisfaisant (exemple : le héro doit apprendre à remarcher après un accident.) · Le manque. La situation est bonne mais le héro prend conscience d’un manque (exemple : un célibataire endurcie rencontre l’amour.) · La prise de décision. Le héro arrive dans une situation où il doit faire un choix important (exemple : le héro doit quitter son travail pour reprendre ses études.) 3 types de conflit pour créer des péripéties
· Conflit avec la nature (tempête, froid, bêtes sauvages, maladie, etc.) · Conflit avec les autres hommes · Conflit avec soi-même Remarques « C’est en variant la nature des difficultés que vous maintiendrez l’intérêt du lecteur. Le défaut de certains débutants, c’est de s’identifier trop au héros et de leur rendre la tâche trop facile. Arrangez-vous pour qu’il “en prenne plein la gueule”. Car, comme disait le vieux Corneille “A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.” Mais, à l’inverse, pensez que “trop d’épices gâchent le plat”. Entre les actions dramatiques prévoyez des épisodes de calme et de détente : lyriques (beaux paysages), ou comiques (bévues de comparses). » _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr
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|  | | Zeno Sillaa

Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Notes sur "J'écris mon premier roman" de Louis Tim Dim 29 Avr 2007 - 15:35 | |
| CHAPITRE 8 - «Comment complexifier votre scénario» [3/4] Notes sur le huitième chapitre du livre de Louis Timbal-Duclaux : « J’écris mon premier roman ».
Les diverses situations initiales de manque ou de méfait
· Le manque de richesse · Le manque d’une épouse, d’un mari ou d’un enfant · Le manque de pouvoir, de situation sociale · Le manque de qualités physiques, morales ou intellectuelles · Le manque de sécurité, de liberté ou de santé · Le manque d’objets ou d’auxiliaires précieux (dans les termes de Propp) (exemple : recherche d’un remède à la maladie (objet précieux) ou d’un scientifique seul capable de trouver un remède (auxiliaire précieux)
Les différentes manières d’inclure de nouveaux personnages dans le cours de l’action
· L’adversaire. Il se montre deux fois. La première fois latéralement (furtivement) avant de disparaître. La seconde fois il se présente comme le personnage recherché par le héro · Le donateur. Il est rencontré par hasard · L’auxiliaire. Il est introduit en tant que l’auteur du don · Le mandateur. Il fait parti de la situation initiale · Le faux-héro. Il fait parti de la situation initiale en général. Si on ne parle pas de lui dans la situation initiale on apprend par la suite qu’il était proche (habite dans une partie cachée de la maison, dans le voisinage, etc.) · La princesse. Elle fait parti de la situation initiale. Comme l’adversaire elle se montre deux fois. Une première fois furtivement et une seconde fois en tant que personne recherchée par le héro. On peut considérer cette distribution comme la norme du conte. Mais, bien sûr, il y a des exceptions.
Les liaisons entre fonctions : l’information « Les fonctions sont des actions accomplies par les personnages. Quand c’est le même personnage qui accomplit deux actions successives, il n’y a pas de problème car il sait ce qu’il s’est produit auparavant. Mais quand il s’agit de deux personnages différents, il faut bien que le deuxième soit informé de ce que le premier a accompli. C’est une nécessité psychologique pour la continuité dramatique de l’intrigue et sa vraisemblance pour le lecteur. Il y a 6 solutions principales. »
· Le dialogue · La trace "magique" (exemple : Quelqu’un sait qu’il est en train de se faire cambrioler chez lui alors qu’il est à son travail parce que son système d’alarme l’averti par l’intermédiaire de son téléphone portable) · L’observateur · Le transport d’objet · Le transport d’une personne · La manifestation sociale (le transfert d’information se fait à l’occasion d’un évènement social.) _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr |
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 | Sujet: Re: Notes sur "J'écris mon premier roman" de Louis Tim Dim 29 Avr 2007 - 15:37 | |
| CHAPITRE 8 - «Comment complexifier votre scénario» [4/4] Notes sur le huitième chapitre du livre de Louis Timbal-Duclaux : « J’écris mon premier roman ».
