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aristée Dard-d'Art

Nombre de messages: 1163 Localisation: sud ouest Date d'inscription: 14/07/2005
 | Sujet: Toutes ces femmes !! Lun 13 Juil 2009 - 19:04 | |
| TOUTES CES FEMMES… J’en ai marre, marre marre !! Dieu sait que j’aime les femmes, mais celles qui sont autour de moi, vont me rendre dingue dans peu de temps. Quand donc vais-je pouvoir vivre un peu pour moi ? Je suis au service des ces dames et demoiselles ; Entre ma mère, ma première femme, ma seconde femme et mes deux filles de 15 et 17 ans, je suis l’homme à tout faire. Pour ne prendre que les trois derniers jours, voici les demandes qui m’ont été faites. - Julien, peux tu venir me chercher, pour m’amener chez Carlier ? Ils ont en ce moment des petites robes, pleines de chic et pas tellement chères. Viens me prendre à 14 heures, ce sera bien. - Mais maman, j’ai précisément rendez vous avec un client à 14 heures. - Oh, mon chéri, je ne me fais pas de mauvais sang ! Tu sauras bien te débrouiller pour venir chercher ta vieille maman. A quatorze heures. Je t’attends, mon chéri ! - Dis donc, Julien TES filles commencent à me pourrir l’existence. Elles grandissent et disent qu’elles n’ont plus rien à se mettre. Il faut absolument qu’à la mensualité habituelle, tu ajoutes au moins 600 euros. Je ne m’en sors plus !! - Dis, mon petit papa, j’ai 17 ans, il serait temps que je prépare le passage de mon permis de conduire. Tu peux m’envoyer de l’argent, et puis, en conduite accompagnée, avec toi, je n’aurai pas peur. Et il y a un quart d’heure, ma femme actuelle m’a fait une scène épouvantable. - Julien, tu ne crois pas que tu exagères un peu ? Et quand je dis que tu exagères un peu, c’est un euphémisme : Il suffit que ta mère te siffle pour que tu accoures ventre à terre. Si ton ex, te demande un supplément à sa pension alimentaire, sans aucune discussion, tu lui fais parvenir plusieurs centaines d’euros en prime. Et avec tes filles, tu es toujours ausssi faible ! Mais, moi, si j’ai le malheur de te demander de poser une nouvelle étagère, il faut que je m’y prenne au moins deux jours à l’avance, tu n’as pas le temps avant ! Ca ne peut plus durer. ! Elle a raison Julie ! Ca ne peut plus durer !! Oui, mais voilà ! Elle, elle le dit, et moi, je l’écris seulement, et ce ne sera lu que par moi. Pourquoi l’écrire, alors ? Tout simplement pour faire sortir tout ce que j’aie sur le cœur. Je sais. C’est une médication de pauvre. De pauvre, et disons le, de lâche. Je ne sais pas refuser. Suis-je lâche ou trop bon ? Bien sûr, je préférerais la seconde hypothèse, quoique le résultat soit le même : je suis au service des femmes de ma famille, à leur merci. Je posais tout à l’heure la question : Pourquoi écrire ? Et maintenant, j’y vois plus clair : Certes, en écrivant, je dépose, un moment, sur le papier, tout ce que j’ai sur le cœur. Cela me soulage. Mais il y a également un petit élément d’espoir. Lorsque je relirai ce que j’ai écrit, je pense qu’un sentiment de révolte va prendre naissance, et qu’à un moment ou à un autre, je vais réagir violemment, contre ma condition d’esclave. Et chacun sait que lorsque les esclaves se révoltent, il y a du grabuge. J’espère confirmer cette constatation. Je me berce peut être d’espoir illusoire. Mais comme le disait mon oncle : « La vie est un pantalon soutenu par les bretelles de l’espérance » Pourtant, c’est vrai, j’y crois. Pour l’instant, je me contente d’écrire, mais tout cela va fermenter et éclater, un beau jour. Ce sera la fin de la dictature de mes femmes. Une question se pose à moi. Dois je traiter mes femmes l’une après l’autre ? Ou, dois-je au jour J, décréter, que c’est fini pour tout le monde. La deuxième solution serait plus difficile à appliquer, car je serais attaqué sur tous les fronts, mais en définitive, c’est celle à laquelle je vais me rallier. Si j’en ai le courage….. Oh, pas aujourd’hui. Pas