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| | Un souterrain peut en cacher une autre | |
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| Auteur | Message |
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aristée Dard-d'Art

Inscrit le : 14 Juil 2005 Messages : 1062 Localisation : sud ouest
 | Sujet: Un souterrain peut en cacher une autre Dim 3 Sep 2006 - 14:13 | |
| UN SOUTERRAIN PEUT EN CACHER UN AUTRE
Assis, à l’endroit même ou le matin, il était venu à la pèche, Pierre regardait les éclairs d’argent sur les vaguelettes de la rivière,le Lez, alors que tout là haut, la lune presque pleine, éclairait le paysage. Le murmure de l’eau qui descendait vers le rhone, engourdissait Pierre dans un bien être serein. Il vivait ces quelques instants si rares durant lesquels le corps n’existe plus, et un bonheur paisible , seul, emplit toute la vie. Lorsqu’il alluma son briquet pour regarder l’heure à sa montre bracelet, il constata, un peu surpris qu’il était plus de minuit. Pierre se leva, et à pas lents revint vers la maison à une centaine de mètres. La salle de séjour était éclairée, et arrivé à proximité, en restant dans l’ombre, il vit ses trois femmes qui discutaient. N’allaient pas croire que Pierre à 33 ans avait un harem.Non. Il y avait là, sa belle mère Jeanne, sa jeune belle sœur Roxane, et sa femme Emma Sa belle sérénité s’était envolée, et il resta un long moment à regarder ces trois femmes, ses plus proches dans sa vie. Il n’entendait pas ce qu’elles disaient, mais il aurait parié qu’il était, lui Pierre, au centre de leur discussion, car plus que leurs liens de parenté, la mère et les deux filles avaient un point commun puissant : Lui, Pierre. Jeanne, très belle femme de 48 ans , veuve depuis prés de 10 ans avait suffisamment d’emprise sur elle-même pour ne pas laisser voir les sentiments, autres que maternels qu’elle portait à son gendre. Roxane, sa jeune fille de 18 ans, ne cherchait pas à cacher l’amour passionné qu’elle vouait à son beau frère. En fin de compte, Pierre pensait en souriant tristement, que celle des trois qui l’aimait sans doute le moins, était sa propre Femme Lorsque Pierre pénétra dans le salon, la conversation des trois femmes s’arréta brusquement, ce qui le conforta dans l’idée qu’il était le sujet de leur conversation. - Alors Pierre, ta promenade romantique au clair de lune était agréable ? demanda Emma. - La soirée est magnifique, et la solitude appréciable. - - Voulez vous dire que nous vous empoisonnons la vie ? questionna Jeanne - - Mais non belle Maman. J’ai seulement dit que par instant, on apprécie la solitude - - Il me semble mon cher mari que ces instants te sont de plus en plus indispensables. On ne te voit plus.. - - Voilà une gentille remarque : Je vous manque donc tant ? - - Ne les crois pas dit Roxane. A moi, oui, tu manques !! Mais elles s’en fichent - - Ma fille, tu n’as vraiment pas le sens du ridicule. C’est ta sœur qui est mariée à Pierre, pas toi ! - - C’est bien dommage !!! - - Ecoutez Mesdames, je ne veux pas être la cause de disputes entre vous. Du moins en ma présence. Attendez demain. Vous pourrez discuter tant que vous voudrez. Je ne serai pas là. - - Est il indiscret de te demander ou tu seras, mon cher mari. - - Ton cher mari va passer la journée chez Jean à Montségur.Il veut me faire voir quelque chose. Objections ? - - Non, non, pas d’objection. Embrasse le pour moi. - - Ce sera fait. Maintenant si vous permettez Mesdames, je vais me coucher. - Pierre fit aux trois femmes le même baiser sur le front et sortit de la pièce. - La sortie de Pierre fut suivie d’un moment de silence, puis, Jeanne demanda à Emma. - - Bien sur, je ne veux pas me méler des problèmes de ton ménage, mais il me semble qu’il y a de l’eau dans le gaz dans vos rapports. - - Tu ne veux pas t’en méler, mais tu le fais quand même. Désolée de te décevoir, mais il n’y a pas de problème particulier entre Pierre et moi. Je crois simplement qu’il est un peu énervé par les attitudes aguicheuses de cette petite bécasse de Roxane. - - La petite bécasse, comme tu dis, n’est pas assez bète pour ne pas voir qu’entre Pierre et toi, « ça ne colle pas » - - En tous cas la petite bécasse devrait savoir que ce n’est pas son problème. - - Allons, allons, mes filles, arrétez de vous chamailler sans arrét….au sujet de Pierre. S’il vous entendait…. - - Et s’il pouvait voir tes sentiments à son égard, il rirait bien ! - - Décidement, vous êtes impossibles ce soir. Je vais me coucher. - - Moi, aussi - - Moi aussi - Et les trois femmes rejoignirent leurs chambres respectives. - Il était rare que les 4 occupants de la maison prennent leur petit déjeuner ensemble. Ce fut pourtant le cas quelques heures plus tard. - Les trois femmes parlaient de choses insignifiantes. Pierre était silencieux. - La vieille pendule venait de sonner 8 heures lorsque la sonnerie du téléphone lui succéda. - Pierre, machinalement regarda sa montre et dit - - C’est sans doute Jean. - Et il se leva pour décrocher le combiné. - Il écouta longuement ce que lui disait son correspondant , puis, lui répondit. - - C’est bien. Je suis d’accord. - Après avoir raccroché, il dit aux trois femmes qui le regardaient, attendant visiblement qu’il révèle la teneur de la conversation qu’il venait d’avoir au téléphone. - - Je vais faire une valise. Je ne rentrerai pas ce soir. A demain. - Puis il sortit. - Les trois femmes manifestement surprises, se levèrent de table, et seule, Roxane commenta : - - Il est vraiment curieux Pierre. Que lui arrive t il ?
