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L'aura ( l'aura pas)...

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aristée
Dard-d'Art



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MessageSujet: L'aura ( l'aura pas)...   Dim 8 Jan 2006 - 15:11

Note de l'admin : si vous souhaitez faire des commentaires, merci de les poster sur le fil réservé à cet effet :
http://liensutiles.forumactif.com/viewtopic.forum?t=8776

Avertissement
Je l'ai dit, le genre feuilleton ne me semble pas approprié pour passer sur les furums. Romane est d'un avis contraire.
Je fais une nouvelle tentative,et nous verrons bien.

L’AURA

Cela faisait 8 ans que Pierre passionné par l’optique, s’amusait a inventer de nouveaux verres. Des verres extra légers, des verres vraiment incassables etc….
Il y a un mois, a la suite de mélanges complexes, il avait « sorti » un verre très curieux. Il avait des propriétés bizarres, jugez en :
A travers ce verre, on voyait les objets tout a fait normalement. Mais si un être vivant ( en l’occurrence, cela avait été son chat) passait dans son champ de vision, il ne voyait pas le chat, mais une multitude de traits colorés qui formaient une sorte de bouquet.
Il résolut de faire secrétement une expérience avec sa femme.
Elle rentrait à 18 heures, c'est-à-dire qu’il avait 2 heures devant lui pour se faire une paire de lunettes avec son verre spécial. Donc plus de temps qu’il ne lui en fallait.
La paire de lunettes fut prète bien avant la rentrée de Chantal, et il refit l’expérience avec son chat. Le même phénomène se reproduisit.
Il alla a la fenètre de son appartement, situé au premier étage.
A travers ses verres, il voyait nettement le décor familier, la rue, le trottoir d’en face, les voitures en stationnement, mais, dés qu’un piéton passait sous ses fenètres, il ne voyait absolument pas la forme de ce passant, seulement un bouquet multicolore qui se déplaçait.
Esthétiquement c’était assez joli, avec toutes les couleurs possibles, avec des gradations différentes. Il remarqua qu’il n’y avait pas deux bouquets semblables…..un peu comme les empreintes digitales…et c’est cette comparaison qui amena Pierre à penser que ce qu’il voyait, c’était peut être l’aura de chaque personne qui passait.
Lorsque Chantal pénétra dans l’appartement, Pierre vit aussitôt un bouquet riche en couleurs dans lequel la couleur verte dominait. Mais au stade ou il en était, il n’était pas possible de savoir ce que cela signifiait.
Pierre passa une nuit blanche. Jusqu’a ce jour, l’optique avait été pour lui une occupation passionnante ; mais qui restait une activité ludique.
La découverte qu’il venait de faire risquait d’être d’une importance capitale. Certes ce n’était encore qu’une possibilité, mais Pierre « sentait » qu’il s’agissait de quelque chose de primordial.
Il se dit que voir, a travers de lunettes, c’était bien mais insuffisant pour mener des études scientifiquement sérieuses. Comment en effet faire des comparaisons, en n’ayant pas sous les yeux plusieurs « bouquets’ pour déceler les analogies et les différences.
Pierre décida de munir un appareil photo d’un objectif constitué par son verre spécial.
Et c’est ce qu’il fit le lendemain, de bonne heure, aprés que Chantal soit partie, et qu’il eut téléphoné a sa secrétaire ( il était chef de service dans un groupe d’assurances) qu’il serait absent pour la journée.
Afin d’avoir immédiatement les résultats de son expérience, Pierre alla chercher son polaroid dont il ne servait plus depuis longtemps, et adapta son verre devant l’objectif.
Son sujet le plus commode était son chat. Il prit donc en photo son chat qui ronronnait doucement, roulé en boule sur un fauteuil.
Il suffit de quelques secondes pour voir apparaître l’image, mais ces secondes parurent longues, longues a Pierre.
Avant même le décor qui entourait le chat, ce sont les traits de couleurs qui parurent sur la photo.La netteté n’était pas absolue : ce n’était qu’un polaroid, mais sur le fauteuil la forme du chat n’apparaissait pas, mais une gerbe de traits semblaient partir d’un point qui devait être la t^te du chat. Ces traits, de différentes longueurs, de différentes couleurs montaient en s’évasant, comme un bouquet ou plus précisément une aigrette.
Le chat n’avait pas bougé, et Pierre prit successivement 4 autres photos.
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aristée
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MessageSujet: (suite)   Dim 8 Jan 2006 - 18:18

