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 Romantique RomaneVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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aristée
Dard-d'Art



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MessageSujet: Romantique Romane   Sam 13 Mai - 8:18

Nème essai, dans le genre romanesque ( S.G.D.G. De Villepin et Jospin réunis)


Romane se réveillait avec une impression de tristesse.
Mais pourquoi était elle triste?
Elle n'avait pas fermé les volets, hier soir, et un magnifique soleil peignait toute sa chambre en jaune. Le coin du ciel qu'elle voyait de son lit, était d'un bleu profond. La journée allait être belle.
Alors pourquoi cette sensation de gène, cette impression qu'une chose désagréable était arrivée.
Et puis Romane se souvint. Oh, ce n'était pas très grave.Mais elle s'était faite a l'idée de la proche arrivée d'Henri, son ami qu'elle n'avait pas revu depuis prés de 1 an. Et puis il avait téléphoné hier pour dire qu'a la suite d'une chute de cheval, il avait une fracture du tibia et qu'il devait remettre sa visite.
Romane, sauta au bas de son lit. C'était une belle jeune fille de 18 ans avec de beaux cheveux blonds, des yeux pers, et admirablement bien faite.
Elle mit sa robe de chambre pour, comme tous les jours, descendre prendre son petit dejeuner
avec son père.C'était le moment ou le père et la fille en semaine, se voyaient le plus longuement dans la journèe, car le père, qui dirigeait une société informatique, ne rentrait pas à midi.
C'était un moment agréable ou ils parlaient des menus faits qui étaient survenus la veille et de leurs projets pour la journée.
Ce jour là, Romane remarqua immédiatement que son père était bien triste. Depuis la mort de sa femme,il y a 4 ans, il n'était jamais très gai. Mais là, les traits tirés, il n'avait pas du beaucoup dormir de la nuit,et paraissait très profondément malheureux.
Il ne laissa pas sa fille se perdre en conjectures, et lui parla ausitot de ses problèmes.
Monsieur Janton dirigeait donc sa petite société qui employait outre le patron, une douzaine d'employés. Parmi eux Claude, était en fait le bras droit de Monsieur Janton. En particulier c'est Claude qui s'occupait de la partie comptable. Le patron avait toute confiance en lui.
Or la veille, Monsieur Janton s'aperçut avec stupéfaction, que Claude avait commis des détournements de fonds importants, qui mettaient la Sociéte dans une situation désespérée.
Lors de l'entrevue orageuse qu'ils eurent aprés la découverte du pot aux roses, Claude avoua qu'il était joueur et qu'il ne restait rien des sommes détournées.
La veille, Monsieur Janton était rentré tard et Romane ne l'avait pas vu. Il n'avait pas dormi de la nuit, tournant et retournant dans sa tête les chiffres affolants qui condamnaient la Société.
Romane essaya bien de remonter le moral de son père, mais que dire de vraiment sérieux? Elle ne connaissait pas le monde des affaires, et dans son esprit, son père était une sorte de Dieu maitre d'une entreprise puissante à laquelle rien de malheureux ne pouvait survenir.
La remise de la visite d'Henri devenait une petite et insignifiante péripétie.Elle n'en parla même pas a son père.
Mais Papa, il doit bien y avoir une solution.Ce n'est pas parcequ'il y a un homme malhonnète dans ta Société que cette dernière est en danger. Tu n'y es pour rien.
- Ecoute, Romane, il faut que tu regardes les choses en face.Tout d'abord, bien sur, je suis responsable. Je suis le Patron, et je n'ai pas surveillé le travail d'un employé auquel j'avais confié le département le plus important: les Finances.
Ensuite, les sommes détournées ne sont pas récupérables. Donc la Société ne peut plus faire face a ses engagements.Je ne vois pas comment il me serait possible d'échapper a un dépôt de bilan, à la nomination d'un administrateur provisoire, et pour moi, la perte, non seulement de ma situation mais également des capitaux que j'avais investis dans l'affaire.
