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| Auteur | Message |
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aristée Dard-d'Art

Nombre de messages: 1167 Localisation: sud ouest Date d'inscription: 14/07/2005
 | Sujet: Vengeance infernale Lun 13 Avr 2009 - 9:46 | |
| INTRODUCTION Ce petit récit que je veux écrire aujourd’hui, 3 Avril, comportera trois chapitres. Ils retraceront ce que je viens de vivre. J’espère que ce récit aura une suite moins sombre, mais c’est l’avenir qui en décidera. Cela va un peu mieux. Physiquement en tous cas. J’ai beaucoup dormi depuis trois jours, et mon appétit est revenu. Oh, je le sais bien ! je ne suis pas sorti de l’auberge. Je vais encore avoir des journées pénibles, mais je pense, oui, j’ai besoin de penser que les grosses effroyables surprises sont derrière moi. Dans cette grande villa, j’entends Jeanne qui passe l’aspirateur, et ce ronronnement me berce et contribue à me donner une impression de sérénité. Mirza, la chienne de mon hôtesse ronfle gentiment, la tête sur mes pieds Il est des périodes dans la vie, ou les jours s’écoulent, doucement, sans à coups, sans évènement marquant. C’est, peut être, ce que l’on peut appeler le bonheur. Il y a un mois, je m’estimais heureux. J’avais une femme dont la beauté était nettement au dessus de la moyenne. Un corps de statue, un visage fin, un beau regard, droit,et pur. Et puis, depuis quelques mois, j’ai un fils merveilleux, dont je ne le cache pas, je suis un peu gaga. Somme toute, j’étais il y a un mois, un homme comme beaucoup d’autres, heureux et ce qui est plus rare, conscient de l’être. Il y a 1 mois, c’est vrai, j’étais un homme normal. Je veux dire que je n’étais ni meilleur ni plus mauvais que les autres. Aujourd’hui certes je suis encore lucide, j’ai encore la notion du bien et du mal, mais ces notions sont très vagues, et ce que j’appelais auparavant les vertus, les valeurs…..n’ont plus beaucoup de…… valeur pour moi. J’avais le respect des biens des autres. Pour moi, la vie des autres était sacrée. Aujourd’hui, sans remord, sans culpabilisation, sans hésitation, je pourrais tuer et voler si je le jugeais nécessaire à ma survie. Entendons nous bien. Je ne suis pas en train de dire que je tuerais par plaisir. Je ne suis pas devenu sadique. Mais si quelque chose en moi est devenu monstrueux, je le sais, j’en ai conscience, c’est mon égocentrisme.. La vie m’a été donnée, je la défendrais de toutes mes forces et aucun sentiment maintenant ne pourrait me retenir. Un paquet de vies humaines ne ferait pas le poids en face de la mienne. Mon mépris pour toute l’espèce humaine atteint des dimensions gigantesques. J’ai été profondément malheureux. . J’ai dépassé ce stade. Je suis anéanti, au point d’être insensible aux malheurs des autres qui me semblent n’être que de petits contretemps par rapport aux épreuves qui ont été les miennes. Pourquoi tous ces changements en moi, en si peu de temps ? C’est pour essayer de l’expliquer que je vais relater tout ce qui m’est arrivé en quelques jours. Parce que mon expérience est exceptionnelle, je vais la décrire. Oh, il ne s’agit pas pour moi de me constituer un dossier d’excuses. Etre excusé est bien le dernier de mes soucis. Etre excusé par des personnes que je méprise, la belle affaire !! Non. Si j’écris, c’est pour mon fils, Denis. Le seul être pour lequel il me reste quelques uns de mes sentiments d’avant. Il a 8 mois. Lui, devra savoir ce que l’on a fait à son père. Lui, oui, en connaissance de cause, il aura le droit de me juger. ( A suivre) |
|  | | Ysandre I TI Expert en informatique

Nombre de messages: 2571 Localisation: Alpha du Centaure, juste à droite Date d'inscription: 09/12/2008
 | Sujet: Vengeance infernale Lun 13 Avr 2009 - 9:50 | |
| Seigneur ! Aristée, qu'a-t-il bien pu t'arriver pour te faire tant de mal ? *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Et si l'ombre laissait la place a la lumière ? Quand l'encre remplacera le sang dans mes veines Quel lumineux docteur de l'âme Viendra prendre soin de moi...
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|  | | lison

Nombre de messages: 6768 Localisation: Gratmoilebasdudos, Québec Date d'inscription: 21/02/2005
 | Sujet: Re: Vengeance infernale Lun 13 Avr 2009 - 16:42 | |
| Très intrigant!!! *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* On s'en promet...hein les filles!!!
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|  | | aristée Dard-d'Art

