Scèna per ROLUSON
Encore des rimeurs !
LUFILO
..................................Chères soeurs !...
SELUMER
................................................................Chers Lufrères !
LUPIÉRO
à LucuistotCher maître-queux des mots !
RONLURON
...............................................Quant à moi, les manières
Dont vous rimez, jamais ne froncent mes sourcils
Même si je ne fais que démêler vos fils
Embrassés, enlacés, alternés, j’aime lire
Ce que la muse en LU vous offre de sa lyre.
LUFILO
Merci. Tu combles d’aise en cela le modo
Que je suis de ce coin de toile.
SELUMER
...............................................Ah, un peu d’eau !
La course pour venir m’assécha la luette.
Il boitLUPIÉRO
à LucuistotQu'as-tu rimé de neuf, une ode ?
SYLPHILUDE
....................................................Une bluette ?
CYRANA
levant la têteCette rime me va. Je note.
Elle reprend sa chanson.BLUODY
mordant dans une quenelle...........................................Un virelai ?
ZALUZA
Un classique sonnet ?
CYRANA
....................................Ah, cela n’est point laid !
Elle écrit de nouveau.LUCUISTOT
J’ai bien tenté, en vers, quelques rimes au beurre,
Mais le soufflet tomba…
LUFILO
.....................................Morbleu quelle gageure...
CYRANA
même jeuUne rime de plus. Merci.
BLUODY
.......................................Alors, c’est quoi ?
LUCUISTOT
Un petit Lu avec Éros et son carquois
En meringue dessus.
LUFILO
.................................Fort aisé ce poème !
ZALUZA,
s'installant près des fruits de merOyons ces bigorneaux… Euh… Ces vers…
RONLURON,
humant le salmis..............................................................Je suis blême
Devant tant de saveur dans mon nez !
SELUMER
qui a changé son eau en vin...........................................................Un régal
Que ce Corbières-là !
BLUODY
léchant ses doigts...................................Maître-coq, c’est égal :
Je n’aurais point laissé ce chou !
ZALUZA
brandissant un petit pain.................................................Pour rien au monde,
Je n’aurais négligé cette miche bien ronde !
LACONFILUTURE
quelque peu déconfitePersonne n’aura donc goûté à l’instrument ?
SELUMER
Moi…
LUFILO
...........Sa machinerie est fine assurément !
SELUMER,
mordant à même la guitarePour la première fois les cordes me nourrissent !
LUFILO
Tais-toi donc, de ce mot viennent tous nos supplices !
CYRANA
Pourtant, je comptais bien… Mais tu es astucieux.
Point de cela ici. Restons rare et précieux…
LUSON
à LucuistotElle est pour maintenant ou pour demain, cette œuvre ?
LUCUISTOT
Il ne me reste plus qu’à faire une manœuvre
Délicate et c’est fait, pour chuter…
CYRANA
.....................................................Moi, j’ai chu !
Ma fin est ressemblante à un arbre fourchu
Ou presque, à tronc commun et ramure gasconne…
LUCUISTOT
souriant et soulagéJe m'efface… Après toi…
CYRANA
.......................................Merci de ton aumône !
Les Lus forment un cercle…Eh bien, puisque les Lus sont presque au grand complet
Je vais les présenter au monde, s'il vous plaît.
Les Lus forment un cercle…Là, les Lucopains de la toile
Viennent du sud, du nord, d’ailleurs
D’outre-océan à tire-voile
Là, les Lucopains de la toile
D’où que scintille leur étoile
D’est ou d’ouest sont des meilleurs
Là, les Lucopains de la toile
Viennent du sud, du nord, d’ailleurs
Qu’ils soient gais Lus ronds de la poêle
Belles Lurettes ou prieurs
Leur sens Lunaire se dévoile
Qu’ils soient gais Lus ronds de la poêle
Depuis le clavier de leur moelle
Et ses touches de l’intérieur
Qu’ils soient gais Lus ronds de la poêle
Belles Lurettes ou prieurs.