demain, je ne suis pas encore prêt, mais je me donne un maximum de 15 jours, pour dire à mes femmes : Désormais, c’est fini ! Trouvez- vous un autre homme à tout faire !!!!! Sur le moment, ce sera chouette de dire ça. Après, les réactions seront moins drôles…. Je ne pense pas qu’il y ait un lien de cause à effet, mais en plus de mes démêlés familiaux, sur le plan des affaires, ce n’est pas terrible. Je tiens une grosse agence immobilière et la crise n’est pas un vain mot. Certes ; des clients j’en ai. Je veux dire, des vendeurs. Mais malgré un très net tassement des prix, les acheteurs sont rares. Pourtant, ce n’est pas faute d’argent. De l’argent il y en a, mais les gens préfèrent le faire dormir, bien à l’abri sur un livret, plutôt que de le mettre sur de l’immobilier, qui reçoit de plein fouet les tempêtes économiques. J’en ai marre. Tellement marre, que, subitement, je prends une décision. Je ne vais pas attendre 15 jours pour me débarrasser de mes femmes tortionnaires. Ni huit jours, ni même un jour. Cela part immédiatement. La première qui me demande quelque chose, je l’envoie sur les roses. C’est décidé. Je suis content de ma décision. Et en même temps, j’ai la frousse. Dire non, cela m’est déjà arrivé souvent. Ce n’est pas cela qui est difficile. Le plus dur, c’est de rester sur ce « non », et cela je ne l’ai jamais fait. Elles arrivent toujours à la longue, à me faire faire ce qu’elles veulent. Mais ce ne sera pas le cas cette fois ci. ( A suivre) |
|  | | aristée Dard-d'Art

Nombre de messages: 1163 Localisation: sud ouest Date d'inscription: 14/07/2005
 | Sujet: TOUTES CES FEMMES!! Mar 14 Juil 2009 - 7:07 | |
| Il faut que j’aille faire visiter un appartement à un éventuel acquéreur. Oh ! Je ne me fais pas d’illusion. Il sera comme les autres. « Il est un peu petit », « Je cherche surtout dans un quartier plus commerçant » « « Le prix demandé est exorbitant ». « Vous avez entendu parler de la crise » etc, etc. Ils ne sont jamais à court d’argument. Et moi, si ! Au fond, je me demande si mes échecs professionnels et mes problèmes familiaux, n’ont pas finalement, la même cause. Moi. Moi, et mon manque de caractère. Pourtant, je ne pense pas avoir changé. Et il y a trois ou quatre ans, elle marchait bien ma belle agence. Mon client est déjà là. Il a du en m’attendant fourbir ses arguments pour m’inciter à demander un fort rabais au propriétaire. Qui évidemment, refusera. Je n’en reviens pas. J’ai réalisé une vente. Et de plus, il ne m’a pas été demandé un centime de rabais. Le client était enchanté. Pour une fois, c’était un acheteur qui déclarait avoir trouvé exactement ce qu’il recherchait. Je ne peux m’empêcher de voir là un signe. Juste au moment où je décide de ne plus céder aux caprices de mes femmes, je réalise une belle affaire. Ce signe est tellement évident, que je me sens dans l’obligation de ne pas lâcher. Je m’en tiendrai mordicus à ma décision. Mes femmes peuvent me demander n’importe quoi, ce sera non, non, non, jusqu’au bout ! Ah, mais !!! Elles n’ont pas tardé à me mettre à l’épreuve. Mon ex femme m’a téléphoné pour me demander si je pouvais prendre les filles pendant quinze jours. Elle devait faire un voyage d’affaires très important. Voyage d’affaires ? Mon œil !! Elle doit avoir trouvé un nouveau matou et projette un voyage idyllique avec le nouvel élu. J’ai dit non. Elle ne s’en est pas formalisée, car elle pensait que, comme d’habitude, je finirai par céder. « Tu sais, tes filles se font une joie d’aller passer quinze jours avec toi » « C’est fou comme elles sont attachées à toi ! Chaque jour elles me parlent de leur papa ». Et allez donc !! Je les connais toutes ces vieilles ficelles. A mon troisième « non », elle a commencé à lever le ton. « Tu es leur père, et tu as des devoirs envers elles » Je lui ai répondu que les devoirs n’étaient pas à sens unique, et qu’elles me considéraient plus comme une vache à lait