Mort massive des abeilles : le mystère persiste
Mort massive des abeilles : le mystère persiste par Brigitte Trahan
Trois-Rivières
http://www.cyberpresse.ca/apps/pbcs..."Il est trop tôt pour formuler une hypothèse
intéressante", estime le microbiologiste Jacques Boisvert. Professeur
au département de chimie-biologique de l’UQTR, ce dernier s’intéresse
de près au syndrome de la disparition des abeilles, un phénomène mieux
connu sous le terme de CCD ou "Colony Collapse Disorder" (maladie de
l’effondrement des colonies).
Pour les scientifiques du monde entier, le mystère de
la mort massive des abeilles dans plusieurs pays demeure complet, même
pour le Colony Collapse Disorder Working Group, un comité d’experts
américains formé en 2006 qui tente de comprendre les raisons qui
forcent les abeilles à déserter leur ruche et les font mourir.
Malgré toutes les recherches menées jusqu’à présent,
"aucun agent environnemental ou chimique commun n’a été identifié" pour
expliquer le phénomène, peut-on lire sur le site web de l’Université de
Pennsylvanie qui planche sur la question depuis des mois.
"Si le problème est le résultat de plusieurs choses
(pesticides, stress, génétique, etc.) ça va être très long avant de
trouver les coupables", prévoit le professeur Boisvert. Si la source du
problème est unique, dit-il, "il faudrait expliquer pourquoi le CCD
sévi aux USA, Canada, France, Allemagne et autres endroits dans le
monde avec des abeilles et des conditions très différentes. Pas
évident."
Ici, en Mauricie, certains producteurs ont essuyé de
lourdes pertes, soit 100 % à La Butineuse de Bécancour et 80 % au
Domaine de la forêt perdue de Mont-Carmel, la moyenne des pertes
québécoises étant de 40 % à 50 % selon l’Union des syndicats apicoles
du Québec.
Toutefois, les pertes ne sont pas les mêmes partout.
Tout près de Louiseville, à Saint-Didace, Steve Brisson des Entreprises
Petite Maskinongé dit avoir été entièrement épargné par le phénomène,
jusqu’à présent. "Nous avons eu des pertes tout à fait normales de 15 %
comme à chaque année", dit-il.
En Abitibi-Témiscamingue, David Ouellette de la
miellerie de la Grande Ourse raconte la même histoire. Ses pertes
annuelles ne sont pas à la hausse et demeurent normales. Dans les deux
cas, il s’agit de producteurs certifiés biologiques par Québec Vrai.
Pour faire du miel certifié biologique, les ruches ne doivent pas être
à moins de 3 km de cultures mellifères non biologiques, explique Steve
Brisson.
Mais ces deux cas pourraient relever du hasard d’autant
plus, rapporte le professeur Boisvert, que dans les cas de CCD "on ne
peut détecter de pesticides dans la ruche à des concentrations
permettant d’expliquer le CCD".
"À ce jour, on ne sait si c’est une maladie, mais on
sait que les abeilles vont quitter la ruche et contrairement à leurs
habitudes, ne vont pas revenir dans la ruche... en peu de temps, la
ruche est vide ou presque. Ce qui est bizarre, c’est qu’on ne retrouve
pas ou très peu d’abeilles mortes dans ou près de la ruche", dit-il.
Encore plus intriguant, ajoute le professeur Boisvert,
c’est que quand une ruche meurt habituellement, toutes sortes
d’insectes viennent manger ce qui en reste.
"Mais dans le cas d’une ruche avec le CCD, les insectes
ne veulent tout simplement pas rentrer dans la ruche, comme si ces
insectes savaient que rentrer dans la ruche, c’est dangereux."
Les abeilles retrouvées mortes, dans les cas de CCD,
sont pleines de pathogènes variés comme des mites, des virus, bactéries
et champignons, ajoute le microbiologiste. Or, dit-il, "on connaît ces
pathogènes et on sait qu’ils ne vont pas affecter les ruches ou la
colonie de façon aussi rapide, en quelques mois".
Les scientifiques ont aussi émis l’hypothèse qu’un
agent quelconque puisse avoir supprimé le système immunitaire des
abeilles, ouvrant ainsi la porte à toutes sortes de maladies.
Jusqu’à présent, les hypothèses, - de la plus sérieuse à la plus farfelue - pullulent.
On parle des cellulaires, des OGM, des pesticides, des ondes
électromagnétiques. Une commission sénatoriale qui s’est réunie le 23
avril dernier à ce sujet mais "dans les études à venir, on exclut les
cellulaires et les OGM et ça, c’est intéressant", dit le professeur
Boisvert.
source:
http://www.bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=49741_________________
j'ai lu pas mal de conneries dans ma vie. Maintenant j'en écris !
