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aristée Dard-d'Art

Inscrit le : 14 Juil 2005 Messages : 1055 Localisation : sud ouest
| Sujet: Les tournants de la vie Lun 19 Déc - 17:34 | |
| Les tournants de la vie
Jacques, descendit dans le garage en sous sol, trois étages en dessous de son bureau et monta dans sa Mercédes. Installé dans sa voiture, sur de ne pas être vu, il se laissa aller. Les deux bras sur son volant, il posa sa tète sur eux et fut pris d’un tremblement de tout le corps. Lorsque son calme fut a peu prés revenu, il réfléchit un instant, et décida, qu’il valait mieux en finir. Ayant mis le contact, il vit que sa reserve d’essence lui permettait de faire environ 150 km. Il était 15 heures 15. Il mit son compteur journalier a 0. Tout était très clair désormais dans son esprit. <il allait rouler durant 100 km. Entre le 100ème et le 120 ème km, il fallait qu’il repère un gros arbre prés de la route. Il détacherait sa ceinture de sécurité, écraserait l’accélérateur et foncerait sur l’arbre choisi. Cette décision prise, il eut une préoccupation majeure : Surtout, ne pas rouler trop vite ou trop lentement. Il fallait qu’il roule normalement, comme pour un déplacement ordinaire. Toutes ces dispositions prises, il revint a ces deux derniers mois. Il y a un peu plus de deux mois, il était parfaitement heureux. Il dirigeait sa petite entreprise qui tournait normalement, il avait une magnifique villa, une femme qui non seulement avait eu un prix de beauté il y a 7 ou 8 ans mais qui était pédiatre et possédait une culture assez étendue.Son caractère était agréable. Jacques non seulement été heureux, mais, ce qui est plus rare, il était conscient de l’être. Dans ce ciel pur et bleu, l’orage a éclaté il y a juste deux mois. En rentrant de son bureau Jacques avait trouvé le billet classique. Classique pour les autres. « Jacques, je sais que je vais te faire de la peine, mais j’ai revu un ami d’enfance perdu de vue depuis 15 ans. Nous nous aimons. Pardon. Je pars. » Jacques ne considéra pas que ce billet était banal puisque classique…… Ce fut un écroulement. Il n’avait absolument rien vu venir, la surprise était totale. Il continua a venir a son bureau et machinalement expédiait les affaires courantes, sans se battre comme il le faisait auparavant pour conquérir des clients nouveaux. C’est au début de l’après midi que le coup de grace lui fut donné. A 14 heures, son chef comptable était venu le voir. Il lui dit chiffres a l’appui que la situation financière de la société était très mauvaise Jacques lui demanda pourquoi il ne lui en avait pas parlé avant. Il répondit, qu’ayant entendu Jacques depuis des mois, parler d’un marché mirifique qui allait complètement modifier la configuration de la Société, il avait pensé inutile d’alarmer pour rien le patron. Comme depuis quelque temps, Monsieur Jacques ne parlait plus de ce projet, il avait résolu de le mettre au courant de la situation actuelle. Jacques ne pensa même pas une seconde que sa fuite et son projet de suicide étaient une lacheté et qu’il laissait tous ses employés dans une situation difficile. Son Univers avait été composé de trois éléments indissociables. Lui-même, sa femme Madeleine et sa Société. Un élément avait disparu.Tout s’écroulait. Tout le reste n’existait plus.Lui dans quelques minutes et sa Société un peu plus tard. Jacques regarda son compteur journalier. Il avait parcouru 54 kilomètres. Il constata avec satisfaction qu’il était parfaitement calme, et qu’il roulait normalement, ni trop vite, ni trop lentement. Il en ressentit une certaine fierte. Aussi bizarre que cela paraisse, il se mit même a siffloter La route traversait une foret, le soleil brillait, le temps était magnifique. Merveilleuse journée pour mourir pensa Jacques.. Un tournant sur la droite était annoncé. Jacques rétrograda , ralentit et c’est lorsqu’il était en plein virage, qu’il vit quelqu’un qui au milieu de la route, marchait en titubant. (a suivre) _________________ Un bon livre pour se détendre |