Romane, ma chérie, nous allons entrer dans une période très difficile.Je vais être obligé de licencié Marthe notre cuisinière, et Paul notre jardinier chauffeur.


Il faudra aussi que nous vendions notre propriété pour acheter un appartement plus modeste.
A 49 ans je vais avoir du mal a trouver une situation, mais c'est surtout pour toi que j'ai très mal. Je ne pourrai pas financer tes projets.
Tu devais avec ton amie Elisabeth qui sort des Beaux Arts, ouvrir un magasin de décoration et aménagement d'intérieurs. Je ne pourrai, comme il était prévu, financer 75% des investissements. Ma chérie, je suis désolé...
- Ce n'est pas grave, Papa. Je trouverai bien du travail.
Et pour commencer, comme tu vas avoir beaucoup de problèmes avec la Société et le reclassement du personnel, si tu veux bien me faire confiance, je vais m'occuper de la vente de la propriété et de la recherche d'un appartement. Si je peux faire autre chose, Papa, dis le moi. Tu n'es pas seul. Je veux t'aider.
- Merci, ma petite Romane.En t'occupant des problèmes immobiliers tu m'aides déjà grandement. Notre vie va beaucoup changer, c'est certain, mais notre affection restera intacte et finalement c'est la chose la plus importante depuis que ta Maman est partie.
Je ne rentrerai pas très tot ce soir. Ne m'attends pas. Je vais essayer de faire en sorte que les employés ne souffrent pas trop de cette situation dont je suis en partie responsable. Je vais contacter des confrères pour les reclasser.
Je parlerai au personnel ici demain matin.
Son père parti, Romane aprés une douche rapide, partit au volant de sa petite Opel pour aller dans des agences immobilières..
Au début de l'aprés midi, le premier Agent Immobilier vint visiter la propriété et fit une évaluation à 600.000 Euros.
Romane, qui n'avait pas encore des notions très précises de la valeur des choses, trouva que cette somme était considérable. C'est bien le diable, pensait elle si papa avec cet argent n'arrivait pas a sauver la Société. Ils pourraient elle et lui, se contenter d'un petit appartement
Un deuxième Agent vint en fin de matinée, dont l'évaluation recoupait celle de son collègue.
Romane était presque heureuse. Elle allait annoncer une bonne nouvelle a son père, aussi tint elle à l'attendre, même s'il devait rentrer tard.
Il rentra vers 22heures30., épuisé,la mine défaite. La journèe avait du être rude.
Aussi Romane, en lui sautant au cou, lui demanda aussitôt:
- Sais tu Papa combien vaut notre propriété.
- Oh tu sais je ne suis pas très au courant des prix dans l'immobilier actuellement. Je suppose que ce doit être autour de 500.000 Euros.
Romane était très décue
- Mon petit Papa, je croyais te faire une bonne surprise. Je croyais qu'avec tout cet argent tu pourrais sauver la Société.
- Non, ma pauvre enfant. J'ai tourné et retourné tous les chiffres dans ma tête.Ma Société est perdue.
- Mais enfin, ta clientèle a une certaine valeur.
- Non malheureusement. Ma clientèle est locale est je suis seul, ici, dans ma partie. Pourquoi veux tu que quelqu'un achète une clientèle qu'il peut avoir gratuitement simplement en s'installant ici.
Il faut voir les choses en face. La Société, c'est fini. Par ailleurs, je te demande de me comprendre. Par ma faute, plusieurs de mes employés ne retrouveront pas de travail. Je veux consacrer une partie de la vente de notre propriété pour les aider. Tu ne m'en veux pas trop.
- Bien sur que non, Petit Papa. Tu as tout a fait raison, et même, si c'était possible, je t'aimerais encore plus.
Je suis fier de ma fille.
A propos, as tu des nouvelles de Henri Labot qui devait venir nous voir?