Nombre de messages: 1167 Localisation: sud ouest Date d'inscription: 14/07/2005
 | Sujet: Vengeance infernale Mar 14 Avr 2009 - 7:12 | |
| CHAPITRE 1 ME VOILA SEUL Il y a 1 mois, je l’ai dit, j’étais un homme normal. J’étais chef de service dans une compagnie d’assurances ce qui à mon âge, 28 ans, n’était pas mal. J’étais marié avec Maud dont le physique, je l’ai dit aussi, est plus qu’agréable, et l’intelligence vive. J’avais un fils de quelques mois. Nous vivions dans une aisance matérielle et une entente sereine. Tout a commencé le 18 Mars dernier. Après avoir pris mon petit déjeuner avec Maud., au moment ou j’allais partir au bureau elle me demanda de sa voix câline habituelle. - A quelle heure rentres tu ce soir ? - Quelle question !!! Comme d’habitude ma chérie, à 18 heures. - Justement, je voulais te demander : Pourrais tu exceptionnellement rentrer un peu plus tard. Vers 19 heures par exemple ? - Mais pourquoi ? - Je t’en prie, ne pose pas de questions ! Elle vint m’embrasser amoureusement. Le peux-tu chéri ? - Bien sûr, si cela doit te faire plaisir. Je rentrerai à 19 heures. 3 ou 4 fois dans la journée, je me suis demandé pour quelle raison, Maud me demandait de rentrer plus tard ce soir. Mais cela ne me troublait pas outre mesure. Sans doute une surprise qu’elle voulait me faire. Je restais donc à travailler à mon bureau un peu plus tard qu’habituellement. Et le fait de traîner un peu me procurait un certain plaisir. J’étais persuadé que mon adorable femme me préparait une agréable surprise. Pourtant, ce n’était ni mon anniversaire, ni ma fête, ni l’anniversaire de notre mariage. Mais après tout, il n’est pas indispensable d’attendre une date précise pour faire une heureuse surprise. Les minutes passaient donc dans une sorte d’euphorie, et je calculais mon départ du bureau pour être à la maison à 19 heures précises. Je me mis enfin en route. Mon appartement est au troisième étage. Je sortais ma clé pour ouvrir la porte d’entrée, lorsque je m’aperçus que la porte n’était pas fermée. En souriant, je pensais que la surpris commençait. Le hall d’entrée était vide. Le fauteuil et les portes manteaux avaient disparus. Le grand placard avait les portes ouvertes. Il était absolument vide. Je n’étais pas inquiet au début, mais peu à peu, je trouvais ça bizarre. En courant, je parcourus tout l’appartement. Il ne restait rien. Plus un seul meuble, pas le moindre bibelot. Le sol jonché de paille disait que des déménageurs étaient venus, et avaient fait leur travail vite et bien, car il ne restait rien. Absolument rien. Mon sentiment dominant était l’incompréhension. Je n’étais ni triste ni furieux. Je ne comprenais pas. Je vis soudain que sur le parquet, à partir de la porte d’entrée, un trait à la craie avait été tracé, avec de temps en temps une flèche pour marquer la direction. Je suivis cette flèche qui aboutit à la porte de ma chambre, et se continua sur la porte elle-même jusqu’à la hauteur des yeux, où une enveloppe avait été fixée avec un morceau de papier collant. Ce n’est qu’à ce moment là que je réalisais qu’il ne s’agissait pas d’un simple jeu, mais de quelque chose de très grave pour moi. Je me mis à trembler de tout le corps. J’ai eu un mal fou pour décacheter l’enveloppe et en extraire la lettre. Elle était brève. Tu es malheureux. Demain ce sera pire. Après demain encore pire. P.S. Ce soir, tu peux coucher ici. Le bail n’a été résilié qu’à partir de demain C’était tellement énorme, que j’oscillais entre abattement et rire. C’était sans doute une plaisanterie. Mais, il était difficile d’imaginer que l’on puisse tout déménager pour une simple plaisanterie. Oui, c’était difficile à croire. Cependant, j’ai mis plusieurs minutes pour admettre que tout cela était vrai. Ma femme était partie, avec tous les meubles, toutes mes affaires, et je me retrouvais avec les seuls vêtements sur moi. J’avais mon sac à la main. Il avait son poids normal. Je l’ouvris cependant. Hébété, je sortis des feuilles de papier et des briquets qui étaient là pour faire le volume et le poids. Plus de portefeuille, plus de papiers d’identité ou de permis de conduire. Il ne restait que mon chéquier et ma carte de crédit. La surprise était bien réussie, et commençait à prendre des proportions énormes. ( A suivre) |
|  | | lasorciere