|  | | Romane Administrateur

Inscrit le : 01 Sep 2004 Messages : 49149 Localisation : Kilomètre zéro
| Sujet: Re: Les tournants de la vie Lun 19 Déc - 18:36 | |
| Je me disais aussi... ça ne va pas finir comme ça si rapidement !!  _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
|  | | aristée Dard-d'Art

Inscrit le : 14 Juil 2005 Messages : 1055 Localisation : sud ouest
| Sujet: Re: Les tournants de la vie Lun 19 Déc - 19:11 | |
| | Romane a écrit: | Je me disais aussi... ça ne va pas finir comme ça si rapidement !!  |
Si, c'est encore possible.Qui c'est ce zigotto au milieu de la route...La mort avant les 100 kilomètres? _________________ Un bon livre pour se détendre |
|  | | Romane Administrateur

Inscrit le : 01 Sep 2004 Messages : 49149 Localisation : Kilomètre zéro
| Sujet: Re: Les tournants de la vie Lun 19 Déc - 20:33 | |
| Une rencontre. Sur les trois morceaux du puzzle, finalement, Jacques part avec le plus important : lui. Peut-être est-ce l'autre moitié, sur la route.... _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
|  | | aristée Dard-d'Art

Inscrit le : 14 Juil 2005 Messages : 1055 Localisation : sud ouest
| Sujet: suite Lun 19 Déc - 20:48 | |
| Les réflexes jouèrent immédiatement. . Jacques accéléra et passa de justesse a gauche du piéton. Il s’arréta quelques mètres plus loin sur la droite, et descendit de voiture. Il constata alors qu’il transpirait. Décider de se suicider était une chose qui ne le troublait pas. Provoquer la mort d’une personne était tout autre chose. Le piéton avançait toujours en titubant. Il ne semblait s’être rendu compte de rien, comme s’il était en état second.. Arrivé prés de lui, Jacques constata avec stupéfaction, qu’il s’agissait d’un garçon de 10 ou 11 ans. Il le prit par le bras et lui demanda - Qu’est ce que tu fais là, petit ? - Le garçon leva les yeux . Son regard était sans expression, et il ne sut que balbutier. J’ai froid, j’ai soif…. - La journée, nous l’avons dit était belle. Il ne pouvait avoir froid que parcequ’il avait de la température. Jacques posa sa main sur son front. En effet, il était brulant. - Toujours le tenant par le bras, Jacques l’amena a sa voiture. Il se laissait faire, sans aucune volonté, sans résistance. - Il le fit monter dans l’automobile, alla chercher une couverture dans sa malle et en couvrit le gamin. - Il essaya de lui poser quelques questions, son nom, ou il habitait. L’enfant ne savait que bredouiller : j’ai froid, j’ai faim. - Jacques se demandait ce qu’il devait faire. - La meilleure solution était de déposer le gosse a la prochaine gendarmerie, puis de reprendre sa route vers le 100 ème kilomètre. - Il venait de remettre son véhicule en marche, lorsque l’enfant lui dit : - - Monsieur, j’ai soif - - Attends, je vais voir. - Jacques coupa le contact , prit dans un casier de la porte aménagée une petite bouteille d’eau minérale, et un gobelet qu’il remplit. - Pendant que l’enfant buvait, Jacques le regarda plus attentivement.Il avait les traits émaciés , et deux grands yeux noirs qui brillaient de fièvre.Il était vétu de vètements pauvres et froissés. - Jacques pensa que dans la trousse de secours d’urgence, il y avait peut être de l’aspirine. Il en trouva en effet, et en fit avaler un cachet au gamin. - - Veux tu me dire comment tu t’appelles ? - Il fit non de la tête. - Mais enfin, pourquoi ? Tu vois bien que je ne te veux pas de mal. Dis moi ton nom et ou tu habites - - Je ne veux pas y retourner - - Mais ou ne veux tu pas retourner ? - - Je ne veux pas… - La petite figure était triste et pathétique. Cet enfant avait du beaucoup souffrir, son obstination en témoignait. Jacques n’était plus sur du tout qu’il devait le déposer dans une gendarmerie , ou le calvaire qu’il endurait se poursuivrait sans doute. - Il remit son moteur en route, et une dizaine de kilomètres plus loin,s’arréta devant un hotel. - - Attends moi là petit. Je vais voir s’il y a une chambre et tu vas pouvoir dormir, bien au chaud. Pour plus de sécurité, Jacques procéda au verrouillage automatique des portes.Il ne voulait pas que l’enfant affolé, reprenne la route. A suivre _________________ Un bon livre pour se détendre |