que comme un père. Jamais un mot gentil, jamais la moindre petite attention à mon égard, alors, pour ma part, c’était fini. Je verserai la pension alimentaire prévue, sans un sou de plus. Je lui ai dit que j’avais du travail et que je devais raccrocher. A l’autre bout du fil, mon ex s’étranglait de fureur, et pour ne pas assister à son trépas en direct, j’ai raccroché. Aussitôt après, je suis allé me voir dans une glace. Le nouveau Julien était arrivé. Je voulais voir sa tête, et j’ai été tout surpris de constater que j’étais toujours le même. Une demi-heure après cette communication téléphonique, c’est Arabelle, ma fille ainée qui m’appelait : - Maman me dit que tu ne veux pas venir nous chercher pour que l’on passe quinze jours avec toi ? - Ta maman n’a pas menti ; c’est vrai. - Ecoute, moi, je ne veux pas rentrer dans vos histoires. Je vais être franche avec toi. Tu te souviens de Guillaume ? - Non, je ne me souviens pas de Guillaume ! - Mais si ! Tu sais bien, c’est lui qui a une Porsche. Une vieille Porsche, mais comme neuve ! - Possible, mais je m’en fous !! - Tu ne devrais pas, car nous sommes presque fiancés, et il vient passer quinze jours à Avignon. C’est pourquoi (tu vois, je te dis tout) je veux aller chez toi, c’est normal. - Il n’en est pas question. Il faudra que ton Guillaume et toi trouviez une autre solution. Maintenant, excuse-moi, mais si tu veux que je puisse envoyer la pension à ta mère, il faut que j’aille travailler. Là encore j’ai raccroché avec une jubilation certaine. Je ne suis pas allé me revoir dans la glace. C’était inutile. Je savais que mon changement ne se voyait pas à l’œil nu, mais qu’il était bien réel. Je me suis couché ce soir là avec le cœur léger. Je venais de reconquérir ma dignité d’homme, et je ne pouvais m’empêcher de m’admirer pour avoir si vite et si bien, rétabli une situation normale. Un père, un mari, un fils n’est pas un larbin, que diable !!! C’est le lendemain matin qu’Yvonne, ma douce femme actuelle me dit. - Tiens, j’ai reçu un coup de fil de ton ex. Elle était ulcérée parce que tu avais refusé de recevoir tes filles durant 15 jours. Pour une fois, je t’approuve. Ces gamines, quand elles viennent ici doivent être servies comme des princesses et ne lèvent pas le plus petit doigt pour me donner un coup de main. D’ailleurs j’ai trouvé qu’elle était culottée, ton ex, de me téléphoner pour que j’intercède auprès de toi !! Elle est lamentable cette bonne femme. Je vais enfin avoir un peu mon mari à moi. Tu sais que tu m’avais promis d’installer une piscine dans le jardin ? - Je t’ai promis ça ? - Oui, tu me l’avais promis. Tu t’en souviens ? - Non, je ne m’en souviens pas. Ce qui n’a d’ailleurs aucune importance. - Tu as raison. L’important c’est que tu l’installes. - Il n’en est pas question ! - Quoi ? Tu avais promis ! - Je ne m’en souviens plus, mais même si je te l’avais promis, cela ne compte pas. C’était avant. - Avant quoi ? - Avant que je décide de ne plus être à votre service !! Elle est restée quelques secondes, muette, ce qui était à la fois reposant et très jouissif ! Je lui tenais tête enfin ! Et elle, aussitôt, a cherché une explication à mon changement : ( A suivre) |
|  | | aristée Dard-d'Art

Nombre de messages: 1163 Localisation: sud ouest Date d'inscription: 14/07/2005
 | Sujet: TOUTES CES FEMMES!! Mer 15 Juil 2009 - 6:49 | |
