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| | | Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum | |
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| Auteur | Message |
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Alf Plumoversificateur
Nombre de messages: 13587 Date d'inscription: 23/06/2005
 | |  | | Alf Plumoversificateur

Nombre de messages: 13587 Age: 61 Localisation: TDCDM : Landes Date d'inscription: 23/06/2005
 | Sujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum Mer 1 Oct 2008 - 8:01 | |
|  Emportée par le flot de prose rose coulant vers votre doux valat ma plume, sous l’orage d’amour l’arrosant, court à votre fleur dénudée. Elle ne sait si elle est le vaccinium du muscari que le peuple dit chevelu, précieux vaciet portant airelle myrtille, ou bien la rare vaillantie, rubiacée croisette velue, mais elle est attirée, irrésistiblement vers votre velvote, au bord du champ de votre ventre nu, non encore valendré par le feu qui monte en son intérieur. La caresse longitudinale de ma plume, bien qu’attirée par votre désir vernal, remonte, remonte, tandis que monte votre féminine chaleur et que vous vous couchez pour mieux en recevoir la douceur. Ô, suave verse de vos blés ! Elle est à votre vertex et y baise votre front, y longe le nez d’où naît un soupir entre les vibrisses, y tisse sa toile, vibrante de mots rares et précieux pour votre joue et votre menton. Elle est dans le cou pour le vivifier, au sein pour activer la combustion et l’érection du téton. Au milieu de votre lac blanc, majeur, rare, précieux, câlin, moelleux, divin, elle titille le volet coquin et devient vrillon mignon tentant d’atteindre le secret scellé à jamais en vous.
*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Quid novi ?
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|  | | Alf Plumoversificateur

Nombre de messages: 13587 Age: 61 Localisation: TDCDM : Landes Date d'inscription: 23/06/2005
 | Sujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum Mer 1 Oct 2008 - 12:57 | |
| Vous vous tortillez amoureusement. Vous m'appellez à ton orchidée. Ma plume fait l’amour à sa wardite rose. Au beau milieu de la weissie de vos rochers Ils sont baignés de votre musc. Il est précieux et féminin, rare !...

Le coquelicot descendant pavot, rougit de plaisir. Il est devant la xylographie osée de mon calame... Votre âme de violon renaît par ses mots en xylose. Il ose un tutoiement...
Mon rare et précieux amour De A à Z À devenir troubadour C’est toi qui m’aide ! Ce court virelai du jour, Je te le cède, Fi de la loi qui obsède : S’il est épris D'une liberté d'aède, C’est que le prix Du vers à rime non raide Tu m’as appris.

Ma femme rare et précieuse, De poupe en proue, Je puis être à jamais une yeuse, Grâce à toi, je vous l'avoue, Ou ypréau à branche heureuse ! Sur l’ylia, Venant de ton volcan soyeux, Oui, il y a De l’yttrium rare et précieux ! *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Quid novi ?
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|  | | Alf Plumoversificateur

Nombre de messages: 13587 Age: 61 Localisation: TDCDM : Landes Date d'inscription: 23/06/2005
 | Sujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum Mer 1 Oct 2008 - 19:39 | |
|  Grignota le bec du calame Vos pores un à un, ma Dame, Tel des grains de zéa ! L’éclat de vos deux yeux, Tendres méats, M’offrit leur zéolite Et puis ensuite, De Z à A, Vous m’apprîtes la zététique : Ô, magnifique Rare et précieux concordat ! Ô, la magique Saveur qu’en l’instant m’accorda Votre poudre zinzibérine… Oui mais je ne vous aime pas Que pour cela !
Ô femme, rare et précieuse, souffrez ici que j’en termine par un chant de zizi, comme un passereau passant au dessus de l’orée de vos bois… Le bruant, pardonnez-le, vous dira « TU »…
Je t’aime pour ton murmure, quand ma plume te parchemine. Et quand tu ris fort ou que tu zinzinules, en oiseau rare, Je.
T’aime de haut en bas, avec ou sans bas noirs sur la jambe,
Avec ou sans plumes sur ton sein de colombe, car au-dessous, Il y a ton cœur ! Il ne bat pas seulement, lorsqu’amoureux, je Mords ton lobe, mais aussi quand tu cueilles mon vers simple Et ma rime non riche, sans triche. J’aime tes deux bras autour
De moi, zoniformes, rares par leur enveloppante chaleur douce Et précieux par leur serrement. Je t’aime pour ton simple regard
Attachant, pour ton nez exhalant ta vie, pour ta joue sans fard,
À couleur de zoroche et quand tu souris tendrement, pour tes
Zygomas, empourprés ou pas.ALFRED *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Quid novi ?
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|  | | Alf Plumoversificateur

