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 Ce mois ci......Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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aristée
Dard-d'Art



Inscrit le : 14 Juil 2005
Messages : 1055
Localisation : sud ouest

MessageSujet: Ce mois ci......   Jeu 23 Fév - 17:40

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Ce mois ci

Ce mois de février, comme les précédents mois, était froid, cette annèe.
Pourtant, la saison apicole allait bientôt commencer. Les abeilles étaient toujours en hivernage, mais dans les ruches, la reine devait commencer a augmenter sa ponte.
Pierre arréta sa camionnette tout prés de son rucher. Cela faisait 3 mois qu’il n’y était pas venu. Lorsque les abeilles sont en hivernage, le meilleur service que l’on puisse leur rendre, c’est de leur ficher la paix.
Pierre s’approcha de la première ruche, et colla son oreille contre la paroi. Il entendit distinctement un doux bruissement. Avec son index replié, il frappa sur la paroi de la ruche, et immédiatement, le bruissement augmenta, puis après quelques secondes, redescendit au niveau du départ. C’était un excellent signe. La reine était bien là, et en bonne santé. Les abeilles avaient été affolées par le choc intempestif, mais la présence d’une bonne reine les rasséréna bien vite .
C’est lorsque il se releva avec une moue de satisfaction, que Pierre entendit des gémissements qui semblaient venir d’un buisson a une vingtaine de mètres.
Il se dirigea rapidement vers le buisson, et découvrit avec stupéfaction, une femme allongée et qui paraissait a bout de forces.
En se penchant vers elle il constata que c’était une femme jeune, qui les yeux fermés , était inanimée en dehors de ses lèvres qui psalmodiaient des plaintes.
Elle ne répondit pas aux questions de Pierre, qui pensa aussitôt qu’il n’était pas question d’aller chercher du secours. Il fallait faire vite. Il arriva a l’asseoir, et lui demanda de passer ses bras autour de son cou. Un fraction de seconde, elle ouvrit les yeux, puis semblant rassembler ses dernières forces, elle s’accrocha au cou de Pierre, qui réussit a se relever.
Le plus dur était fait, et quelques secondes plus tard, il installait la jeune femme sur le siège droit de son véhicule. Il eut un peu de mal à dénouer les bras qui enserraient nerveusement son cou, puis, mettant le chauffage a fond, il mit le cap sur son domicile.
Arrivé a destination, il expliqua a son père et a sa mère ce qui était arrivé. Sa mère appela aussitôt un médecin, pendant que Pierre et son père portaient la jeune femme dans la chambre d’amis.
Elle était frigorifiée et pendant que Pierre préparait une tisane sucrée au miel, sa mère, frictionnait la jeune femme pour activer sa circulation sanguine, et son père installait un appareil de chauffage soufflant complémentaire dans la chambre.
La jeune femme ne gémissait plus, mais elle était prise d’un tremblement nerveux, qui au bout d’un quart d’heure commença a s’apaiser .
Lorsque le médecin arriva, elle était calme et semblait dormir.
Pendant que le docteur procédait a son examen, Pierre téléphona a la gendarmerie pour signaler sa découverte.La jeune femme portait un manteau mais aucun sac, et ses poches étaient absolument vides, sans même un mouchoir. Il était pour l’instant impossible de l’identifier.
En ressortant de la chambre, le médecin indiqua que la jeune femme avait une foulure de la cheville droite, une tension basse, mais ne présentait pas d’autres signes cliniques inquiétants. Son transport à l’hopital ne s’imposait pas pour l’instant. Il repasserait dans la soirée
Lorsque le chef de la brigade de gendarmerie et un gendarme, arrivèrent, Pierre leur fit une relation des évènements, et proposa de garder la jeune femme jusqu’à ce qu’elle reprenne connaissance, le medecin estimant lui-même que son état ne présentait pas un caractère de gravité.
Le chef de Brigade donna son accord, a condition qu’après la visite que le médecin ferait le soir, il soit tenu au courant des suites sur le plan médical. Pour sa part, il allait faire des recherches pour le cas ou sa description correspondrait a une personne signalée disparue.
C’est en entendant parler de description de la personne, que Pierre se rendit compte, qu’absorbé par sa volonté de faire ce qu’il avait à faire, obséde par la nécessité d’agir au mieux, il était incapable de donner un signalement de la jeune femme.
Il alla dans la chambre, ou l’inconnue sous l’influence de la piqure faite par le médecin, dormait avec une respiration relativement régulière et quelques spasmes.
Elle avait de longs cheveux blonds et n’était certainement pas très agée. Pierre n’était pas très doué pour donner un age, mais il était certain qu’elle n’avait pas 25 ans. A sa main gauche, une fine bague avec une pierre bleue, sans doute un saphir…ou une améthyste….dans ce domaine également Pierre n’était pas très calé.
En revanche, ce dont il était sur, c’est qu’elle n’avait pas d’alliance…il est vrai que de nos jours, des couples se forment sans passer la bague au doigt.
Bien entendu, au repas du soir, Pierre et ses parents parlèrent de l’inconnue trouvée a plus de 3 km d’une maison habitée, et qui semblait au cours de sa promenade s’être foulée la cheville et n’avait pu continuer a marcher.
Monsieur, Madame Chauvet et leur fils Pierre, habitaient dans un petit village du Lot et garonne, et connaissant presque tout le monde, au moins de vue a 10 km à la ronde, ils conclurent que la jeune femme » n’était pas d’ici ».*
(a suivre)
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aristée
Dard-d'Art