Comment créer le suspens ? « Hitchcock disait aussi : “Arrangez-vous pour mettre le couteau dans le tiroir avant la bagarre finale, de telle façon à créer la curiosité suivante.” Le héros arrivera-t-il à attraper le couteau pour se défendre 7 Chaque fois qu’il s’approche du tiroir, vous espérez. Chaque fois qu’il s’en éloigne, vous désespérez. Faites le coup 4 ou 5 fois et vous aurez un grand suspense. Si vous n’avez pas montré le couteau avant la bagarre, il y aura surprise, pas suspense. Donc le suspense est d’abord une affaire de construction, avant d’être un style de narration. Il ne s’obtient qu’en peaufinant son scénario dans les deux sens non seulement dans le sens de la lecture, mais aussi dans l’autre. Pour les besoins de la scène finale du combat, il vous faudra, par exemple, “remonter” la mise en tiroir du couteau dans une scène précédente. »
Comment provoquer l’anticipation ? « Le suspense “de construction” sera renforcé par un suspense de décor, de ton et de style. Tous les détails doivent converger pour créer une atmosphère propice à la prémonition du lecteur. D’abord le décor une rue sombre, des passants louches, un chat noir qui traverse, voilà autant d’éléments qui vont annoncer le drame, le laisser pressentir. » « Une autre façon de provoquer l’anticipation réside dans la “construction” même des personnages. » « Ce n’est pas la chose même qu’il faut montrer à l’avance, mais son “ombre” » « La technique dHitchcock va plus loin encore. Jusqu’au dernier instant, il va tromper son public en faisant pressentir une chose, et en provoquer une autre. Chez lui le danger le plus dangereux vient toujours d’où on ne l’attend pas ! »
Remarque : Mes notes du livre au format pdf ont été mises à jour (voir premier post du fil)  _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr
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|  | | Zeno Sillaa

Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Notes sur "J'écris mon premier roman" de Louis Tim Mer 20 Juin 2007 - 18:16 | |
| CHAPITRE 9 - «Comment préciser votre message» [1/2] Notes sur le neuvième chapitre du livre de Louis Timbal-Duclaux : « J’écris mon premier roman ».
Le problème du message C'est la "moralité" de l'histoire. Elle peut être écrite en toute lettre ou présente en filigrane au cours du récit (cryptée). Le message est ce qui va mener de la situation initiale à la situation finale.
Exemple : le crime conduit au châtiment.
«En tant qu’auteur, vous avez le droit de choisir le message que vous voulez soit à l’intérieur des normes sociales, soit à l’extérieur. Mais une fois le message choisi, vous devez vous y tenir et faire converger sur lui l’évolution des personnages et du scénario. Le plus grand reproche qu’on puisse vous faire, c’est de partir sur un message puis de diverger en cours de route et de finir par en démontrer un autre. L’oeuvre est alors boiteuse, confuse. Et cela arrive, hélas plus souvent qu’on ne pense. Car l’auteur a tendance à se laisser emporter par les péripéties et à oublier en partie où il voulait en venir. »
Vérifier les deux cohérences
. Cohérence entre le message et l'évolution des personnages . Cohérence entre le message et les péripéties du scénario détaillé. Il ne doit pas exister de scène qui fasse exception au message.
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|  | | Zeno Sillaa

Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Notes sur "J'écris mon premier roman" de Louis Tim Mer 20 Juin 2007 - 18:18 | |
| CHAPITRE 9 - «Comment préciser votre message» [2/2] Notes sur le neuvième chapitre du livre de Louis Timbal-Duclaux : « J’écris mon premier roman ».
Approfondir le message : le carré sémiotique de Greimas
«Le carré sémiotique, mis au point par Greimas pour analyser le sens profond des oeuvres littéraires et artistiques, peut servir à l’auteur, en cours de rédaction, pour réfléchir sur son travail et structurer l’intrigue (*). Cela, en prenant mieux conscience du sens qu’il est en train de construire, du message qu’il est en train de faire passer à travers les péripéties du scénario et les transformations de son héros. »
Dépasser le binarisme Il s'agit de ne pas s'arrêter à l'opposition entre blanc et noir mais de montrer des nuances de gris.
