Postscène 27petit jJOKLU
aux deux qui entrentQuel plaisir ! Magdelune ! Edlumond ! Bienvenue
Chez les LUs !
MAGDELUNE
........................Cyrana…
JOKLU
.........................................Oui, je l’ai prévenue.
Ses sentiments de doute en vous sont périmés ;
Vous pouvez maintenant en LUs vous exprimer !
EDLUMOND
Oui-da, nous le savons, d'une façon nasale !
JOKLU
Mais…
MAGDELUNE
............Elle nous l’a dit à l’instant…
LUFILO
......................................................Sa cavale
Serait-elle si tôt terminée ?
CYRANA
entrant...........................................Oui, c’est moi !
VICLUGO
Le chevrolu-léger que je suis en est coi !
Un périple si court…
Cyrana est rêveuse.JUANLUTO
...............................Qu’a donné ta visite
Des ces autres forums de la toile…
LUIDELU
......................................................Elle hésite…
GÉLU
Ellé réflétchit…
DIÉGLU
.........................Non.
LUPIÉRO
...................................Elle rêve plutôt…
RONLURON
Le décalage alors ?
SELUMER
..............................Le vol ?
LUCUISTOT
............................................La cuisson ?
CYRANA
.................................................................Tôt
Lasse d’ire et des mots violents et inutiles
Que je trouvai partout sur des claviers futiles,
J’interrompis tout net ce voyage au long court,
Où les génuflexions sont bien pires qu’en cour
Et les coups bien plus bas qu’un estoc d’épéiste.
Mais fi de ces gens-là ! Non, je ne suis pas triste
D’être enfin parmi vous, les LUs, et loin s’en faut !
EDLUMOND
Si j’entends ce bilan…
MAGDELUNE
..................................Tout y sonne donc faux ?
CYRANA
C’est cela… Mais laissons la toile malfaisante
Et venez, tous les deux, que chacun vous présente,
Mutuluellement, tenant, aboutissant
De son âme de LU.
EDLUMOND
..............................Oh, fort appétissant !
SELUMER
aux Lus qui hésitentPuisque votre nez court sur vos lèvres s’humecte
Et que votre œil hagard le grand plafond inspecte,
Je présenterai donc dès l’abord Lufilo.
Les notes sont en lui comme grains en silo,
Qu’il sait sur son nombril cadencer, le lubarde !
Sa musique pincée a tôt fait, sans mégarde,
D’envoûter d’un seul ré mineur le moindre esprit.
LUFILO
Son nez dût-il rougir, il me faut à tout prix
Dire que Selumer du silence délivre
De fort vieux instruments qu’il fait soudain revivre ;
Il est de leurs accords le professeur bon teint,
Un Tournesol de LU, un MiLU, un Tintin !
LUIDELU
Viclugo, chevrolu-léger de la Lue aire,
Qui ne peut se cacher tant est peu ordinaire
La hauteur de son nez, connait tout Gallardon ;
Dans les moindres détails, il en peut conter, donc,
Le moindre tour, contour, gare, rail ou ruelle !
VICLUGO
Luidelu a parlé. Celui dont la truelle
A ravaudé les murs de nos couloirs. Il sied
Qu’il en garde notre huis en restant à son pied.
Il a le nez pour tout et finement respire !
RONLURON
Lors en parlant de pied, en voici un qu’inspire
Le flux de l’océan qu’il métrique en ses vers.
Lupiéro, planche aux doigts, nez sous les vents divers,
Sait surfer sur la soie et LU est sa grand-plage !
DIÉGLU
L’œil du gai Ronluron que voici semble sage.
Mais il cache un cœur d’or joyeusement inné ;
L’outre-océan pétille en ses yeux, sur le nez !
De Gatinoluson il nous vient, quelle chance !
GÉLU
Nous en abons oune autré en nuestra toile immense :
Diéglou, lé psy dé Lou. Dé Souisse il est bénou
Apporter son fromage y son art parmi nous.
Ma il abait aussi dans sa grandé balisse
Dou vin, dou tchocolat, y un po de malice !
Y si por el sournom il s’apellé Ortiz
C’est parcé qué lé nez sé tradouit por naríz !
JUANLUTO
Du rogalandelu chaque mets endimanche
Notre épigastre. Il a, là-bas, sa veste blanche
Et son foulard au cou, incarnat cache-nez.
Son piano est clavier d’où il sait peaufiner
Des poèmes fleurant les condiments magiques,
Les hiatus sucrés, les desserts féeriques !
JOKLU
Le petit dont le nez pointe outre ses cheveux,
Qui est tout endormi, un bol devant les yeux,
A pour nom Juanluto. Il a fait la descente
Du viaduc de Millu. Puis sa voix envoûtante
À chaleur irradiant les écrans et leurs fils,
Fit la radio de LU. S’il fronce les sourcils
Pour donner le bonjour, n’en prenez point ombrage ;
Il n’a dans l’âme aucun faux sentiment ni rage.
Servez-lui quelque vin d’un excellent terroir,
Il vous ouvrira grand son cœur comme un tiroir…
LUCUISTOT
Gélu, lurosquetaire, est venu d’Ibérie.
Les traits de son humour sont sans forfanterie.
Il veut au père et gueux un flamboyant noël,
Un quatorze juillet tricolore éternel,
Un octobre en simple or, un juin à cerises !
Enfin, tout pour parer les mois de mignardises.
Un temps…CYRANA
après avoir Cyrana scruté les LUsEt s’il n’en reste qu’un, Joklu est celui-là.
Joklu, veilleur au grain des lampes, le voilà !
En laissant son poids lourd sur le bord de la route,
Son pouce l’a guidé vers nous et, sans nul doute,
Son… nez également !…
EDLUMOND
......................................J’ai compté onze LUs.
MAGDELUNE
Pour les dames idem. D’autres sont-ils exclus ?
CYRANA
Ils ne sont point bannis, mais perdus. Maints et maintes
Viendront après avoir trouvé des labyrinthes
Les sentiers divers. Vous les verrez bientôt
Tous funambululer… Mais là, il est trop tôt !
Bon, puisque ce matin vous devîntes des nôtres,
Allons dans le salon commun à tous les vôtres…
Tous sortent ...
*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
Quid novi ?