Lorsque toutes furent « sorties » il les mis cote a cote sur la table.
Il constata qu’elles étaient très semblables mais pas tout a fait identiques.
Pierre avait l’esprit scientifique. Il ne voulait pas tirer de conclusions hatives sur ce phénomène, mais une première hypothèse pouvait être énoncée.Ces traits lumineux pouvaient être l’aura du chat, c'est-à-dire la représentation de tous les aspects psychiques de l’animal.
Si cette hypothèse était exacte, il serait normal que globalement , le « bouquet » reste constant mais que certains petits détails(traits plus ou moins longs, un petit trait en plus ou en moins) témoignent d’une activité cérébrale.
Il n’était pas impossible que son chat, endormi, fasse des rèves qui se traduisent par ces légères modifications.
Cela faisait donc un mois, que Pierre avait mis au point ce verre et effectué ses premières expériences.
Le premier morceau de verre qu’il avait « sorti » faisait environ 20 centimètres sur 20 centimètres, et il passsa une quinzaine de jours a faire de très nombreuses expériences pour juger de la difficulté de fabriquer ce verre.
Il y avait 9 ingrédients. Il essaya en en un supprimant un, l’un après l’autre.Il avait obtenu les 9 fois un verre ordinaire. Il avait donc établi que les 9 composants étaient indispensables.
Puis il varia les proportions de chaque ingrédient.Et il put établir qu’une variation ne pouvait excéder 1 millième. pour obtenir son verre spécial.
La preuve était une fois de plus apportée que le coéfficient « chance » dans toutes les découvertes était primordial. Utiliser 9 élements et dans une proportion très précise, combien y avait il de chance pour qu’il tombe juste dessus ?
Mais Pierre ne s’attarda pas sur ce calcul de probabilité.
Il essaya de penser aux applications pratiques de sa découverte.
Il avait parfaitement conscience de détenir un secret d’une importance capitale, et les premières questions qui se posaient a lui, étaient : Dois je parler de ma découverte ? Et à qui ?
Sa femme, Chantal ne lui posait aucune question, mais Pierre sentait bien qu’elle le trouvait extrèmement nerveux ces temps ci. Il résolut de lui en parler en priorité.
Il ne le regretta pas. C’était tellement agréable de pouvoir parler a quelqu’un de ses recherches, de ses premiers résultats, de savoir qu’un autre cerveau pensait a ce problème…
Ils décidèrent de poursuivre ensemble des expériences, pour délimiter le champ d’action de cette découverte.
Ils munirent 2 appareils photos sophistiqués d’une plaque de verre spécial, auquel, ils décidèrent de donner le nom de Cépé ( de leurs initiales C et P).
Puis ils prirent 5 photos de plusieurs personnes de leur entourage, et qu’ils connaissaient bien.
Evidemment les observations qu’ils purent faire n’avaient rien de scientifique.Mais connaissant le caractère de chaque personne, ils crurent pouvoir conclure, que la couleur rouge représentait l’agressivité, les fortes personnalités, et la jaune, les caractères les plus effacés.
Pierre pensa que la première chose a faire, était de garantir sa découverte par d’une part, le dépôt d’une enveloppe Soleau et d’autre part celui d’un brevet.
L’enveloppe Soleau permet a une découverte de prouver la date de sa réalisation.
L’INPI fournit 2 enveloppes spéciales. L’inventeur décrit sa découverte en style libre, et en 2 exemplaires qui sont glissés dans chacune des 2 enveloppes. Les 2 enveloppes sont renvoyées a l’INPI qui possède un dateur a perforation. La date perfore l’enveloppe et le compte rendu de découverte, une enveloppe est gardée par l’INPI, l’autre est renvoyée a l’inventeur qui pourra si nécessaire, apporter la preuve irréfragable de la date de son invention.
Le dépôt d’un brevet est chose plus compléxe, car il y a un formalisme a observer et Pierre préféra passer par un cabinet spécialisé dans le dépôt des brevets.
( A suivre)
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aristée
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MessageSujet: (suite)   Lun 9 Jan 2006 - 8:42