Changer de plan «Le saut créatif va consister à changer de plan, à créer un second plan parallèle au premier et à développer une nouvelle opposition binaire qui va entrer en relation avec la première dans une structure à 4 pôles. En effet, chez Greimas, les 2 premiers pôles sont dits contraires. La situation de contrariété veut dire que bien qu’ils soient opposés, ils coexistent dans la vie dans une relation de plus ou de moins. On peut être plus ou moins honnête : chacun n’est pas 100 % honnête mais porte en lui une part plus ou moins grande de malhonnêteté. De même le plus grand criminel du monde peut comporter une petite part d’honnêteté. Maintenant créons un autre plan parallèle au premier, où nous allons porter, selon les diagonales, les pôles contradictoires. Contrairement à la première relation, la relation de contradiction est exclusive ce qui veut dire qu’un pôle ne peut pas coexister avec son contraire. Si l’un existe, l’autre disparaît et réciproquement. Conventionnellement le contradictoire de A sera appelé non-A. Ainsi le contradictoire d’honnête sera nonhonnête, et le contradictoire de criminel sera non-criminel. »
Exemple de carré sémiotique

«Dessinons une figure carrée Sur une première ligne horizontale, figurons nos deux premiers pôles : la situation initiale SI et la situation finale S2. Si = honnête S2 = criminel. Mon premier plan était celui de la morale sociale ordinaire et de sa justice superficielle. Mon second plan sera celui de l’éthique la morale intime de la conscience. Dans ce cas je dois bien me rendre à l’évidence et admettre deux nouveaux cas, à écrire sur une seconde ligne en dessous. - Non-honnête une personne qui se conduit de manière profondément vicieuse et immorale sur le plan éthique, mais que la justice ne déclare pas criminelle (par exemple un soldat en guerre, ou un dictateur sadique). - Non-criminel une personne qui, tout en se conduisant de manière éthique, tue un autre homme et sera déclarée criminelle selon le code pénal (par exemple un policier a tué un délinquant pour protéger un innocent mais n’a pas fait les sommations d’usage). Pour bien structurer mon carré, je peux vérifier que les deux nouveaux pôles de la seconde figure se retrouvent dans une relation de simple contrariété non-honnête et non-criminel ne s’excluent pas mais coexistent dans une relation de plus ou de moins les gens sont plus ou moins moraux aussi sur le plan de l’éthique. Ces deux points nouveaux peuvent me servir pour structurer mon roman. Entre ma situation de départ et celle d’arrivée, j’aurais ainsi deux point intermédiaires. • Situation intermédiaire J la personne non-honnête sur le plan de l’éthique elle commet un méfait sans être déclarée criminelle. Situation intermédiaire 2 la personne non-criminelle : elle commet un acte éthique mais est déclarée criminelle. • Situation finale la personne devient socialement criminelle. C’est le scénario de Madame Bovary. Au début, c’est une personne sage et rêveuse. Ensuite elle trompe son mari qui la délaisse avec des amants (qui la délaissent à leur tour). Ensuite elle est coincée par le commerçant qui demande le remboursement de ses dettes (alors que c’est lui qui l’a poussée à s’endetter). Enfin elle devient socialement criminelle en essayant d’empoisonner son mari et en finissant par se suicider. Moralité ironique et tragique : elle n’a pas été punie pour ses adultères mais pour ses dettes. »
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Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Notes sur "J'écris mon premier roman" de Louis Tim Sam 7 Juil 2007 - 18:00 | |
| CHAPITRE 10 - «Comment rédiger chaque scène» [1/4] Notes sur le dixième chapitre du livre de Louis Timbal-Duclaux : « J’écris mon premier roman ».