C’est le lendemain, vers 18 heures que Pierre revint au volant de son Opel. Il était pâle, les traits tirés, et entra dans la maison au moment ou sa femme Emma en sortait. - Tiens ! Te voilà ? Peux tu me dire d’ou tu viens ? - - Non. Je le regrette. Pas pour l’instant. Excuse moi. - - Comment veux tu que je t’excuse, sans savoir ce que tu as fait ? - - Je t’ai seulement demandé de m’excuser de ne pouvoir rien te dire pour l’instant. - - Mais enfin, j’ai quelques droits de savoir ce que fait mon mari. - - Bien sur. Et c’est pourquoi je te demande de m’excuser de ne pouvoir rien dire maintenant . - - C’est donc très grave ? - - Si cela peut te rassurer, cela ne concerne pas notre couple. - - Mais encore ? Mais encore …… c’est tout.Ta mère et Roxane sont là ? ( A suivre) |
|  | | aristée Dard-d'Art

Inscrit le : 14 Juil 2005 Messages : 1062 Localisation : sud ouest
 | Sujet: UN SOUTERRAIN PEUT EN CACHER UN AUTRE ( SUITE) Lun 4 Sep 2006 - 8:37 | |
| - - Oui. Mais curieusement, Maman également était absente hier soir. Bizarre, hein ? Tu comprends que je puisse être surprise. - - Tout s’éclairera plus tard. Je vais prendre une douche. - Au diner, Emma et Pierre se retrouvèrent en tête à tête. Roxane et sa mère avaient été invitées chez de lointains cousins à Saint Paul trois Chateaux. - L’ambiance du repas était assez morose, lorsque Emma dit - - Ecoute, Pierre, je sens bien qu’entre nous, les choses ne vont pas. Je crois que nous pourrions profiter de ce moment ou nous sommes tout les deux seuls pour nous expliquer calmement. - Cela fait 5 ans que nous sommes mariés et que nous vivons ici chez ma Mère. Tu sembles bien t’accommoder de cette situation, d’autant plus , que, tu le sens parfaitement, Maman ressent une attirance pour toi, et que Roxane ne cache pas ses sentiments à ton égard . Je comprends donc qu’entouré de ta cour, tu te fasses très bien à cette situation. - Pour ma part, je ne te le cache pas, j’aspire a une vie de couple plus unie, et comment dirais je……débarrassée de celles qui nuisent à une bonne harmonie….Estimes tu envisageable que nous ayons une maison bien à nous ? - - Tu as raison, Emma, de provoquer cette explication. Bien entendu, ce que tu viens de dire au sujet de ta mère et de Roxane, ne m’avait pas échappé. - Pour répondre directement à ta question, j’estime parfaitement envisageable, sur tous les plans, et en particulier sur le plan matériel que nous achetions une maison bien à nous. - Mais il existe un problème dont je ne peux te parler maintenant, je te l’ai déjà dit. Ce problème ne concerne pas directement notre couple lui-même. Par ailleurs les choses sont encore trop floues. J’ai besoin d’un peu de temps pour y voir plus clair. Je te demande un peu de patience. Peux tu me l’accorder ? - - Il m’est difficile de vivre en sachant que tu me caches une chose importante. - Hier soir, tu n’as pas couché ici. Maman non plus. Peux tu au moins me dire s’il y a une corrélation entre ces deux faits ? - Il m’est difficile de te répondre pour une raison très simple : Je l’ignore. Ce que je puis te dire c’est en tous cas que cela n’a rien à voir avec les sentiments que ta mère peut avoir à mon égard. Cela au moins devrait te rassurer. - - Me rassurer ? C’est beaucoup dire, puisqu’il s’agit d’un problème grave. - - Allons Emma, ne pensons plus à tout ça. Viens, nous allons fumer une cigarette sur la pelouse. La température est très agréable, et nous entendrons chanter les grillons. - De fait, ce soir là, les grillons faisaient un concert presque assourdissant. Mais dans leurs chaises longues Pierre et Emma goutèrent le charme de cette soirée d’été, en haute Provence. - Il était prés de minuit lorsque Roxane et sa mère revinrent et s’installèrent à leur tour sur la pelouse pour raconter leur soirée. - Pierre, silencieux depuis un long moment, écoutait Jeanne qui parlait d’un certain Monsieur Lambert. - - Dites moi Belle Maman ( elle lui avait demandé de l’appeler Jeanne, ce qu’il faisait, sauf de temps en temps, ou, pour la faire enrager et pour s’amuser, il l’appelait « Belle Maman ») ce Monsieur Lambert, quel age a-t-il ? - - Je ne sais pas. Une cinquantaine à peu prés. - - Marié ? - - Divorcé. Pourquoi ces questions ? - - Parce que je suis un peu surpris qu’une jolie femme comme vous, dont les deux filles sont grandes, ne songe pas à se remarier. - - Je ne vous dois aucune explication !! - - Mais….Je ne vous en demandais pas. Je me suis borné à dire que j’étais étonné. Il y a bien 10 ans que vous avez perdu votre mari ? - - 9 ans, mais encore une fois, je ne vois pas a quoi riment ces questions….. - - Personne, ni Emma ni vous-même ne m’avez parlé de votre mari. Je m’en étonne. C’est normal de s’étonner de ce qui n’est pas normal….non ? - - Mais enfin, ou voulez vous en venir ? - - Mais encore une fois, je ne veux aller nulle part. Je m’étonne. Je m’étonne que l’on ne parle pas de votre mari, je m’étonne qu’il y ait des bruits qui courent… - - Quels bruits ? - - Oh, vous savez, quand il y a des bruits, il y en a de toutes sortes. Il ne serait pas mort d’une mort naturelle. Pour les uns suicide, pour d’autres meurtre . - - Vous écoutez les cancans, Pierre ? Vous me décevez. Sur ce, il se fait tard. Je vais me coucher. Bonsoir les enfants. - Une fois Jeanne entrée dans la maison, Roxane demanda - - Qu’est ce qui te prend Pierre, d’exhumer cette vieille histoire ? - - Quelle histoire ? - Emma intervint avant la réponse de Roxane. - - Ecoutez tous les deux. Maman avait raison. Il se fait tard. Allons nous coucher. Mais pour que tu ne te fasses pas un tas d’idées fausses, je te dirais, Pierre, que mon père est mort dans un accident de voiture. Bète comme tous les accidents. Il est vrai que certains ont voulu broder et inventer un suicide ou un meurtre, alors qu’il n’y avait aucun indice dans un sens ou dans l’autre. - - Je ne te demande qu’à te croire, Emma. Pourtant ces bruits doivent bien avoir une origine. Je ne sais pas, moi. Par exemple ton père avait peut être des problèmes d’argent, ou avait il une activité politique, ou….il peut y avoir beaucoup d’autres causes…. - - Rien. Il n’y avait rien. Par exemple, si tu es dans cette maison, c’est bien qu’il n’avait pas de problème d’argent. Logique, non ? - - Sur le problème d’argent, d’accord. Mais…..Bon, enfin, tu as raison, allons nous coucher.. - Dans la matinée du lendemain, Jeanne annonça qu’elle était invitée le Jeudi suivant chez une camarade d’enfance qu’elle venait de retrouver. Elle passerait chez elle la nuit du Jeudi au Vendredi. - Dans l’après midi, c’est Pierre qui recevait une longue communication téléphonique, a la suite de laquelle, il prévenait que son ami Jean l’invitait à Monségur Jeudi prochain. - Aprés cette annonce, Roxane demanda - - Mais qu’est ce que tu fais avec ton ami Jean ? Tu n’es pas bien avec nous ? - Pierre voulut répondre sur le mode de la plaisanterie - - Ne te fais pas de mauvais sang, Roxane, Jean est un vieux et excellent camarade, mais c’est tout. - Jeanne curieusement semblait très embétée du départ de Pierre le même jour qu’elle, mais ne fit aucune réfléxion. - Quand à Emma, elle était furieuse et ne chercha pas à le cacher. - - C’est tout de même curieux. Pierre et toi Maman ne sortez que très rarement, et là, par deux fois, le même jour, vous vous absentez.. - - Que veux tu insinuer, Emma. C’est une coïncidence, et c’est tout . Mon ami Jean vient de me téléphoner. Il veut me faire voir quelque chose. Je ne sais pas ce dont il s’agit, il m’a dit que c’était une surprise. - Encore une surprise ?....Coïncidence, coïncidence !!...dit Emma en partant se réfugier dans sa chambre…. ( A suivre) |