| - Il y a une autre femme dans ta vie !! Je suis sûre qu’il y a une autre femme ! - Arrête de dire des bêtises !! Tu crois qu’avec une mère, deux filles, une ex, et une épouse, je n’ai pas assez de femmes ? J’en ai par-dessus la tête des femmes !! - Que veux-tu dire ? Tu veux me faire comprendre que tu as des tendances homosexuelles ? - Non, bien sûr que non !!! Que vas-tu chercher ? Je suis un homme normal, qui veut vivre normalement et rend son tablier de larbin de ces dames. Tu comprends, ou tu ne comprends pas. Je m’en fous !! - Pourquoi es-tu grossier ? Qu’est ce que je t’ai fait ? - Oh ! peu de choses : Tu m’as fait tourner en bourrique, et maintenant, je te dis : C’est fini - Tu es devenu complètement fou ! Cliniquement fou ! Il faudra consulter ! J’ai décroché mon manteau, l’ai enfilé, puis je suis sorti sans dire un mot. Je regrette. Je regrette amèrement. De ne pas m’être montré digne plus tôt. C’est fou comme je me sens bien. Je me trouvais lamentable. Maintenant je me respecte. Seul contre toutes ces femmes, j’ai su faire front. Ouais ! Il ne faut quand même pas que je me raconte des histoires. J’ai encore la frousse de finir par céder. Non, je ne suis pas sûr de moi. Quand on est parti sur de mauvaises bases, c’est fichu. Au fond, tout au fond de moi, je le sais. Tout se passe au début. Une petite idée germe dans mon esprit. C’est après avoir écrit « tout se passe au début » qu’elle m’est venue. Il faut que je me fasse l’âme d’un homme fort. Cela, je ne pourrai pas le faire avec ma mère, mes femmes ex, et actuelle, ou mes filles. Pas d’illusion. Et voilà. Mes filles sont venues passer quinze jours chez moi. J’ai installé l’étagère que ma femme demandait, j’ai donné de l’argent à ma fille de 17 ans pour qu’elle prenne des cours de code, et si je n’ai pas fait construire la piscine, j’ai déjà demandé des plans. Enfin, Je continue à véhiculer ma mère au gré de ses caprices. Je devrais être effondré par ces capitulations successives. Il n’en est rien. Parce que j’ai creusé la petite idée qui m’était venue. C’est vrai que « tout se passe au début » Dès lors, inutile de se raconter des histoires : Avec mes femmes actuelles, c’est foutu. La conclusion coule de source. Il faut que je trouve une autre femme, et que dès le début, je la mette au pas. C’est simple. D’autant plus simple, qu’une jeune femme, cadre dans ma société, et divorcée, ne semble pas indifférente à mon charme dévastateur. Enfin c’est ce que je crois. Ou plus exactement, ce que j’espère. A midi, dans ma boite, nous déjeunons au restaurant d’entreprise que j'avais créé. Chacun de nous prend toujours la même place. Pour une fois, je vais faire une entorse à cette règle sacrosainte. Je suis arrivé un peu en avance et je suis allé m’asseoir à la table d’Isabelle Colomb, juste à coté de la place qu’elle occupe habituellement. Rien que pour voir la tête du type dont j’avais pris la place, mon coup de force valait le coup. Comme je suis au dessus de lui, sur le plan hiérarchique, il n’a osé rien dire, mais il est reparti, le dos vouté, comme s’il avait été fichu à la porte. C’était marrant. Lorsqu’Isabelle est arrivée, et qu’elle m’a vu à côté d’elle, elle m’a fait un sourire de bienvenue. J’ai compris sa pensée : Elle ne perdait pas au change. D’ailleurs, elle n’a pas hésité. - Monsieur Demange, quel plaisir de vous avoir à notre table ! - Si je suis venu, c’est sans doute que cela me faisait plaisir également. Mon prénom est Julien. - Le mien est Isabelle. - Hé bien Isabelle, je crains bien avoir pris la place de l’un de nos collègues et il en semblait très affecté. Voulez vous, que pour une fois nous échappions au hachis Parmentier du mercredi. Puis je vous inviter à déjeuner « Au Petit Riche »? - J’en serais très heureuse, Monsieur Demange. - Julien s’il vous plait. Ce n’est pas un très joli prénom, mais c’est le mien. Nous sommes partis tout deux sous les yeux intrigués de mes employés. J’avais décidé qu’au cours de notre première entrevue, je resterais dans le banal. Il s’agissait tout d’abord de connaitre un peu cette damoiselle, sur laquelle je n’avais pratiquement aucun renseignement. Une chose était très réconfortante : Un sourire ne quittait jamais ses lèvres, comme si elle était très heureuse, et lorsqu’elle me regardait, il y avait dans son regard une sorte…..j’allais dire d’adoration, mais ce serait trop, restons modeste, il y avait donc dans son regard…un grand intérêt. C’est ça ! Un grand intérêt. C’est pourquoi, malgré