Les conditions matérielles de l’écriture J.L. de Rambure, dans son livre « Comment les écrivains travaillent » a interviewé plus de 60 écrivains sur leurs méthodes de travail. Il en ressort que la diversité technique est très grande, mais qu’il existe quand même quelques constantes :
· « Le travail d’incubation et de prise de note avant la rédaction. » · « L’habitude du travail régulier, inspiration ou pas. » · « Les recopies et relectures pour polir le texte. » Les 4 talents du romancier « Le romancier doit savoir pratiquer 4 sous-genres :
· Le portrait de personnage · La description de paysage, de décor · Le dialogue · Les scènes d’action C’est de l’entrelacement de ces 4 brins que naîtra le récit, sachant qu’il n’y a pas de cloisons étanches entre ces 4 pôles, mais un va-et-vient et une interpénétration. »
Le tableau ci-après répertorie 16 cas possibles :

« Les cas 1, 6, 11 et 16 sont des cas simples dans lesquels le moyen correspond exactement et directement au but. » Pour le reste, le tableau s’interprète ainsi : par exemple, on peut utiliser un dialogue pour décrire un personnage à travers les paroles d’autres personnes, c’est le cas du cas n°3 où le but est le portrait de personnage et le moyen utilisé est le dialogue. _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr |
|  | | Zeno Sillaa

Age : 32 Inscrit le : 06 Jan 2007 Messages : 315 Localisation : Près de Toulouse
 | Sujet: Re: Notes sur "J'écris mon premier roman" de Louis Tim Sam 7 Juil 2007 - 18:06 | |
| CHAPITRE 10 - «Comment rédiger chaque scène» [2/4] Notes sur le dixième chapitre du livre de Louis Timbal-Duclaux : « J’écris mon premier roman ».
Comment créer et utiliser vos fiches « Ainsi nous avons décomposé le travail du romancier en deux activités distinctes et complémentaires : d une part la création de fiches, de l’autre l’utilisation de ces fiches dans la rédaction. Ainsi nous sommes restés fidèles à notre principe de ne pas tout vouloir faire à la fois au risque de bloquer un cerveau par l’autre. Rédiger une fiche est une activité plutôt “cerveau gauche” : analytique, détaillée, objective, réaliste, logique. Imaginer un épisode est une activité “cerveau droit” : intuitive, synthétique, symbolique, visionnaire. Cette activité sera d’autant plus efficace que nous n’aurons pas à nous préoccuper de “matériaux” déjà en fiche. »
Faites appel à vos 5 sens « Tout ce que nous percevons passe par nos 5 sens et par un 6m: l’intuition. Sur le papier, on doit trouver leur place. En rédigeant, posez-vous les questions : Qu’est-ce que je vois ? Qu’est-ce que j’entends ? Qu’est-ce que je respire avec le nez ? Qu’est-ce que je ressens sur la peau ? »
Écrire des dialogues « C’est l’art le plus difficile, sans doute. Pourquoi ? Parce que d’abord l’école ne l’enseigne pas, ni dans la rédaction, ni dans la dissertation. Ces deux genres scolaires sont des arts d’un seul point de vue, d’un seul auteur qui mène tout le récit ou le discours. Rien n’est moins enseigné que d’aller à la ligne en plaçant un tiret. Cela suppose en effet, pour l’auteur, l’art de se dédoubler en au moins deux personnages. Et d’épouser, au moins mentalement, deux points de vue. Parce qu’ensuite rien n’est plus difficile que d’écrire en langage parlé. Depuis l’école, en effet, on nous a seriné “Il ne faut pas écrire comme on parle’. Ce qui n’était qu’une demi-vérité provisoire est devenu chez beaucoup une règle définitive. On ne saurait écrire qu’en langage soutenu. Mais ce n’est justement pas vrai pour les dialogues prononcés par la majorité des gens. De fait, c’est encore plus complexe. Car le langage des dialogues n’est pas le vrai langage parlé, mais doit en donner l’illusion. Non pas le réel, mais l’effet du réel. Alors que pour les descriptions, l’auteur doit se faire l’oeil du peintre, pour les dialogues, il doit se faire l’oreille d’un musicien. Il doit être attentif aux rythmes, aux intonations, aux brisures de la voix, aux phrases inachevées.., et ce n’est peut-être pas donné à tout le monde. Quel conseil donner ? D’abord, dans la vie, être attentif à la manière dont les gens parlent. Ensuite et surtout, étudier les dialogues chez les bons auteurs, spécialement les écrivains de théâtre. » _________________ "Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" Antoine de Saint-Exupery - et pour les curieux : wesra.free.fr |
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