Nombre de messages: 13587 Age: 61 Localisation: TDCDM : Landes Date d'inscription: 23/06/2005
 | Sujet: SECULA SECULORUM Ven 3 Oct 2008 - 12:58 | |
| PREMIÈRE ÉPOQUE Nuit. Nuit des temps. Tranquille ? Monotone. Paisible ? Inquiétante...
Silence.
Néant. Rien ne bouge, ou rien ne bouge plus, peut-être... Peut-être existait-t-il un jour avant la nuit ? Un bruit. Imperceptible frémissement mouvant, dans l’atmosphère nu, entre les sphères... Big-bang... Un électron. Deux. Trois... Ma particule gesticule. Tes électrons donnent naissance à un ion. Décharge positive... Mon anion se nourrit lentement, malgré le tonnerre subit, de votre cation. Atome. Crochue croche accrochée à la portée de mes neutrons. Ils deviennent protons et chantent, sur tous les tons, sur les diverses couches de mes éléments, la vie, et sa masse atomique, et l’amour, magique, et le ciel, entre les sphères... Atmosphère. Au début était l’atome. Vint la molécule. Plus n’est figée ni ne recule. Mes numérations progressent dans votre immensité...
Mes yeux sont néon. Votre fluor est mon noyau. Vos gènes sont « hydro ». Les miens sont « oxy » !
Big-Bang. Foudre. De ce coup est né toujours et secula seculorum... Le toujours qui ne bougeait plus, le jour d’avant la nuit des temps... C... N... H... Comme cou. Le vôtre, où je puise mon carbone. Comme nudité. La mienne, où vous trouvez votre azote. Comme hanches. Les vôtres, qui me servent l’hydrogène...
Ta... Cu... Ni... Os... Co... Au... Xe... Pu...
Doux supplice. Celui de votre tantale à mon oreille... Lianes tropicales. Mes bras cuivrés entourent vos hémisphères... Vos seins de nickelés caressent mon erbium ! Vos os transmettent à mon noyau leur osmium. Omnipotentia ! Big-bang. Bombe... Entre les sphères... Votre or engendre mon cobalt... Rare bonheur que votre xénon qui me gaze ! Et m’embrase ! Mon cœur vous donne mon plutonium.
H²o... Co²...
Affable. Durable. Véritable. Ineffable. Immuable. Inoxydable. Formidable. Inimaginable. Indéformable. Indéfinissable. Incommensurable.
Et enfle l’eau dans nos veinules, nos veines, artères... Rus, ruisseaux, rivières, fleuves... Ils se jettent dans l’océan sous nos sphères. Et grandit notre carbone scellant nos cœurs par son oxyde ! Silicium : Vos cils chatouillent mon dos. Radium : Ma bouche irradie en tes raies et ridules...

Polonium : Nos peaux se nourrissent du jour Il s’est levé après la nuit des temps, entre les sphères...
Secula seculorum...Alf *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Quid novi ?
Dernière édition par Alf le Dim 5 Oct 2008 - 14:17, édité 5 fois |
|  | | Romane Administrateur

Nombre de messages: 64216 Localisation: Kilomètre zéro Date d'inscription: 01/09/2004
 | |  | | Alf Plumoversificateur