|  | | aristée Dard-d'Art

Inscrit le : 14 Juil 2005 Messages : 1055 Localisation : sud ouest
| Sujet: (suite) Mar 20 Déc - 13:01 | |
| - Il put avoir deux chambres avec porte communicante, et revint chercher le garçon. - - Voila. Tu vas pouvoir te reposer. Peux tu marcher, ou veux tu que je te porte ? - Sans répondre, l’enfant déscendit de la voiture, et immédiatement s’appuya sur le bras de Jacques pour entrer dans l’hotel et monter dans la chambre. - - Enlève tes chaussures et ton pantalon et couche toi. Je vais trouver des couvertures pour que tu puisses avoir bien chaud. - Jacques trouva deux couvertures dans l’armoire. L’enfant était déjà couché, roulé en boule pour avoir plus chaud. Jacques étendit les deux couvertures, et s’assit au bord du lit. - Tu sais mon garçon, je ne te veux aucun mal. Au contraire. Si tu le veux, je peux t’aider a ne plus être malheureux. Mais il faut que tu me fasses confiance, que tu me dises ton nom et ou tu habites. - Jacques attendit quelques secondes, mais l’enfant ne dit rien. - - Bon. Pour l’instant repose toi. C’est le plus important. Reste bien tranquille. Je vais faire des courses et je reviens très vite. Fais moi confiance, je suis ton ami. - Jacques descendit a la réception ou il demanda qu’on appelle un médecin. Il sortait pour quelques courses, il serait là dans une demie heure.. - En effet, une demie heure plus tard, Jacques revenait. Il avait acheté un pantalon, une chemise et un pull over qu’il espérait bien être a la taille du gamin. Il avait acheté aussi des objets de toilette puisqu’il n’avait rien apporté bien sur. C’est en rentrant a l’hotel qu’il réalisa que normalement a cette heure ci, il devrait être mort……. - Il est certain que l’irruption de ce gamin dans sa vie….la lui avait sauvée. Pour l’instant en tous cas, il avait vraiment le désir de venir en aide a ce pauvre enfant dont la petite frimousse douloureuse, l’émouvait profondément. - Arrivé dans la chambre, il constata que le gamin s’était endormi. Sa respiration était régulière. Son teint un peu rouge indiquait qu’il avait de la fièvre, mais ses traits s’étaient détendus, et il avait l’air moins souffreteux. - Jacques étendit le pantalon qu’il venait d’acheter sur celui de l’enfant et constata qu’il avait vu peut être un peu grand, mais il ne serait pas ridicule. - Lorsque le médecin vint, l’enfant dormait toujours, il commença a l’examiner et ce n’est qu’en fin d’examen que le garçon se réveilla, a moitié. - - Ce garçon est complètement épuisé. Qu’a-t-il fait pour être dans cet état ? - - Il a énormément marché. Il voulait rejoindre a pied des cousins, mais il ne s’était pas rendu compte que la distance était aussi importante. - - En tous cas, en dehors d’une grande fatigue et d’une petite bronchite que nous allons soigner immédiatement, tout le reste est en bon état. - Le médecin fit son ordonnance et il fut prévu qu’il reviendrait le lendemain. - Avant de partir chercher les médicaments a la pharmacie, Jacques essaya une nouvelle fois d’établir un contact avec l’enfant. - - Tu vois petit, que je ne te veux pas de mal.Au contraire, je veux te protéger. Tu as entendu , j’ai menti au médecin en lui disant que tu voulais aller chez des cousins.Et pour qu’il fasse son ordonnance, j’ai dit que tu t’appelais Jacques Boursier. C’est mon nom Tu devrais me parler très franchement, tu le vois, comme je te l’ai dit, je suis ton ami. - L’enfant, moins apeuré, un peu reposé, plus en confiance, finit par répondre aux questions. - - Comment t’appelles tu ? - - Alain Rouque. - - Ou habites tu ? - A cette question, il marqua une hésitation A suivre _________________ Un bon livre pour se détendre |
|  | | lison

Inscrit le : 22 Fév 2005 Messages : 5911 Localisation : Gratmoilebasdudos, Québec
| Sujet: Re: (suite) Mer 21 Déc - 5:38 | |
| Un peu court ce soir, Aristée...