Avec une âme de rétoile
Baleine franche ou de beylieurs
À souris filante ils entoilent
Avec une âme de rétoile
Des pans de LU avec leur voile
De véritables historieurs
Avec une âme de rétoile
Baleine franche ou de beylieurs.
Voici mes Luzins de la toile
Entrelacés, d’ici, d’ailleurs
Nul petit oiseau, nul grand squale
Voici mes Luzins de la toile
Mais de vrais humains sans leurs voiles
Cliquez, les doigts ! Tchatez Lueurs !
Voici mes Luzins de la toile…
Et si vous en étiez, d’ailleurs ?
Silence… Un temps…LUSON
Cela est tout ?
RONLURON
.........................Luson !
CYRANA
.......................................Le Radolu arrive !
Il était chancelant, voguait à la dérive ;
Je fis un paquebot de notre frêle esquif…
SELUMER
Permets-ma rime osée ici, tout net : « Quel pif ! »
CYRANA
Je permets. Puis je fis notre hymne.
LUSON
........................................................En vers ?
CYRANA
.........................................................................Oui, j’ose
Quelquefois d’une antienne engendrer une glose,
Mais charmante et…
LUPIÉRO
.................................Avec de petits mots à toi ?
CYRANA
Oui. J’ai puisé l’idée auprès d’un grand Sétois
Et du chant qu’il offrit au temps et pour des lustres !
LUFILO
Je connais, Cyrana. Ses notes sont illustres !
DIÉGLU
Alors là, chapeau bas ! C’est un cadeau choisi !
JUANLUTO
Taisez-vous… Écoutons...
LUFILO
(Il a pris sa "vraie" guitare)........................................J’accompagne ?
CYRANA
..................................................................Vas-y...
Un temps. Lufilo joue une introduction musicale…Non, ce ne sont pas des P.C.
De généraux les leurs, mais c’est
Qu’on le dise aux forums nains
Dise aux forums nains
Un immense miroir de Lus
Avec vrais-semblants et en plus
Les nets y sont, ni plus ni moins
D’abord, des copains !
Leurs écrans y reflètent tout
Sérieux, délirant et poutous,
De Janus au jour du sapin
Au jour du sapin
Et derrière, admine et modos
Ont dans leur verre en guise d’eau
Des mots marinés dans un bain
D’encre de copains.
Des titillements de souris
La petite Lue en nourrit
Son cœur d’un sang pur sous le sein
Sang pur sous le sein
Bluody, Luson, ou Farouche
Y servent leurs mots à la louche
En prose ou vers, mais néanmoins
Rythmant des copains.
Le Lu n’a pas sur son clavier
Entre les rangs de quoi dévier
Des fils de joie, aucun grappin
Non, aucun grappin
Filo, Juanito ou Diégo
Ou même Vic qui tord Hugo
N’avale jamais un pépin
Du fruit des copains.
Au moindre petit handicap
L'amitié garde aussi le cap
Comme chez Georges d’une main
D’une même main
Quand les doigts écrivent "détresse"
Ou "dérive", vient en vitesse
Le renfort des Lus et soudain
Le flux des copains.
Quand un LU quitte le radeau
Pour un temps bref ou long, plutôt
Que de dire "C’est un lapin !"
Dir’ c’est un lapin
Ils chantent tous à l’unisson
Il reviendra le LU et son
Retour sera, ça c’est certain,
Celui d’un copain.
J’ai surfé des fils par milliers
Des où l’on s’emmêle les pieds
Mais les seuls qui valent le coup
Qui valent le coup
D’y funambuler de tout bord
S’appellent RO, sérieux ou drôles,
Pardon à Georges et ses paroles
Nos copains d’abord.
Soupirs de satisfaction…
On entend quelqu’un applaudir en coulisses...
*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
Quid novi ?