ma décision première, je pensais pouvoir pousser un peu les feux. - Isabelle, vous pensez bien que si dans un premier temps je suis venu à votre table, au mépris des droits de votre voisin, sur la propriété de sa chaise, puis, si je vous ai invitée à venir déjeuner en tête à tête, c’est qu’il y a une raison. Je n’ose pas vous la dévoiler lors de notre premier entretien, mais vous devez pouvoir la deviner. Je ne vous cache pas que je suis marié. Il serait malhonnête de vous le cacher. Par ailleurs je vous donne ma parole d’honneur que je n’ai jamais trompé ma femme. Je ne suis pas un coureur de jupons. Je suis un homme sérieux et droit. J’ai immédiatement trouvé que mon petit speech était bien tourné. Il vaut mieux parler soi même de ses qualités. Les autres risqueraient de ne pas les voir. Je n’avais plus qu’à attendre la réaction. ( A suivre) |
|  | | aristée Dard-d'Art

Nombre de messages: 1163 Localisation: sud ouest Date d'inscription: 14/07/2005
 | Sujet: TOUTES CES FEMMES!! Jeu 16 Juil 2009 - 6:53 | |
| - Je ne vous comprends pas……..Julien. Vous me dites, que vous êtes marié, que vous êtes sérieux et droit, que vous n’avez jamais trompé votre femme…….. J’en induis que vous êtes contre le divorce, alors, je le répète : Je ne comprends pas. Pourquoi avoir voulu ce contact entre nous, qui n’aboutira à rien. - Isabelle, Isabelle…..Vous ne comprenez rien, parce que vous extrapolez. Tout ce que je vous ai dit est vrai. Ce sont vos conclusions qui ne le sont pas. Une force irrésistible me projette vers vous. Or, je ne vous connais pas. Je veux savoir d’où vient cette force contre laquelle je ne peux lutter. Je ne vous connais toujours pas beaucoup, mais je comprends un peu mieux la raison de mon attrait. Je vais ajouter quelques mots à mon sujet, puis, si vous le voulez bien, vous me parlerez de vous. Je suis marié et j’ai deux grandes filles. Je suis malheureux. On ne peut faire plus concis. A vous maintenant. - Je suis divorcée, je n’ai pas d’enfant, et je me demande ce que vous attendez de moi. - Comment voulez vous que je réponde à votre question ? Je n’en sais rien moi même. Il y a longtemps que vous m’attirez, et aujourd’hui, sans préméditation, je prends contact avec vous. - Croyez-vous à l’amitié entre un homme et une femme à peu près du même âge ? - Non, et vous ? - Moi non plus. Donc, vous ne pouvez poursuivre que deux buts. Soit, de faire de moi votre maitresse, soit votre femme après avoir divorcé. Logique ? - Brutalement logique. Je ne sais que dire !! Elle est sacrément directe, Isabelle. Ce qui est admirable….. Mais me fait un peu peur. J’ai une mère, une femme, une ex-femme et deux filles qui me font faire leurs quatre volontés, je ne vais pas prendre une maitresse du même acabit ! Ca, non ! Mieux vaut mettre les points sur les i dès le départ. - Voyez vous Isabelle, j’ai en moi le besoin de chérir, de protéger…..je dirais, même, de diriger. Or les femmes autour de moi, ont des caractères très indépendants, et n’ont nul besoin de moi. Voilà ! Je vous dis tout !! - En ce qui me concerne, je vis seule depuis 5 ans, et j’aimerais tant pouvoir me reposer sur une épaule amie, sur quelqu’un en qui je puisse avoir confiance, et qui prendrait les décisions à ma place. J’en rêve ! Ce serait si reposant. Dans le mille, mon vieux Julien ! Tu viens de trouver exactement la femme qu’il te faut. Elle me laissera prendre les initiatives, je vais acquérir l’habitude de tout régenter, et le nouvel homme que je vais devenir, dirigera les autres d’une main de fer !! Pas question de la laisser s’échapper, celle là ! Il me la faut. - Isabelle, nous n’avons échangé que quelques propos, et pour ma part, je sais déjà que vous allez jouer un rôle dans ma vie. Lequel ? Je l’ignore. Mais nous pourrons retenir la date d’aujourd’hui comme marquant un tournant dans nos vies respectives. N’est ce pas votre avis ? - Je l’ignore encore, mais je le