 _________________ On s'en promet...hein les filles!!! |
|  | | aristée Dard-d'Art

Inscrit le : 14 Juil 2005 Messages : 1055 Localisation : sud ouest
| Sujet: (suite) Mer 21 Déc - 8:37 | |
| - - Je n’ai pas de maison. Je suis de l’Assistance. Ils m’ont mis chez un épicier. Quand je vais a l’école, je suis content, j’aime bien l’école. Mais quand je rentre, il faut que je fasse tout plein de travail .Il appelle ça de la manutention. Je transporte plein de trucs lourds. Des paquets de bouteilles d’eau , des légumes, des boites de conserve, plein de choses.Et puis aussi , je fais des livraisons - Pour faire mes devoirs, je les fais la nuit…… - - Cet épicier ne s’appelle pas Thénardier par hasard ? - - Non Monsieur, il s’appelle Monge - - Oui….tu ne peux pas comprendre..... Continue - - Il y a un an que je suis a l’épicerie, mais j’en ai assez. Alors, Je suis parti un soir. J’avais pris des provisions, et j’ai marché, marché.. ;la nuit, je dormais dans un bois. Je n’avais même pas peur dit il fierement en redressant la tête. - - Mais, tu as marché plusieurs jours ? - - Je crois..Je suis parti Dimanche soir - - Nous sommes Jeudi. Cela faisait donc 4 jours que tu marchais….Si tu es fatigué c’est un peu normal. Et ou voulais tu aller ? - - Je ne sais pas. Je voulais partir. Je voulais partir - - Pauvre gosse. Donc tu n’as plus de parents ? - - Non. Mon papa aimait bien boire du vin, et un jour, il s’est disputé avec Maman, il l’a poussée, elle a tapé la tète contre une chaise, et elle est morte. Alors, « Ils « ont mis mon papa en prison et moi a l’Assistance.. - - Dans quelle prison est il ton papa ? - - A Valence. Mais je ne veux plus le voir. - - En somme, tu ne veux plus voir ton papa, tu ne veux plus voir l’épicier, et tu ne tiens pas a retourner a la DAS ? - - Je ne veux aller nulle part. - - Mais mon petit, il faut bien être quelque part. Tu vois, en ce moment, tu es ici. - - Avec vous je veux bien. Vous êtes gentil. - - Ecoute, moi, je vais réfléchir a tout ça, et toi, tu n’as qu’une chose a faire. Tu vas passer une bonne nuit, et surtout, ne t’en fais pas…comme tu le dis, je suis gentil…Je ne te laisserai pas tomber. Dors bien. - Quelques minutes plus tard, Alain s’endormait et Jacques regagnait sa chambre, en laissant ouverte la porte de communication. - Il n’était plus question de suicide. Jacques sentait qu’il avait désormais charge d’ame. - Il pensa que la nature humaine est une drole de chose. Quelques heures plus tot, il était prét a se tuer et a laisser tomber son entreprise et tout son personnel( alors qu’avec certains de ses employés il avait d’excellentes relations) et là, parcequ’un jeune garçon , avec son pauvre petit visage l’avait ému, il remettait tout en question. - Qu’allait il faire de cet enfant ? La solution légale aurait consisté a le ramener a la DAS, mais d’une part, ce serait trahir le pauvre enfant et d’autre part, il ne pouvait supporter l’idée que l’on rende cet enfant malheureux. - Après une journée sortant vraiment de l’ordinaire, Jacques s’endormit très rapidement. - Dés son réveil, Jacques se rendit dans la chambre du petit. Il était réveillé, et lui faisait un joli sourire, qui l’attendrit fortement. - - Comment vas-tu Alain ? As-tu bien dormi ? - - Oh, oui, Monsieur, j’ai beaucoup dormi. Merci, merci… - On sentait qu’il voulait dire bien des choses, mais qu’il n’arrivait a trouver que Merci, pour lui faire comprendre toute sa reconnaissance. - Le toubib doit repasser aujourd’hui. Nous allons donc rester ici toute la journèe et la nuit. Si comme je le pense, tout va bien pour toi, nous partirons demain matin chez moi. (a suivre) _________________ Un bon livre pour se détendre |
|  | | aristée Dard-d'Art

Inscrit le : 14 Juil 2005 Messages : 1055 Localisation : sud ouest