|  | | aristée Dard-d'Art

Inscrit le : 14 Juil 2005 Messages : 1062 Localisation : sud ouest
 | Sujet: UN SOUTERRAIN PEUT EN CACHER UN AUTRE ( SUITE) Mar 5 Sep 2006 - 7:53 | |
| - L’atmosphère resta tendue les jours suivant. Chacun ruminait dans son coin, et les conversations réduites au minimum, ne portaient que sur des détails de la vie courante. - Le Jeudi matin, Pierre et Jeanne partirent, chacun dans leur voiture à quelques minutes d’intervalle, ce qui ne contribua pas à ramener la sérénité chez les deux restantes, Emma et Roxane. - Est-ce le hasard, encore lui ! qui fit que Jeanne et Pierre revinrent dans l’après midi du Vendredi, à une demie heure d’intervalle ? - Ce fait confirma en certitude les craintes que chacune de son coté, Roxane et Emma cultivaient depuis plusieurs jours. - Emma monta aussitôt dans leur chambre, ou Pierre défaisait sa valise. - - Maintenant, Pierre, ça suffit. Tu vas me dire exactement ce qu’il se passe. Je n’accepte plus de faux fuyants. Tu vas retrouver Maman ? Tu me trompes avec elle ? - - Bon. Je reconnais que ce qui n’est qu’un hasard, peut être interprété comme une preuve. - Mais il n’en est rien. D’ailleurs, s’il y avait quelque chose entre ta mère et moi, nous aurions pris des dispositions pour ces « hasards" ne se produisent pas - - C’est peut être au contraire une suprème habilité. - - Non, Emma. C’est toi que j’aime, et toi exclusivement. J’aimerais que tu me croies sur parole et que tu me laisses quelques jours pour que j’arrive à une certitude dans un problème grave mais qui ne met pas en cause notre amour. - - Je suis désolée, Pierre, mais je ne tiens plus. Il faut absolument que tu me dises ce qui se passe. - Après un long moment de réflexion, Pierre finit par dire : - - Je vais te dévoiler la cause de mes préoccupations. Et puis, après tout, tu vas pouvoir m’apporter quelques lumières. - Toute l’affaire tourne autour de ton père. J’aimerais, pour que l’explication se déroule d’une façon chronologique que tu me dises tout d’abord ce que tu sais de l’accident dont a été victime ton père. - - Je crois te l’avoir deja demandé : pourquoi reparler de ces tristes circonstances ? - - Tu le comprendras plus tard. Commence par répondre à ma question.. - - Bon. Mon père était allé assister à une réunion, et c’est en revenant vers 1 heure du matin, que s’étant sans doute endormi, la voiture quitta la route , tomba dans un ravin et prit feu. Des débris calcinés, on ne retrouva pas grand-chose, sinon quelques os et l’alliance de mon père. Voilà. C’est à la fois terrible et très simple. - - Moins simple que tu ne le penses ma chérie. Beaucoup moins simple. - Par exemple, sais tu de quelle réunion ton père revenait lorsque l’accident s’est produit ? - - Non. Pas exactement. Mon père appartenait à une association philosophique, je crois.. - - Tu ne sais pas de quelle philosophie il s’agissait ? - - Non. - - Mais enfin, tu devais bien savoir certaines choses sur les opinions politiques de ton père ? - - Pas exactement. Je sais qu’il vitupérait souvent contre « cette gueuse de République » et qu’il disait que la France aurait grand besoin d’un pouvoir fort, mais c’est tout. - - C’est tout, dis tu ? Mais c’est déjà beaucoup. Ecoute ma petite Emma, ce que je vais te dire va te sembler inimaginable. Il faut que tu soies forte. J’ai de sérieuses raisons de penser que ton père est toujours vivant - - Mais tu es fou ? Il est mort dans un accident. - - Ce n’était pas un accident, mais une mise en scène. Il fallait que ton père disparaisse, sinon il risquait d’être arrété pour appartenance à une organisation mettant en danger la Nation. - - Mais qu’est ce que tu racontes ? Tu dis n’importe quoi !!Et pour quelle raison me dis tu tout ça ? - - Je te demande de t’asseoir, de m’écouter et surtout de ne révéler à personne pour l’instant ce que je vais te dire. - Tu sais qu’une première fois, Jean m’avait demandé de venir le voir à Monségur. Il voulait me montrer quelque chose. - Le village est actuellement construit au pied d’une butte. Sur cette butte, il y a les ruines de l’ancien village, ( tu sais que pour des raisons de sécurité, beaucoup de village provençaux étaient batis sur des hauteurs, ce qui facilitait leur défense) et il y aussi les vestiges d’un ancien château. Des légendes courent sur ce vieux château dans lequel une chèvre d’or serait ensevelie. - Lorsque nous étions jeunes ; avec Jean, nous venions souvent dans ces vieilles ruines pour chercher la chèvre d’or, et nous pensions en connaître tous les recoins. - L’autre jour, donc, Jean me demanda de venir. C’était pour m’amener devant une espèce de grotte sur la face sud, et que nous n’avions jamais pu voir, car d’énormes broussailles en cachaient l’entrée. Ces broussailles existent toujours mais un passage, lui-même bien camouflé a été aménagé pour avoir accés à la grotte. C’est tout a fait par hasard, en cherchant des champignons que Jean a découvert ce passage, et il m’attendait pour aller visiter cette grotte. - Nous y sommes allés donc le Jeudi soir.Cette grotte de 5 mètres de large et 10 mètres de profondeur environ était haute de plus de 4 mètres Nous n’y avons vu rien de spécial. - La semaine suivante, Jean qui avait été intrigué par ce passage manifestement entretenu, constata que des personnes venaient visiter les ruines, par petits groupes de 3 ou 4, jamais plus, et ces personnes, toutes finissaient par aller sur la face sud. - Il entendit discuter un petit groupe d’Allemands et le mot Donnerstag,( Jeudi), revenait à plusieurs reprises. Il pensa aussitôt qu’une réunion pourrait bien se tenir dans la fameuse grotte le Jeudi suivant, il m’en a parlé par téléphone et c’est pourquoi je me suis de nouveau absenté Jeudi. - Nous