aristée Dard-d'Art

Inscrit le : 14 Juil 2005 Messages : 1055 Localisation : sud ouest
| Sujet: LES MUTANTS Dim 16 Déc - 15:39 | |
| LES MUTANTS
Sa raison lui disait qu’il n’avait aucune chance de s’en tirer. Bien sur il était stressé, mai, estimait il, pas autant qu’il le devrait. Alors de deux choses l’une : Ou il était beaucoup plus courageux qu’il ne le pensait Ou il ne parvenait pas à croire que c’était la fin.. Le fait qu’il puisse tenir ce raisonnement ne favorisait aucune de deux hypothèses. Il décida une fois de plus d’examiner la situation avec le maximum d’objectivité. Cela faisait près de 48 heures qu’il était là, dans la pénombre. Il avait à sa disposition un espace de 1 mètre cinquante sur près de deux mètres au sol, et sans doute un peu plus de 2 50 mètres en hauteur. Il avait calculé ces dimensions en se servant de l’empan de sa main, de 22 cm. Le sol était une dalle en ciment, certainement très épaisse. Il avait sauté dessus à plusieurs reprises : Pas le moindre ébranlement. 2 côtés de sa cellules étaient constitués par deux murs épais en pierre. Le troisième était en brique, quand au 4éme coté il provenait sans doute, du sol du balcon qui était descendu sous les coups de roquettes. Le plafond de sa prison était une plaque métallique, peut être un portail qui avait été projeté en l’air et était retombé en s’encastrant dans l’ouverture supérieure. Pas un seul outil à sa disposition. Son couteau de poche absolument dérisoire, et trois ou quatre morceaux de ciment, malheureusement friables.. rien à manger. Une chance : la nuit dernière, il avait plu abondamment, et la plaque métallique avait laissé passer suffisamment d’eau pour qu’il étanche sa soif, lave ses deux chaussures, et les remplissent d’eau. De ce coté là, il avait une petite réserve . Pierre savait qu’il ne pouvait pas attendre de secours extérieur. Le village avait été complètement abandonné, dés le début des bombardements il y a quatre jours. Il avait voulu tenir le plus longtemps possible pour pouvoir apporter son témoignage, et dans les minutes qui avaient suivies sa décision de partir, il s’était retrouvé bloqué sous les décombres. Pour évaluer la résistance du portail métallique en haut ; il lança le plus gros morceau de ciment qui redescendit en ayant diminué de moitié. Le reste se répandait en poussières sur le sol. Il lui semblait que la tôle avait bougée, et se fit la réflexion que cela ne l’avançait pas beaucoup puisque cette tôle était hors de sa portée. ( A suivre) |
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