( à suivre)
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aristée
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MessageSujet: suite)   Lun 15 Mai - 9:24

- Il ne viendra pas. Il s'est cassé la jambe en faisant une chute de cheval. Et quand sa jambe sera réparée, nous ne serons sans doute plus ici....Alors....D'ailleurs, je préfère ne pas le voir, maintenant. Comme tu le disais , il faut voir les choses en face. Nous ne faisons plus partie du même monde.
- A moins qu'il ait beaucoup changé, je ne crois pas qu'Henri pense ce que tu viens de dire. Il n'a certainement pas ce genre de préjugé.
Mais Papa, tu me l'as dit toi même:il faut voir les choses en face. Henri et nous , faisons maintenant partis de mondes différents.
Monsieur Janton ne répondit rien et sortit tristement de la pièce.
C'est quelques minutes plus tard que le téléphone sonna. Romane alla décroché.
C'était Henri Labot
- Bonjour Romane, Tout va bien?
- C'est à moi de te poser la question. Comment va ta fracture? Souffres tu beaucoup?
- Pas tellement a vrai dire. J'en suis d'ailleurs étonné. Et ça va tellement bien que si ton père et toi même êtes d'accord, il me serait possible d'aller passer quelques jours auprés de vous. Avec mes béquilles, je suis devenu un chef...
Romane laissant passer quelques secondes, Henri, surpris, reprit:
- Allo, Romane? Tu es toujours là? Que se passe t il ?
- Oui, je suis là.Mais je dois te dire qu'il s'est passé beaucoup de choses...et je crois qu'il ne serait pas bien que tu viennes..;
- Ah, bon!!Je suis « personna non grata »?
- Oh, non!! il ne faut surtout pas que tu penses ça!!Non Henri. Vois tu, il s'est passé des choses graves, et .....nous ne sommes plus du même monde. Il faut voir les choses en face
- Mais enfin Romane, arrète de dire des bétises «  Nous ne sommes plus du même monde »!!
Tu plaisantes ou quoi?
- Oh! J'aimerais bien plaisanter. Mais c'est très sérieux.
- Et si tu me disais clairement ce qui se passe?
Tout en pleurant, Romane raconta comment le bras droit de son père,par ses malversations venait de détruire entièrement la Société de Monsieur Labot. Qu'ils allaient vendre la propriété pour essayer d'amortir le choc financier que les employés vont subir, et que leur vie allait changer du tout au tout.
Henri resta un bon moment silencieux au bout du fil, puis il dit:
- Romane, je suis très sincèrement désolé par ce qui vous arrive. Très sincèrement. Mais je connais ton père. C'est un homme énergique et compétant, je suis persuadé qu'il parviendra a se sortir de cette mauvaise passe.
Transmets lui mes affectueuses amitiés. Je te retéléphonerai prochainement. Je t'embrasse.
- Merci, Henri. Je te remercie.
Romane raccrocha et éclata en sanglots.
Elle avait dit a son père qu'ils ne faisaient plus partie du même monde qu'Henri, mais au fond d'elle même, elle pensait qu'il tiendrait a rester prés d'eux. Hors, il avait parlé de venir, et dés qu'il a su qu'ils étaient ruinés, il n'en n'a plus été question. Cela lui faisait mal, mal...... et elle rejoignit son père pour lui relater la conversation qu'elle venait d'avoir.
- Je suis surpris et aussi peiné que toi, ma chérie, mais malheureusement, nous devons nous y attendre, beaucoup de choses vont changer, non seulement sur le plan matériel, mais les rapports humains vont être modifiés eux aussi..;
Le lendemain matin, Romane, courageusement se mit au travail. Il fallait en premier lieu vendre la propriété, et à cet effet, elle confia la vente a trois agences Immobilières, puis elle fit passer des annonces dans deux jouraux spécialisés dans les annonces immobilières.