avions repéré un petit rocher, à proximité de l’entrée de la grotte, petit rocher caché sur 3 faces par de hautes broussailles. Là, nous pouvions voir sans être vus. Nous nous sommes mis en position dés 10 heures du soir, et nous commencions a être pas mal ankylosés et bien prés de quitter notre perchoir, lorsque nous entendimes des pas. - L’air était pur, la lune éclairait bien le paysage, et nous avons vu arriver 8 personnages dont une femme. Personne ne parlait. Lorsqu’il passait devant nous, un homme se retourna pour dire quelques mots à voix basse à la Dame qui le suivait, et Jean eut du mal à retenir un cri de surprise. Jean avait bien connu ton père ( alors que moi-même étant en Afrique noire, je ne l’avais jamais vu. ) - C’était ton père qui était là . Jean est formel. Par ailleurs, mon regard avait été plutot attiré vers la femme que je crois bien avoir reconnu. Mais je n’en suis pas absolument certain. Il me semble bien que c’était ta mère, (qui d’ailleurs n’était pas ici hier soir) - Au début de cette après midi, nous sommes retournés sur les lieux avec Jean. - Nous avons acquis la certitude que la réunion n’a pas eu lieu dans la grotte. En effet, s’il y avait un passage piétiné, il était assez étroit, et les traces s’arrétaient à droite de la paroi du fond. - Nous avons bien examiné les lieux. Dans cette paroi, il y a une fissure régulière, presque en forme de cercle. Il doit y avoir la possibilité d’ouvrir un accés plus à l’intérieur de rocher. Mais nous n’avons pas pu trouver par quel mécanisme cet accés pouvait être ouvert. Un peu par plaisanterie, nous avons essayé le coup du « Sésame ouvre toi », mais cela n’a pas marché ( A suivre) |
|  | | lison

Inscrit le : 22 Fév 2005 Messages : 6055 Localisation : Gratmoilebasdudos, Québec
 | Sujet: Re: Un souterrain peut en cacher une autre Mar 5 Sep 2006 - 21:08 | |
| Encore une fois, Lison intriguée... _________________ On s'en promet...hein les filles!!! |
|  | | aristée Dard-d'Art

Inscrit le : 14 Juil 2005 Messages : 1062 Localisation : sud ouest
 | Sujet: UN SOUTERRAIN PEUT EN CACHER UN AUTRE ( SUITE) Mer 6 Sep 2006 - 7:42 | |
| - Ce que nous avons observé, c’est qu’il y a à mi hauteur de la grotte, une sorte de balcon naturel constitué par une avancée du rocher. Nous pensons qu’une personne pourrait se blottir là avant l’arrivée des « pélerins » et que nous pourrions ainsi connaître le secret de l’ouverture. - Voilà, Emma, tu sais tout. Mais je t’en conjure une fois de plus, ne parle à personne de tout cela. - - J’ai, je ne te le cache pas beaucoup de mal à croire à cette histoire rocambolesque…D’après toi, mon père serait vivant, se livrerait à je ne sais quelle activité et ma mère le saurait. Cela fait beaucoup, beaucoup. - - C’est vrai, cela fait beaucoup….et pourtant il y aura d’autres découvertes à faire.. - - Mais enfin, tu dois bien avoir une idée. Dis la moi !! Penses tu que mon père ait des choses à se reprocher ? - Je t’ai dit tout ce que je savais. A partir de maintenant, à toutes les questions que tu me poseras, je ne pourrais te répondre que : Je ne sais pas. - Ah si, il y a une petite précision dont je ne t’avais pas encore parlé. - Jean a remarqué que le jour ou une réunion doit avoir lieu, à quatre endroits du chemin ou une erreur pourrait être commise, il y a des H formés par trois morceaux de bois, et dont les deux branches latérales indiquent la bonne direction. Ces H ne s’y trouvaient pas Mercredi, ils s’y trouvaient hier, ils n’y étaient plus ce matin. Si nous ne faisons pas erreur, nous pourrons savoir quand une réunion aura lieu dans la journée. Voilà. Maintenant c’est vraiment tout ce que je pouvais te dire. - Non seulement je te demande de ne rien dire, mais je te demande d’agir comme si tu ne savais rien. Il serait donc normal par exemple, qu’au cours du repas tu fasses part de ton étonnement devant mes absences…Enfin, tu vois….je compte sur toi pour donner le change. - - Je vais essayer, Pierre. Mais ce que tu me demandes est bien difficile…quoique mes craintes soient bien réelles. - Durant le repas, Pierre remarqua que sa belle mère, Jeanne semblait absente, préoccupée, et il se demanda si elle était au courant depuis longtemps de la « resurrection « de son mari. - Il ne se passa rien de notable pendant les jours qui suivirent. - Le Jeudi matin, Jean appela Pierre, pour lui dire que les H venaient de réapparaitre, et qu’une réunion aurait sans doute lieu le soir même. - Pierre eut toutes les peines du monde pour dissuader Emma de l’accompagner. Elle voulait vérifier par elle-même s’il s’agissait bien de son père, mais Pierre tint bon, et il partit à Montségur au début de l’après midi.. - Lorsqu’il arriva chez Jean, ce dernier finissait de préparer un petit en cas dans une musette, car il se proposait de partir pour la grotte immédiatement, de prendre position sur la petite plateforme surélevée, et d’attendre l’arrivée des participants à la réunion secrète pour voir le système d’ouverture de la roche.Cela faisait de longues heures d’attente, sur un espace très limité, et un petit casse croute ferait passer le temps. - Arrivés dans la grotte, Pierre fit la courte échelle à Jean qui parvint sans trop de difficulté à monter sur la plateforme qui en fin de compte s’avéra un peu plus spacieuse qu’il le craignait Pierre partit immédiatement pour ne pas prendre le risque d’être vu par l’un des membres de la réunion. - Il avait été entendu que vers 20 heures, Pierre, en faisant un grand détour par le sud, viendrait prendre position sur le rocher ou ils étaient venus faire le guet la semaine précédente. - C’est vers 22heures30 que les premières personnes passèrent devant Pierre. Elles étaient trois, et il était très probable que ces premiers arrivés devaient se charger de l’ouverture de la roche. - Pierre pensa que l’ami Jean devait être sur le qui vive, et il espéra qu’il pourrait bien voir la manœuvre effectuée pour réaliser l’ouverture, et ce sans se faire remarquer. Le risque existait, et il avait été covenu, que si Jean était découvert par les mystérieux visiteurs, Pierre ne devrait pas intervenir, mais partir aussitôt pour prévenir la gendarmerie. La cabine téléphonique avait été repérée à l’avance. - Durant une demie heure, les arrivées se succédèrent, et Pierre compta en tout 23 personnes, parmi lesquelles il crut reconnaître Jeanne, mais là encore sans une certitude absolue. - A 11 heures et quart, Pierre vit arriver Jean, visiblement satisfait et très excité. - - Ca y est gars !!!J’ai vu comment pénétrer dans la cache secrète. A un endroit très précis de la fente circulaire, endroit que j’ai parfaitement repéré( j’ai laissé mon couteau ouvert, et fait en