Nombre de messages: 13587 Age: 61 Localisation: TDCDM : Landes Date d'inscription: 23/06/2005
 | Sujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum Ven 3 Oct 2008 - 19:50 | |
| DEUXIÈME ÉPOQUE Une fleur est apparue, née du frémissement, imperceptible entre les sphères. Rouge ! Ancêtre du pavot. Puis deux... Puis trois...
Un arbre a cru entre les rochers en fusion... Fusion de la frêle fleur et de la solide essence. Un lierre circonvient son tronc ; Un effluve envahit ses branches : ancestral parfum s’exhalant des grottes ! L’arbre courbe ses rameaux vers les corolles au rouge incarnat incarné... La fleur est devenue Dame. Dans vingt cinq mille ans, Jésus aura sa crèche en grotte. Aujourd’hui, la Dame règne sur l’arbre de Brassempouy... Lierre sont les bras et « pouys » les seins à roses toiture. La nature galope dans le temps, de réchauffements en glaciations... Sturm : germanique tempête. Le würm a pris fin et son ère de glace et de misère au cœur a laissé la place à l’amour. Les fruits fondent dans les feuilles de l’arbre qui fut « fort », vers vous. Cueillette d’eux, un à un, deux par deux, trois par trois. Vous vous en régalez. Je me régale de ce régal et du partage, à travers l’âge de la pierre... Je vous en fabrique une précieuse, taillée dans le silex de mon index... Ô, ma Dame, aux courbes délicieuse ! J’adore votre grotte à ses roses parois ! Mon pavois ne pavoise plus et vos villages lacustres l’accueillent. Frémissements des lacs de peau, gémissements de leurs tréfonds, Frissons. Vos buissons sont galates envahissant mes domaines, ô reine, sans un coup férir. Ma gaule ne va point en guerre Sa pointe pacifique devine votre magie alvine... Votre bouche happe son essence.. Nom d’aurochs, combien doux sont vos crocs ! J’embrasse ma Dame à Brassempouy et ne m’en lasse point. Je suis devenu statuette par la fluette fleur. Et l’homme de vos cavernes. Ô, colimaçons des mots tendres et doux, à l’entrée « enlobée » ! Ô, aisselles dont le duvet revêt les blanches parois au parfum subtilement féminin ! Ô, salières claviculaires où je lapes une moiteur salée… Celle que m’offre aussi, le creux des reins. Vous les cambrez, espérant mes membres... Ô, faille d’entre les dômes ,tumulus accueillants ! Ô, jarrets de l’envers des genoux, qui me nouent à vous, vous qui m’enlacez ! Ô, vous, ma statuette à bras, seins, « pouys » ! Ô, sentier encaissé, d’entre vos rondeurs pectorales, aux adorables sommets, roses de la tension que leur donne ma dent ! Ô, narines par où vous insufflez votre souffle et la vie ! Vos grottes. Ô, suave palais d’où naît la parole d’amante, amour de menthe fraîche, velours du baiser. Antre rosée d’un ton serpent lingual, lien néandertalien ! Ô, papilles, ô, salive, ô douceur de l’haleine de la reine ! Ô, mystérieux antre, scellé par la vie que le ventre a donnée, précieux don du cordon, ombilical cadeau, sang… Nombrilique, témoignage du lien maternel et plaisir si charnel pour mon doigt et ma langue, têt de votre sueur de désir ! Grotte de ma vérité, amphithéâtre d’un docte professeur de féminité, ô, stalactite où je me pose, timide, humide de votre soupir, lentement transformé en des vers de moi du fin fond de l’âme, d’entre les sphères :
Ô, ma Dame du temps jadis, Féminine et si actuelle, Qui m’enseignez votre paradis Et la vérité naturelle ! Femme de la nuit de mes temps, À la volupté si charnelle, Ô, statuette des printemps, Ô douce et noire hirondelle ! Ô, féminin pavot, arum, Délice de la coccinelle, Je vous aime en éternelle ! Ô secula seculorum !
Alf *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Quid novi ?
Dernière édition par Alf le Dim 5 Oct 2008 - 14:25, édité 1 fois |
|  | | Alf Plumoversificateur

Nombre de messages: 13587 Age: 61 Localisation: TDCDM : Landes Date d'inscription: 23/06/2005
 | Sujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum Sam 4 Oct 2008 - 17:33 | |
| TROISIÈME ÉPOQUE Non delenda est urbs tua ! J’y suis consul et j’y suis à vous (tuus sum) !
Tu es ma Rome Antique. Et mon arôme en tique ! Ton art romantique a annexé mon municipe, Tu plantas, en son milieu, son cœur, son forum, un étendard. Il y flotte pour les siècles des siècles...
Mes doigts sont des centurions, parcourant, sans coup férir non plus, tes collines sacrées, sucrées, tes capitoles : Fi des étoles ! Ils déposent au pied des temples leurs offrandes.
Point ne faut détruire ton Carthage ! J’y suis Trimalchion te savourant, allongé en ton atrium... J’y suis sénateur. Lequel, sans prétexte, a ôté sa toge pour toi. J’y déloge le mystère que tu veux abandonner à César...
Mais je n’y suis pas empereur, loin de là ! J’y suis caressé par les voiles dont tu te dévêts Je monte aux étoiles, lorsque tu te fais Cléopâtre, titillant de ton nez mon amphithéâtre, sans masque... Et sans casaque, je deviens Pompée dévoué.
Rien n’est obscène en mon sénat, puisque tu y fais ma loi et l’unanimité. Et ta féminité y est un Dieu (Deus feminitatis) ! De bello gallico écrit César... Ma guerre des Gaules n’aura guère lieu et je dépose les armes sur le pavé de ta ruelle et mon armure avec, au bord de ta couche Je couche mon corps en ton atrium... Mulirem habeo, ergo sum. Tuus sum. Prends mon forum...
Secula seculorum… Alf *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Quid novi ?
Dernière édition par Alf le Dim 5 Oct 2008 - 14:32, édité 1 fois |
|  | | Alf Plumoversificateur

