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 Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum

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Alf
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MessageSujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum   Mer 1 Oct 2008 - 7:50


Même laid le lai, je l'ai là pour vous...

Pour l’uligneux,
Rare et précieux
Champ,
J’écris des cieux
Ce délicieux
Chant.

Pour l’ulotrique
Rare, électrique
Crochet
J’ai un biblique
Et impudique
Trochée.

Par cette union,
Petit grignon,
Fruit uvaire,
Je suis mignon
D’un roi mignon
Et trouvère.
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Alf
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MessageSujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum   Mer 1 Oct 2008 - 8:01



Emportée par le flot de prose rose coulant vers votre doux valat ma plume, sous l’orage d’amour l’arrosant, court à votre fleur dénudée. Elle ne sait si elle est le vaccinium du muscari que le peuple dit chevelu, précieux vaciet portant airelle myrtille, ou bien la rare vaillantie, rubiacée croisette velue, mais elle est attirée, irrésistiblement vers votre velvote, au bord du champ de votre ventre nu, non encore valendré par le feu qui monte en son intérieur.
La caresse longitudinale de ma plume, bien qu’attirée par votre désir vernal, remonte, remonte, tandis que monte votre féminine chaleur et que vous vous couchez pour mieux en recevoir la douceur.
Ô, suave verse de vos blés !
Elle est à votre vertex et y baise votre front, y longe le nez d’où naît un soupir entre les vibrisses, y tisse sa toile, vibrante de mots rares et précieux pour votre joue et votre menton. Elle est dans le cou pour le vivifier, au sein pour activer la combustion et l’érection du téton. Au milieu de votre lac blanc, majeur, rare, précieux, câlin, moelleux, divin, elle titille le volet coquin et devient vrillon mignon tentant d’atteindre le secret scellé à jamais en vous.

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Alf
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MessageSujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum   Mer 1 Oct 2008 - 12:57



Vous vous tortillez amoureusement.
Vous m'appellez à ton orchidée.
Ma plume fait l’amour à sa wardite rose.
Au beau milieu de la weissie de vos rochers
Ils sont baignés de votre musc.
Il est précieux et féminin, rare !...




Le coquelicot descendant pavot, rougit de plaisir.
Il est devant la xylographie osée de mon calame...
Votre âme de violon renaît par ses mots en xylose.
Il ose un tutoiement...

Mon rare et précieux amour
De A à Z
À devenir troubadour
C’est toi qui m’aide !
Ce court virelai du jour,
Je te le cède,
Fi de la loi qui obsède :
S’il est épris
D'une liberté d'aède,
C’est que le prix
Du vers à rime non raide
Tu m’as appris.



Ma femme rare et précieuse,
De poupe en proue,
Je puis être à jamais une yeuse,
Grâce à toi, je vous l'avoue,
Ou ypréau à branche heureuse !
Sur l’ylia,
Venant de ton volcan soyeux,
Oui, il y a
De l’yttrium rare et précieux !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Alf
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MessageSujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum   Mer 1 Oct 2008 - 19:39



Grignota le bec du calame
Vos pores un à un, ma Dame,
Tel des grains de zéa !
L’éclat de vos deux yeux,
Tendres méats,
M’offrit leur zéolite
Et puis ensuite,
De Z à A,
Vous m’apprîtes la zététique :
Ô, magnifique
Rare et précieux concordat !
Ô, la magique
Saveur qu’en l’instant m’accorda
Votre poudre zinzibérine
Oui mais je ne vous aime pas
Que pour cela !

Ô femme, rare et précieuse, souffrez ici que j’en termine par un chant de zizi, comme un passereau passant au dessus de l’orée de vos bois…
Le bruant, pardonnez-le, vous dira « TU »…

Je t’aime pour ton murmure, quand ma plume te parchemine.
Et quand tu ris fort ou que tu zinzinules, en oiseau rare, Je.

T’aime de haut en bas, avec ou sans bas noirs sur la jambe,

Avec ou sans plumes sur ton sein de colombe, car au-dessous,
Il y a ton cœur ! Il ne bat pas seulement, lorsqu’amoureux, je
Mords ton lobe, mais aussi quand tu cueilles mon vers simple
Et ma rime non riche, sans triche. J’aime tes deux bras autour


De moi, zoniformes, rares par leur enveloppante chaleur douce
Et précieux par leur serrement. Je t’aime pour ton simple regard

Attachant, pour ton nez exhalant ta vie, pour ta joue sans fard,

À couleur de zoroche et quand tu souris tendrement, pour tes

Zygomas, empourprés ou pas.