souhaite. J’ai l’intime conviction que les cinq femmes qui gravitent autour de moi……Non ! L’expression est malheureuse. Ce n’est pas moi le centre. C’est moi qui gravite autour d’elles, comme l’âne autour du puits arabe ! Toujours est-il que, j’en ai la certitude, les jours de leurs pouvoirs sur moi sont comptés. Je savoure déjà ma revanche. Je ne pouvais pas l’inviter tous les jours au restaurant. Ce serait trop onéreux. Nous y sommes allés une fois par semaine, les autres jours, nous déjeunions côte à côte au restaurant d’entreprise, sous les regards un peu moqueurs de mes employés. Mais je m’en fiche. C’est moi qui décide quand nous devons aller au restaurant. Et elle est toujours d’accord. C’est un bon début, non ? A la maison, je continue à être le souffre douleur de mes femmes, mais de cela aussi, je m’en fiche, puisque cela ne durera pas. Il a fallu un mois pour qu’elle devienne ma maitresse. J’étais follement heureux. Elle avait tout ce que j’aime chez une femme. Tout d’abord, physiquement, elle était tout à fait le genre que je préfère. Une fausse maigre d’une dizaine de centimètres de moins que moi. Elle avait un caractère égal, et se montrait toujours d’accord sur ce que je proposais. Quand nous étions ensemble, incontestablement, j’étais le chef, et elle, comme moi, nous nous accommodions très bien de cette subordination hiérarchique. Il y avait bien un petit inconvénient. Ma femme, voyant que je n’avais plus la même ponctualité pour rentrer à la maison, devenait de plus en plus grincheuse, mais je la désarmais en faisant, sans aucune discussion tout ce qu’elle me demandait. Ma mère, mon ex et mes filles, étaient sans doute un peu surprises de ne plus m’entendre dire d’abord non à ce qu’elles voulaient que je fasse. Mais comme j’en passais par leur volonté, elles ne devaient pas trop se poser de question. Je peux dire que j’étais heureux. Esclave dans ma maison, je devenais le Maitre dès que j’arrivais chez Isabelle, et, cela suffisait à mon bonheur. ( A suivre) |
|  | | LylaTsB

Nombre de messages: 4378 Age: 50 Localisation: Entre pétales et sépales Date d'inscription: 21/05/2006
 | Sujet: Re: Toutes ces femmes !! Jeu 16 Juil 2009 - 16:26 | |
| Savoureux  *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Avec ou sans corole... SourirEnBouquet
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|  | | aristée Dard-d'Art

Nombre de messages: 1163 Localisation: sud ouest Date d'inscription: 14/07/2005
 | Sujet: TOUTES CES FEMMES!! FIN Ven 17 Juil 2009 - 7:01 | |
| Hier matin, pour toute ma famille, j’étais parti à la pêche avec des amis. En fait, je devais passer la journée chez Isabelle. Arrivé de bonne heure chez elle, je lui dis : - J’ai très envie d’un bœuf bourguignon pour le déjeuner. Peux tu m’en faire un, ma chérie ? Sa réponse ne faisait aucun doute, aussi ai-je sursauté quand elle me répondit : - Pas question ! Si tu veux un boeuf Bourguignon, tu vas devoir aller le commander au restaurant. Je suis resté un moment sans voix. Puis, je me suis dit que c’était le moment, ou jamais, de m’affirmer. - Tu sais que je n’aime pas que l’on me parle sur ce ton ? Il est très tôt, tu as largement le temps d’aller faire des courses et de me faire un bœuf Bourguignon. - Tu es sourd ? Il n’en est pas question ! Tu n’es que mon amant après tout. Cela m’a amusé un temps de jouer à la petite fille qui a besoin d’un protecteur, mais maintenant, j’en ai assez !!! Nous ne jouons plus. Je ne dépends pas de toi sur le plan matériel, je suis donc libre, et je n’ai pas envie de faire de la cuisine aujourd’hui. J’ai bien voulu être gentille avec toi, mais tu dépasses les bornes, et je ne suis plus disposée à me laisser faire. Ai-je été assez claire ? Je peux très bien vivre sans toi, ce qui n’est pas le cas, si j’ai bien compris de tes autres femmes. Bon sang ! Elle aussi, va m’imposer ses volontés. Que m’a-telle dit ? Qu’elle ne dépendait pas de moi