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 AVALANCHESVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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aristée
Dard-d'Art



Inscrit le : 14 Juil 2005
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MessageSujet: AVALANCHES   Sam 6 Oct - 8:03

Il faisait presque doux. Le vent très faible portait encore quelque fraîcheur, mais c’était certain : le printemps arrivait.
Marc marchait d’un pas vif sur le Cours du Berteuil à Valréas. Les platanes n’avaient pas encore leur parure verte du printemps, mais l’on sentait que les feuilles, encore blotties dans leurs bourgeons, ne tarderaient pas à s’élancer vers la lumière.
26 ans, la forme physique parfaite, la Société de cartonnerie où il travaillait voyait en lui l’un de ses futurs directeurs. Non seulement ; Marc avait une vie agréable, mais il en était parfaitement conscient. Bien sûr, il avait encore des choses à espérer, à réaliser, et c’est heureux, à son age, mais ce garçon lucide, trouvait que la vie était douce avec lui, et reprenait souvent la phrase de Laetitia Bonaparte : « pourvou que ça doure ». Il était bien.
Arrivé à l’embranchement du cours du Berteuil et la route de Nyons, il sifflotait, lorsqu’un motocycliste, venant de Nyons à très grande vitesse, voulut freiner. Il le fit si brutalement que la roue avant se bloqua, ce qui l’envoya faire un vol plané, pendant que la moto, glissant sur la route, vint faucher Marc qui perdit aussitôt connaissance.

Des cloches. Une multitude de cloches qui sonnent à toutes volées. En même temps, un Boeing qui décolle, entendu du tarmac. Il n’est que son. Il n’est qu’un univers de bruits, et ça dure….ça dure…….Puis le Boeing s’éloigne, les cloches deviennent plus sourdes, mais la douleur fait une entrée brutale. Une douleur insupportable qui l’investit de toutes parts. Une douleur générale, sans siège particulier. Enfin, il prend conscience du mouvement. Il s’agite, s’agite, et il sait, il réalise qu’il est lui, qu’il est Marc. . Mais pourquoi tous ces bruits, toutes ces douleurs. Ces dernières commencent à se localiser. Sa tête, oui, surtout sa tête, et puis à droite son bras, et certainement ailleurs, mais les douleurs de la tête et du bras dominent trop pour qu’il puisse situer les autres. D’abord, il n’était que bruits, maintenant, il n’est qu’un univers de douleurs qui a un nom : Marc.
Il veut ouvrir les yeux. Il sent qu’il y a quelqu’un près de lui, mais ses paupières sont lourdes et refusent de lui obéir. Un énorme effort de volonté, et enfin, les paupières se lèvent : il voit.
Il est couché dans une chambre. Au moins 3 personnes sont là. Deux sont assises, il les voit. Elles discutent entre elles à voix basses. La troisième, près du lit où il est couché s’écrie :
-Il se réveille ! Il se réveille !! Il est sauvé !!
Marc a refermé les yeux. La lumière ajoute encore à ses douleurs. Il sent que les deux autres s’approchent du lit, et l’une dit
- Tu as rêvé ! Il a les yeux fermés.. Tu sais avec toutes ces blessures……
- Je suis sûre ! Il a ouvert les yeux. Pas longtemps, mais je suis certaine qu’il m’a vu. Son regard était net…
- En tous cas, moi, je ne peux m’attarder. Tu reviens demain, Monique ?
- Si je peux, oui, bien sûr !
- Moi, je ne le quitte pas. Je veux être là, quand il va reprendre complètement conscience. Je ne veux pas qu’il soit seul.
Marc entend et comprend ce qui se dit. Il connaît les trois personnes. Il y a Jeanne, qui est obligée de partir, Monique qui reviendra peut être demain, et Roxane, qui ne veut pas le quitter.
Les bruits de cloches et du Boeing s’éloignent. Mais les douleurs, elles, sont toujours là
Il entend une porte se fermer et a envie de communiquer avec quelqu’un. Il murmure » Roxane » Aussitôt quelqu’un se pencha vers lui , et dit d’une voix douce
- Je suis là, Marc, je suis là. Ca va aller. Vous souffrez beaucoup ?
Marc veut faire « oui » avec la tête, mais la douleur monte, encore plus fulgurante, et il se contente de murmurer « oui ».
- Je vais vous laisser quelques secondes. Je vais chercher une infirmière pour qu’elle vous donne quelque chose.
Marc entend à nouveau la porte se refermer, et essaye de mettre ses idées en place.
( A suivre)
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aristée
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MessageSujet: AVALANCHES   Dim 7 Oct - 7:50