Parallèlement, elle commença a se renseigner sur les prix des petits appartements de 3 pièces.


De son coté, Monsieur Janton commençait a préparer son dossier pour le dépôt de bilan.
Sa Société était une Société anonyme.Il n'était pas tenu de répondre du passif de la Société sur ses biens personnels, mais il tint a bien préciser qu'une large part de la vente de sa propriété viendrait en amortissement des engagements de la Société envers le personnel;
Cette disposition influença favorablement le Tribunal de Commerce qui accorda un délai de 6 mois, pour que Monsieur Janton recherche un repreneur, sans trop avoir le couteau sous la gorge.
Un mois aprés la mise en vente, la propriété fut vendue, et Monsieur Janton put retenir un appartement de 3 pièces choisi par Romane.
Malgré tous ses efforts, aucun repreneur sérieux ne se manifestait.
Bien entendu, le collaborateur indélicat, Claude, avait été mis à la porte. En dehors de cela, la Société poursuivait ses activités, mais inéxorablement, la date de fin de délai s'approchait.
Romane, avait trouvé un emploi d'étalagiste- vendeuse dans un magasin de mode. Ce n'était pas une situation mirobolante, mais d'une part elle pouvait participer aux dépenses courantes de la maison, et elle restait un peu dans le domaine artistique qui était le sien.
Les mois s'écoulaient, moroses, tant pour le père que pour la fille.Avec les moyens du bord, Morane était parvenue a organiser harmonieusement leur petit appartement. Qu'a tout le moins, ils puisent vivre dans un décor agréable. Et il était parvenue.
C'était un samedi.Juste un mois avant l'expiration du délai de 6 mois accordé par le tribunal.
Toujours rien de nouveau du coté de la reprise de la Société. Il était onze heures, et Romane commençait a préparer le repas pendant que son père sur son ordinateur, essayait une fois de plus de trouver des adresses de Sociétés qu'il pourrait contacter.
Sonnerie à la porte d'entrée, et Romane, aprés avoir enlevé son tablier alla ouvrir.
Un bouquet de fleurs à la main, Henri se tenait sur le pas de la porte.
( a suivre)
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aristée
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MessageSujet: (suite   Mar 16 Mai - 7:57

Comme Romane, suffoquée restait muette, Henri lui dit en souriant:
- Ces fleurs sont pour toi. Je peux entrer?
Se remettant de sa surprise, elle lui répondit:
Merci, Henri. Bien sur, entre.
Monsieur Janton avait quitté son ordinateur et ils se retrouvèrent tous les trois dans le petit salon.
- Je m'en doute, vous avez du être surpris par mon long silence, dit Henri, mais je vais m'expliquer , et vous comprendrez....
Lorsque j'ai su qu'a cause d'un collaborateur indélicat le travail de toute votre vie,était anéanti, Monsieur Janton, j'étais bien sur, furieux par cette injustice, et j'ai décidé d'essayer de faire quelque chose.
Mais je ne voulais pas vous donner un espoir qui pouvait s'avérer faux.Aussi ai je décidé de ne plus vous revoir sans avoir des choses concrètes a vous apporter.
En premier lieu, j'ai voulu prendre contact le fameux Claude, cause de tous vos malheurs.
C'est vraiment un triste individu. Non seulement, pour satisfaire sa passion du jeu, il avait détourné des sommes très importantes de votre Société, mais lorsque vous l'avez pris la main dans le sac, il vous a dit qu'il avait tout dilapidé et qu'il vivait dans un petit appartement loué.
C'était exact. Mais ce qu'il ne vous a pas dit, c'est qu'il n'a pas toujours perdu au jeu, et que pendant une période faste, il avait acheté une propriété sur la Cote d'azur.
