- Bien sûr. Asseyez vous là. Je vais vous l préparer les planches.
Louis se mit à préparer la commande, mais inexplicablement, il se sentait énervé, et chaque fois qu’il levait les yeux vers la cliente assise sagement à quelques mètres, son regard était toujours attiré par la poitrine de la dame.
Lorsqu’il eut fini son travail il demanda à la cliente :
- Voulez vous que j’amène les planches dans votre voiture ? C’est assez lourd.
- Volontiers, si ça ne vous gène pas. Vous êtes très aimable.
Lorsque le dame eut réglé sa facture, Louis accompagna sa cliente à sa voiture, et chargea les planches.
Au moment de la quitter, il demanda.
- Pour monter vos étagères, vous savez comment vous y prendre ?
- C'est-à-dire que…Non, mais je demanderai conseil.
- Il n’y a personne chez vous pour vous aider ?
- Non, je vis seule.
- Voulez vous que je vienne les poser samedi ?
Sa proposition, Louis ne l’avait pas prévue, et il fut lui-même surpris de son offre. Mais la femme, très heureuse sauta sur l’occasion.
- Oh, monsieur, si vous pouviez le faire, je vous en serai éternellement reconnaissante
Et la dame remit sa carte à Louis, qui trouva que cette semaine était bien longue, et le samedi suivant bien lointain.
Il avait bien gravée sur sa rétine, les seins magnifiques de la dame, attachés hauts, pas trop volumineux, magnifiques.
Zut, que m’arrive t’ il pensait le pauvre Louis, qui finit par trouver une explication : ça, c’est le démon de midi.
Il y a longtemps qu’il avait repéré sur un plan l’adresse de la dame, et il avait calculé le temps qu’il lui fallait pour s’y rendre, et arriver à 9 heures. Décemment il ne pouvait y aller plus tôt, et il n’avait pas la patience d’attendre d’avantage.
La cliente devait l’attendre car lorsqu’elle vint lui ouvrir, elle était toute pomponnée malgré l’heure matinale.
Pendant que Louis posait les étagères, la dame resta près de lui, si bien qu’il eut tout loisir de voir la poitrine parfaite sous tous ses angles.
Lorsque le travail fut terminé, la dame invita Louis à prendre un apéritif, et ils se mirent à discuter comme de vieux amis.
La dame dit s’appeler Louise, Blanchard, et ils s’extasièrent tous les deux sur la malice du destin qui mettait en présence un Louis et une Louise.
Ne voulant pas lui offrir de l’argent, Louise proposa au serviable monsieur de partager son repas de midi, ce qu’il accepta sans faire de manière.
Normalement, à la fin du repas, Louis aurait du prendre congé, mais il n’en fut rien.
Ils restèrent à discuter jusqu’au soir, et quand ils constatèrent l’heure tardive, ils convinrent qu’il n’y avait qu’une solution : dîner ensemble. Mais cette fois, c’est Louis qui invita Louise au restaurant. Il ne demanda qu’un chose : pouvoir passer chez lui, pour donner à manger à son chat, ce qu’ils firent.
A la façon dont partait cette histoire, vous aviez déjà deviné que Louis et Louise, sans l’avoir programmé, se retrouvèrent le soir dans le lit de la belle.
Lorsqu’elle se déshabilla, Louis constata que la poitrine qui l’avait fait rêver était en fait postiche, et que Louise n’était dotée que d’une toute petite poitrine, à peine plus rebondie que la sienne.
Mais le poisson était ferré, et deux jours plus tard, ils s’installèrent tous deux dans l’appartement de Louise
.
MORALITE
Usez d’artifices, mesdames. Vous ne capturerez pas tous les hommes, mais beaucoup resteront dans vos filets
FIN