ALFRED

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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Alf
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MessageSujet: SECULA SECULORUM   Ven 3 Oct 2008 - 12:58




PREMIÈRE ÉPOQUE


Nuit. Nuit des temps.
Tranquille ? Monotone.
Paisible ? Inquiétante...

Silence.

Néant. Rien ne bouge, ou rien ne bouge plus, peut-être...
Peut-être existait-t-il un jour avant la nuit ?
Un bruit.
Imperceptible frémissement mouvant, dans l’atmosphère nu, entre les sphères...
Big-bang...
Un électron. Deux. Trois...
Ma particule gesticule. Tes électrons donnent naissance à un ion. Décharge positive...
Mon anion se nourrit lentement, malgré le tonnerre subit, de votre cation.
Atome.
Crochue croche accrochée à la portée de mes neutrons.
Ils deviennent protons et chantent, sur tous les tons, sur les diverses couches de mes éléments,
la vie, et sa masse atomique, et l’amour, magique, et le ciel,
entre les sphères...
Atmosphère.
Au début était l’atome. Vint la molécule. Plus n’est figée ni ne recule.
Mes numérations progressent dans votre immensité...

Mes yeux sont néon.
Votre fluor est mon noyau.
Vos gènes sont « hydro ».
Les miens sont « oxy » !

Big-Bang. Foudre. De ce coup est né toujours et secula seculorum...
Le toujours qui ne bougeait plus, le jour d’avant la nuit des temps...
C... N... H...
Comme cou.
Le vôtre, où je puise mon carbone.
Comme nudité.
La mienne, où vous trouvez votre azote.
Comme hanches.
Les vôtres, qui me servent l’hydrogène...

Ta... Cu...
Ni... Os... Co...
Au... Xe... Pu...

Doux supplice. Celui de votre tantale à mon oreille...
Lianes tropicales.
Mes bras cuivrés entourent vos hémisphères...
Vos seins de nickelés caressent mon erbium !
Vos os transmettent à mon noyau leur osmium.
Omnipotentia !
Big-bang. Bombe... Entre les sphères...
Votre or engendre mon cobalt...
Rare bonheur que votre xénon qui me gaze ! Et m’embrase !
Mon cœur vous donne mon plutonium.

H²o... Co²...

Affable.
Durable.
Véritable.
Ineffable.
Immuable.
Inoxydable.
Formidable.
Inimaginable.
Indéformable.
Indéfinissable.
Incommensurable.

Et enfle l’eau dans nos veinules, nos veines, artères...
Rus, ruisseaux, rivières, fleuves...
Ils se jettent dans l’océan sous nos sphères.
Et grandit notre carbone scellant nos cœurs par son oxyde !
Silicium : Vos cils chatouillent mon dos.
Radium : Ma bouche irradie en tes raies et ridules...



Polonium : Nos peaux se nourrissent du jour
Il s’est levé après la nuit des temps,
entre les sphères...

Secula seculorum...


Alf

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Romane
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MessageSujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum   Ven 3 Oct 2008 - 13:15

Ce dernier me fait penser au texte de la Création d'Hervé (théâtre), et me fait dire que tout commence de la même manière, une loi de vie. chinois

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
"Bonjour je suis Roulotte alors je m'appelle Roulotte, c'est pour ça que mon pseudo c'est Roulotte." (Jean Vilain)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
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Alf
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MessageSujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum   Ven 3 Oct 2008 - 19:50

DEUXIÈME ÉPOQUE



Une fleur est apparue, née du frémissement,
imperceptible
entre les sphères.
Rouge !
Ancêtre du pavot.
Puis deux...
Puis trois...