Nombre de messages: 13587 Age: 61 Localisation: TDCDM : Landes Date d'inscription: 23/06/2005
 | Sujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum Sam 4 Oct 2008 - 17:34 | |
| QUATRIÈME ÉPOQUE Suis-je un Franc Qui se prend Pour un Roi non élu ? Non, vois-tu ! Mais de tes dessous, Je suis fou : Le battant Et le chevelu... Dans le temps, J’étais un mérovingien Sans rien, Échevelé, Sans dessous dessus, Déçu... Aujourd’hui, tu me tiens Par le bout du cœur et le tien Est roi Des Francs Et me rend, Riche de toi !
Un carreau a fait sur sa boule pulmonaire de Clotaire, Gerberge, la carolingienne. Le roi ne gamberge plus : elle lui enseigne, de l’école de Carolus Magnus, la féminité... À l’aube de ce temps, fut la tête... La latine « Caput » est devenue Capétienne et toi mienne. J’ai abandonné la maison des Pippinides, celle des rois stupides, fous à lier, pour être un Franc, franc du collier... Et nous nous sommes liés, déesse, « de capite usque ad pedes »... Dans la matinée, il y eut le cou, satiné. Au tien, je pends mes perles et mes yeux... Ah, mes aïeux, quelle attirance ! Nouvelle histoire de notre France... J’y goûte tes velours. Par tous les Louis, le Gros, le Grand, le Chassieux, l’Éveillé, m’accueillent tes cieux ! Tes bras sont ma « cappa » capétienne et miennes sont tes mains, ce matin, et ton corps satiné au potron-minet... À midi fut ta bouche. Lippes roses pour un Philippe. Le Bel ? Le Hardi ? Ô, non ! Le Bon. Le Doux. Roi fou Fou de toi... Émoi !
Chaleur du palais de la belle Aude. Ode en aubade. Ô, bouche, savoureux départ de la croisade de Barberousse vers tes lieux saints, de la forêt noire de ton front jusques au buisson ardent de ton ventre, en passant, caressant, par tes monts sacrés sucrés, aux roses tétons... J’entre. Tes papilles m’émoustillent. À ta langue, serpent voluptueux, je pends les miennes. Par tous les Croisés, Gauthier, Adhémar, Bohémond, que cela est bon !
Aux vêpres, il y eut le dos, désert de sable de peau... Les chiens de la meute du reste aboient, au loin, au bout de leurs laisses...
La caravane de mes mains passe... Et repasse ma bouche, de la nuque ondulante à la fesse, chargée de noblesse. Ô, vertébrale colonne, qui me donne tes frissons. Ô, vespérale croisade vers tes hémisphères duveteux !
Je suis Le Preux, L’Heureux, L’Amoureux, un roi qui n’existait pas, un Valois te caressant, de val en val, de mont en mont, d’aval en amont et vice-versa, sans vice ni malice, comme un vrai descendant de Clovis pour honorer, tantôt, ton clitoris, ô, mon Odinette de Champsdivers, aux diverses merveilles... Je suis un de Harpedanne. Et tant pis si la meute me condamne, ton dos sera toujours ma harpe et tes bras mon écharpe. Au crépuscule étaient les cuisses, les genoux, les mollets... usque ad pedes »...
Ô, divin talon, Étalon De ton soupir, Ô, désir !
Je plante un baiser sur ta plante... Ta cuisse se fait plus lisse Et tes interstices D’amante... Et transpirent tes genoux ; Et tes bras me nouent ; Frémit ton mollet Ô mon Antoinette De Maignelay !
À la nuit était la toisonnette... Je suis, sous ta lune de miel, ô ma brune, ton Coëtivy. Mes fruits d’Olivier et ma vie, tu prépares au coït de notre âge moyen.
« De capite usque ad pedes, Tibi do omnes ». Oui, tout est pour toi De moi, Ô mon Aude Qui m’inféode, Sans décorum !
Secula seculorum. Alf *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Quid novi ?
Dernière édition par Alf le Dim 5 Oct 2008 - 14:34, édité 1 fois |
|  | | LylaTsB

Nombre de messages: 4378 Age: 50 Localisation: Entre pétales et sépales Date d'inscription: 21/05/2006
 | Sujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum Sam 4 Oct 2008 - 19:40 | |
| Non d'une pipe, que c'est bel et bon ! ! ! Tiens, pas de résistance, je me refais le quatuor pour le plaisir... SoupirSourireSatisfait *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Avec ou sans corole... SourirEnBouquet
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|  | | Alf Plumoversificateur