Pendant l’accomplissement de ces formalités administratives, Pierre et Chantal poursuivaient leurs expériences et leurs réfléxions.
Si les photos obtenus représentaient vraiment les auras des personnes, le champ d’application de cette découverte était immense. Et des problèmes d’éthique risquaient de se poser.
Si l’on arrivait a décrypter une personnalité avec l’examen des auras, ne serait ce pas un viol des personnalités ?
Le sérum de vérité pourrait être mis au placard. Lors d’un interrogatoire, un mensonge se traduisait par une modification non négligeable du « bouquet » et l’apparition d’un trait Marron, au centre de ce bouquet.
Pierre et Chantal avaient voulu deux fois préparer des interrogatoires au cours desquels Chantal devait glisser un mensonge.D’un coté, la modification du bouquet confirmait qu’ils avaient vu juste, mais, devant le résultat de cette expérience, ils eurent peur soudain de toutes les possibilités offertes par ce procédé.
Cela posait un sérieux problème d’éthique.
Ils avaient même des craintes sur ce que chacun pourrait découvrir chez l’autre.
Ils restèrent une semaine, sans faire d’autres expériences, discutèrent longuement sur l’opportunité de continuer ou de tout laisser tomber.
Ils arrivèrent a la conclusion qu’ils ne pouvaient eux-mêmes prendre cette décision. Mais a qui en parler ?

Le moment est venu de vous dire comment j’ai pu savoir tout cela.
Chantal est ma sœur et Pierre mon beau frère. C’est a moi qu’ils décidèrent d’en parler en priorité.
C’est ce matin qu’ils sont venus avec une paire de lunettes Cépé , des photos et des compte rendus d’expérience.
Un beau cadeau qu’ils viennent de me faire !!!!!!!
Ma réaction première a été de leur dire : « Laissez tomber. Ce truc , c’est de la dynamite. Cest démoniaque !Vous rendez vous compte de toutes les possibilités qui seraient données a n’importe qui pour pénétrer dans les pensèes intimes de chacun, de faire du chan,tage, des combines de toutes sortes ?»
Et puis le doute est venu. Qui peut dire si sur le plan médical cette découverte ne pourrait pas avoir des applications bénéfiques ?
Non. L’importance de l’invention de ce verre spécial dépassait largement mes compétences, pour juger de l’intégralité de ses effets.
Mais qui serait compétent dans ce domaine ?
Je proposais aChantal et Pierre de nous revoir chez moi le lendemain, Mardi,à 15 heures et chacun donnera son opinion. Nous tenterons de prendre ensuite une décision.

Mardi 18 heures
Je reprends ce récit. Il s’est passé aujourd’hui des choses curieuses.
A 15 heures avec une précision toute militaire, Chantal et Pierre arrivèrent chez moi.
Je pris la parole en premier :
« Je crois que la première chose a faire est de cacher tous les éléments de ta découverte qui pourraient permettre à quelqu’un de retrouver ta formule.
Puis dans un deuxième temps, je propose que l’on entre en contact avec un Directeur du C.N.R.S..
Si nous obtenons ce rendez vous, il me semble que nous devrions en premier lieu lui demander de nous faire confiance. Qu’il parte du principe que Pierre a mis au point un verre permettant vraisemblablement de voir les auras des êtres vivants.
( a suivre)
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aristée
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MessageSujet: (suite)   Mar 10 Jan 2006 - 12:04