Inscrit le : 14 Juil 2005
Messages : 1055
Localisation : sud ouest

MessageSujet: Re: Ce mois ci......   Ven 24 Fév - 15:15

Le soir, le médecin revint, et son examen fut tout aussi encourageant qu’en début d’après midi. Il pensait, qu’après une bonne nuit, qui se prolongerait sans doute un peu dans la matinée, le mystère entourant la jeune femme serait dissipé, car elle reprendrait connaissance et pourrait s’exprimer.
Pierre téléphona, comme il l’avait promis, a la brigade de gendarmerie, pour leur donner les conclusions optimistes du médecin. Aucune personne n’avait été portée disparu durant la semaine écoulée, dans le département en tous cas.
Durant la nuit, par 3 fois, Pierre alla voir dans la chambre d’amis, si la jeune femme dormait normalement. Le matin, au petit déjeuner, il sut que son père et sa mère étaient aussi allés voir au cours de la nuit, si tout était normal.
C’est vers 11 heures du matin que la jeune inconnue ouvrit les yeux. C’est madame Chauvet qui se trouvait dans la chambre.
( a suivre)
- -Comment vous sentez vous , demanda t elle ?
- La jeune femme la regarda sans répondre
- - Comment vous sentez vous ? Avez-vous mal quelque part ?
- La jeune femme ferma les yeux et sembla se rendormir
- Madame Chauvet alla prévenir son mari et son fils que leur jeune pensionnaire commençait à se réveiller, mais qu’elle n’avait pas répondu a ses questions.
- Vers midi, le médecin revint, et c’est en procédant a son examen, que la jeune femme se réveilla vraiment.
- . Le médecin l’aida a s’asseoir sur le lit, mais dés qu’elle posa le pied par terre, une violente douleur l’obligea a se rasseoir. Il était probable qu’elle souffrait d’une fracture de la cheville et non d’une simple entorse. Une radio était nécessaire, et Pierre proposa de l’emmener a l’hopital d’Agen dans l’après midi.
- Bien que réveillée, la jeune femme n’avait pas prononcé un seul mot, et lorsque le médecin lui demanda son nom pour établir son ordonnance, elle sembla ne rien entendre et ne répondit pas.
- Aussi pensa t il qu’en fin de compte, il vaudrait mieux l’hospitaliser, des troubles, non decelables par un simple examen clinique pouvant exister. C’est lorsqu’il exprima sa pensée que la jeune femme, prononça ses premiers mots.
- - J’ai mal a ma cheville, mais c’est tout. Je veux seulement dormir. S’il vous plait, laissez moi dormir.
- Ils sortirent de la chambre, et le médecin dit qu’il valait mieux la laisser récupérer un peu, mais que dans l’après midi, il faudrait absolument lui passer une radio de la cheville.
- Pierre, sa mère et son père, se relayèrent silencieusement a son chevet jusqu'à 16 heures. Lorsqu’elle s’éveilla vraiment, c’est Pierre qui était dans la chambre. Elle était nettement mieux qu’à midi, et put enfin parler normalement.
- Elle s’appelait Mathilde Bonnefoi. Elle habitait chez ses parents, à Orange, dans le Vaucluse, et après s’être présentée, demanda quel jour on était.
- -Nous sommes le Mercredi 15 Février. Que vous est il arrivé ?
- - Comme je vous l’ai dit, je vis chez mes parents. Ils sont partis Lundi dernier en voyage d’agrément en Guadeloupe.
- Le Lundi soir, j’étais donc seule dans notre villa a Orange. Vers 20 heures, on sonna à ma porte. Je crus que c’était nos voisins qui venaient demander si je n’avais besoin de rien. Nous sommes très liés avec eux. Aussi je suis allé ouvrir sans méfiance.
- 2 hommes étaient sur le pas de la porte. L’un d’eux me menaçait d’un revolver et me dit :
- - Suivez nous sans résistance. Il ne vous sera fait aucun mal, si vous nous obéissez. Prenez un manteau et venez.
- Bien sur, j’étais un peu affolée, mais je sentais bien que la meilleure chose pour l’instant était de leur obéir.
- Leur voiture était devant notre portail. Nous sommes montés tous les trois, et nous avons pris l’autoroute.
- Ils m’avaient fait monter a coté du conducteur, je n’avais pas les yeux bandés, je n’étais pas attachée. L’autre homme, qui tenait toujours le revolver était assis a l’arrière.
- Je leur ai demandé ce qu’ils voulaient exactement, et c’est le chauffeur qui me répondit
- - Vous ne risquez rien si vous êtes sage. Votre père est très riche. Nous, non. Nous lui demanderons une rançon, et lorsque nous l’aurons, nous vous libérerons.Vous voyez c’est simple.
- En fait, ce n’était pas si simple que ça, car je me demandais pourquoi ils s’étaient présentés a visage découvert. S’ils me libéraient, je pourrais facilement donner leur signalement. Je me demandais si je devais leur faire part de mes craintes pour savoir leur intention réelle. Mais finalement, j’ai décidé de ne rien dire .
- J’ai pu suivre tout notre trajet. Nimes, Montpellier, Sète, Béziers, à Narbonne ,nous avons pris la direction de Bordeaux, nous avons passé Carcassonne et nous nous sommes arrétés dans les environs de Toulouse vers une heure du matin.
- C’était une maison cossue, en pleine campagne. Elle était entourée d’un mur d’environ 2 mètres 50 de haut .
- Ils m’ont enfermée dans une chambre assez confortable et bien chauffée. Sur le lit, une chemise de nuit été préparée a mon intention. Tout donc avait été prévu. Attenante a la chambre un petit cabinet de toilette avec une cabine de douches.
- Ils m’ont enfermé à clef dans ma chambre.

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