Nombre de messages: 13587 Age: 61 Localisation: TDCDM : Landes Date d'inscription: 23/06/2005
 | Sujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum Sam 4 Oct 2008 - 20:16 | |
| CINQUIÈME ÉPOQUE Œil du nord, sourcil du sud... De la France. Attirance des pupilles.
Accent aigu comme une flèche qui lèche l’accent grave qui chante. Harmonie circonflexe, sans plus de complexe et poésie... Oui, messieurs, mesdames, ces mots sont de la famille !
La lyre du grec aède, est devenue guitare, dans un délire... Cordes pincées et pincements entre les sphères. Le troubadour, trouve sa trouvère, et l’amour.
Âges moyens qui les emportent, Le nul ne sait où... Eux le savent : vers le suave ! Le temps jadis, peu leur importe Ils ont les yeux du Moyen-Âge ! Du Bellay versifie pour la belle, une villanelle et Flavie chante avec art les rondeurs de Blanchefleur, en un rondeau. Elle est rouge d’émoi, comme un pavot.
Cour des Miracles... Ils iront aux pinacles, tantôt, tôt ou tard... Merci Monsieur de Ronsard !
Sous le paletot il y eut la flanelle et sous la soie, le sein. Pendant qu’il emmêle l’écheveau des ses noirs cheveux, elle mêle, elle ses sens et embrouille sa quenouille... Par les gargouilles de tous les clochers, que cela est bon ! Déposée son armure sur la guipure Eparpillée dans la ruelle pavée d’amoureuses intentions, Du Guesclin s’incline devant la blanche rondeur et la rose raideur. La Jeanne dessine un arc pour lui dans le ciel du lit, rouge rose, bleu, espoir, plaisir, désir, vert ... Et Philippe, au sortir de ses lippes, n’est plus Auguste, il est juste amant et croque l’amande de l’amante et son moyen âge...
Ô douces Flandres, Tendres ! Ô pics hardis De Picardie ! Ô rondes joues D’Anjou ! Ô Artois De toi !
Et lui est Jean-Louis XI et lui rend justice : Au pied de son chêne, elle l’emmène vers la cime et le ciel, là où est tendu l’Arc de Jeanne...
Marguerite d’Angoulême lui chante, avec goût, l’Héptalamon. Il scande ses vers au gardien rond du domaine... Et cela, elle aime !
Dans le fief d’Orléans, au bord de l’océan blanc de son ventre, il mouille son radeau... Et sa méduse devient muse. Il est Marot devant Tant de clémence ! Et tout recommence pour sa et son… Ils savent désormais où sont les neiges d’antan, Sont ! Le Bayard sans peur, loin des reproches et la reine blanche comme lys et Buridan, aux dents mordilleuses de lobes et de tétons, glouton !
Dans la Navarre de la Dame, au bord de la brune savane, il trouve, chose rare, la féminité, faite trésor ! Brin d’or et d’éternité... Il l’enchâsse et la fesse frémit sous sa main, qui dit la messe à son académie et à ses jambes qui l’enjambent et à tout son corps... Parce que celui-ci le vaut !
Marie de Médicis, de son axis à son orteil, règne sur son empire. Il respire le parfum de ses riches lieux, toujours aussi Saints : nuque, dos, reins, seins, giron, menton, aisselles, aines, laine brune, lune, jarrets... Sans arrêt. Elle devient pour lui Louise Françoise de la Baume Le Blanc... Un peu plus tard... pour le summum...
Secula seculorum... *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Quid novi ?
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|  | | Alf Plumoversificateur