Ce que nous lui demanderions serait un avis sur l’intérêt pour l’humanité de « sortir » cette découverte, en particulier sur le plan éthique.
Ensuite, nous aviserions.
Au moment ou Pierre allait me répondre, la sonnette de ma porte d’entrée retentit.
Qui pouvait venir ? Je n’attendais personne.
Sur le palier, 2 hommes d’une quarantaine d’annèes, fort bien habillés, et assez distingués.
L’un qui parut tout de suite comme étant le chef hierarchique, me dit :
-« Je suis heureux de constater que vous êtes avec votre sœur et votre beau frère. D’ailleurs nous le savions et c’est pourquoi nous sommes là. Nous avons un proposition a vous faire. »
- Comment saviez vous que nous étions tous les trois ? Quand a votre proposition je ne vois vraiment pas sur quoi elle pourrait porter.
- Si vous voulez bien nous laisser entrer, cher Monsieur, vous le saurez
J’étais extrémement surpris par cette entrée en matière, mais en fin de compte je les fis entrer
Le chef des visiteurs attaqua immédiatement :
- « Madame, Monsieur, je sais que l’un de vous, vous je crois ( il se tourna vers Pierre) a mis au point un verre dont les propriétés sont assez spectaculaires. Je tiens tout d’abord a vous en féliciter. Cette découverte nous interesse. Vous voyez, je vais droit au but.
- Bien entendu, nous savons aussi que vos expérimentations ne sont pas très avancées.Il est possible qu’il ne s’agisse que d’une curiosité sans perspective d’applications pratiques.
- Mais nous sommes disposés à prendre des risques, et des risques importants, puisque je suis autorisé a vous proposer un cash de 1 million d’euros, et un contrat de collaboration a discuter pour la mise au point de diverses applications »
- Bien entendu, Pierre, Chantal et moi, étions soufflés, non pas tellement par l’importance de l’offre, mais surtout par la connaissance parfaite de ces inconnus sur la découverte de Pierre. Je pris la parole
- -« Messieurs, je ne sais qui vous êtes, ni qui a pu vous faire avaler les sornettes que vous nous débitez. Je suppose que vous avez du faire l’objet d’un pari, et j’ai le regret de vous annoncer que vous l’avez perdu. »
- - « Allons, allons, me répondit le chef, si nous cessions de plaisanter, nos conversations pourraient peut être progresser. Vous savez que tout ce que j’ai pu vous dire est rigoureusement vrai . D’ailleurs les démarches que vous effectuez prouve que vous voulez rentabiliser votre découverte, et vous le voyez, sans effort de votre part, nous venons a vous. »
- - « Messieurs, j’ai accepté de vous recevoir chez moi. Je pense que la plus élémentaire coutoisie serait que nous sachions qui vous êtes et que sont les « nous » aux noms desquels vous semblez parler »
- - « A la bonne heure ! voilà une demande sensée. Veuillez nous excuser de ne pas nous être présentés plus tot.
- Je suis Roger Dujardin, et voici mon collègue James Still. Quand au « nous », au nom duquel nous parlons, il n’y a pas de mystère . Ce sont les Etats-Unis. Je pense qu’il y a là de quoi vous rassurer.
- - « Mais enfin, qui vous a parlé de ces recherches ? »
- - Reconnaisez Monsieur que je n’ai pas hésité a répondre franchement a vos premières questions. Mais en ce qui concerne nos sources d’information, vous êtes je pense suffisament avertis pour savoir qu’il n’est pas d’usage de les dévoiler.
- - « Vous devez comprendre a votre tour que nous avons a nous concerter tous les trois.Nous ne dirons pas un mot de plus aujourd(hui.Si vous le voulez bien, nous vous recevrons ici, demain a 15 heures »
Ayant donné leur accord, Dujardin et Still prirent congés.
(a suivre)
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MessageSujet: (a suivre)   Mar 10 Jan 2006 - 18:32