| Sujet: (suite) Mer 21 Déc - 16:33 | |
| - J’habite a Orange. Et nous prendrons la bas les décisions. Mais ne crains rien. Je vais m’occuper de toi - Alain avait des larmes dans les yeux et ne savait que répéter : Merci, Monsieur, merci Monsieur. - Mais ces simples mots emplissaient de tendresse le cœur de Jacques. - Après le petit déjeuner qu’ils prirent ensemble, Jacques alla téléphoner a sa secrétaire pour avertir qu’il ne reviendrait au bureau que Lundi matin. - Dans la matinée, Jacques et Alain sortirent pour aller acheter des chaussures pour l’enfant. L’après midi, le médecin repassa et trouva que son petit malade, avait fort bien récupéré de ses fatigues, et que la petite bronchite était en bonne voie de guérison. - Le lendemain, Jacques et Alain retournèrent sur Orange. - Arrivés a la villa, Alain ouvrait de grands yeux . Il ne pensait pas qu’il pouvait exister d’aussi jolies maisons. - Après les journées atroces qu’il venait de passer, il ne pouvait croire que tout cela était vrai. Il croyait réver. Pour entendre sa voix et se prouver qu’il était bien réveillé, il murmurait : Merci, merci, merci. Jacques qui l’avait entendu avait les larmes aux yeux, et prenant la tête du petit dans la saignée de son bras droit, il le pressa contre lui. Alain leva les yeux vers lui et ils échangèrent un long regard de tendresse.
- - Alain, tu es assez grand pour comprendre certaines choses. - Tu as un papa qui est en prison. Je vais me renseigner pour savoir combien de temps il doit y rester. Tu m’as dit que tu ne voulais pas retourner vivre avec lui, nous en reparlerons, lorsque j’aurais des renseignements a son sujet - - Je ne veux pas aller chez lui. Il a tué maman et puis, il boit tout le temps et il me frappe. - - Bon, comme je te l’ai dit, nous en reparlerons. - Tu as été confié a la DAS. Je suppose que tu ne sais pas ce qu’il y a dans le jugement. Là aussi, je vais me renseigner. - L’administration t’a placé chez Monsieur et Madame Monge, des épiciers. Là encore, il va falloir que je me renseigne sur les conditions de ce placement. - Tu vois que ta situation n’est pas facile . - Mais tu verras que tout finira par s’arranger. - En attendant, il faut que personne ne sache que tu es ici. Normalement, je te l’ai dit je devrais te ramener a la DAS. Et ça, tu ne le veux pas hein ? - - Oh, non !! - Alors il faut que tu restes dans la maison. Je vais te présenter à Monique. - C’est elle qui s’occupe de la maison. J’espère que tu seras gentil avec elle et que tu vas lui obéir. Tu n’as rien à craindre d’elle. Je suis sur qu’elle t’aimera bien. - Jacques alla presser sur un bouton, et peu après une dame d’une cinquantaine d’annèes entra dans le salon. - - Monique, voici Alain. Il va rester à la maison. Il faut que personne ne sache qu’il est ici. Je vous expliquerai plus tard sa situation.Vous verrez, c’est un très gentil garçon. Prenez bien soin de lui. - - Soyez sans crainte Monsieur. Bonjour, Alain. Moi, je m’appelle Monique. Je suis sure que nous nous entendrons bien. - Je l’installe dans la chambre bleue ? - - Oui. Je pense que ce sera très bien. Maintenant il faut que je vous laisse. Je dois faire un saut au bureau A suivre _________________ Un bon livre pour se détendre |
|  | | Romane Administrateur

Inscrit le : 01 Sep 2004 Messages : 49149 Localisation : Kilomètre zéro
| Sujet: Re: Les tournants de la vie Mer 21 Déc - 20:47 | |
| (du retard de lecture à rattraper ! c'est pas plus mal, comme ça je lirai à ma vitesse. ) _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
|  | | aristée Dard-d'Art

Inscrit le : 14 Juil 2005 Messages : 1055 Localisation : sud ouest
| Sujet: (suite) Mer 21 Déc - 22:35 | |
| Allons. Un bout de plus pour Romane....Mais je sens la panne sèche...