*
Le présent est atroce. Il est évident qu’il se trouve dans un hôpital Qu’il est blessé. Mais impossible de se souvenir pourquoi. Que s’est il passé ? Pourquoi Roxane est elle là ? Monique, il le comprend, mais Roxane ? Il la connaît bien sûr, mais il ne se souvient pas avoir échangé un mot avec elle. D’ailleurs, c’est une gamine. En tous cas elle est gentille.
Marc entend des pas, et une voix inconnue ( celle d’une infirmière sans doute) lui demande.
- Alors ? On revient avec nous ? Bon. On va essayer de calmer un peu vos douleurs.
Il ne sent pas la piqûre qu’on lui fait, mais il sait qu’on la lui avait faite, car il sent la caresse du coton à la saignée de son bras. La douleur est vraiment insupportable, et il perd conscience ou s’endort………………….

.
En se réveillant, Marc est lucide. Certes le moment de l’accident lui-même est encore flou, mais il se souvient parfaitement d’une moto qui venait de la route de Nyons à vitesse excessive. Il souffre de la tête, de son bras droit, mais les douleurs sont sans commune mesure avec ce qu’il ressentait il y a……Au fait, oui ! Depuis quand est il là ? Il soulève les paupières et voit aussitôt Roxane, qui est à ses cotés et le regarde.
Il se sent vraiment beaucoup mieux et pour l’instant ses souffrances encore vives sont cependant supportables. IL peut parler sans effort.
- Bonjour. Qu’est ce que j’ai exactement ?
- Je crois que vous avez plusieurs fractures au bras et à la jambe droites, et un traumatisme crânien.
- Il y a longtemps que je suis ici ?
- Cela fait 12 jours.
- 12 jours ? Diable !!
Après un moment de silence, Marc reprend
- Pourquoi est ce vous qui êtes là, près de moi ?
Les joues de Roxane, rosissent un peu
- Je suis là, parce que ma Maman est infirmière, et même quand vous étiez en réanimation, j’ai pu rester près de vous.
- Vous êtes vraiment très gentille, mais nous ne nous connaissons pratiquement pas. Vous aimez le contact des malades ?
- C'est-à-dire…….oui, j’ai l’intention de faire médecine. En fait, je vais commencer à la rentrée
- Vous avez quel âge ?
- J’ai 18 ans. Mais tout le monde dit que je fais plus mûre que mon âge, ajoute t elle fièrement.
- Je n’en doute pas, je n’en doute pas……… Savez vous à quelle heure le médecin doit passer ?
- Il est passé il y a deux heures, mais, vous….. dormiez. Il doit repasser dans l’après midi
- Merci. Vous êtes vraiment très gentille. Depuis quand êtes vous là. ?
- Oh vous savez, je ne perds pas mon temps. J’en profite pour réviser . Mais vous ne devez pas trop parler ? Ca vous fatigue.
- Bien Docteur répondit Marc en souriant



















