Scène Cyralunée uniqueFULLUGÈNE
Pariez, que je lance, ici, et nez en moins,
Un de mes traits oblongs tombant toujours à point…
Eh ! Dame Cyrana !... Je viendrai vous rejoindre
À l’instant pour clamer à ce que je vois poindre
Un bon mot bien senti !
CYRANA
.....................................Qu’entends-je hors du rang ?
FULLUGÈNE
écartant les LusAdmine vous avez…
Il se plante devant Cyrana, nez à nez…CYRANA
.................................Quoi donc ?
FULLUGÈNE
.....................................................Un nez très grand !
De Bergeracrolu la nasale mesure
La plus…
CYRANA
................Quel avatar ! Foin de la démesure !
Cela est bien trop court pour de si nobles fils !
Vous auriez pu clavier de vos trois doigts subtils,
Bien autre chose, en somme, en évoquant la pièce,
De ce fameux Edmond de Bergerac.
FULLUGÈNE
.......................................................Qui est-ce ?
Quel est ce nouveau Lu ? Est-il membre ? Parbleu,
Je n’ai point aperçu d’Edmond vêtu de bleu,
Ni de modérateur en son vert pseudonyme…
Sort-il de Leurtpellier, des pins ou bien de Nîmes ?
De la cuisse d’un bœuf ou du Lion de Belfort ?
De la Manche à Sancho ? D’un puits de Roquefort ?
De chez Alf ? Viclugo ? Zaluza l’orientale ?
Ou de… Que sais-je encore…
CYRANA
............................................En noyant la pibale
Vous ne parviendrez point à me faire oublier
Ce qu’ont dit à l’instant vos moignons au clavier…
Mais laissons là Rostand. D'ailleurs, pourriez-vous dire,
Et variant l’effet, des mots qui fissent rire ?
FULLUGÈNE
en apartéJ’enrage !
CYRANA
.................Ou bien pleurer ?
FULLUGÈNE
en aparté.............................................Je peste !
CYRANA
..............................................................Ou émouvoir ?
FULLUGÈNE
en apartéJe préfère me taire et l’écouter, pour voir…
CYRANA
en apartéIl ne dira donc rien !
(À Fullu) Souffrez donc que j’observe
Qu’en parlant de mon blair, vous auriez en réserve
Des tas de compliments. Par exemple, tenez :
Ordinateurement : "Si j’avais untel nez,
Il faudrait, et tout net, que je me l’amputasse,
Au risque qu’il fût pris, sur la barre d’espace,
Pour mon gros pouce droit. Ou qu’il s‘en vînt frapper
L’U du haut !". Médical : "Vous allez attraper,
Avec cet isthme-là à la narine altière,
Le rhume du clavier à humer la poussière !".
Descriptif : "C’est un bic !... Un Baignol et Fargeon !
Que dis-je un bic ?... Un té !" Affirmatif : "Gageons
Que vous saurez avec ce balancier qui vibre,
Sur les fils bien tendus, garder votre équilibre !"
Lurieux : "De quoi sert, Admine, ce bâton
De chair où vous soufflez ? De flûte ou mirliton ?
D’archet pour sanglots longs ou bien d’une clarine ?"
AmouRO : "Aimez-vous avoir sur la narine
De quoi faire pâlir des forums l’espadon
Et empourprer d’un blog le front de Cupidon ?"
Net : "Voudriez-vous que l’insecte noctambule
Accrochât à son bout son fil de funambule ?"
Gracieux : " Ludrian ou Lum, un fort beau soir,
Chacune recherchant pour gîter un perchoir
Ou alors Bluody, Luson, Caralumelle,
Mélélue, Almalue ou Lunovo, oiselle,
Aurait, sur celui-ci, lasse de tant fouiller,
Élu sous votre front domicile douillet !"
Truculument : " Par Kim ! Quel fort excellent piège :
Enduit de chocolat de Bayonne ou de Liège,
Ou frotté de l’helvète pâte de Diéglu,
De fraise en confiture, il offrirait la glu
Idoine, pour saisir l’insecte non farouche
Qui viendrait y poser sa minuscule touche ! »
Prévenant : "Gardez-vous, votre écran entraîné,
En y collant trop près ce fuseau, votre nez
À grande pesanteur, de perdre l’équilibre
Et de tomber avec dans l’espace non libre,
Du classique rimeur, y planter son grand bec,
Tout en vous retrouvant prisonnière au Québec !"