Arrivé dans son bureau, il appela l’avocat qui s’occupait habituellement des intérets de la société. Il lui parla succinctement de la situation d’Alain et lui demanda de se renseigner sur trois points. 1/ La teneur du jugement rendu contre le père 2/ Les dispositions qui avaient été prévues pour confier le jeune garçon a la DAS 3/ Les conditions dans lesquelles, la DAS avait délégué la garde d’Alain aux Monge, les épiciers. Ayant lancé ces recherches, il décida de reprendre sérieusement en mains les destinées de sa Société. Il reprit les comptes que lui avait apportés son chef comptable. La situation était en effet très délicate. Depuis plusieurs mois, il avait travaillé sur un projet de reprise d’une Société plus grosse que la sienne mais qui souffrait de graves erreurs de management. Depuis le départ de sa femme, Madeleine, il avait tout laissé tomber. Bien entendu, il n’était plus question de rachat. La situation de sa Société, même avec d’éventuels préts bancaires, ne pouvait être envisagée. En revanche la constitution d’un groupe, dans lequel les 2 Sociétés garderaient leurs personnalités juridiques, était parfaitement concevable. Et comme c’était vers cette solution que préférait aller l’autre Société, un accord n’était pas impossible…….si depuis que Jacques ne s’était plus occupé de ce problème, d’autres accords n’avaient pas été passés par ailleurs. Pour s’en assurer immédiatement, Jacques téléphona au PDG de la Société en question. La situation n’avait pas évolué, et un rendez vous fut pris pour le surlendemain. Durant ce délai, Jacques travailla d’arrache pied pour mettre sur pied un projet de constitution de groupe, ou la synergie entre les deux entreprises, en particulier dans le domaine commercial, devait pouvoir aboutir a un développement harmonieux. Un accord « gagnant gagnant « selon l’expression à la mode ( que je trouve d’ailleurs un peu infantile et gnangnan) A la maison tout se passait bien. Alain croyait toujours réver. Dans cette maison magnifique, il était choyé par Monique, qui était allée acheter des livres d’école, s’était improvisée professeur d’école et se montrait très satisfaite de son élève. Les journées de Jacques étaient chargées. Après trois réunions entre les dirigeants des 2 Sociétés un accord avait été passé. Un Groupe était constitué dont Jacques assumait la Présidence.Un service commercial commun assurait la vente des produits des 2 Sociétés, chacune bénéficiant du réseau commercial de l’autre. L’avocat qu’il avait saisi lui fit son rapport. Le père d’Alain avait été condamné à 5 ans fermes. Il avait encore 2 ans a « tirer » Par ailleurs, reconnu alcoolique, il avait été déchu de la puissance paternelle. Alain avait été confié a la DAS. Cet organisme avait placé Alain chez les Monge pour une durée de 1 an renouvelable. Ils percevaient une indemnité mensuelle. L’avocat demandait des instructions. Jacques ne réfléchit pas longtemps. Il demanda à l’avocat d’entrer en contact avec la Das. De dire que le jeune Alain avait fui de chez les Monge. Qu’il était actuellement en excellente santé et heureux chez monsieur Jacques Boursier, lequel était prét a subvenir a ses besoins et bien entendu à lui faire faire des études, et ce gratuitement. Deux mois après l’entrée dans la vie de Jacques, du jeune Alain, ce dernier lui était confié officiellement par la Das. L’avocat avait fait des merveilles,en un laps de temps aussi court. Alain allait maintenant a l’école, il était en situation régulière et parfaitement heureux. Un matin, Jacques était rentré exceptionnellement à la maison pour déjeuner et prendre un dossier. Monique lui dit - Madame a téléphoné - Madame ? Quelle Madame ? ( A suivre..?????) _________________ Un bon livre pour se détendre |
