Que j'aime ta réponse, JUmo.
Personnellement je lis lentement, et j'ai de moins en moins d'occasions, ce qui a allongé ma liste de livres à lire d'urgence de plusieurs dizaines, ainsi que ceux qui sont en cours.
Mais lorsque j'en termine un, c'est toujours une petite mort, une sorte de deuil. En particulier bien sûr pour les romans, puisqu'ils racontent une histoire, avec une progression menant à une fin.
Je me souviens la première fois où j'ai ressenti cette "dépression de fin de livre", je devais avoir 11 ans et dévorais les Jules Verne et les Conan Doyle. La fin de
L'île mystérieuse par exemple, ou celle du
Coup d'archet où Sherlock Homes meurt à la fin... m'ont laissé silencieux pendant des jours.
Puis ce fut un roman univers qui me marqua vers 14 ou 15 ans :
Dune de Frank Herbert. J'étais tellement dedans, ce fut une telle révélation, que j'ai eu du mal à admettre que je n'avais plus de matière à me mettre sous les neurones après la suite, Le Messie de Dune. Heureusement, un ou deux ans après est sorti encore une suite, Les enfants de Dune, puis trois tomes encore jusqu'à la mort d'Herbert.
Mais je crois que je ne revivrai jamais la terrible rupture que représenta l'achèvement des 2 premières parties dans mon adolescence.
Je crois que c'est comme un film (qu'on a aimé bien sûr) : difficile d'enchaîner tout de suite avec un autre.
Finalement oui, c'est comme une personne avec qui on a fait un bout de chemin ensemble.