Un arbre a cru entre les rochers en fusion...
Fusion de la frêle fleur et de la solide essence.
Un lierre circonvient son tronc ;
Un effluve envahit ses branches :
ancestral parfum s’exhalant des grottes !
L’arbre courbe ses rameaux
vers les corolles
au rouge incarnat
incarné...
La fleur est devenue Dame.
Dans vingt cinq mille ans, Jésus aura sa crèche en grotte.
Aujourd’hui, la Dame règne sur l’arbre de Brassempouy...
Lierre sont les bras et « pouys » les seins à roses toiture.
La nature galope dans le temps,
de réchauffements en glaciations...
Sturm : germanique tempête.
Le würm a pris fin et son ère de glace
et de misère au cœur
a laissé la place à l’amour.
Les fruits fondent dans les feuilles
de l’arbre qui fut « fort »,
vers vous.
Cueillette d’eux,
un à un,
deux par deux,
trois par trois.
Vous vous en régalez.
Je me régale de ce régal
et du partage,
à travers l’âge de la pierre...
Je vous en fabrique une
précieuse,
taillée dans le silex de mon index...
Ô, ma Dame, aux courbes délicieuse !
J’adore votre grotte à ses roses parois !
Mon pavois ne pavoise plus
et vos villages lacustres l’accueillent.
Frémissements des lacs de peau,
gémissements de leurs tréfonds,
Frissons.
Vos buissons sont galates
envahissant mes domaines,
ô reine, sans un coup férir.
Ma gaule ne va point en guerre
Sa pointe pacifique devine votre magie alvine...
Votre bouche happe son essence..
Nom d’aurochs, combien doux
sont vos crocs !
J’embrasse ma Dame à Brassempouy
et ne m’en lasse point.
Je suis devenu statuette par la fluette fleur.
Et l’homme de vos cavernes.
Ô, colimaçons des mots tendres et doux,
à l’entrée « enlobée » !
Ô, aisselles dont le duvet revêt les blanches parois
au parfum subtilement féminin !
Ô, salières claviculaires où je lapes une moiteur salée…
Celle que m’offre aussi, le creux des reins.
Vous les cambrez, espérant mes membres...
Ô, faille d’entre les dômes ,tumulus accueillants !
Ô, jarrets de l’envers des genoux, qui me nouent à vous,
vous qui m’enlacez !
Ô, vous, ma statuette à bras, seins, « pouys » !
Ô, sentier encaissé, d’entre vos rondeurs pectorales,
aux adorables sommets, roses de la tension
que leur donne ma dent !
Ô, narines par où vous insufflez
votre souffle et la vie !
Vos grottes.
Ô, suave palais d’où naît la parole d’amante,
amour de menthe fraîche,
velours du baiser.
Antre rosée d’un ton serpent lingual, lien néandertalien !
Ô, papilles, ô, salive, ô douceur de l’haleine de la reine !
Ô, mystérieux antre, scellé par la vie que le ventre a donnée,
précieux don du cordon, ombilical cadeau, sang…
Nombrilique, témoignage du lien maternel
et plaisir si charnel pour mon doigt et ma langue,
têt de votre sueur de désir !
Grotte de ma vérité,
amphithéâtre d’un docte professeur de féminité,
ô, stalactite où je me pose, timide,
humide de votre soupir,
lentement transformé en des vers de moi
du fin fond de l’âme,
d’entre les sphères :

Ô, ma Dame du temps jadis,
Féminine et si actuelle,
Qui m’enseignez votre paradis
Et la vérité naturelle !
Femme de la nuit de mes temps,
À la volupté si charnelle,
Ô, statuette des printemps,
Ô douce et noire hirondelle !
Ô, féminin pavot, arum,
Délice de la coccinelle,
Je vous aime en éternelle !
Ô secula seculorum !


Alf

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Alf
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MessageSujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum   Sam 4 Oct 2008 - 17:33

TROISIÈME ÉPOQUE



Non delenda est urbs tua !
J’y suis consul et j’y suis à vous (tuus sum) !

Tu es ma Rome Antique.
Et mon arôme en tique !
Ton art romantique a annexé mon municipe,
Tu plantas, en son milieu, son cœur,
son forum, un étendard.
Il y flotte pour les siècles des siècles...

Mes doigts sont des centurions,
parcourant, sans coup férir non plus,
tes collines sacrées,
sucrées,
tes capitoles :
Fi des étoles !
Ils déposent au pied des temples
leurs offrandes.

Point ne faut détruire ton Carthage !
J’y suis Trimalchion te savourant,
allongé en ton atrium...
J’y suis sénateur.
Lequel, sans prétexte,
a ôté sa toge pour toi.
J’y déloge le mystère
que tu veux abandonner
à César...

Mais je n’y suis pas empereur,
loin de là !
J’y suis caressé par les voiles
dont tu te dévêts
Je monte aux étoiles, lorsque tu te fais Cléopâtre,
titillant de ton nez mon amphithéâtre,
sans masque...
Et sans casaque,
je deviens Pompée dévoué.

Rien n’est obscène en mon sénat,
puisque tu y fais ma loi et l’unanimité.
Et ta féminité y est un Dieu (Deus feminitatis) !
De bello gallico écrit César...
Ma guerre des Gaules n’aura guère lieu
et je dépose les armes sur le pavé
de ta ruelle
et mon armure avec,
au bord de ta couche
Je couche mon corps en ton atrium...
Mulirem habeo, ergo sum.
Tuus sum.
Prends mon forum...