|  | | aristée Dard-d'Art

Inscrit le : 14 Juil 2005 Messages : 1055 Localisation : sud ouest
| Sujet: (suite) Jeu 22 Déc - 17:54 | |
| - Hé bien la dame de Monsieur ! - Madeleine a téléphoné ? - - Oui. Elle demande si Monsieur peut la recevoir ici,après demain a 14 heures. Elle téléphonait de Nice et doit me rappeler demain matin pour avoir la réponse de Monsieur. - - Elle ne vous a rien dit d’autre ? - - Non , rien. Sinon qu’elle reprendrait le train à 16 heures - - Bon…….. dites lui que c’est d’accord. - Jacques se demandait pourquoi Madeleine voulait le voir entre deux trains. Il pensait de moins en moins a elle, et s’il avait accepté de la recevoir, c’était plus par curiosité que par plaisir de la revoir. En fait, cela ne l’amusait pas du tout. Que voulait elle ? Il s’agissait sans doute de problèmes matériels. - Il n’eut pas le loisir de pouvoir cogiter longtemps sur ce problème. La mise en place du nouveau Groupe qu’il avait crée posait d’énormes problèmes, en particulier dans les personnels des deux services commerciaux unifiés. - Madeleine arriva a la villa a 14 heures exactement. Alain était a l’école, et Monique s’était isolée dans sa chambre. - Le premier contact avec Jacques fut froid. - - Bonjour. Assieds toi. Je t’écoute. - - Bonjour.( elle regardait autour d’elle) Monique est toujours là si j’ai bien compris. - - En effet. Mais tu aurais pu me demander ce renseignement par téléphone. - - Ce n’était pas le but de ma visite. - - Je te le répète : Je t’écoute. - - Y a-t-il quelqu’un d’autre dans ta vie ? - - Je ne vois pas en quoi cela te concerne ! - - Tu ne veux pas me répondre ? - - Je n’ai rien a cacher. Oui, il y a quelqu’un d’autre - - Ah ? et… ;cette personne vit ici ? - - Ou veux tu en venir ? Oui, cette personne vit ici. - - C’est le grand amour ? - - C’est pour me soumettre a un questionnaire que tu me fais perdre mon temps ? J’ai beaucoup de travail en ce moment. - A ce moment là, Alain entra en trombe dans le salon. Lorsqu’il vit que Jacques était là, et qu’il n’était pas seul, il freina brusquement et expliqua - Ma maitresse a du partir tout de suite. Son mari vient d’avoir un accident. On nous a demandé de rentrer chez nous. - Madeleine, en regardant Jacques : - - Qu’est ce que c’est que ce garçon ? Tu aurais un fils ? Ou est ce un fils a Elle ? - - Madeleine, tu me fatigues.Alain n’est pas mon fils mais je l’aime comme s’il l’était. - Alain, vas dans ta chambre faire tes devoirs. - Une fois, le garçon sorti, Jacques demanda - - Maintenant Madeleine, tu m’expliques la raison de ta venue ou tu t’en vas ? - - Tu es bien dure avec moi, toi qui me disais que tu m’aimais tant ! - - Tu ne crois pas que beaucoup de choses se sont passées depuis les déclarations que je te faisais ? A suivre _________________ Un bon livre pour se détendre |
|  | | aristée Dard-d'Art

Inscrit le : 14 Juil 2005 Messages : 1055 Localisation : sud ouest
| Sujet: F.I.N. Sam 24 Déc - 11:22 | |