Nombre de messages: 13587 Age: 61 Localisation: TDCDM : Landes Date d'inscription: 23/06/2005
 | Sujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum Dim 5 Oct 2008 - 19:50 | |
| SIXIÈME ÉPOQUE Le soleil brille dans le siècle de votre lumière, ô, ma chère ! Sans roi. Sans ors. Sans Louis. Vous assistez au réveil d’un roi abdiquant sous vos baisers, avec pour seule couronne, son sentiment sous le jabot qu’il a ôté pour vous... Vous marquez le monarque du sceau de la féminité.... Ô cire rose qui ne fondra point sous le pourpoint ! Sur vos îlets, chemin faisant, au pourtour et au centre de vous, il apprend les fastes naturels de votre cour et comment la faire, la haute ! Comment s’y tenir. Sans fanfreluches Sans perruque. Sans poudres ni parfums...
Avec pour seul décors ceux de la nature des corps. Votre dos fin tient ses mains en caresses, pour courtiser vos rondes académies et son centre en haleine. À pourpoint défait, à hauts-de-chausses ôtés, vous donnez à sa cuisse, votre velours et la chaleur monte en le roi... Il n’a pour unique soleil que celui de vos yeux langoureux et pour brise légère, ô ma si chère, que votre seul souffle, soupirant vos mots. Ses maux sont guéris et le roi est aguerri. Il est vainqueur par vous des guerres antérieures... Ô, châtelaine aux laines soyeuses !
Ses doigts, qu’elles ont faits «royaux», se perdent dans vos hautes frondaisons de Maintenon et s’y maintiennent. Ses phalanges, qui sont vôtres, font fi de la fronde des ans qui vous firent « payer la gabelle d’un grain de sel dans vos cheveux »...
Vous êtes tour à tour, Duchesse de Chevreuse, Prétresse de l’amour, courtisane frondeuse, Favorite Marie Roussille de Scoraille, Demoiselle de Blois, parcourant son Versailles... Puis son Athénaïs de Montespan, Madame, Et le faites entrer à l’école des femmes ! Vous l’avez baptisé. Jean devient Poquelin : Il donne à votre cou l’alexandrin câlin...
Maintenons, ô, Madame, le cap vers l’océan de nos envies. J’entends de Bergerac faire rimer votre adrets et votre ubac, Bossuet discourir sur vos creux et vos bosses, je vois Fénelon chanter votre corps, tout du long et Antoine Galland, en amant, galamment, vanter vos palais des Mille et une Nuits... Le soleil brille au siècle de votre lumière, sans roman bourgeois ni Furetière, ô, ma chère ! Je suis votre château de Versailles du frontal au calcanéum.
Secula seculorum. *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Quid novi ?
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|  | | Alf Plumoversificateur

Nombre de messages: 13587 Age: 61 Localisation: TDCDM : Landes Date d'inscription: 23/06/2005
 | Sujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum Lun 6 Oct 2008 - 15:47 | |
| SEPTIÈME ÉPOQUE Révolution. La tête tourne. La Terre aussi. Ô Robespierre ! Révolution des palais. Trois cent soixante cinq ou six fois des jours de lien et confondu, des pieds au front. Ô, Danton ! Révolution. Les barricades sont tombées. La Terre tourne. La tête aussi. Par Robespierre et par Danton, que cela est bon ! Fais-moi perdre la tête, ô, Marie Toisonette. Ton cœur est empire. Je respire. Je te ferai tourner la tête, en notre monarchie absolue, comme une Terre... Révolution.
J’ai un clergé pour ton église, Pour ton cou soyeux, une bise, Pour ta bouche une vraie noblesse Et pour ton sein une caresse... J’ai un tiers-état pour tes yeux Et tous les miens pour tes cieux !
« Mon état, c’est toi » dit un Louis le ixième Embastillé… Émoustillé, Je te prends. Révolution.
Je suis ton Condorcet, sans me forcer, car je sais que sous ton corset, siège mon parlement révolutionnaire, ton cœur et ta hanche extraordinaire.
La Terre tourne. La tête aussi.
Ô, Marat, Grouchy, Pétion, Guillotin, votre Directoire Ne peut, par sa direction, M’éloigner de ma trajectoire...
Ma tête tourne entre les nuages blancs de tes sphères et j’ai inventé une main de velours, sans gant aucun, pour chacun de tes vaux, chacune de tes rondeurs, du buisson noir de ton front au rocher blanc de ton talon, en passant, délicatement au dessus de ton cœur et par ta sylvestre chapelle. Et rien ne vaut cela ! Révolution.
Tu es ma Constituante amante et m’aimant quand je suis Mirabeau, puis la force de ma baïonnette, lorsque tu écoutes le serment que fait mon jeu de paumes sur ton corps abandonné. En la fusion de l’éffusion. Révolution. La Terre tourne. La tête aussi. Je suis ton « Sans-culotte ». J’ai ôté la tienne et ses dentelles... Se dressent tes roses barricades...
À Rousseau ce n’est point la faute, Si je suis ton Gavroche, aimant Tes glacis aux roses calottes Et tes chauds et blancs océans ! Non, Voltaire n’est point coupable De ce que je suis ton Marat, Ô, ma Charlotte si aimable, Mon cordon, mon cœur, mon aura !
Je passerai, ma mie, toutes les guerres inciviles du dehors, car, en dedans, je respire ton empire qui m’inspire et qui pour moi soupire... Fi des « Muscadins ». Fi de leur frénésie de plaisirs, fi de leur goinfrerie et fi des « Merveilleuses » non chaleureuses, non heureuses... J’y serai ton Napoléon, fait homme et je le déclare... « Nunc habes virum ! »
Secula seculorum. *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Quid novi ?
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|  | | Alf Plumoversificateur