Secula seculorum…


Alf

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Alf
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MessageSujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum   Sam 4 Oct 2008 - 17:34

QUATRIÈME ÉPOQUE



Suis-je un Franc
Qui se prend
Pour un Roi non élu ?
Non, vois-tu !
Mais de tes dessous,
Je suis fou :
Le battant
Et le chevelu...
Dans le temps,
J’étais un mérovingien
Sans rien,
Échevelé,
Sans dessous dessus,
Déçu...
Aujourd’hui, tu me tiens
Par le bout du cœur et le tien
Est roi
Des Francs
Et me rend,
Riche de toi !

Un carreau a fait
sur sa boule pulmonaire
de Clotaire, Gerberge, la carolingienne.
Le roi ne gamberge plus : elle lui enseigne,
de l’école de Carolus Magnus,
la féminité...
À l’aube de ce temps, fut la tête...
La latine « Caput » est devenue Capétienne
et toi mienne.
J’ai abandonné la maison des Pippinides,
celle des rois stupides,
fous à lier,
pour être un Franc, franc du collier...
Et nous nous sommes liés, déesse,
« de capite usque ad pedes »...
Dans la matinée, il y eut le cou,
satiné.
Au tien, je pends mes perles et mes yeux...
Ah, mes aïeux,
quelle attirance !
Nouvelle histoire de notre France...
J’y goûte tes velours.
Par tous les Louis, le Gros, le Grand, le Chassieux,
l’Éveillé, m’accueillent tes cieux !
Tes bras sont ma « cappa » capétienne
et miennes sont tes mains, ce matin,
et ton corps satiné au potron-minet...
À midi fut ta bouche.
Lippes roses pour un Philippe.
Le Bel ?
Le Hardi ?
Ô, non !
Le Bon.
Le Doux.
Roi fou
Fou de toi...
Émoi !

Chaleur du palais de la belle Aude.
Ode en aubade.
Ô, bouche, savoureux départ
de la croisade de Barberousse
vers tes lieux saints,
de la forêt noire de ton front jusques
au buisson ardent de ton ventre,
en passant, caressant, par tes monts
sacrés
sucrés,
aux roses tétons...
J’entre.
Tes papilles m’émoustillent.
À ta langue,
serpent voluptueux,
je pends les miennes.
Par tous les Croisés, Gauthier,
Adhémar, Bohémond,
que cela est bon !

Aux vêpres, il y eut le dos,
désert de sable de peau...
Les chiens de la meute du reste
aboient, au loin,
au bout de leurs laisses...

La caravane de mes mains passe...
Et repasse ma bouche,
de la nuque ondulante à la fesse,
chargée de noblesse.
Ô, vertébrale colonne,
qui me donne tes frissons.
Ô, vespérale croisade
vers tes hémisphères duveteux !

Je suis Le Preux,
L’Heureux,
L’Amoureux,
un roi qui n’existait pas,
un Valois te caressant, de val en val,
de mont en mont,
d’aval en amont et vice-versa,
sans vice ni malice,
comme un vrai descendant de Clovis
pour honorer, tantôt, ton clitoris,
ô, mon Odinette de Champsdivers,
aux diverses merveilles...
Je suis un de Harpedanne.
Et tant pis si la meute me condamne,
ton dos sera toujours ma harpe
et tes bras mon écharpe.
Au crépuscule
étaient les cuisses,
les genoux,
les mollets...
usque ad pedes »...

Ô, divin talon,
Étalon
De ton soupir,
Ô, désir !

Je plante un baiser sur ta plante...
Ta cuisse se fait plus lisse
Et tes interstices
D’amante...
Et transpirent tes genoux ;
Et tes bras me nouent ;
Frémit ton mollet
Ô mon Antoinette
De Maignelay !

À la nuit était la toisonnette...
Je suis, sous ta lune de miel,
ô ma brune, ton Coëtivy.
Mes fruits d’Olivier et ma vie,
tu prépares au coït de notre âge moyen.

« De capite usque ad pedes,
Tibi do omnes ».
Oui, tout est pour toi
De moi,
Ô mon Aude
Qui m’inféode,
Sans décorum !

Secula seculorum.


Alf

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MessageSujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum   Sam 4 Oct 2008 - 19:40

Non d'une pipe, que c'est bel et bon ! ! ! Tiens, pas de résistance, je me refais le quatuor pour le plaisir... SoupirSourireSatisfait

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Avec ou sans corole... SourirEnBouquet
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MessageSujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum   Sam 4 Oct 2008 - 20:16

CINQUIÈME ÉPOQUE



Œil du nord, sourcil du sud...
De la France.
Attirance des pupilles.