Nombre de messages: 662 Age: 44 Localisation: dans le berry chère à mon coeur Date d'inscription: 29/01/2009
 | Sujet: Re: Vengeance infernale Mar 14 Avr 2009 - 7:51 | |
| C'est arriver à un frère d'une de mes amies ,lui non seulement elle est partie avec tout les meubles ,elles à pas oubliée le compte en banque . Par contre lui , après il a dù payer les dettes qu'elle avait faite ,avabnt de partir : les loyers n'ont payer,les assurances etc........... Sa ça doit être dure , a supporter ,surtout que là ont doit tout recommencer . Je ne comprend pas les personnes qui sous pretexte qu'on s'entend plus , ou qu'on ne s'aime plus s'en vont comme ça comme ils étaient venus . Amitiées ,bon courage , le frère de mon amie à eut du mal à remonter la pente et à tout recommencer !!!!!!!!!!!!!! |
|  | | Ysandre I TI Expert en informatique

Nombre de messages: 2571 Localisation: Alpha du Centaure, juste à droite Date d'inscription: 09/12/2008
 | Sujet: Vengeance infernale Mar 14 Avr 2009 - 7:54 | |
| Je pense que c'est une nouvelle que tu écris, et pas quelque chose qui t'es arrivé à toi ! j'attends la suite avec impatience. *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Et si l'ombre laissait la place a la lumière ? Quand l'encre remplacera le sang dans mes veines Quel lumineux docteur de l'âme Viendra prendre soin de moi...
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|  | | aristée Dard-d'Art

Nombre de messages: 1167 Localisation: sud ouest Date d'inscription: 14/07/2005
 | Sujet: v Mar 14 Avr 2009 - 10:40 | |
| | Ysandre a écrit: | Je pense que c'est une nouvelle que tu écris, et pas quelque chose qui t'es arrivé à toi ! j'attends la suite avec impatience. |
J'ai eu une vie assez remplie, mais fort heureusement, je n'ai pas vécu les 135 nouvelles, romans et pièces de théatre que je me suis amusé à écrire. Surtout que le pauvre n'en est qu'au début de ses ennuis. |
|  | | Farouche

Nombre de messages: 3123 Localisation: Sud où il fait beau Date d'inscription: 29/04/2008
 | Sujet: Re: Vengeance infernale Mar 14 Avr 2009 - 10:47 | |
| Pas le temps maintenant, mais je reviendrai. |
|  | | aristée Dard-d'Art