- Lorsque nous nous sommes retrouvés seuls, nous nous sommes creusé la tête pour savoir a quel niveau se trouvait « la fuite »
- J’étais certain de n’en avoir parlé a personne, même pas à ma femme.Pierre n’en avait parlé qu’a Chantal et a moi, il était formel sur ce point. Quand à Chantal, elle certifiait qu’elle n’avait même pas fait une allusion a quiconque. Je la connaissais assez pour être certain qu’elle disait vrai.
- Alors ?
- Alors il n’y avait que 2 solutions
- - Soit quelqu’un s’était introduit chez Pierre et avait pu recueillir des renseignements. Sans exclure totalement cette hypothèse elle était peu probable, car les américains possédaient des détails qu’une simple visite domiciliaire n’aurait pu leur apprendre.
- - Soit, la fuite provenait du cabinet chargé de la mise en forme et du dépôt du Brevet. Cela semblait inoui, et pourtant….
- Ce problème de localisation de la fuite, pour important qu’il soit, n’était cependant pas la chose la plus importante, a mes yeux. Je pensais, et je le dis a Chantal et Pierre, il fallait avant tout, trouver une cachette sure pour tous les éléments touchant a la découverte : les compte rendus d’expérience, les lunettes, les photos, les appareils photos, et les chutes des verres Cépés.
- Pierre me donna raison. Mais ou trouver une cachette suffisament sure.
- Je me souvins alors que je connaissais cette cachette inviolable.
- J’avais passé ma jeunesse, a Grillon, un petit village situé a 5 km de Valréas le chef lieu du canton du Vaucluse enclavé dans la Drome.
- A la sortie de Grillon sur la route menant a Grignan( ou se trouve le château de Madame de Sévigné), une petite montagnette appelée Crau, abritait nos jeux.
- Cette colline est constituée de Saffre ( du sable) dans lequel des rochers plats, horizontaux, gris foncé forment des plateformes d’où nous nous élancions pour faire des sauts acrobatiques dans le sable.
- Sous l’un de ces rochers, nous avions crée une cache.Aprés avoir enlevé du sable sous la roche, nous avions mis, verticalement une tole provenant d’un capot de voiture. Derrière cette tole, nous avions une cache d’environ 1 mètre sur 50 centimètres. Après avoir poussé du sable contre la tole, nous avions réalisé une cache indécelable.
- C’est là que nous voulions mettre notre trésor…….Quand nous l’aurions trouvé…….ce qui ne manquerait pas d'arriver, avec toutes les histoires romanesques que nous nous racontions....
- En attendant, nous y mettions nos gouters en debut d’après midi, avec notre boisson. Notre boisson était une bouteille de pipper mint, vous savez, ces bouteilles avec un renflement sur le goulot, et qui contenait de l’eau et du pippermint( menthe)dans le raport 1/10ème, 9/10ème.
- Je pense qu’après plus de 40 ans cette cache pourrait enfin renfermer un vrai trésor : la découverte de Pierre.
- Mon idée fut acceptée et nous avons pris rendez vous pour le lendemain
-
- Mercredi soir
-
- Donc, ce matin ,de bonne heure, à 6 heures 30, nous partions de Valence ou nous habitons, pour Grillon a 80 kilomètres au sud.
- Trois quart d’heures plus tard, j’avais tout de suite repéré « mon » rocher » et en quelques minutes dégagé le sable devant la tole. Cette dernière enlevée, c’est avec une grande émotion que je vis une bouteille de pippermint, a demi pleine, et qui m’attendait depuis plus de 40 ans…
Pierre reconnu que cette cachette était merveilleuse. Nous avons entreposé dedans tous les éléments concernant son invention, et après avoir remis en place la tole et le sable qui redonnait un aspect naturel a cet endroit, nous sommes revenus sur Valence.
( a suivre)
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aristée
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MessageSujet: (suite)   Mer 11 Jan 2006 - 8:01

- Qu’allions nous faire avec nos « Amerlocks » ?
- Nous avons décidé de leur répondre cet après midi, que devant les convoitises qui se manifestaient, nous avons pris peur, et que nous avons détruit dans la matinée toutes traces de la découverte de Pierre.
- Avec l’accord de Chantal et Pierre, j’avais mis au courant ma femme Marie, qui aussitôt nous traita de débiles de refuser le million d’Euros.
- -« Vous vous rendez compte que maintenant que l’idée est lancée, et avec les moyens qu’ils possèdent, les Américains vont bien finir par retrouver la formule.D ‘ailleurs, vous ne savez pas d’où provient la fuite, et peut être ont-ils déjà beaucoup d’éléments qui leurs permettront d’aboutit très vite.
- Et vous, comme des andouilles, avec vos belles préoccupations morales, vous n’aurez rien évité du tout….sinon de gagner un million d’euros, et peut être plus, car le montant, j’en suis certaine aurait pu être discuté. Vous êtes des enfants !
- Allons, bon. Des disputes dans le ménage, maintenant. Décidemment, Pierre aurait pu se dispenser de faire joujou avec ses morceaux de verre !
- Dujardin et Still, arrivèrent a l’heure prévue.
- Après les civilités d’usage, Dujardin sortit un chèque :
- - « Voilà. J’ai préparé un chèque de un million d’euros.Nous vous demandons simplement une paire de lunettes avec vos verres spéciaux ( nous savons que vous avez baptisé ces derniers, verres Cépés, et nous ne voyons aucun inconvénient a leur conserver ce nom), ainsi que la formule de fabrication des Cépés.
- Par ailleurs, nous sommes préts a mettre sur pieds un protocole d’accord pour que vous deveniez les Directeurs d’un centre de recherches, ici ou aux Etats-Unis a votre choix.
- Il va sans dire que des royalties seront prévus a votre bénéfice »
- Marie, qui assistait a l’entretien, s’apprétait a intervenir. Je parvins a la devancer
- -« Messieurs, nous avons un aveu a vous faire.
- Dés qu’il eut découvert son verre spécial,Pierre eut quelques craintes sur l’utilisation qui pourrait en être faite. Il s’en est ouvert a moi, et je partage ses craintes.
- Votre visite d’hier a en quelque sorte matérialisé nos doutes….et les a transformé en certitude. Cette invention risque d’être dangereuse pour l’humanité.
- Aussi, d’un commun accord, nous avons ce matin détruit, toutes les traces de cette invention : les verres spéciaux, la formule, les contre rendus d’expérience… Il ne reste rien, et Pierre lui-même serait incapable de retrouver ce qu’il avait découvert par hasard »
- Still et Dujardin éclatèrent de rire avec un ensemble parfait
- - « Allons, allons, vous nous prenez pour des enfants !!Votre découverte vaut beaucoup d’argent et vous voulez nous faire croire que vous avez été assez bètes pour la détruire ?
- Allons Messieurs, soyons sérieux ! Que voulez vous exactement ? Nous, nous jouons cartes sur table, faites en autant ! Vous trouvez que 1 million d’euros est insuffisant ? Nous pouvons en discuter , mais discutons franchement ! »
- Pierre s’adressa à Dujardin qui semblait être le chef de délégation :
- - « Ecoutez, Monsieur Dujardin, vous défendez les intérets américains, mais votre nom a une consonnance française. Vous, vous devriez comprendre que nous avons des valeurs qui n’ont rien a voir avec les Dieux Dollar, ou Euro.
- Je me suis rendu compte que mon invention faisait courir des risques a l’humanité toute entière. Alors, mon intérêt personnel passe au second plan. J’espère que vous le comprendrez.
- Still et Dujardin, interdits, ne comprenaient manifestement pas. Que l’on puisse trouver quelque chose qui a plus d’importance qu’une très grosse somme d’argent, c’était pour eux tout simplement inimaginable. Ils ne savaient plus que penser.
- Ces Français étaient ils des roublards ou des fous ?
(a suivre)
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MessageSujet: (suite)   Mer 11 Jan 2006 - 18:20