Nombre de messages: 13587 Age: 61 Localisation: TDCDM : Landes Date d'inscription: 23/06/2005
 | Sujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum Jeu 9 Oct 2008 - 11:35 | |
| HUITIÈME ÉPOQUE J’épie ton triangle… Chapeau sur la tête, et sous queue de pie de jaquette ton balconnet. La ligne d’entre tes féminines rondeurs cachées sous le gilet excite ma pupille et ma main. Tes bras, membres impériaux, surmontés de leurs manches bouffantes, donnent une bouffée de chaleur à mes joues, lorsque tu me les tends, en amante durable... Dans leurs mocassins, mes pieds font des vers :
Je suis premier consul et votre Bonaparte. Il ferait beau, qu’un soir, d’entre tes bras je parte ! Jamais, au grand jamais, ces lianes d’émoi, Tes beaux harnais, n’iront se perdre loin de moi !
Quitte à mourir sur l’île de ton Elbe, car tu y es mon Hélène, en cette île-là !
De tes jambes, sous le long drap, je n’aperçois que l’extrémité :... Ô, petons féminins, que votre vue est belle et menue ! Je t’imagine nue ! Mon cœur fume, comme Moscou, de la vision de ton cou sous le costume. Je brûle de l’enlever... J’en oublie mes campagnes et mes retraites : Italie, Landernau, Prusse, Espagne... Ton pont d’Arcole me colle à toi et ta campagne secoue mes sens... Dans le bon !
Autre ligne. Je défaille. Sous tes jupons, un à un effeuillés, je découvre ta faille au bout du désert de ton dos. Ô, ligne qui perd mon infanterie ! Par toutes les Charlotte, les Adèle, les Émilie, que cela est beau !
D’aucuns rient que je te compare à une Joséphine Tascher de la Pagerie. Ce sont des petits pour lesquels coûtent peu cher les pages d’une belle histoire...
De ta dodue taille de Joséphine je m’empare et la pare de baisers, dans la nuit... Au centre siège ta « Monarchie de Mai ».
Tu es tour à tour, George à gorge sans atour, Giuseppa d’Italie, qui me lie à ses fleurs, Éléonore, que j’honore, La Denuelle, m’offrant sa venelle, et de la Plaigne. Veut-on que je m’en plaigne ? Jamais ! Désormais, d’entre les deux Napoléon, le premier et le troisième, tes yeux de néon que j’aime, il n’est point de gouvernement même provisoire, mais une histoire d’amour inconnue des livres, ivre...
Waterloo fut morne plaine pour le vrai « Napo »... Les tiennes sont des champs de semailles pour moi, le faux. La faux qui récolte mes blés est douce à mes épis ! Semailles pour un Versailles, vaille que vaille ! Par décret organique de nos organes, nous avons créé l’union sacrée entre révolution des sangs et empire des sens, sucrée par notre république à deux, fondée sur nos tréfonds... Dans mes mocassins, trop petits, mes orteils fourmillent et font des vers :
Éléonore, Désirée, Ô, ma Vergeot, je suis « tuum », Tu es de mes yeux admirée, Ô, secula seculorum !
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|  | | Alf Plumoversificateur

Nombre de messages: 13587 Age: 61 Localisation: TDCDM : Landes Date d'inscription: 23/06/2005
 | Sujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum Sam 11 Oct 2008 - 8:33 | |
| NEUVIÈME ÉPOQUE Bazaine a capitulé. Faidherbe, à Bapaume n’a pas osé... Tu m’as regardé, tu m’as écouté, tu as lu mes mots enfin osés, sortis du bout de ma paume. Tu as levé mon grain et m’as écarté des sentiers battus et ma mauvaise herbe a produit ton humus heureux et l’ivraie est devenue épi ! Et puis, la troisième république a vu le pavot magique, rouge... Insurrection. Pacifique. Nous avons fédérés nos murs et notre amour a mûri tout de suite en nos corps matures et nus. Nos Paris, conquis rue par rue, des Gobelins aux « Blanches Maisons » sont devenus notre commune commune.
Explosions. Pacifiques. Nos mains et nos bouches empruntent leur anarchique chemin, tous azimuts. Elles veulent tout à la fois : Le front et ses cheveux, le visage et ses yeux, l’oreille et son lobe, enlever la robe, déchausser le pied, libérer le ventre de la chemise et du corset et le sein de son bonnet, le nez de son rhume, la langue de ses mots qui fument au palais ! Anarchie heureuse. Délicieuse. Le jabot de dentelle d’elle, ôté avec fébrilité, découvre ses atours. Il en fait le tour, les tâtant et les tétant. Le col glacé, luisant de son humide sensation, n’a pas tenu autour du cou de lui. Elle le baise et les chapeaux ronds roulent par terre... Fi de la queue de pie du pantalon et du caleçon. Fi des jupons, fi des bottillons. Ô, nudité si pure et plus sûre ! Voici venir les républiques, celles qui offrent les préliminaires d’une paix du cœur et des corps durable, stable, aimable, immuable, indéformable, incommensurable, affable, à nulle autre semblable... Tu m’exposes les merveilles qui réveillent mes sens et ma pacifique roideur :
Des roses friandises de tes seins avenants venant de dresser je m’édulcore... Tes cuisses, enserrant ton triangle de soie brune, ton ventre frémissant déjà et houlant sa vague intérieure... Je t’expose mon sylvestre torse, sans force. Ton nez caresse sa faiblesse et s’y enfouis. Oui, oui, que cela est doux !
Je te donne mon dos qui respire ton baiser comme un cadeau. Et puis, les bras en croix, les jambes circonflexes, je m’abandonne... Et puis...
Ô, exposition universelle De l’époque belle ! Mon sang Vers l’an mil neuf cents Ne fait qu’un tour, Mon amour ! Ô battements D’amant Sous le sternum !
Secula seculorum.
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|  | | Alf Plumoversificateur