Nombre de messages: 1167 Localisation: sud ouest Date d'inscription: 14/07/2005
 | Sujet: Vengeance infernale Mer 15 Avr 2009 - 7:38 | |
| Dans ce naufrage total, je me raccrochais à ce qui me restait. J’avais au moins de l’argent. Et aussitôt, je me dis que la priorité était de quitter les lieux. Il n’était pas question de dormir là comme me le proposait méchamment ma femme, et sortant de l’appartement comme un somnambule, mon crâne ne contenait qu’une idée : Il faut aller à l’hôtel. Me réfugier dans une chambre, et réfléchir, réfléchir pour bien prendre en compte ce qui m’arrivait, faire le point. Je pris une chambre dans un hôtel près de chez moi. Je n’éprouvais pas le besoin de dîner, et me jetais sur le lit. Je passais la nuit, allongé sur le lit, sans m’être déshabillé. Je n’avais pas pu dormir une seconde. Le jour se levait. Il fallait que j’en fasse autant et que j’aille travailler. La vie devait continuer. Après une rapide toilette, il me semblait que mon cerveau se remettait lentement à fonctionner. Après tout, une femme qui quitte son mari, c’est banal. Bien sûr, une femme qui part avec tous les meubles, qui vole tous les papiers de son mari, c’est déjà plus rare. Mais bizarrement, ce qui me faisait encore plus mal, c’est que je n’avais rien vu venir. J’aurais juré que nous étions parfaitement heureux. Le matin, quand je suis parti au bureau, Maud était normale, et même peut être encore plus affectueuse que d’habitude. Pourtant il ne s’agissait pas d’un coup de tête. Elle préparait son coup depuis longtemps. Il avait fallu résilier le contrat de location, préparer le déménagement, cela ne s’improvise pas. Comment avait elle pu se montrer aussi amoureuse pendant cette préparation. Et Pourquoi ? Oui, pourquoi ? C’était à devenir fou. Durant toute la nuit, j’avais essayé de trouver quelques indices qui auraient pu me mettre en alerte. Mais je n’avais rien trouvé. Absolument rien. Je suppose que lorsqu’une femme trompe son mari, il doit bien y avoir quelques petits indices, que n’apparaissent que lorsque l’on est au courant de son infortune, peut être, mais l’on doit bien se souvenir d’une réflexion, d’un retard imprévu, d’un fait un peu curieux comme un coup de téléphone qui semblait un tantinet bizarre. Enfin, il me semble. Mais comment en être certain ? C’est la première fois que ça m’arrive. Dans un océan d’incompréhension, il y avait deux faits certains. En premier lieu, elle m’avait quitté, en emmenant nos meubles et tous mes papiers. En second lieu, j’ai la certitude qu’il ne s’agissait pas d’un coup de tête, mais d’une décision longuement mûrie. La préparation d’un déménagement et la résiliation d’un bail de location demandant un certain temps. CHAPITRE 2 JE SUIS UN MORT VIVANT J’arrivais à ma société dans un état second.. Mon bureau étant au premier, je négligeais l’ascenseur, et pris comme toujours l’escalier. Arrivé devant la porte de mon bureau ou normalement une plaque indiquait : PAUL DEMANGE CHEF DU SERVICE PRODUCTION il y avait une autre plaque, toute neuve. ARCHIVES Je me reculais pour avoir une vue d’ensemble sur le couloir. Non. Je ne me trompais pas de porte. J’étais bien devant mon bureau. Je poussais la porte, et me trouvais en effet dans une pièce garnie de casiers remplis de dossiers. Un archiviste travaillait et ne leva même pas la tête à mon entrée. J’avais la tête qui tournait. C’était un cauchemar, j’allais sans doute me réveiller. Je suis resté sans doute plusieurs minutes dans le couloir, immobile, incapable de penser, de bouger. C’était sans doute un cauchemar, j’allais me réveiller. Ah ! Enfin quelqu’un. Je ne rêve plus : c’est ma secrétaire. Mais ma secrétaire passa à côté de moi, sans un regard, comme si j’étais devenu l’homme invisible. Je la rattrapais, et lui dis : - Bonjour Annie ! Elle ne répondit pas, et continua sa route comme si elle n’avait rien entendu. Suis-je devenu invisible et inaudible ? Je me pinçais très fort le bras, et je sentis la douleur. C’"tait certain, je ne rêve pas, mais alors ? ( A suivre) |