sorte que la lame vise l’endroit exact. - Un bonhomme avait une lame metallique mince d’environ 30 centimètres de long. Il a introduit a peu prés le tiers de cette lame dans la fente. Je suppose qu’il doit y avoir un bouton ou un crochet que la lame déclenche, et un panneau rocheux s’ouvre, laissant un passage d’environ 1 mètre 50 de haut et presque autant de large. - Voilà. Nous ne pouvons pas faire plus ce soir. Nous reviendrons demain après midi, après avoir fabriqué un outil comparable à celui que j’ai vu. - Le lendemain en fin de matinée, Jean et Pierre essayaient de réaliser le fameux outil. - Pierre avait pensé utiliser un bec de pelle- fourche. Après l’avoir scié, il fallait limer un bout pour que l’épaisseur soit assez réduite pour entrer dans la fente, sans endommager ses bords. - Jean qui avait vu l’objet utilisé, était persuadé que le leur était identique - Dans l’après , en prenant de grandes précautions pour ne pas être vus, Pierre et Jean allèrent à la grotte.. Jean monta sur la plateforme ou il avait passé de si longues heures la veille, et retrouva le couteau qu’il avait mis pour viser l’endroit ou l’outil devait être inséré. - Pierre mis le doigt sur la fissure et monta doucement. La haut, sur sa plateforme, Jean le guidait » plus haut plus haut, va doucement …stop ».Le doigt de Pierre était dans l’alignement de la lame du couteau. - - Surtout, ne bouge pas ton doigt. Il est juste au bon l’endroit, j’arrive. - Jean sauta de sa plateforme, saisit leur nouvel instrument et l’inséra dans la fente, très lentement. Il sentit une résistance, appuya légèrement et aussitôt, tout le panneau rocheux recula d’un bon mètre. - Le moment de stupéfaction passé, Jean voulut s’élancer dans le passage ainsi ouvert, mais Pierre le retint : - - Attends, attends !! Imagine que le panneau se referme après notre passage. Si nous ne trouvons pas le truc pour sortir nous serrons enfermés. Reste dehors avec l’outil, tu pourras toujours me rouvrir. Je vais voir s’il y a un système pour ouvrir de l’intérieur. - La recherche ne fut pas longue. 20 centimètres au dessus du bouton qu’il avait fallu actionner pour entrer, il y avait un autre bouton, dont la tête était tournée vers l’intérieur. Par ailleurs, comme cela ne présentait pas de danger d’être découvert, une trace sur la paroi intérieure indiquait l’endroit ou l’outil devait être insérer pour ouvrir ou fermer de l’intérieur. - Jean vint rejoindre Pierre, et ils refermèrent « la porte » sans difficulté. ( A suivre) |
|  | | aristée Dard-d'Art

Inscrit le : 14 Juil 2005 Messages : 1062 Localisation : sud ouest
 | Sujet: UN SOUTERRAIN PEUT EN CACHER UN AUTRE ( SUITE) Jeu 7 Sep 2006 - 7:52 | |
| - Pierre et Jean allumèrent les lampes electriques dont ils s’étaient munis. - Ils suivirent une sorte de boyau étroit de 5 mètres de long environ, et arrivèrent dans une immense pièce. Elle devait faire une quinzaine de mètres sur 8 sous une hauteur de plafond de 3 mètres. - Cette pièce était meublée d’une très grande table et d’une cinquantaine de fauteuil. Sur les parois, d’immenses bibliothèques pleines de livres. Tout était d’une propreté rigoureuse. - Ils restèrent un long moment interdits au milieu de la pièce, puis Jean repéra un grand manchon qui pendant au bout d’une chaine au milieu de la pièce. C’était sans doute un éclairage au gaz. Jean alluma une allumette tourna une clé au dessus de manchon et aussitôt, une lumière vive éclaira toute la pièce. - Il leur suffit d’un coup d’œil pour savoir ou ils se trouvaient. - Partout, des portraits d’Hitler et des croix gammées. Ils étaient dans un repaire de néonazis. - Dans la bibliothèque, de nombreux exemplaires de « Mein Kampf » et des livres écrits à la gloire du fascisme et en particulier de l’Hitlerisme. - Au fond de cette grande pièce, 2 portes donnaient accés à 2 couloirs, l’un partant sur la gauche , l’autre sur la droite. De chaque coté des 2 couloirs des portes donnaient acces à une dizaine de chambres, une grande cuisine, des salle de bains. Tout était meublé luxueusement, et cette immense maison souterraine avait visiblement été habitée. - Pierre et Jean revinrent dans la grande pièce de réunion et examinèrent divers dossiers classés dans un grand secrétaire. - Ils s’étaient demandés pourquoi l’itinéraire à suivre pour venir ici, était balisé avec des lettres H et ils n’avaient pas trouvé une bonne réponse. - La réponse, ils la connaissaient désormais. Ce groupe néonazi avait pris pour nom HILDA. Ce prénom féminin allemand désignait en fait HITLER IST LEBENDIG DA.( Hitler est vivant là) - Ce qui amena Pierre et Jean à penser que durant une certaine période , sans doute juste après la fin de la guerre, Hitler avait vécu en ce lieu. - Ils en eurent confirmation en trouvant un document faisant mention de la présence du « Fuhreur » durant 4 mois en 1946. Ils apprirent également qu’Hitler était mort en Autriche en 1952. - Poursuivant leurs recherches, ils trouvèrent un document très récent…Il s’agissait de la liste des personnes présentes lors de la réunion de la veille. - Il y avait 23 noms ( ce qui correspondant au décompte effectué par Pierre lors de leurs arrivées) A coté de 20 noms la mention « Membre ». A coté des 3 derniers noms, la mention « invité » . - Parmi les membres le nom de Bernard Valayer. Parmi les invités celui de Jeanne Valayer. - Ainsi le fait était parfaitement établi. Le père de Roxane et d’Emma était bien vivant. Par ailleurs, c’était bien la belle mère de Pierre qui assistait (à titre d’invitée) à la réunion. - Pierre et Jean restèrent une heure et demie à lire divers documents, puis ils décidèrent de sortir pour pouvoir réfléchir dans une ambiance moins stressante. - L’ouverture du panneau rocheux ne posa aucune difficulté. - Pour plus de sécurité, ils partirent de la grotte l’un vers la droite, l’autre vers la gauche, pour se retrouver chez Jean. Par la suite, ils admirent que cette précaution était ridicule, puisqu’ils ne l’avaient pas prise jusque là. - La question qui se posait a eux était simple à formuler. Devons nous prévenir les autorités ? Mais la réponse était plus délicate. Prévenir les autorités, c’était exhumer et déconsidérer un homme, c’était également entrainer la belle mère de Pierre dans de graves ennuis, ainsi bien entendu, par contre coup, Emma et Roxane. - Pierre et Jean se donnèrent une nuit de réflexion et décidèrent de s’appeler au téléphone le lendemain matin. - Pierre rentra chez lui. Malgré les demandes pressantes d’Emma, il refusa de lui faire part des découvertes faites dans la journée. - - Ecoute, ma chérie, je te demande de patienter jusqu’à demain. Jean et moi devons nous entretenir sur une décision que