sur le plan matériel, et qu’elle était libre ? Et que les autres n’étaient pas dans la même situation ? Mais elle a raison ! Cent fois raison, Je suis allé vers elle, et malgré sa réticence, je l’ai prise dans mes bras. J’ai fait claquer deux gros baisers sur ses joues, et je lui ai dis, deux mots, deux mots seulement. Merci . Adieu. Je suis allé chercher dans la chambre et la salle de bains, quelques vêtements et objets de toilette que j’avais amenés ici, et je suis sorti sous le regard ahuri d’Isabelle qui ne comprenait pas qu’à notre première dispute, je m’en aille. Arrivé chez moi, ma femme surprise, me demanda ce que je faisais là : - Tu ne devais pas aller à la pêche ? - Si, mais j’ai changé d’avis. Je vois que tu es toujours en peignoir. Va t’habiller et acheter ce qu’il faut. Je veux manger un boeuf bourguignon à midi. - Tu deviens fou ? Il n’en est pas question. Tu mangeras ce qu’il y aura. - Il y aura un bœuf bourguignon. Ne perds pas de vue une chose, ma chérie : C’est moi et moi seul qui vous entretiens toutes, ma mère comprise qui ne s’en sortirait pas avec sa retraite de réversion. Alors, écoute moi bien, une fois pour toute, car je ne me répéterai pas. Désormais, c’est moi qui suis le patron ici. A partir de ce mois ci, mon salaire sera versé sur mon nouveau compte Je serai seul à avoir la signature. Je serai seul à gérer mes revenus, et je vous donnerai de l’argent selon mon bon vouloir. Vous avez toutes, intérêt à être gentilles, très gentilles avec moi. Maintenant, va t’habiller. Je veux mon bœuf Bourguignon à midi. Ne perds pas de temps. - Mais tu ne crois tout de même pas que tu vas faire la loi ici ? - Si je ne peux faire la loi ici, c’est très simple, j’irai la faire ailleurs. Réfléchis bien. Si je n’ai pas de bœuf Bourguignon à midi, je partirai, et ce sont les tribunaux qui fixeront les pensions alimentaires, et fais moi confiance, je me défendrais bec et ongle. - Mais enfin…. - Pas d’enfin !! Ce sera « Fin » si je n’ai pas ce que je désire à midi. C’est moi qui ai l’argent, je suis le maitre, et ne serai plus jamais votre esclave. Je sortais de la pièce lorsque le téléphone a sonné. Je suis allé décrocher. C’était ma mère. - Ah, Julien ! Je suis contente de t’avoir. Il faut que j’aille chez mon coiffeur. Tu viens me prendre à 15 heures. - Non, maman, je ne viendrai pas te prendre à quinze heures, et désormais, quand tu auras à sortir tu n’auras qu’à prendre un bus. Puisque l’occasion s’en présente, je veux te dire qu’il va falloir te débrouiller toute seule. Je veux bien continuer à te verser chaque mois un petit complément à ta retraite, mais c’est uniquement parce que je suis très bon, car je ne te dois rien. Aussi, il faut que tu comprennes bien une chose : Tant que tu ne me casseras pas les pieds, je verserai ce complément. Si tu m’embêtes, tu auras à te débrouiller avec ta pension de réversion. Voilà ce que j’avais à te dire. Maintenant, j’ajoute que je t’aime bien, mais ne me considère plus comme un esclave. Normalement, ma mère a la langue bien pendue, mais lorsque, 30 secondes plus tard, après un long silence, j’ai coupé la communication, elle n’avait pas pu prononcer un seul petit mot Cinq minutes plus tard, alors que je fumais béatement une cigarette, vautré dans mon fauteuil, j’ai vu passer ma femme qui partait faire des courses. Merci, merci, Isabelle FIN |
|  | | LylaTsB

Nombre de messages: 4378 Age: 50 Localisation: Entre pétales et sépales Date d'inscription: 21/05/2006
 | Sujet: Re: Toutes ces femmes !! Ven 17 Juil 2009 - 21:43 | |
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|  | | aristée Dard-d'Art

Nombre de messages: 1163 Localisation: sud ouest Date d'inscription: 14/07/2005
 | Sujet: TOUTES CES FEMMES!! Sam 18 Juil 2009 - 7:12 | |
| | LylaTsB a écrit: | Heu,c'est de la fiction, heing ?
SourireDeCélibat |
Disons de la réalité édulcorée. |
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