Cette propriété, je l'ai retrouvée. Vous n'aviez pas jugé utile de poursuivre Claude puisque vous le pensiez insolvable. Mais, moi, je l'ai menacé d'un dépôt de plainte pour détournements de fonds et abus de confiance. Je lui ai fait reconnaitre les faits par écrit. La propriété a été mise en vente et un sous seing privé a été signé hier. La totalité du montant de la vente vous reviendra, Monsieur Janton.Il s'agit d'un million deux cent mille euros.....
Romane et son père, les larmes aux yeux ne savaient que dire
Monsieur Janton se reprit le premier
- Henri, je ne sais que vous dire. Décidemment dans cette affaire, j'ai été au dessous de tout. Non seulement je me suis aperçu tardivement des détournements effectués, mais lorsque Claude m'a dit qu'il n'avait plus un sou, qu'il avait tout perdu au jeu, je l'ai cru, bètement et je n'ai pas essayé de savoir s'il me disait la vérité.

- En fait, Monsieur Janton, votre seul tort a été d'avoir placé votre confiance en Claude une fois pour toute, sans revenir sur votre opinion aprés la découverte des détournements. Vous ne pouviez imaginer tant de duplicité chez quelqu'un avec lequel vous travailliez depuis des annèes.
Je ne sais pas quelle est la situation exacte de votre Société, mais j'espère que la prochaine rentrée d'argent que je viens de vous annoncer, va boucher une importante partie «  du trou ». Mais je crains que cela ne vous suffise pas pour sauver la Société. Ai je raison?
- Vous avez parfaitement raison, Henri. La vente de la propriété de Claude, va donner un peu d'oxygène, mais cela ne suffira pas malheureusement à sauver la Société.
- Je m'en doutais. Aussi ai je une autre proposition à vous faire.
Si je ne me trompe pas, votre Société informatique, travaille particulièrement avec des grosses sociétés locales.
- C'est exact. Cela représente 65% de notre chiffre d'affaires.
- Vous avez donc de très gros clients, mais en tout petit nombre.A mon avis, cela présente un danger, et vous en avez certainement conscience. La perte d'un seul client peut (même sans détournement) mettre la Société en péril. N'avez vous pas envisagé d'exploiter un autre créneau
qui vous permettrait d'asseoir votre chiffre d'affaires sur de nombreux petits clients?
- Bien sur, j'y ai pensé, mais quoiqu'il en soit, maintenant il est trop tard.
- Attendez, attendez! Le développement de l'informatique est extraordinaire.Bientot, dans chaque foyer, il y aura un ordinateur.Or, les connaissances en informatique de tous les utilisateurs sont extrèmement rudimentaires. Il y a déjà, il y aura de plus en plus ,un besoin de dépanneurs et de petits centres d'initiation pour les nouveaux venus.
C'est une branche dans laquelle je veux me lancer. Vous le savez, j'ai actuellement une agence Générale d'assurances. Je l'ai mise en vente, ou plus exactement, je viens de la vendre, et mon successeur a été accepté par ma compagnie d'asurances. Je dispose donc de capitaux. Je suis prêt a les mettre dans votre Société, et à envisager une Association avec vous.
Bien sur, il faudrait étudier les choses de très pres. Mais nous ne parlons aujourd'hui que du principe.Seriez vous d'accord pour que nous entamions des discusions à ce sujet?
- J'étais prés à brader ma Société pour essayer d'éponger les dettes, alors s'il m'est possible de continuer a travailler dans la branche qui est la mienne, bien évidemment j'en serais follement heureux.
- Bon. Si vous le voulez bien, nous n'allons plus parler affaires aujourd'hui.Je vous emmène au restaurant tous les deux, d'accord?
Dix minutes aprés, Romane était prète. Mais comme il était encore un peu tot, elle servit l'apéritif . Elle se sentait légère, légère..
Installée avec son père et Henri, verre d'apéritif en main, Romane ne put s'empécher de poser une question:
- Henri, mon père et moi te sommes infiniment reconnaissant pour tout ce que tu fais pour nous. Nous en sommes très émus. Mais peux tu nous dire pourquoi tu es resté 5 mois sans nous donner signe de vie?