|  | | aristée Dard-d'Art

Nombre de messages: 1167 Localisation: sud ouest Date d'inscription: 14/07/2005
 | Sujet: Vengeance infernale Jeu 16 Avr 2009 - 6:40 | |
| Je sentis alors une rage montait en moi. Je courus vers elle la pris par le bras. - Que se passe t il, Annie ? Je vous ai dit bonjour, vous pourriez me répondre ? Elle secoua mon bras pour se dégager - Laissez moi, Monsieur…….Je ne peux pas. Je vous en prie, je ne peux pas…… Et elle partit en courant. J’étais toujours en rage, avec un énorme besoin de savoir et de comprendre. Dans le même couloir se trouvait mon collègue, chef du service des encaissements. Je me précipitais chez lui. Savoir, savoir enfin. Que se passait- il ? Etais--je devenu fou ? Je frappais à sa porte et entrais aussitôt. Dès qu’il me vit, il se leva et me dit, en tendant le bras vers la porte. - Sortez, Monsieur, sortez ! Je ne vous ai pas autorisé à entrer, Sortez ! Il avait les yeux exorbités, il semblait crever de peur et répéta une fois encore - Sortez !!! Incapable de réagir, je sortis et me retrouvais une nouvelle fois dans le couloir. Mon cerveau fonctionnait toujours au ralenti. Ma rage était tombée. Une seule explication se faisait jour : J’étais devenu fou, je ne savais plus qui j’étais, ce que je faisais là. Pourquoi ne m’a-t-on pas enfermé. Maud sait elle que je suis devenu fou ? Une petite lueur vacillante dans mon esprit me dit qu’il y avait encore une expérience à faire. Il fallait que j’aille voir Bernard le chef du contentieux. Nous étions amis. Plusieurs fois Maud et moi l’avions invité avec sa femme, et nous avions dîné chez eux à de nombreuses reprises. Arrivé devant la porte de son bureau, je m’arrêtais un instant pour respirer profondément. C’est comme si je sentais confusément que c’était ma dernière chance pour comprendre, et qu’il ne fallait pas la gâcher. Je frappais, et après avoir entendu : « Entrez », je pénétrais dans le bureau de Bernard. Dès qu’il me vit, il se précipita sur moi. - Je t’attendais. Ecoute-moi 1 minute, pas plus, et quand j’aurai fini, pars aussitôt. Pour toi, je risque ma place. Ta femme est la maîtresse du P.D.G. Ils ont tout monté ensemble. Ici, tu n’es plus rien. Tu n’as plus d’existence. Tu n’es même pas connu. Plus de trace de toi ni au service du personnel ni ailleurs. Nous avons tous été prévenus que si nous parlions avec toi, d’une façon ou d’une autre nous serions mis à la porte. Maintenant, je t’en supplie, pars tout de suite. En prononçant ces derniers mots, il me poussait vers la porte et je me retrouvais une fois de plus dans ce maudit couloir. Je sus alors que je ne pourrais plus tomber plus bas. J’étais au fond d’un trou noir ou le pire ne signifie plus rien. Je sortis de la Société, et marchant comme un automate je me retrouvais dans un petit jardin public ou il m’arrivait de venir après le déjeuner, avant de reprendre le travail, quand tout était normal, que j’existais. L’habitude me guida vers un banc ou je venais souvent m’asseoir, et je m’y suis laissé tomber. Ma femme, maîtresse du Président Directeur Général ? Dans d’autres circonstances cela aurait du me faire rire. Elle a 25 ans il en a plus de soixante, mais, bon, ça à la rigueur ! Mais pourquoi, pourquoi cette méchanceté diabolique ? Qu’avais je fait pour mériter cette punition inhumaine ? Je ne suis pas un saint, c’est vrai, mais je n’ai jamais trompé ma femme, je pense avoir été un bon mari, notre entente physique était évidente, je pense avoir été plein d’attentions pour elle. Alors pourquoi, pourquoi ? Pourquoi ? ( A suivre) |
|  | | lasorciere