- Quoiqu’il en soit, ils en étaient certains, les Français n’avaient pu détruire les traces de leur invention, et si cette dernière éxistait toujours, eux américains devaient la posséder.
- Décidemment, c’était certainement une question de prix, et Dujardin reprit
- - OK Messieurs vous êtes très forts. Je porte mon offre a la limite extrème. Je vous verse cash, 2 millions d’euros.
- Marie me donna un coup de coude. Cette somme faisait naitre en elle l’idée de mille achats……
- Mais Pierre reprenait avec un admirable sang froid.
- - « Vous ne pouvez pas nous comprendre.
- Supposons je dis bien supposons que mon invention permette de déceler des détails sur la personnalité , par une simple photo. Imaginez toutes les possibilités que cela offrirait a des gens mal intentionnés. Certains ne trouveraient jamais de travail, d’autres subiraient des chantages, des amis se facheraient des couples se sépareraient etc.
- Non. Nous ne voulons pas faire courir de tels risques a l’humanité.
- -« Monsieur, vous vous acharnez a ne voir que l’un des cotés de la médaille.Il y a le revers, mais il y a aussi l’avers.
- Vous rendez vous compte des dangers que faisaient courir la découverte de l’électricité : toutes ces morts par eléctrocution, et pourtant qui, aujourd’hui songerait a se passer d’electricité?
- Songez qu’avec vos découvertes, il n’y aurait plus d’erreurs judiciaires, que certaines maladies pourraient être décelées d’une manière précoce, et donc guéries .
- Contestez vous l’intérêt de la radioscopie par exemple , ou de la radiographie?Pourtant on va fouiller a l’intérieur des gens aussi !
- Votre découverte sera faite par d’autres si vous ne voulez pas en bénéficier, vous, d’autres ne se gèneront pas.
- Marie intervint à son tour :
- - Ce problème n’est pas de ceux que l’on peut régler en 5 minutes. Il est extrèmement complexe et personne ne peut préjuger des applications multiples que la découverte de Pierre risque d’engendrer.
- Ne croyez vous pas, tous, que 24 heures de réflexion de plus ne serait pas du luxe ?
- Dujardin répondit :
- Je ne vois pas d’inconvénient a ce que vous réfléchissiez encore 24 heures, mais , vous devez bien le comprendre, il faudra prendre une décision, nous ne pouvons faire trainer les choses. Prenez bien en considération que nous possédons beaucoup d’élements concernant cette découverte, et que nous pouvons mettre d’importants moyens pour parvenir au stade ou vous êtes vous-même arrivés, et votre Brevet n’est pas encore déposé.
- - C’est exact. Mais nous avons une enveloppe Soleau qui prouve notre antériorité.
- - Allons, allons, vous savez fort bien qu’une petite différence dans la découverte peut faire sauter l’antériorité. Non, croyez moi, nos intérets sont liés : Vous nous permettez de gagner du temps, et nous vous permettons de rentabiliser immédiatement vos recherches.
- Nous repasserons demain à 15 heures,
- Puis se tournant vers Marie
- - Je crois Madame que vous avez parfaitement compris que vous avez tout a gagner et rien a perdre. Je souhaite que vous puissiez les convaincre.
-
Après le départ des représentants américains, les 4 amis discutèrent longuement et il semblait que tous se rapprochaient de la position de Marie, nettement favorable a un accord avec les Américains.Et elle ajouta :
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MessageSujet: (suite)   Jeu 12 Jan 2006 - 11:00