- Ha? Ta question est bien normale.Mais elle va soulever d'autres problèmes. Je ne voulais pas reprendre contact avec vous avant d'avoir amené ma mission à bien. Les circonstances l'exigeaient.
- Mission? Quelle mission? Et circonstances? Quelles circonstances? Je ne comprends pas ce que tu veux nous dire?
( à suivre)[/b]
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MessageSujet: ( suite)   Mer 17 Mai - 9:48

Henri semblait hésiter, et resta quelques secondes silencieux . Puis il reprit:
- Vous ne connaissez pas ma mère, mais je lui ai souvent parlé de vous.
Aprés ton coup de fil, Romane, je lui ai fait part des problèmes que Monsieur Janton rencontrait dans son entreprise. Elle me demanda alors de vous venir en aide par tous les moyens.
Comme je m'étonnais un peu de la voir si ardente à défendre vos intérets, elle me répondit longuement et je vais essayer de vous répéter ce qu'elle m'a dit, sans déformer le sens de ses propos.
«  Mon fils, il faut maintenant que tu saches certaines choses.
Il y a 24 ans, je suis partie avec mes parents en vacances en Espagne. Nous étions sur la Costa Brava, dans un charmant village qui s'appelle Blanés.
Là, j'ai fait la connaissance d'un jeune homme, très séduisant, et nous avons eu une aventure. Les vacances terminées, nous avons décidé de nous écrire, ce que nous avons fait chaque jour, durant les 15 jours qui ont suivi mon retour à Lyon.
Et puis je me suis aperçue que j'étais enceinte.
Mes parents, très vieux jeu , soucieux du qu'en dira t on m'ont sur le champ mise à la porte. A peine m'ont ils laissé le temps de mettre 3 ou 4 vétements dans une valise. Ils m'ont donné un chèque qui me permettait de me retourner durant 3 ou 4 mois, et vlan!!!sans même m'avoir embrassée, ils me mettaient à la porte.
Je travaillais alors dans une agence immobilière, aussi ai je rapidement trouvé un studio pour me loger.
Dans sa dernière lettre , mon «  ami de vacances » , ton père, me disait qu'il partait pour 6 mois au Maroc et qu'il me donnerait sa nouvelle adresse.
Bien entendu, mes parents ne m'ont pas fait suivre mon courrier. De mon coté, j'ai écrit à plusieurs reprises a son ancienne adresse, je n'ai jamais eu de réponse.
J'ai assumé seule ma grossesse, et lorsque tu as été en age de comprendre, je t'ai dit que ton Papa était mort dans un accident, juste avant notre mariage. C'est pourquoi tu portais mon nom.
Il y a 6 ans tu m'as parlé d'un Monsieur Janton et de sa fillette que tu avais eu l'occasion de rencontrer. Tu ne t'en souviens peut être plus, mais je t'ai posé beaucoup de questions a leur sujet. Puis j'ai fait faire une enquète. Ce Monsieur Janton était mon amour de vacances de la costa Brava, dont j'avais été séparé par un incroyable et affreux concours de circonstances. Je ne me suis jamais mariée.Lorsque tu m'as parlé de lui, je n'ai pas voulu le revoir aprés tant d'annèes.Mais il est ton père, et je te demande de tout faire pour l'aider à s'en sortir »
Tout au début de ce récit, Monsieur Janton en entendant parler d'un amour de vacances il y a 24 ans sur la costa brava, avait compris que la mère d'Henri était Marthe, cette jeune femme qu'il n'avait jamais pu oublier. Romane, elle, comprit un peu plus tard qu'Henri était son demi frère. Tout deux, dans leurs fauteuils, pales, restaient sans voix. Mais c'est elle qui se reprit la première:
- Alors Henri, tu es mon demi frère?
- Tout le laisse supposer. Quel effet ça te fait?
( à suivre)
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