CHAPITRE 2


Lorsque le Docteur vint dans l’après midi, Roxane, malgré sa demande, dû sortir de la chambre.
Après l’avoir longuement examiné, le médecin s’assit sur une chaise et dit à Marc.
- Vous revenez de loin, mais ça va.. je craignais beaucoup du coté du traumatisme crânien, mais de ce coté là, pas de séquelles à prévoir. En revanche, vous risquez de conserver une raideur dans le bras droit, et peut être….une légère claudication de la jambe droite.
- Parfait. Je vais pouvoir me reconvertir en épouvantail à moineaux !
- Tout de même pas !!!D’ailleurs vous avez deux beaux atouts dans votre jeux : votre jeunesse et votre humour. Mes prévisions, je l’espère sont trop pessimistes. Et puis, troisième atout, vous avez auprès de vous une garde malade dévouée et assidue. C’est une parente ?
- Non. Ce n’est pas une parente . Et je la connaissais à peine. Je crois bien que nous ne nous étions jamais adressé la parole
- Alors son dévouement est d’autant plus remarquable. Je repasserai demain matin vers 10 heures.
- Pouvez vous me dire, approximativement bien sur, quand je pourrais sortir de l’hôpital ?
- Disons entre 8 et 10 jours. Mais pour marcher tout seul…..ça, il est trop tôt pour le dire. A demain.
Dés le départ du docteur, Roxane revint dans la chambre
- Si vous avez besoin de quoique ce soit, n’hésitez pas à me le demander.
Depuis qu’il avait repris conscience, Marc n’avait considéré qu’une chose : Il était en vie. Cette vie qui malgré son jeune âge lui avait apportée beaucoup de satisfactions continuait. Il n’était pas malheureux et avait pu même plaisanter avec le docteur.
C’est le soir, après le départ de Roxane, lorsqu’il se trouva seul, que Marc réalisa vraiment que cet accident allait marquer un virage important de sa vie.
Il allait sans doute conserver des séquelles, et rien ne serait plus comme avant. Il eut ce soir là, des pensées moroses, jusqu’à ce qu’il puisse s’endormir, au petit matin.
Marc se réveilla vers 10 heures. Il souffrait de partout, et se mit à maudire la personne qui, en entrant dans sa chambre, l’avait tirée de l’inconscience du sommeil.
( A suivre)
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aristée
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MessageSujet: AVALANCHES   Lun 8 Oct - 7:40

C’était Roxane, et soudain il se mit à détester cette gamine qui venait s’immiscer dans le peu qu’il lui restait de vie. Il referma les yeux et dit simplement
- J’ai mal !
Aussitôt Roxane ressortit pour aller chercher une infirmière
Une heure plus tard, la piqûre qui lui avait été faite commençait à faire son effet. Ses maux de tête s’estompaient, et ses blessures au bras et à la jambe devenaient supportables.
Marc avait d’abord fait semblant de dormir et Roxane avait respecté son repos.
Puis, se sentant en moins mauvaise forme physique, Marc demanda :
- Pourquoi êtes vous toujours là, Roxane ? Nous ne nous connaissons pratiquement pas. C’est vous qui étiez sur la moto ? Et vous vous sentez responsable ?
- Non, je ne sais pas faire de moto, et personnellement, je ne suis pas responsable.
- Pourquoi dites vous » personnellement » ?
- Parce que c’est mon frère qui était sur la moto. Il l’avait empruntée à un copain. Il n’a pas son permis de conduire.
- Ah, bon !! Il n’y aura donc pas d’assurance pour cet accident….et vous vous sentez obligée de payer en nature ?
- Absolument pas. Mon père est très riche, et prendra en charge toutes les conséquences de cet accident. N’ayez aucune crainte.
- Alors pourquoi êtes vous là ?
- Et vous, pourquoi êtes vous si agressif ? Je vous l’ai dit, mais vous n’étiez sans doute pas encore très réveillé. Je veux faire médecine.
- Je me souviens parfaitement que vous me l’aviez dit. Mais pourquoi moi ? Des malades et des accidentés, il doit y en avoir pas mal dans cet hôpital ?
- Ecoutez, vous devriez vous reposer. Le médecin préconise un maximum de repos. Je vais vous quitter quelques instants.
En fait, Roxane ne revint pas de la journée.
.
Ce soir là, tout comme la veille, c’est en se retrouvant seul que le moral flancha. Non, sa vie ne serait plus la même. Sans doute, plus de sport, il allait boiter, il serait physiquement diminué.
Après une période d’optimisme exagéré, par réaction, il tombait vers un pessimisme non moins exagéré. Il se voyait dans une chaise roulante, et dans l’impossibilité de se livrer à toutes activités physiques. Le délabrement de son moral était accentué par le fait qu’en dehors de Roxane, il semblait que personne ne se soit intéressé à lui.
Ses parents avaient du être prévenus. Pourquoi n’étaient ils pas là ? Il regrettait d’avoir posé trop de questions à Roxane, qui sans doute énervée, n’était pas revenue. Or c’est elle, et elle seule pour l’instant, qui aurait pu l’éclairer sur l’absence de ses parents.
Une infirmière passa dans la soirée. Marc lui demanda si elle était la mère de Roxane. Bougonne, elle lui répondit que non, et se contenta de lui donner deux cachets pour calmer ses douleurs et le faire dormir.
Marc passa une nuit correcte, et en se réveillant, une partie de ses idées noires avait disparue. Certes, ce n’était pas l’euphorie, mais du moins sa nature optimiste lui permettait de reprendre un peu du poil de la bête.
Ses soins terminés, vers 11 heures, une aide soignante lui annonça une visite.
C’était un homme qu’il ne connaissait pas, au visage long et triste, habillé d’une façon austère, pour ne pas dire « pompes funèbres », d’un abord peu agréable.
- Vous êtes bien Monsieur Marc Charensol ?
- C’est exact.
- Comment vous sentez vous ?
- Assez mal. Merci.
- Ah ? C’est que j’ai une assez mauvaise nouvelle à vous annoncer. En apprenant votre accident, vos parents qui habitent à Auch, se sont mis immédiatement en route pour venir vous voir. Votre père conduisait. Il était 3 heures du matin lorsque, sur l’autoroute, après Narbonne, sans doute endormi, il se déporta et heurta les barrières de sécurité. La voiture est hors d’usage..
- Et mes parents ? Je m’en fous de la voiture !!! Et mes parents ?
- Eh bien vos parents ont été blessés. Blessés grièvement….
- Dites moi la vérité. Sont ils vivants ? Mais parlez bon sang !!!
- Votre maman vit encore…
- Mon père est mort ?
- Hélas !
Marc ne savait que dire : Non, Non, Non, Non……
Il finit par demander
- Et ma mère ? Sa vie est elle en danger ?
- Je l’ignore. Je vous jure que je l’ignore. Elle est dans le coma, mais je n’en sais pas plus.
- Qui êtes vous, vous ?
- Oh ! ce n’est pas très important pour le moment
- Pour le moment ? Qui êtes vous ? Pourquoi est ce vous qui venez m’annoncer l’accident de mes parents ? Répondez ! qui êtes vous ?
- Oh, après tout, si vous l’exigez…Je suis Charles Jaunat. J’étais en affaire avec votre père…
- Si je comprends bien, si vous êtes là, c’est pour une question de gros sous ? Mon père vient de mourir, ma mère est en grand danger, et c’est vous qui venez…pour des raisons matérielles ? Sortez immédiatement
En fait, Marc avait une furieuse envie de pleurer, et pour une raison qu’il n’analysait pas, il ne voulait absolument pas le faire en présence de ce personnage.
Une fois l’homme sorti, Marc pût enfin se laisser aller à son chagrin. Trop. Cela faisait trop. Il avait l’impression qu’une force mauvaise s ’acharnait sur lui, et que pendant toute sa vie, qu’il espérait maintenant très courte, il ne connaîtrait jamais le bonheur, ni même la tranquillité.
( A suivre)
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aristée
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MessageSujet: AVALANCHES   Mar 9 Oct - 8:21