- Ma position est d’autant plus objective qu’il s’agit de la découverte de Pierre, et de lui seul.
- Ce à quoi Pierre répondit.
- Marie a raison de soulever ce problème. Il faut que les choses soient claires. Si je suis l’inventeur, vous m’avez tous les trois énormément aidé.
- Je vous propose de signer un contrat d’association qui pourrait prévoir que je me réserve 40% des bénéfices éventuels, et chacun d’entre vous 20%. Qu’en pensez vous ?
- Je répondis que c’était trop généreux de sa part, et que 70% pour lui et 10% pour les 3 autres serait plus équitable .
- Pierre tint a en rester a sa proposition,mais je lui démontrais qu'il était équitable pour l'inventeur d'être majoritaire, et il se rallia à ma proposition. Il me demanda de préparer le contrat d’association pour le lendemain.
- Au moment ou Pierre et Chantal allaient sortir, la sonnerie du téléphone retentit, et j’allais décrocher.
- L’appelant avait une voix douce et un accent étranger que je ne pus situer :
- -« Allo ? Bonjour Monsieur. Je sais que des américains sont venus vous voir. Nous sommes nous aussi interessés par votre découverte. Ne prenez aucun engagement avant de nous avoir vus. Pouvons nous avoir une entrevue par exemple demain ? »
- J’avoue avoir été pris de court, et je ne pus que répondre
- -« Mais qui êtes vous, Monsieur ? Et de quoi voulez vous parler ? »
- - « Nous sommes une grande puissance avec de gros moyens. Quand au sujet de notre conversation, vous le connaissez parfaitement…
- - « Mais qui vous a parlé de…euh…ce sujet de conversation ?
- - Nous savons, et là est le principal. Pouvons nous nous voir demain ?
- - Puisque vous savez beaucoup de choses," Monsieur je ne sais qui", vous n’ignorez pas que je ne suis pas un inventeur. Retéléphonez moi demain matin vers 10 heures.
- Mon interlocuteur anonyme me donna son accord,…..et avec Pierre Marie et Chantal, nos discussions reprirent.
- Pierre était pale. Il venait maintenant de réaliser que sa découverte risquait d’ouvrir pour nous tous, une période dangereuse, car il semblait qu’au moins deux groupes puissants voulaient absolument et a n’importe quel prix s’emparer de son invention.
- Marie estimait que le fait que plusieurs soient intéressés était une bonne chose. On pourrait faire monter les enchères.
- Chantal et moi réfléchissions, et nous avons su peu après que nos pensées suivaient la même voie.
- Notre position première était intenable.Il y avait trop de personnes au courant. Les choses risquaient de devenir dangereuses. Il fallait donc traiter, et traiter très vite. Ainsi les autres se débrouilleraient avec celui avec qui nous aurons traité et ils nous ficherons la paix.
- C’est Chantal qui fit part de son raisonnement et je lui dis que j’avais eu exactement le même.
- Normalement nous devions avoir le lendemain des discussions avec les deux parties. Mais qui choisir ? Et sur quel critère ?
- J’émis alors une idée.
- - « Pierre, tu as réalisé déjà quelques expériences, et si tu es loin d’être arrivé a des certitudes, tu dois commencer a déchiffrer les auras, au moins dans les grandes lignes.
- Si nous disposions plusieurs appareils photos a déclanchement a distance,et munis de verre Cépés, nous disposerions des auras de nos éventuels acheteurs et pourrions peut être avoir des éléments pour faire un choix ; »
- Les 3 autres étant d’accord, nous avons décidé de partir immédiatement à Grillon, pour récupérer le matériel.
( A suivre)
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MessageSujet: Suite, et presque fin   Ven 13 Jan 2006 - 12:04