Accent aigu comme une flèche
qui lèche
l’accent grave qui chante.
Harmonie circonflexe,
sans plus de complexe
et poésie...
Oui, messieurs, mesdames,
ces mots sont de la famille !

La lyre du grec aède,
est devenue guitare, dans un délire...
Cordes pincées et pincements
entre les sphères.
Le troubadour, trouve sa trouvère,
et l’amour.

Âges moyens qui les emportent,
Le nul ne sait où...
Eux le savent : vers le suave !
Le temps jadis, peu leur importe
Ils ont les yeux du Moyen-Âge !
Du Bellay versifie pour la belle,
une villanelle
et Flavie chante avec art
les rondeurs de Blanchefleur, en un rondeau.
Elle est rouge d’émoi, comme un pavot.

Cour des Miracles...
Ils iront aux pinacles, tantôt, tôt ou tard...
Merci Monsieur de Ronsard !

Sous le paletot
il y eut la flanelle
et sous la soie, le sein.
Pendant qu’il emmêle l’écheveau
des ses noirs cheveux, elle mêle, elle
ses sens et embrouille sa quenouille...
Par les gargouilles de tous les clochers,
que cela est bon !
Déposée son armure sur la guipure
Eparpillée
dans la ruelle pavée d’amoureuses
intentions,
Du Guesclin s’incline
devant la blanche rondeur
et la rose raideur.
La Jeanne dessine un arc pour lui
dans le ciel du lit,
rouge rose, bleu, espoir, plaisir, désir,
vert ...
Et Philippe, au sortir de ses lippes,
n’est plus Auguste,
il est juste amant
et croque l’amande de l’amante
et son moyen âge...

Ô douces Flandres,
Tendres !
Ô pics hardis
De Picardie !
Ô rondes joues
D’Anjou !
Ô Artois
De toi !

Et lui est Jean-Louis XI
et lui rend justice :
Au pied de son chêne,
elle l’emmène vers la cime
et le ciel, là où est tendu l’Arc de Jeanne...

Marguerite d’Angoulême lui chante,
avec goût, l’Héptalamon.
Il scande ses vers au gardien rond
du domaine...
Et cela, elle aime !

Dans le fief d’Orléans,
au bord de l’océan blanc
de son ventre, il mouille son radeau...
Et sa méduse devient muse.
Il est Marot devant
Tant
de clémence !
Et tout recommence pour sa et son…
Ils savent désormais où sont les neiges d’antan,
Sont !
Le Bayard sans peur, loin des reproches
et la reine blanche comme lys
et Buridan, aux dents mordilleuses de lobes
et de tétons, glouton !

Dans la Navarre de la Dame,
au bord de la brune savane,
il trouve, chose rare, la féminité, faite trésor !
Brin d’or et d’éternité...
Il l’enchâsse et la fesse
frémit sous sa main, qui dit la messe
à son académie et à ses jambes
qui l’enjambent
et à tout son corps...
Parce que celui-ci le vaut !

Marie de Médicis,
de son axis à son orteil,
règne sur son empire.
Il respire le parfum de ses riches lieux,
toujours aussi Saints :
nuque, dos, reins, seins,
giron, menton, aisselles,
aines, laine brune, lune,
jarrets...
Sans arrêt.
Elle devient pour lui
Louise Françoise de la Baume Le Blanc...
Un peu plus tard... pour le summum...

Secula seculorum...

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Alf
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MessageSujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum   Dim 5 Oct 2008 - 19:50

SIXIÈME ÉPOQUE

Le soleil brille dans le siècle
de votre lumière, ô, ma chère !
Sans roi. Sans ors. Sans Louis.
Vous assistez au réveil d’un roi
abdiquant sous vos baisers,
avec pour seule couronne,
son sentiment sous le jabot qu’il a ôté pour vous...
Vous marquez le monarque du sceau
de la féminité....
Ô cire rose qui ne fondra point
sous le pourpoint !
Sur vos îlets, chemin faisant,
au pourtour et au centre de vous,
il apprend les fastes naturels de votre cour
et comment la faire, la haute !
Comment s’y tenir.
Sans fanfreluches
Sans perruque.
Sans poudres ni parfums...

Avec pour seul décors
ceux de la nature
des corps.
Votre dos fin tient ses mains en caresses,
pour courtiser vos rondes académies
et son centre en haleine.
À pourpoint défait,
à hauts-de-chausses ôtés,
vous donnez à sa cuisse, votre velours
et la chaleur monte en le roi...
Il n’a pour unique soleil
que celui de vos yeux
langoureux
et pour brise légère, ô ma si chère,
que votre seul souffle, soupirant vos mots.
Ses maux sont guéris
et le roi est aguerri.
Il est vainqueur par vous des guerres antérieures...
Ô, châtelaine aux laines soyeuses !