Nombre de messages: 13587 Age: 61 Localisation: TDCDM : Landes Date d'inscription: 23/06/2005
 | Sujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum Sam 11 Oct 2008 - 12:30 | |
| DIXIÈME ÉPOQUE Saint Fiacre. La rue. Cocher renvoyé. Un fiacre. Le nôtre. Et... Comme un cheval fou, à bride abattue, ma main parcours tes soies et tes laines, en les froissant un tantinet. Tu souris sur ton nez. Du froissement naît ton frisson. Ton nez est dans mon cou et ma chemise s’ouvre à lui et ma bouche pour ta langue... Il pleut sur le pavé de la rue Saint Fiacre, mais dans le fiacre de notre amour, le soleil fouette. Ta main titille mon étoffe, qui s’étoffe... Ô, Goulue de Toulouse, comme tu happes mon bec de Lautrec ! Ta langue enveloppe la mienne et ma main, ton sein. La pluie redouble sur le toit de notre fiacre, rue Saint Fiacre. Le jour. Le soleil brille sous ton téton et redouble son émoi... Nom d’un chien mouillé, que cela est bon ! Et par Monsieur Gustave Bonickhausen, que le tour de toi est doux ! J’insinue mes doigts sous tes laines et tes soies : Ô, soupirs interactifs ! Ô, mélanges des salives des anges ! Ô, tension sous la paume et mon caleçon ! Ô, humidité sur l’ongle, rubis de féminité, sous la dentelle et la culotte ! Fouette cocher ! Galop sur le pavé mouillé. Fièvre en fiacre de ton palais mouillé. Chaleur durable du baiser qui dure. Dur, ma vie. Lascive la tienne. Nous n’avons point aperçu, derrière les rideaux de velours du fiacre et les chevaux galopants, le pont d’Iéna, ni la Tout de monsieur Gustave, ni les autres curiosités universelles. Fouette cocher. Vers nos curiosités respectives. Dans l’hôtel particulier Du quartier De Paris, j’ai, mon Hélène, Cotons et laines Ôtés pour un jeu coquin, Baldaquin Protégeant nos doux ébats. Mon cœur bat Et le tien en fait de même : On s’aime !
En me déshabillant, tu deviens ma Lucie Luzeau-Rondeau et moi l’édifice qu’une architecte de première est en train de construire. La chair de ton physique, ô, Marie Curie, je parcours « en doigts et langue ». Et, par l’exposition universelle qui bat son plein près du pavé mouillé, que cela est bon ! L’oreiller de soie est dans la ruelle avec les dentelles et ta peau de satin m’ensorcelle. Non, le baldaquin, ma câline, ne peut nous cacher le soleil qui descend du ciel huitième. Ô, divine réunion. Et tournent les aiguilles d’or sur la cheminée... Demain, nous revêtirons nos plats et nos rondeurs de nos cotons, de nos dentelles, de nos caleçons et nos guêpières, de nos corsets à lacets, de nos laines et nos soies et peut-être nos têtes de petits chapeaux... Sur le pavé encore mouillé de nos humidités respectives, devant l’hôtel particulier du quartier, où je suis ton Pâris, notre fiacre nous attend déjà... Fouette... Fouette ! Ô douillette, Veni mecum...
Secula seculorum.
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