| - - Qui est ce garçon ? - - Il me semble que tu as dit à Monique que tu devais reprendre un train a 16 heures. Peux tu enfin me dire la vraie raison qui t’a fait venir ici ? - - Mais enfin, il est normal que je sache, avant, quelle est ta situation actuelle. Qui est ce garçon ? - - Zut !!!Tu as de curieuses façons de concevoir ce qui est normal. Tu es partie, sans une explication orale. Un simple mot sur un morceau de papier. Et maintenant tu viens me poser, toi, un tas de questions. - Si tu as quelque chose a dire, dis le, sinon vas prendre ton train ! - Après un moment de réflexion, Madeleine finit par parler - - Je me suis rendue compte que mon ami d’enfance, avec lequel…….euh..je suis partie, n’est en fait qu’un escroc qui sachant que je pouvais vendre mon cabinet de consultation de pédiatrie, a voulu s’enrichir sans gros efforts. Je sais que j’ai fait une erreur. Si tu le veux bien, je suis prète a revenir. - - Mais je rève ? Tu viens d’abord de me dire que ton départ avait été précéde d’une longue préparation, car on ne vend pas un cabinet du jour au lendemain, tu viens donc de m’avouer que pendant des mois, tu m’as donné le change. Et maintenant, comme les choses ne sont pas comme tu l’espérais, tu es prète a revenir vers la sécurité. - - Mais tu sembles oublier que nous sommes toujours mariés ? - - Si tu veux intenter une action en divorce, ne te gène pas !!! - - Cela t’arrangerait !! Il y a une autre femme ? - - Cela ne m’arrangerait ni ne me dérangerait. Je m’en fous !!!! - - Mais enfin, Jacques, tu me disais que tu m’aimais - - Je préfère mettre ton attitude sur le compte de l’inconscience…quoiqu’il s’agisse tout simplement d’immoralité - - Je t’en prie ne m’insulte pas ! Si tu ne respectes pas ta femme, respecte au moins ton associée. N’oublie pas que je détiens 20 % des parts de ta Société. - - Ah !! nous y voila !! C’est donc d’un chantage qu’il s’agit ! Non, Madeleine, je vais te rassurer. Je n’avais pas oublié .Ton dernier domicile connu étant ici, je t’ai envoyé ici une lettre recommandée qui t’informe qu’a la suite d’une fusion partielle, je suis devenu P.D.G du Groupe Unifort. Chaque Société conserve sa personnalité juridique, et tu conserves tes parts minoritaires , mais ce n’est pas une minorité de blocage et elles sont inutiles pour atteindre le quorum nécessaire, alors….tu peux le constater, - tu ne me gènes et ne peux me géner en rien. - Maintenant, si tu as des problèmes matériels, nous pourrons éventuellement négocier le rachat de tes parts. Mais je ne suis pas demandeur. - - Mais tu es un beau salaud !!! - - Si de le penser, cela peut t’aider….. - - Qui est ce gosse ? - - Quand je pense que tu es pédiatre, et que tu parles de « ce gosse »…tu parviens encore a m’étonner.. Mais comment ai-je pu t’aimer ? L’amour est aveugle dit on, mais a ce point là !!! Je crois que tu m’as dit ce que tu avais a dire. Alors maintenant déguerpis !! - - Je pars, je pars. Mais si tu crois en avoir fini avec moi, tu te trompes. - Après la sortie, un peu théatrale de Madeleine, Jacques prévint Monique qu’il repartait au bureau. - - Cette histoire, absolument dépourvue d’intérêt, m’embète. Elle pourrait s’arréter là. Mais ce ne serait pas correct. Alors , je continue….un peu..: - EPILOGUE - Jacques n’entendit plus parler de Madeleine.Un an après la dernière visite de Madeleine, il fit la connaissance de Roxane, qui comme, lui-même était séparée de fait. - Ils vivent ensemble dans une paisible harmonie. - Alain fit des études brillantes. Il vient d’ouvrir un cabinet d’avocat d’affaires. Le Groupe Unifort est son premier gros client. - Jacques, Roxane,Alain et sa jeune fiancée vont passer les fètes de fin d’annèe ensemble. - Avec moi, je l’espère, vous leur souhaiterez de passer de nombreuses fins d’annèes réunis.
F I N _________________ Un bon livre pour se détendre |
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