Lorsque Roxane arriva, deux heures plus tard, des larmes sillonnaient encore ses joues. Elle s’affola immédiatement
- Marc, Marc, qu’avez-vous ? Vous souffrez ? Voulez vous que j’appelle l’infirmière ?
Marc ne pût répondre et fit simplement « non » de la tête. Quelques secondes plus tard, ayant repris le contrôle de lui-même, il finit par dire :
- En venant me voir, mes parents ont eu un accident. Mon père est mort, ma mère est gravement blessée.
Roxane se précipita sur lui, lui entoura le cou de ses bras et se mit elle aussi à pleurer
- Oh Marc, je partage votre peine, vous n’êtes pas seul, Marc, je suis avec vous
- Merci, merci Roxane. J’ai été brutal avec vous hier, excusez moi…je n’en peux plus, c’est trop, c’est trop. C’est une avalanche….
Ils restèrent un long moment immobiles. Roxane avait passé son bras autour du cou de Marc et leurs têtes étaient l’une contre l’autre. Des larmes coulaient sur leurs deux visages, et c’est Marc qui le premier reprit ses esprits.
- Roxane, il faut que vous me rendiez un grand service.
- Je ferai ce que vous voudrez. Dites !
- Je voudrais avoir des nouvelles de ma mère. Je sais que l’accident a eu lieu près de Narbonne. Je ne sais dans quel hôpital elle a été transportée. Pouvez vous aller à la gendarmerie de Valréas pour qu’ils tachent de se renseigner ?
- J’y vais immédiatement !
Avant de sortir de la chambre, Roxane déposa un baiser sur le front de Marc
Peu après le départ de Roxane, c’est le Directeur de la Cartonnerie qui vint le voir, avec la classique boite de chocolats. Les deux hommes avaient toujours eu des rapports professionnels excellents, mais, sans doute du fait de leur différence d’âge, chacun ignorait totalement ce qu’était la vie privée de l’autre. Marc ne parla même pas de l’accident de ses parents, et la visite de dura pas plus de 10 minutes, durant lesquelles, le Directeur assura son jeune collaborateur que son accident n’aurait pas d’influence sur son avenir professionnel.
Marc remercia machinalement, mais son désarroi était tel que cette nouvelle n’atténua même pas sa profonde tristesse.
Ce n’est que le lendemain, au milieu de la matinée, que Roxane revint. Marc l’attendait avec impatience, et se demandait pourquoi il avait été aussi désagréable avec elle, alors qu’elle était la seule qui dans son malheur s’était mise à sa disposition.
La gendarmerie avait obtenu des renseignements sur l’accident de ses parents.
La mère de Marc, hospitalisée à Narbonne était sortie du coma. Sa vie n’était pas en danger. Son frère Maurice était auprès d’elle et c’est lui qui s’était occupé des funérailles à Auch de son beau frère.
Roxane avait pu avoir Maurice au bout du fil. Rassuré sur l’état de santé de sa sœur, il se proposait de venir voir son neveu à Valréas.
( A suivre)
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aristée
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MessageSujet: AVALANCHES   Mer 10 Oct - 7:50