Nombre de messages: 662 Age: 44 Localisation: dans le berry chère à mon coeur Date d'inscription: 29/01/2009
 | Sujet: Re: Vengeance infernale Jeu 16 Avr 2009 - 7:44 | |
| Super ,pleins de suspence ,et euh!!!!!!!!!!!!! La suite ! la suite! la suite ! Bien écrit bravo !!!!! |
|  | | aristée Dard-d'Art

Nombre de messages: 1167 Localisation: sud ouest Date d'inscription: 14/07/2005
 | Sujet: Vengeance infernale Ven 17 Avr 2009 - 6:08 | |
| Je n’avais pas le plus petit début, d’amorce, de commencement de réponse. Je n’avais plus rien. Plus de femme, plus de fils, plus d’appartement, plus de situation, plus de papiers…Elle avait tout de même eu la grandeur d’âme de me laisser mon chéquier et ma carte de crédit. C’est tout. Même plus une brosse à dent. Et tout à coup, cette pensée que je n’avais pas de brosse à dents devint insoutenable. La nécessité d’avoir une brosse à dents devint une priorité absolue. Il me fallait une brosse à dents. Je décidais d’aller tirer de l’argent, de faire deux ou trois achats et d’aller m’enfermer dans ma chambre d’hôtel. Pour essayer, encore, de réfléchir. Au moins, je venais de me donner un but. Je connaissais un distributeur de billets pas très loin. Je m’y rendis lentement, j’avais les jambes en coton Arrivé à destination, j’eus un instant de frayeur supplémentaire : impossible de me souvenir de mon code. Je restais plusieurs minutes devant le distributeur, la tête vide, et incapable de faire un effort de mémoire. Une dame qui voulait tirer de l’argent, me demanda si elle pouvait le faire avant moi, puis comme elle vit mon air hagard, elle me demanda si ça allait. Je lui répondis machinalement oui, et cela débloqua sans doute une partie de mon cerveau dans laquelle se trouvait mon code secret. Lorsque la dame eut terminé son opération, je vins devant l’appareil et tapais un retrait de 200 euros. Au lieu de voir sortir les billets, la machine me dit que je ne pouvais tirer 200 euros, mon compte étant insuffisamment approvisionné. Je demandais alors 100 euros. Même réponse. Je descendis alors à 50 euros. Cela devenait presque un jeu. Je voulais savoir jusqu’ou cela irait. La machine me délivra les 50 euros. Je les pris et devant ce nouveau coup, je récupérais curieusement un peu de force. Je résolus d’aller à mon agence bancaire, dont je connaissais bien le Directeur. Il me reçut immédiatement. Je lui demandais ou en étaient mes deux comptes, mon compte courant et mon livret. Il tapa rapidement sur son ordinateur et me répondit - Sur votre compte courant, vous l’avez presque vidé hier, et un petit retrait de 50 euros vient d’être fait, il vous reste 22 euros 40. Quand à votre Livret, il a aussi été pratiquement vidé hier, et il vous reste 35 euros 70. Vous avez l’intention de nous quitter, Monsieur Demange ? Je lui racontais alors que ma femme était partie et que c’est elle qui avait vidé nos comptes communs. Le Directeur fut extrêmement gentil avec moi. Il compatissait, il me comprenait, il me plaignait, mais il ne fallait pas que je me décourage. Ce genre d’accident était beaucoup plus courant que les gens ne le pensent. Il s’évertua à me remonter le moral, sans grand succès d’ailleurs. Il ajouta : Actuellement vous touchez le fond, mais vous allez remonter. Je puis si vous le désirez vous accorder un prêt. Vous avez une excellente situation et vous allez vite vous rétablir. Je lui racontais alors que ma situation était perdue, et au fur et à mesure que je lui expliquais toutes les misères que me faisait le PDG de ma boite, je vis que mon interlocuteur, tout à l’heure amical, devenait de plus en plus froid. Un cocu, ça va. Mais s’il est sans domicile fixe, sans argent, et sans situation, il ne présentait plus grand intérêt pour une banque. J’avais encore assez de lucidité pour me rendre compte de son changement d’attitude, et je pris rapidement congé. ( A suivre) |
|  | | lasorciere