Ses doigts, qu’elles ont faits «royaux», se perdent
dans vos hautes frondaisons de Maintenon
et s’y maintiennent.
Ses phalanges, qui sont vôtres,
font fi de la fronde des ans
qui vous firent
« payer la gabelle d’un grain de sel dans vos cheveux »...

Vous êtes tour à tour, Duchesse de Chevreuse,
Prétresse de l’amour, courtisane frondeuse,
Favorite Marie Roussille de Scoraille,
Demoiselle de Blois, parcourant son Versailles...
Puis son Athénaïs de Montespan, Madame,
Et le faites entrer à l’école des femmes !
Vous l’avez baptisé. Jean devient Poquelin :
Il donne à votre cou l’alexandrin câlin...

Maintenons, ô, Madame,
le cap vers l’océan de nos envies.
J’entends de Bergerac
faire rimer votre adrets et votre ubac,
Bossuet discourir sur vos creux
et vos bosses, je vois Fénelon
chanter votre corps, tout du long
et Antoine Galland,
en amant, galamment,
vanter vos palais des Mille et une Nuits...
Le soleil brille au siècle de votre lumière,
sans roman bourgeois ni Furetière,
ô, ma chère !
Je suis votre château de Versailles
du frontal au calcanéum.

Secula seculorum.

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MessageSujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum   Lun 6 Oct 2008 - 15:47

SEPTIÈME ÉPOQUE



Révolution.
La tête tourne.
La Terre aussi. Ô Robespierre !
Révolution des palais.
Trois cent soixante cinq ou six fois
des jours de lien
et confondu, des pieds au front.
Ô, Danton !
Révolution.
Les barricades sont tombées.
La Terre tourne.
La tête aussi.
Par Robespierre et par Danton,
que cela est bon !
Fais-moi perdre la tête,
ô, Marie Toisonette.
Ton cœur est empire.
Je respire.
Je te ferai tourner la tête,
en notre monarchie
absolue,
comme une Terre...
Révolution.

J’ai un clergé pour ton église,
Pour ton cou soyeux, une bise,
Pour ta bouche une vraie noblesse
Et pour ton sein une caresse...
J’ai un tiers-état pour tes yeux
Et tous les miens pour tes cieux !

« Mon état, c’est toi »
dit un Louis le ixième
Embastillé…
Émoustillé,
Je te prends.
Révolution.

Je suis ton Condorcet,
sans me forcer, car je sais
que sous ton corset,
siège mon parlement révolutionnaire,
ton cœur et ta hanche extraordinaire.

La Terre tourne. La tête aussi.

Ô, Marat, Grouchy, Pétion,
Guillotin, votre Directoire
Ne peut, par sa direction,
M’éloigner de ma trajectoire...

Ma tête tourne
entre les nuages blancs
de tes sphères
et j’ai inventé une main de velours,
sans gant aucun, pour chacun de tes vaux,
chacune de tes rondeurs,
du buisson noir de ton front au rocher blanc
de ton talon,
en passant, délicatement
au dessus de ton cœur
et par ta sylvestre chapelle.
Et rien ne vaut cela !
Révolution.

Tu es ma Constituante
amante et m’aimant
quand je suis Mirabeau,
puis la force de ma baïonnette,
lorsque tu écoutes le serment
que fait mon jeu de paumes
sur ton corps abandonné.
En la fusion de l’éffusion.
Révolution.
La Terre tourne. La tête aussi.
Je suis ton « Sans-culotte ».
J’ai ôté la tienne et ses dentelles...
Se dressent tes roses barricades...

À Rousseau ce n’est point la faute,
Si je suis ton Gavroche, aimant
Tes glacis aux roses calottes
Et tes chauds et blancs océans !
Non, Voltaire n’est point coupable
De ce que je suis ton Marat,
Ô, ma Charlotte si aimable,
Mon cordon, mon cœur, mon aura !

Je passerai, ma mie, toutes les guerres inciviles
du dehors, car, en dedans, je respire ton empire
qui m’inspire et qui pour moi soupire...
Fi des « Muscadins ».
Fi de leur frénésie de plaisirs,
fi de leur goinfrerie et fi
des « Merveilleuses » non chaleureuses,
non heureuses...
J’y serai ton Napoléon,
fait homme et je le déclare...
« Nunc habes virum ! »

Secula seculorum.