nous devons prendre. Nous avons décidé de prendre une nuit de réflexion . Je te promets que dés demain, je te raconterai tout. Aide moi, pour que ce soir, l’ambiance durant le repas soit normale. - En fait le souper se déroula dans une atmosphère lourde. Seule, Roxane était très naturelle et ne se rendait pas compte de l’ambiance anormale. - Le lendemain, Pierre téléphona à Jean qui lui dit aussitôt - - Je crois que j’ai trouvé une solution. - Il me semble évident que nous ne pouvons nous taire. Nous devons donc tenir au courant les autorités. Par ailleurs, nous pourrions essayer d’éviter que Jeanne soit inquiétée. Pour cela, je te propose de retourner à la grotte, et de reprendre les listes de participants sur lesquelles ta belle mère figure. - - Vois tu répondit Pierre, j’étais arrivé a la même conclusion que toi, avec une petite variante. Je crois que nous devrions en premier lieu avoir une discussion avec Jeanne pour déterminer dans quelle mesure elle est mouillée dans cette histoire. Cela nous permettra de savoir, sur combien de pièces son nom risque de paraître. Nous irions les chercher et après nous préviendrons les autorités. - - Je me rallie entièrement à ta proposition Pierre. Veux tu avoir seul une explication avec ta belle mère, ou veux tu que je vienne ? - - Il faudrait que tu viennes et qu’Emma assiste à l’entretien. Je vais me débrouiller pour que Roxane soit invitée par une copine. Je voudrais qu’elle reste en dehors de tout ça, et par ailleurs, nous serons plus tranquilles pour parler tous les quatre sans risquer d’être dérangés. - - OK. Je suis à ta disposition. Dés que tu auras pu éloigner Roxane, tu me préviendras, et j’arriverai ausitot. ( A suivre) |
|  | | aristée Dard-d'Art

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 | Sujet: UN SOUTERRAIN PEUT EN CACHER UN AUTRE ( SUITE) Sam 9 Sep 2006 - 9:02 | |
| - Pierre fit part à Emma de la réunion à 4 que Jean et lui-même avaient prévue. Il fallait que Roxane reste en dehors de ces discussions et pour cela il faudrait qu’elle soit invitée pour 24 heures chez une copine. - Emma dit qu’elle en faisait son affaire, et d’ailleurs, elle était tellement impatiente de savoir ce qui se passait qu’elle se débrouilla pour faire inviter Roxane le jour même. - Roxane partit à 15 heures et Jean arriva une heure plus tard. - Jeanne avait manifesté l’intention d’aller faire des courses dans l’après midi, et Pierre eut toutes les peines du monde pour l’en dissuader. Afin d’emporter le morceau, il finit pas leur dire - - Ecoutez, Jeanne, Jean va arriver, et il faut qu’avec Emma nous ayons tous quatre une explication sérieuse. - - Une explication sérieuse ? A quel sujet ? Et pourquoi la présence de Jean est elle nécessaire ? - Vous le saurez bientôt. Jean ne va pas tarder. - Jeanne était devenue très pale, et dit seulement. - - Bien. Je ferai mes courses demain. Je vais dans ma chambre. Appelez moi quand Jean sera là. - Une demie heure plus tard, Jeanne, Emma, Jean et Pierre étaient réunis dans le salon. - Il appartenait à Pierre de prendre la parole ce qu’il fit sans attendre. - - Nous avons à parler d’un problème grave. Vous savez sans doute, Jeanne, que votre mari n’est pas mort dans un accident de voiture, et qu’il est bien vivant ? - Après un moment d’hésitation, Jeanne répondit - - Je le sais depuis un mois seulement. Il m’a téléphoné avec de grandes précautions, et après m’avoir assuré qu’il était bien lui ( sic) il me proposait un rendez vous à Orange, et me demandait de ne parler à absolument personne de sa « résurrection » - Lors de notre rencontre, il m’expliqua qu’il avait du mettre en scène sa mort pour arréter une enquète en cours à son sujet. - Il me parla d’un mouvement auquel il appartenait depuis des annèes à mon insu. - D’après lui, le but de ce mouvement était le bien de l’humanité. En particulier il s’agissait de lutter contre le risque islamique. C’est leur position très nette à cet égard qui, me dit il faisait que ce mouvement était mis hors la loi : Les autorités ne voulant pas susciter des réactions , voire des émeutes dans les milieux musulmans. - Je ne voyais rien de répréhensible dans ce mouvement appelé HILDA, je ne sais pourquoi. - Mon mari m’a demandé de venir assister à l’une de leurs réunions qui compte tenu des circonstances, devait s’entourer d’un certain secret. - J’y suis allé une première fois. Cela m’a paru bizarre, avec toutes ces photos de Hitler et ces croix gammées, mais mon mari me dit, que cet endroit, en effet avait servi à une secte peu interessante qui conservait le culte de Hitler. Mais eux, HILDA, n’avaient rien avoir avec tout ça. - Durant la réunion, il ne fut pas question de Hitler ou des idées nazies. Il s’agissait simplement d’accroitre l’implantation de Hilda dans d’autres pays d’Europe. - Mon mari fit une communication sur le risque Islamiste. - Voilà tout ce que je peux vous dire. - Pierre demanda alors : - - A combien de réunions avez-vous assisté ? - A deux réunions. Elles étaient très semblables sauf qu’a la fin de la deuxième réunion, il y a eu une communication curieuse, concernant des possibilités d’obtenir des armes. - J’avoue ne plus savoir que penser. Mon mari semble pourtant très sincère. - - Votre mari, ma chère Jeanne est peut être sincère dans ses convictions, mais il ne vous dit pas la vérité. D’ailleurs, avant sa « mort » il ne vous avait parlé de rien du tout, n’est ce pas. - Le mouvement HILDA est bel et bien un mouvement néonazi. D’ailleurs, HILDA signifie Hitler est vivant, là. - - Mon Dieu !!! Qu’allons nous faire ? - - Ecoutez, Jeanne, Jean et moi y avons réfléchi. - Il est évident que nous ne pouvons rester sans rien dire. Nous devons avertir les auorités car ce mouvement peut être très dangereux. D’un autre coté, nous voudrions éviter que vous ayez des ennuis. C’est pourquoi nous vous en parlons auparavant. Il était de savoir depuis combien de temps vous assistiez aux réunions. Maintenant nous savons que vous n’avez assisté qu’à deux séances. Jean et moi, retournerons dans la grotte pour prendre les listes des participants aux deux dernières réunions. Nous espérons ainsi que vous pourrez rester « hors du coup » - - Merci. Merci. Et pour mon mari ? - - Là, nous ne pouvons rien faire. Il est évident que comme membre très actif semble t il, son nom doit se trouver dans d’autres lieux, et sera retrouvé au cours de l’enquète qui ne manquera pas d’être effectuée. D’ailleurs, savez vous ou il se trouve ? - - Non. Il n’a pas voulu me le dire. C’est lui, et lui seul qui entre en contact avec moi - Jeanne, écoutez moi bien. Nous ferons tous les efforts possibles pour que vous ne soyez pas inquiétée. D’ailleurs, vous n’avez