- pars à Marseille demain matin. Bien sûr je vous téléphonerai souvent, mais si vous le voulez bien, j’exigerais de mon frère qu’il vienne vous voir et se mette à votre disposition. Si vous pouvez le voir sans lui faire trop de reproches, il viendra.
- C’était un accident. Si en venant me voir, il peut un peu moins culpabiliser, dites lui de venir.
Au moment de s’en aller, Roxane se mit à pleurer et bêtement, Marc lui dit :
- Vous êtes triste parce que vos vacances sont terminées ? Vous avez pourtant fait de nombreuses autres rentrées scolaires !!
Roxane le regarda un long moment, puis, sans un mot, elle sortit, cependant que Marc se traitait d’idiot. Il est évident que Roxane s’était amourachée de lui, et sa remarque était déplacée.
Le lendemain, en fin de matinée, l’oncle Maurice vint le voir, et Marc put avoir des nouvelles de sa mère. Elle était hors de danger, et sa sortie de l’hôpital était prévue pour le début de la semaine suivante. Il n’était pas question qu’elle retourne à Auch pour le moment, et Maurice allait la prendre chez lui, avant qu’une décision définitive ne soit prise.
- La solution définitive est simple dit Marc. Lorsque je sortirai de l’hôpital, elle viendra vivre chez moi. Mon appartement n’est pas très grand, mais nous pourrons y vivre sans trop de problème
- Rien ne presse répondit l’oncle. Pense d’abord à bien te rétablir, et nous verrons par la suite.
Dans l’après midi, on frappa à la porte de la chambre de Marc. Après avoir invité à entrer, Marc vit un jeune garçon qui restait sur le pas de la porte, l’air affreusement gêné, et qui finit par dire
- Je suis Olivier, le frère de Roxane
Et comme il ne bougeait toujours pas, Marc lui dit :
- Entre, approche toi !! je ne vais pas te manger !!
Le garçon avança, toujours aussi emprunté.
- Ecoute, Olivier, je suppose que tu n’as pas fait exprès de me renverser ? C’était un accident. Bon. C’est vrai que ce n’est pas drôle, mais on n’y peut rien, ni toi ni moi. Il t’a fallu un certain courage pour venir me voir.
- C’est Roxane qui m’a obligé…
- Elle est très bien ta sœur. Très gentille.
- Elle m’a dit que je devais faire tout ce que vous me demanderez.
- Oui. Elle est vraiment très chouette. Pour l’instant je n’ai besoin de rien. Mais reviens me voir de temps en temps. J’aurais peut être des services à te demander
- Oui, s’il vous plait, demandez moi des services !
Je crois que tu es aussi gentil que ta sœur. Je suis un peu fatigué, laisse moi maintenant et tache de revenir demain.
( A suivre)
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