Gourmand : "Quelle saveur y fut inoculée ?
Celle de la fougasse ou la crème brûlée ?
Ou bien serait-ce un cône imbibé de Cognac,
La banane flambée en glace à l’Armagnac ?
En chien fou : "Mettez donc le parfum de l’amour
Qu’il hume follement en muselière, pour
Garder par devers vous le flux du crépuscule
De l’océan noyant le rêve majuscule…"
Victaurugolument : " Madame l’animal,
Qu’Aristarque appela d’un nom subliminal,
Interluderonronlumlilalalibelle
Ou bien en citation Kimdizélaplubelle
Dut, entre les sourcils, exposer tant de chair
Aux coups de ciel pluvieux ou radieux !" Puis, très cher,
Filofifiquement : "Quoi, l'ami, vers quel astre
Tendez-vous ce croc-ci ? Quel heureux capot d’astre
Il ferait plutôt, là, sur mon bel instrument !
Mes arpèges seraient mieux nés, assurément !
Boucalucal : "Tout vent ne peut, de guerre lasse,
Que ravaler son souffle, au clocher de l’impasse,
En voulant de ses coups puissants déraciner
Ce monument de vous, l’inamovible nez !"
Boumufledant gascon :"Qu’es aco qu’aquet mufle ?
Mille Dious ! Qué bec ! Leu cournette dou buffle ?
Fêtardeludement, et sans un trémolo :
"On voit à sa couleur que, cette nuit, à l’eau
Ne fut point arrosé ce piment d’Espelette !"
Ou Juanlutoparlant : "Morbleu, la gouttelette
Qui enchifrènerait, dès le potron-minet,
D'un coryza soudain et fort carabiné,
Ou d’un rhume des foins, venu en ses abysses
Perturber son Rimmel comme trac en coulisses,
Chaque aile du volcan, en un grand rififi,
Jamais ne m’émouvra ! De votre bonjour fi !"
Rolumarinement : "Au môle de la digue,
Quand votre bec de Lu vers le lointain navigue
En son rêve en pointant fièrement l’horizon,
Vous devez en surfant, apercevoir Luson
Sur sa planche marine, aux miroirs du sextant
Naturel qu’un Triton vous offrit, prétextant
Affubler votre esquif de ce mât de migraine !"
En passant, de ceci prenez donc de la graine :
Naïf : " Si d’aventure il eût été tout rond
Comme celui de Viclugo ou Ronluron,
Est-ce que l’incarnat qui quelquefois l’allume
Nous l’eût fait comparer au Marmandais légume ?"
AdmiROpif : "Pour un Lumineux, quel néon !"
Cicuslument : "Est-ce un soufflant bandonéon
Qui dispense aux enfants les bonjours en arpège
D’un clown blanc apparu au centre des gradins ?
Enfin Alflelument et en alexandrins :
"Le voilà donc ce nez qui décore l’Admine
De Bergeracrolu et confère la mine,
Lorsque vers le céleste il porte le regard,
Sans LUtion magique oréale ni fart,
D’un véliplancholustre sur fils à ses tempes !
Voilà ce qu'à peu près, par LU et ses estampes,
Surfant sur fils, le soir ou à potron-minet,
De cuisine en recueil, en notre estaminet,
Ne manquant ni d’humour, ni de fol oxygène,
Pour affronter mon nez, aurait dit Fullugène.
Encore eût-il fallu qu’il en eût le tréfonds,
Lui qui du Té-dé-cé-dé-hemme vit au fond !
Que n’eût-il possédé nos lettres virtuelles
En forme de biscuit oblong ! Ô les cruelles
Fatalités ! Il n'a que les trois du mot : sot !
D'ailleurs, il n’avait pas sur son pourpoint le sceau
Qu’il fallait pour pouvoir à nos claviers Lunesques
Dire au pif d’une Kim ces mots funambulesques,
Qu’elle aime à se servir, en dessert de forum,
Sur clavier chantilly, en lubaba au rhum,
En prose tartelue ou vers en lugatine,
Rythmés par les seuls Lus sans la moindre gattine !
Fullugène, se recule. Les Lus s’écartent…attendant la suite …
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Quid novi ?