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MessageSujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum   Jeu 9 Oct 2008 - 11:35

HUITIÈME ÉPOQUE



J’épie ton triangle… Chapeau sur la tête, et sous queue de pie
de jaquette ton balconnet.
La ligne d’entre tes féminines rondeurs cachées sous le gilet
excite ma pupille et ma main.
Tes bras, membres impériaux,
surmontés de leurs manches bouffantes, donnent une bouffée
de chaleur à mes joues, lorsque tu me les tends,
en amante durable...
Dans leurs mocassins, mes pieds font des vers :

Je suis premier consul et votre Bonaparte.
Il ferait beau, qu’un soir, d’entre tes bras je parte !
Jamais, au grand jamais, ces lianes d’émoi,
Tes beaux harnais, n’iront se perdre loin de moi !

Quitte à mourir sur l’île de ton Elbe, car tu y es mon Hélène,
en cette île-là !

De tes jambes, sous le long drap, je n’aperçois que l’extrémité :...
Ô, petons féminins, que votre vue est belle et menue !
Je t’imagine nue !
Mon cœur fume, comme Moscou, de la vision de ton cou
sous le costume.
Je brûle de l’enlever...
J’en oublie mes campagnes et mes retraites : Italie, Landernau,
Prusse, Espagne...
Ton pont d’Arcole me colle à toi et ta campagne secoue mes sens...
Dans le bon !

Autre ligne. Je défaille.
Sous tes jupons, un à un effeuillés, je découvre ta faille au bout
du désert de ton dos.
Ô, ligne qui perd mon infanterie !
Par toutes les Charlotte, les Adèle, les Émilie, que cela est beau !

D’aucuns rient que je te compare à une Joséphine Tascher
de la Pagerie.
Ce sont des petits pour lesquels coûtent peu cher les pages
d’une belle histoire...

De ta dodue taille de Joséphine je m’empare et la pare de baisers,
dans la nuit...
Au centre siège ta « Monarchie de Mai ».

Tu es tour à tour, George à gorge sans atour,
Giuseppa d’Italie, qui me lie à ses fleurs,
Éléonore, que j’honore, La Denuelle, m’offrant sa venelle,
et de la Plaigne.
Veut-on que je m’en plaigne ? Jamais !
Désormais, d’entre les deux Napoléon, le premier et le troisième,
tes yeux de néon que j’aime, il n’est point de gouvernement
même provisoire, mais une histoire d’amour inconnue des livres,
ivre...

Waterloo fut morne plaine pour le vrai « Napo »...
Les tiennes sont des champs de semailles pour moi, le faux.
La faux qui récolte mes blés est douce à mes épis !
Semailles pour un Versailles, vaille que vaille !
Par décret organique de nos organes, nous avons créé
l’union sacrée entre révolution des sangs et empire des sens,
sucrée par notre république à deux, fondée sur nos tréfonds...
Dans mes mocassins, trop petits, mes orteils fourmillent
et font des vers :

Éléonore, Désirée,
Ô, ma Vergeot, je suis « tuum »,
Tu es de mes yeux admirée,
Ô, secula seculorum !

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MessageSujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum   Sam 11 Oct 2008 - 8:33

NEUVIÈME ÉPOQUE



Bazaine a capitulé.
Faidherbe, à Bapaume n’a pas osé...
Tu m’as regardé, tu m’as écouté,
tu as lu mes mots
enfin osés, sortis du bout de ma paume.
Tu as levé mon grain et m’as écarté
des sentiers battus
et ma mauvaise herbe a produit ton humus
heureux
et l’ivraie est devenue épi !
Et puis, la troisième république
a vu le pavot magique, rouge...
Insurrection.
Pacifique.
Nous avons fédérés nos murs
et notre amour a mûri tout de suite
en nos corps matures et nus.
Nos Paris, conquis rue par rue,
des Gobelins aux « Blanches Maisons »
sont devenus notre commune commune.

Explosions.
Pacifiques.
Nos mains et nos bouches empruntent
leur anarchique chemin, tous azimuts.
Elles veulent tout à la fois :
Le front et ses cheveux, le visage et ses yeux,
l’oreille et son lobe, enlever la robe,
déchausser le pied, libérer le ventre
de la chemise et du corset
et le sein de son bonnet,
le nez de son rhume, la langue de ses mots
qui fument au palais !
Anarchie heureuse. Délicieuse.
Le jabot de dentelle d’elle, ôté avec fébrilité,
découvre ses atours. Il en fait le tour,
les tâtant et les tétant.
Le col glacé,
luisant de son humide sensation,
n’a pas tenu autour du cou de lui.
Elle le baise et
les chapeaux ronds roulent par terre...
Fi de la queue de pie du pantalon
et du caleçon.
Fi des jupons, fi des bottillons.
Ô, nudité si pure et plus sûre !
Voici venir les républiques,
celles qui offrent les préliminaires
d’une paix du cœur et des corps
durable, stable, aimable,
immuable, indéformable,
incommensurable, affable,
à nulle autre semblable...
Tu m’exposes les merveilles
qui réveillent mes sens et ma
pacifique roideur :