Nombre de messages: 662 Age: 44 Localisation: dans le berry chère à mon coeur Date d'inscription: 29/01/2009
 | Sujet: Re: Vengeance infernale Ven 17 Avr 2009 - 8:14 | |
| Sympas ! de te lire , Je suis impatiente de savoir comment ça va évoluer , et surtout comment ça va finir . J'aimerais bien savoir raconter comme tu écrit . a+  |
|  | | lison

Nombre de messages: 6768 Localisation: Gratmoilebasdudos, Québec Date d'inscription: 21/02/2005
 | Sujet: Re: Vengeance infernale Sam 18 Avr 2009 - 0:04 | |
|  moi aussi... *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* On s'en promet...hein les filles!!!
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|  | | aristée Dard-d'Art

Nombre de messages: 1167 Localisation: sud ouest Date d'inscription: 14/07/2005
 | Sujet: Vengeance infernale Sam 18 Avr 2009 - 6:36 | |
| Voilà ! J’étais fini. Pourtant pas une seconde l’idée de me suicider ne m’est venue à l’esprit. Sans doute parce que rien ne pouvait me venir à l’esprit. Lui aussi était fini. Il ne fonctionnait plus. Machinalement je revins dans mon jardin public, sur le même banc. Quand je l’avais quitté tout à l’heure, j’estimais être au fond du trou. C’était faux. Il y avait encore un étage en dessous. Je n’ai plus un sou. En fait, cela ne changeait pas beaucoup. Il y a une limite aux douleurs physiques ou morales après lesquelles il ne peut y avoir d’aggravation. Je ne sais combien de temps je suis resté sur mon banc. C’est la sensation de faim qui me fit reprendre partiellement pied dans la vie. J’avais 50 euros, une fortune pour apaiser ma faim. En revanche, il n’était pas question de retourner à l’hôtel, sous peine d’être poursuivi, pour chèque sans provision ou grivèlerie… au choix. Cette réflexion me fit penser que j’étais encore capable de raisonner. Je n’étais pas fou. Tout cela était vrai. J’allais acheter un morceau de pain et une petite bouteille de bière, puis je me dis (oui, je pouvais encore un peu réfléchir) que peut être, Maud, avait elle oublié de me priver de ma voiture? Ce serait un petit chez moi pour la nuit…..et un petit capital. Nous mettions toujours la clé du garage derrière un moellon devenu amovible par la brisure du ciment. La clé était là. La première bonne nouvelle depuis…..le début des temps. J’ouvris le portail. Le garage était vide. Non. Maud n’avait pas oublié la voiture. En revanche, elle avait laissé une vieille salopette que je mettais normalement pour bricoler et une couverture sale, mais dont je savais que je me contenterai pour cette nuit. Après avoir mangé mon pain et bu ma bière, j’enlevais mon complet pour avoir encore quelque chose de décent à mettre le lendemain, j’enfilais ma vieille salopette et m’étendis pour dormir. La nuit précédente, à l’hôtel, dans un bon lit, je n’avais pas fermé l’œil. Cette nuit là, couché sur le ciment, je m’endormis aussitôt et il faisait grand jour quand je me suis réveillé. J’étais courbatu de partout. En revanche, et j’en étais surpris, j’avais l’esprit assez clair, et le moral moins mauvais qu’il n’aurait du l’être compte tenu de ma situation. Le sommeil a des vertus régénératrices. J’entrepris de faire un point complet, ce qu’à aucun moment la veille je n’aurais pu faire. J’étais sans femme, sans enfant, sans domicile fixe, je n’avais pas de situation, pas d’argent je n’avais même pas de papiers. Au fond, je n’existais plus : J’étais civilement mort. Pouvais je ressusciter ? J’avais la force de me poser la question, je n’avais pas celle d’y répondre. Une question était là, lancinante : Pourquoi ? Pourquoi, moi ? Qu’ai-je fait pour mériter ça ? Je remis mon complet. Je me sentais sale. Ma barbe de 48 heures devait me donner déjà, un air peu engageant. Je remis la clé du garage à son emplacement habituel, et je repartis vers mon jardin public. J’étais sur mon banc depuis certainement pas mal de temps, inerte physiquement et l’esprit vide, lorsqu’une pensée me vint à l’esprit. Une pensée simple que j’aurais du avoir depuis longtemps mais qui ne s’était pas présentée une fraction de seconde pour une raison toute simple. Mon orgueil lui faisait obstacle. Je pouvais avoir gîte, couvert, entretien, réconfort auprès de mes parents. Mais arriver, comme un clochard, sans domicile sans femme ; sans enfant, sans situation, sans argent, sans vêtement, en un mot, pratiquement comme ma mère m’avait mis au monde, tout nu et sans rien, cela non je ne le pouvais pas. Et puis, il faut bien le dire, je n’avais jamais eu de rapports très affectueux avec mon père. Je ne me souvenais pas avoir reçu un seul baiser de sa part. Peut être est ce pour cela que je voue à mon fils un amour profond, viscéral, et que le fait de ne pas l’avoir vu depuis plusieurs jours, était une blessure que je ressentais malgré toutes celles que je venais de subir, et qui auraient du m’anesthésier pour toutes autres atteintes. Mais malgré ma honte de me présenter ainsi devant mes parents, n’ayant plus d’autre choix, je me décidais de faire ce chemin de croix jusque chez eux. Je quittais donc mon banc, et j’avais parcouru un dizaine de mètre, lorsqu’un gamin vint vers moi et me demanda : - Vous êtes Monsieur Demange ? Et sur mon signe de tête affirmatif, il me dit : - C’est pour vous. Il me remit une lettre et s’enfuit en courant.. Il n’y avait rien d’écrit sur l’enveloppe, et je tournais et retournais cette lettre dans tous les sens, sans oser l’ouvrir. Qu’allait elle encore m’apprendre comme catastrophe. A plusieurs reprises durant ces deux jours, j’avais pensé qu’il ne pouvait plus rien m’arriver, et l’esprit fécond de ma femme avait encore trouvé autre chose pour m’enfoncer d’avantage. Je finis par décacheter l’enveloppe et dépliait doucement la lettre, tout doucement, un peu comme ces joueurs de poker qui soulèvent très lentement la carte qui vient de leur être