- Une heure plus tard, nous étions à Grillon, sur la colline de Crau, sous notre roche plate.
- Il m’avait semblé en arrivant que les lieux n’étaient pas aussi naturels que dans mon souvenir. Le sable paraissait avoir été remué.Je me mis a creuser comme un fou, enlevais la tole et constatais qu’a l’exception de la bouteille de pippermint, tout notre matériel avait disparu !!!!!
- Nous sommes restés plusieurs minutes, Pierre et moi, assis dans le sable, abasourdis et incapables de dire autre chose que
- « mais qui ? Qui a pu nous voler ? »

Jeudi soir
Nous sommes rentrés sur Valence, hier soir. J’ai aussitôt écrit le compte rendu de la journèe d’hier, bien remplie, que vous venez de lire.
De bonne heure ce matin, Pierre et Chantal sont venus chez moi. Mon appartement était devenu notre P.C de campagne.
Nous ne comprenions toujours pas ce qui avait pu se passer. Personne n’avait pu nous voir, lorsque nous sommes allés cacher le matériel sur la colline de Crau.
A 10 heures notre deuxième groupe « d’acheteurs « devaient nous téléphoner. Que leur dire ?
Et a 15 heures, les américains seraient là, a leur tour…
Que leur dire ?
Les Américains en tous cas n’ avaient pas cru que nous avions tout détruit, ils ne croiront pas plus que nous avons été volés.
Nous avons décidé que lorsque les seconds « acheteurs » téléphoneront, je dirai tout simplement que l’invention n’est plus a vendre et que je m’en tiendai a cette seule déclaration.
C’est ce que je fis lorsqu’ils me téléphonèrent.
Comme ils insistaient pour nous rencontrer, j’eus soudain une idée.
Soit. Qu’ils viennent. Dans l’après midi à 15 heures.
Les Américains et eux seront réunis. Nous leur dirons la vérité. La cachette à Grillon, qui a été découverte par on ne sait qui. Nous leur proposerons de les emmener voir la cachette pour prouver notre bonne foi.
Pierre, Chantal et Marie approuvèrent mon initiative.
Les Américains d’abord, les autres 2 minutes plus tard, arrivèrent. Les » autres avaient les yeux bridés. Ils étaient Japonais.
Extrèmement surpris de se trouver face a face, les deux délégations se trouvaient un peu destabilisés. Est-ce pour cela qu’ ils ont bien voulu croire la vérité que nous leur avons dévoilée ? Toujours est il que 20 minutes plus tard, les deux délégations partirent persuédés qu’un troisième groupe, plus futé qu’eux même et que les inventeurs, avaient réussi a s’approprier l’invention.
J’étais je l’avoue, assez content de moi.
Alors que les 3 autres étaient toujours écroulés par la perte de la découverte.
( a suivre ...pour arriver à la fin la prochaine fois)
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aristée
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MessageSujet: F I N   Sam 14 Jan 2006 - 8:52

- « Mes amis, leur dis je , arrétez de vous faire du mauvais sang.
- Je vais vous révéler ce que j’ai fait. Je l’ai fait a votre insu, car devant les deux délégations il fallait que vous sembliez vraiment désolés par la perte de l’invention.
- Cette cachette, nous l’avions construite avec mon ami d’enfance, Jeannot, ( celui du "saut de la mort à la volée du ciel", raconté par ailleurs). Je lui ai téléphoné hier matin, pour lui demander d’aller retirer ce qui se trouvait dans la cachette. Lorsque nous l’avons trouvée vide, je crois mon cher Pierre avoir bien joué mon role, n’est ce pas ?
- J’ai ensuite pu joindre le ministère de la Recherche ou travaille l’un de mes camarades de promotion de l’Ecole Supérieure du Commerce.
- Nous avons rendez vous, Pierre et moi avec le ministre lui-même Lundi prochain.
- Cette invention n’ira ni aux Etats Unis, ni au Japon. Au moins au début, elle sera Française . Il est certain que sur le plan matériel, nous ne seront pas gagnants, mais j’ espère que vous approuverez mon initiative.
- La réponse, je pus la lire sur les trois visages, et c’est Pierre qui l’exprima ;
- - « Gérard, me dit il tu es un chef !! »
- Ah, oui. Je ne pense ne pas l’avoir encore dit. Je m’appelle Gérard, dit Gégé.

FIN
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