Des roses friandises de tes seins avenants
venant de dresser
je m’édulcore...
Tes cuisses, enserrant ton triangle de soie brune,
ton ventre frémissant déjà et houlant sa vague
intérieure...
Je t’expose mon sylvestre torse, sans force.
Ton nez caresse sa faiblesse et s’y enfouis.
Oui, oui, que cela est doux !

Je te donne mon dos qui respire
ton baiser comme un cadeau.
Et puis, les bras en croix,
les jambes circonflexes, je m’abandonne...
Et puis...

Ô, exposition universelle
De l’époque belle !
Mon sang
Vers l’an mil neuf cents
Ne fait qu’un tour,
Mon amour !
Ô battements
D’amant
Sous le sternum !

Secula seculorum.

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MessageSujet: Re: Précieux et rare abécédaire seculaque seculorum   Sam 11 Oct 2008 - 12:30

DIXIÈME ÉPOQUE



Saint Fiacre. La rue.
Cocher renvoyé. Un fiacre.
Le nôtre. Et...
Comme un cheval fou, à bride abattue,
ma main parcours tes soies et tes laines,
en les froissant un tantinet.
Tu souris sur ton nez. Du froissement naît ton frisson.
Ton nez est dans mon cou
et ma chemise s’ouvre à lui
et ma bouche pour ta langue...
Il pleut sur le pavé de la rue Saint Fiacre,
mais dans le fiacre de notre amour, le soleil fouette.
Ta main titille mon étoffe, qui s’étoffe...
Ô, Goulue de Toulouse,
comme tu happes mon bec de Lautrec !
Ta langue enveloppe la mienne et ma main,
ton sein.
La pluie redouble sur le toit de notre fiacre,
rue Saint Fiacre. Le jour.
Le soleil brille sous ton téton et redouble son émoi...
Nom d’un chien mouillé, que cela est bon !
Et par Monsieur Gustave Bonickhausen,
que le tour de toi est doux !
J’insinue mes doigts sous tes laines et tes soies :
Ô, soupirs interactifs !
Ô, mélanges des salives des anges !
Ô, tension sous la paume et mon caleçon !
Ô, humidité sur l’ongle, rubis de féminité,
sous la dentelle et la culotte !
Fouette cocher !
Galop sur le pavé mouillé.
Fièvre en fiacre de ton palais mouillé.
Chaleur durable du baiser qui dure.
Dur, ma vie. Lascive la tienne.
Nous n’avons point aperçu,
derrière les rideaux de velours du fiacre
et les chevaux galopants, le pont d’Iéna,
ni la Tout de monsieur Gustave,
ni les autres curiosités universelles.
Fouette cocher.
Vers nos curiosités respectives.
Dans l’hôtel particulier
Du quartier
De Paris, j’ai, mon Hélène,
Cotons et laines
Ôtés pour un jeu coquin,
Baldaquin
Protégeant nos doux ébats.
Mon cœur bat
Et le tien en fait de même :
On s’aime !

En me déshabillant,
tu deviens ma Lucie Luzeau-Rondeau
et moi l’édifice qu’une architecte de première
est en train de construire.
La chair de ton physique,
ô, Marie Curie, je parcours « en doigts et langue ».
Et, par l’exposition universelle
qui bat son plein près du pavé mouillé,
que cela est bon !
L’oreiller de soie est dans la ruelle
avec les dentelles et ta peau de satin m’ensorcelle.
Non, le baldaquin, ma câline,
ne peut nous cacher le soleil
qui descend du ciel huitième. Ô, divine réunion.
Et tournent les aiguilles d’or sur la cheminée...
Demain, nous revêtirons nos plats et nos rondeurs
de nos cotons, de nos dentelles,
de nos caleçons et nos guêpières,
de nos corsets à lacets,
de nos laines et nos soies
et peut-être nos têtes de petits chapeaux...
Sur le pavé encore mouillé
de nos humidités respectives,
devant l’hôtel particulier du quartier,
où je suis ton Pâris, notre fiacre nous attend déjà...
Fouette... Fouette !
Ô douillette, Veni mecum...

Secula seculorum.

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