distribuée et dont va dépendre leur fortune ou leur ruine. La lettre était de Maud. Et contrairement au premier mot laconique collé sur la porte de la chambre, elle était assez copieuse. J’allais sans doute avoir la réponse à ma lancinante question : Pourquoi ? Je revins sur mon banc pour lire cette longue lettre. Au moment où j’écris cette lettre, je me sens bien. Je suis heureuse. Chacun son tour. Te donner le change a été pour moi une épreuve que je croyais au dessus de mes forces, mais la haine est venue à mon aide, et je crois que tu ne t’es rendu compte de rien. Je suis fière de moi. J’ai suivi pas à pas ton calvaire. Je sais que la première nuit, tu es allé à l’hôtel. Tu ne savais pas encore que tu étais incapable de faire un chèque provisionné. Avec Jacques ( ton patron) nous avons suivi tes errances dans la société, ton étonnement quand dans ton bureau tu as trouvé une salle d’archives ( ça, c’était une idée de Jacques) Nous avons bien aimé ta tentative d’aller voir ton collègue des encaissements et sa frousse d’être vu avec toi. J’ai été heureuse de voir ta propre secrétaire (c’est d’elle dont je me méfiais le plus) refuser de te parler. Il n’y a que ton ami Bernard qui nous a un peu déçu, mais je pense que Jacques saura lui faire payer sa trahison. Je sais que tu es allé coucher dans le garage. Tu avais du penser que j’avais oublié d’enlever la voiture. Non. Tout avait été bien préparé. Je n’avais rien oublié. Et puis ta station devant le distributeur de billets ? Encore un bon moment pour moi, et puis l’ultime coup, la mise à mort, quand tu es allé voir le Directeur de l’agence bancaire. Tu n’étais plus persona grata à la sortie, hein ? Dans le trou où je t’avais enfoncé, tu n’avais pas vu une seule possibilité de t’en sortir. Mais je craignais qu’à la longue, malgré ton foutu orgueil, tu aurais pensé à tes parents. Je ne veux pas courir ce risque. C’est la raison de cette lettre. Tu vas avoir, en partie, la réponse à ta question : Pourquoi ? Il y a 7 ans, mon père était chef comptable dans une entreprise de Travaux publics. Il gagnait honorablement sa vie et poursuivait une vie de probité, de conscience professionnelle. Il fit la connaissance au cours d’un symposium d’un homme qui sembla s’attacher beaucoup à lui. Ils finirent par devenir de véritables amis. L’homme un jour dit à mon père : - Si en 24 heures, sans courir absolument aucun risque, nous pouvons gagner chacun 160.000 euros, qu’en dirais tu ? Mon père répondit - Je te dirais que cette affaire n’est pas claire. On ne gagne pas 160.000 euros en 24 heures sans qu’il y ait une entourloupette quelque part. - Hé bien mon vieux, tu te trompes. Ecoute moi, et toi, qui est comptable, fais le calcul. Tu sais que le prix du sucre flambe. Or, moi, je peux avoir au Brésil 800 tonnes de sucre à quarante centimes tout rond le kilo - Sans taxes ? - Le problème des taxes, j’en ai fait mon affaire. C’est réglé. Nous avons 800 tonnes à 40 centimes le kilo. Par ailleurs, pour ces 800 tonnes j’ai un acheteur très intéressé par un prix hors concurrence de 80 centimes le kilo. Et l’affaire se fait dans la journée. Nous achetons le matin, nous vendons le soir. C’est du tout cuit et sans risque. Tu me procures par un jeu d’écriture 320.000 euros, le soir nous encaissons 640.000 .euros. Tu remets en caisse 320.000 euros et nous avons chacun 160.000 euros. C’est simple ! - C’est peut être simple, mais je fais un faux en écriture. - Ecoute moi bien. Mettons les choses au plus mal. Tu entends ? Au plus mal ! On s’aperçoit immédiatement qu’il manque 320.000 euros dans ta caisse. Je me demande comment et qui s’en apercevrait si vite, mais je te l’ai dit, mettons les choses au pire. Que fait on ? Tu vas devoir reprendre tous tes comptes. Or avant que tu en ais terminé, les 320.000 seront rentrés, et revenus à leur place. - Et la douane ? - La douane je te l’ai dit, j’en ai fait mon affaire. Mais pour te rassurer, prenons encore la pire situation. Nous sommes obligés de verser des droits de douanes, et au lieu de gagner chacun 160.000 euros chacun, nous n’en gagnons que 130 ou 135.000. Cela ne se passera pas comme ça, mais, même alors, ça vaudrait encore le coup non ? Mon père est resté trois nuits sans dormir, puis, à son tour persuadé qu’il n’y avait pas de risque il accepta. L’opération s’effectua un Mardi. Mardi matin, mon père donna 320.000 euros à son ami, mais le soir, l’ami avait disparu. Mon père a été mis à la porte. Il est passé en correctionnel, a fait de la prison ferme. Le lendemain de sa libération ; il s’est suicidé. Ma mère folle de douleur a été internée et elle est restée des années amnésiques. Il y a 6 mois, elle a commencé à récupérer ses souvenirs, et m’a raconté toute cette histoire. Cet homme qui a tué mon père, car il s’est suicidé à cause de lui, et qui a rendu ma mère folle, c’est ton père. Dès que je l’ai su, je n’ai eu plus qu’un idée en tête : me venger sur son fils que j’avais là, sous la main. J’ai préparé minutieusement mon plan. Je suis devenue la maîtresse de ton patron. Maintenant tu sais pourquoi tu es un homme foutu, et tu ne t’en sortiras pas. Je suis heureuse Mais c’est de la folie !! Pourquoi, me rendre, moi, responsable des agissements de mon père ? Quel raffinement, quel sadisme chez cette femme. Comme elle a su tout le long de mon calvaire instiller en moi des causes de désespoir !!!! Pas une seconde je n’ai mis en doute ce qu’elle me rapportait au sujet de mon père, avec lequel je n’avais jamais eu, je l’ai dit, d’atomes crochus. Ce qu’il a fait au père de Maud, et par ricochet à sa mère, est impardonnable, et lui, oui, devrait payer, et cher. Mais moi ? Pourquoi moi ? Il est vrai qu’elle a « écrit : Tu vas savoir(en partie) » Il y a donc autre chose ? ….. ( A suivre) |
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