pas été affiliée vraiment à ce mouvement. En revanche, votre mari milite depuis très longtemps. Il a pris des responsabilités : il doit les assumer. En conséquence, nous vous demandons instamment de ne pas lui parler de nos découvertes. Sur ce point, Jean et moi exigeons un engagement absolu de votre part. - - Je m’engage à ne rien lui dire. Mais s’il me propose de venir à une nouvelle réunion, que devrais je lui répondre ? - - Que vous avez besoin de refléchir quelques jours avant de prendre une décision. Maintenant, je vais vous poser une question personnelle, mais elle est nécessaire. Aimez vous toujours votre mari ? Quels sentiments lui portez vous ? - - Depuis 9 ans mon mari était mort pour moi. Avant sa disparition, nos liens d’affection s’étaient bien distendus. Lorsqu’il a repris contact avec moi, j’ai surtout était curieuse de savoir ce qui s’était passé. - Pour répondre franchement à votre question, non, je n’aime plus mon mari. Néanmoins, nous avons été mariés. Il ne peut être pour moi un homme quelconque, et j’aimerais bien qu’il ne soit pas trop embété.. - - « Pas trop embété » ? Vous savez Jeanne, pour faire partie de ce mouvement, il faut avoir une échelle des valeurs morales bien différentes des notres. Pour eux, les vies humaines ne pèsent pas lourds. Encore une fois, il s’est engagé volontairement dans une voie. Il doit en assumer les conséquences. Donc laissez faire les choses, restez neutres. - La nuit prochaine, nous irons avec Jean récupérer les listes sur lesquelles votre nom figure. Voilà. ( A suivre) |
|  | | aristée Dard-d'Art

Inscrit le : 14 Juil 2005 Messages : 1062 Localisation : sud ouest
 | Sujet: UN SOUTERRAIN PEUT EN CACHER UN AUTRE ( FIN) Dim 10 Sep 2006 - 7:47 | |
| - Tu viens Emma ? je vais te demander de nous préparer un casse croute pour la nuit prochaine. - Pierre et Emma sortirent. En fait, Pierre et Jean n’avaient pas besoin d’un casse croute pour la nuit suivante, mais Pierre voulait parler à sa femme. - - Emma, ma chérie, je comprends que tu dois être très remuée par ce que tu viens d’apprendre. Et pourtant j’ai quelque chose à te demander. - Il n’est pas impossible que durant notre absence, dans l’après midi, il n’est pas impossible que ton père téléphone à Jeanne. Veille bien sur elle. Sans arrét. Il ne faut surtout pas qu’elle commette une imprudence au téléphone. Je ne veux pas t’affoler, mais notre vie peut être en jeu.. Comme je le disais tout à l’heure, une vie humaine ne pèse pas lourd pour ces gens là, et pour défendre leur incognito, ils n’hésiteraient pas une seconde à tuer. - D’ailleurs, il serait bon que tu discutes avec ta mère, pour qu’elle soit vraiment convaincue qu’elle ne doit rien dire. - - Tu peux partir tranquille de ce coté là. Je ne quitterai pas Maman durant ton absence, et il est même possible que je lui impose de venir coucher dans notre chambre. Je me rends parfaitement compte des risques que vous prenez pour elle, et il faudra bien qu’elle en convienne. - La nouvelle expédition dans la grotte de Montségur se déroula sans aucun incident et Pierre et Jean trouvèrent sans difficulté les listes de présence aux deux dernières réunions de HILDA. - Il restait à prévenir les autorités. Oui. Mais quelles autorités ? - - Il fallait viser assez haut, car les choses devaient être menées rapidement. - Jean connaissait un peu le Secrétaire de la Prefecture de Valence. Il fut décidé qu’il lui téléphonerai le lendemain dans la matinée et qu’un rendez vous serait pris, le plus vite possible, avec le Préfet. - La réaction des autorités fut rapide. - 48 heures après la conversation que nous venons de rapporter, le Ministre d’intérieur avait pris cette affaire en mains, et au petit matin, une CRS, en présence du Préfet de la Drome et de Nicolas Sarkozy, investissait la grotte. Pierre et Jean étaient également présents, ce dernier muni du petit outil rudimentaire qui permettait d’ouvrir la paroi rocheuse. - Les premiers hommes arrivaient à moins de 10 mètres de l’entrée de la grotte, lorsqu’un haut parleur se fit entendre. - « Messieurs, arrétez vous. La Grotte et les appartements intérieurs sont piégés. Nous n’avons plus rien à perdre. Je désire parler à la plus haute autorité présente. » - Quelques minutes plus tard, on apportait un porte voix à Nicolas Sarkozy. - « Vous êtes encerclés. Qui êtes vous ? Rendez vous !! - - « Je ne ferai pas mystère de mon nom. Je suis Bernard Valayer Je me suis rendu compte hier soir que deux listes des participants aux dernières réunions avaient disparus. Quelqu’un était venu. Nous étions découverts . J’aurais pu partir après avoir détruit nos archives..Je suis persuadé que ce sont des personnes de ma famille qui m’ont vendu, alors j’ai décidé de rester, pour qu’ils sachent que je sais leur félonie. Vous pouvez me tuer, cela n’a pas une grande importance . J’ai fait don de ma vie à notre cause. - Maintenant, si vous voulez éviter les effusions de sang, voici mes conditions. - Faites venir ma femme et mes deux filles. Elles me rejoindront ici. Et nous partirons ensemble. Faites préparer un véhicule avec le plein d’essence. Et je veux qu’à l’aérodrome de Marignane, un avion puisse nous emmener en Argentine. - Ah ! J’ajoute, Monsieur le Ministre que vous ne devez pas bouger d’où vous êtes, ainsi que les personnalités à votre coté. Si l’un de vous fait un mouvement de fuite, sans préavis, une arme automatique vous fauchera immédiatement. - Voilà ! Il est inutile de discuter. Envoyez moi ma femme et mes filles ou ce sera une hécatombe » - Nicolas Sarkozy tenta de parlementer. - « Monsieur Valayer.Vous avez pris des risques, vous avez perdu.Votre femme et vos deux filles ne sont nullement engagées dans cette affaire. Vous n’allez pas les entrainer dans votre chute ? » - Bernard Valayer répondit. - Je ne reprendrai plus la parole. Si l’un de vous bouge, je vous fais faucher immédiatement. Votre seule solution est de faire venir ma femme et mes filles. Voilà. Je ne répondrai plus. - Le Ministre et le Préfet discutèrent longuement, puis, Monsieur Sarkozy reprit son haut parleur. - - « C’est bon. Nous faisons venir votre femme et vos filles. Cet homme ( il désigna un membre de la Préfecture à ses cotés, va s’en aller les chercher. D’accord ? - Pierre qui se trouvait dans le groupe autour du ministre, intervint - Monsieur le Ministre, il serait plus humain que ce soit moi qui aille chercher ces dames. - - D’accord répondit Sarkozy qui en reprenant à nouveau son haut parleur, cria : - Rectification, Monsieur Valayer. C’est cet homme qui va aller chercher votre femme et vos filles « Cet homme, » comme vous dites, est je crois bien, mon gendre. J’ai des raisons de penser que c’est à lui que je dois d’être dans cette situation. - Puis après un moment de réflexion, il ajoutat. - - Bon. Qu’il aille chercher sa femme, sa belle mère et sa belle sœur. Et qu’il fasse vite !! - Pierre partit vers sa voiture. Il fut rejoint par un membre du cabinet de Sarkozy, qui ne faisait pas partie du groupe autour du ministre et avait pu par conséquent s’éclipser. - Durant le trajet, Jean Louis le collaborateur du ministre, dit à Pierre - - Je vous laisse le soin de parler avec vos trois femmes. Moi, je vais me charger des problèmes de transport : véhicule et réquisition d’un avion à Marignane. Pour l’instant, nous devons accéder aux demandes de votre beau père.Les services spéciaux vont prendre les choses en main. L’un de mes collègues les a prévenu. - A propos, vous connaissez bien le coin, et en particulier le vieux Montségur ? - - Oui. - - Connaissez vous un endroit, relativement proche de la grotte, d’où l’on peut voir sans être vus - - Oui. En plein sud et à 70 ou 80 mètres de la grotte, il y a un rocher entouré de broussailles sur trois cotés. Il n’est accessible que sur sa partie sud. Vous songez à disposer des tireurs d’élite ? - Peut être, peut être…La décision ne m’appartient pas, mais je transmettrai vos renseignements. - En ce qui vous concerne pas d’imprudence, pas d’initiatives intempestives. Rassurez ces dames, et retournez avec elles à Montségur. Nous nous chargeons du reste. Descendez moi à Saint Paul Trois Chateaux, et je me débrouillerai. - Lorsque Pierre arriva, c’est Jeanne qu’il rencontra en premier lieu. - - Emma et Roxane sont là ? - -Oui, dans le salon. Cela s’est bien passé ? - - Venez, je vais vous raconter à toutes les trois. - Pierre fit le récit de tout ce qui s’était passé, et de la demande de Bernard, d’avoir auprés de lui sa femme et ses deux filles. Roxane se mit à hurler « je ne veux pas , je ne veux pas y aller, ils vont nous tuer.. ; » - - Mais enfin Roxane qui sont ces ils qui veulent te tuer. Ton père ne veut pas tuer sa femme et ses filles, et les autorités Françaises non plus bien sur - - Je ne sais pas, mais je ne veux pas y aller, je ne veux pas. - Très pales elles mêmes, Jeanne et Emma essayèrent de raisonner Roxane mais elle ne voulut rien savoir. - Bon, dit Jeanne. Reste là, Roxane. Nous allons y aller avec Emma et j’expliquerai à ton Papa. Tout va s’arranger, calme toi, je lui parlerai , ça va aller… - Il fut décidé que Roxane serait déposée chez une de ses amies, et Pierre, Jeanne et Emma partirent sur Montségur. - Lorsqu’ils arrivèrent, la situation n’avait pas évolué. A plusieurs reprises, le Préfet avait tenté d’entrer en contact avec Bernard Valayer, qui conformément à ce qu’il avait annoncé, ne prononça pas un mot. - Pierre expliqua que la plus jeune fille n’avait pas voulu venir, et demanda que l’on donne le porte voix à Jeanne pour qu’elle parle à son mari. - - Bernard, c’est moi Jeanne. Je suis venue avec Emma. Roxane est très affolée et n’a pas voulu venir. Je t’en supplie, Bernard ne fais pas de bétise. Pense à nous, rends toi ! Tu sais que la peine de mort n’existe plus en France et de toutes façons, tu n’as pas de sang sur les mains. Rends toi et mets fin à ce drame. - - Je regrette que Roxane n’ait pas voulu venir. Elle me fait honte. Venez, je vous attends. - Jeanne regarda Nicolas Sarkozy, très pale, et qui hésita un long moment. - Envoyer ces deux femmes à un fou comportait de grands risques. Certes, il s’agissait de la femme et de la fille du forcené, mais n’avait il pas la volonté de se faire sauter avec toute sa famille ? - Avant que le ministre ait pris une décision, c’est Bernard qui reprit la parole. - « - Je vous promets solennellement que je ne ferai aucun mal à ma Femme et à ma fille, si tout se passe normalement. - Si le véhicule que j’avais demandé est là, je sortirais encadré par mes proches, et leurs vies ne pourra être mises en jeu que si vous prenez des initiatives malheureuses. Vous êtes, seuls, responsables de la suite des évènements. - J’ai pris mes dispositions. A mon arrivée à Marignane, Ma femme et ma fille seront libérées au pied de l’avion que vous aurez frété pour moi. Prenez votre décision rapidement. Je n’attendrai pas au-delà de 5 minutes. » » - Une discussion s’engagea entre les assiégeants, et Jeanne fut formelle - - Je suis persuadé que Bernard tiendra parole. Pour tout le monde, il vaut mieux que nous allions le rejoindre. Si vous ne tentez rien contre lui, nous ne risquons rien. - Le Ministre finit par donner son accord, et les deux femmes, se tenant par le bras pour se soutenir mutuellement se dirigèrent vers la grotte. - De longues minutes s’écoulèrent encore, lourdes d’angoisse, interminables. - Puis Bernard se fit entendre. - - Nous allons sortir. Repliez vous à plus de 100 mètres de la grotte dans la direction est. Dépéchez vous. Pas d’initiative malheureuse, ou je tire instantanément. - Lorsque le groupe des autorités se fut éloigné, Bernard sortit, encadré par les deux femmes contre lesquelles il appuyait 2 pistolets. - Le groupe passa à moins de 50 mètres du rocher sur lequel un tireur d’élite avait été posté. Mais il reçu l’ordre, dans ses oreillettes, de ne pas tirer. Même si le tireur parvenait à le tuer sur le coup, et même si Bernard n’aurait peut être pas tiré volontairement sur sa femme et sa fille, le risque qu’un ultime spasme lui fasse appuyer sur la détente, était hautement possible.. - Bernard et les deux femmes parcoururent environ 300 mètres jusqu’au véhicule qui les attendait. - Bernard fit tout d’abord monter sa fille par la portière arrière gauche, en la tenant toujours dans sa ligne de tir. Il avait décidé de faire conduire sa femme. Il se pencha pour pénétrer par la portière avant droite et regagner ensuite la place du passager. - C’est lorsqu’il se courba pour entrer, que durant une fraction de seconde, il n’y eut aucune personne dans sa ligne de tir. - Un détonation, et Bernard s’écroula, une balle dans la tête. Un tireur d’élite avait su saisir le seul moment ou Bernard n’était pas dangereux, pour l’abattre. - Les deux femmes hurlèrent, cependant que des policiers se précipitèrent pour s’assurer que le forcené était bien mort. - On éloigna les deux femmes du véhicule, et il ne s’écoula pas une minute, avant qu’une énorme explosion n’ ébranle l’atmosphère. - Bernard avait fait sauter la grotte, et l’appartement souterrain, avec une bombe à retardement. Presque tous les documents ont été détruits. - Le ministère de l’intérieur, à partir des quelques documents encore utilisables vient de lancer une enquète. - - - - FIN |
|  | | | Un souterrain peut en cacher une autre | |
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