Poésie tendresse,
Poésie d’enfance,
Verbe fort
Temps passifs
Déclinaison de l’astre
Ou d’un cœur affolé
Tout y passe
Sur les brouillons boiteux
De l’ellipse de la trajectoire
Au zénith rubicond
D’un texte mal interprété
Celui-ci fait le beau
Son ton trop emphatique
Trahit des mots d’amour empreintés
Dans des chairs sans consistance
L’autre n’est pas crédible
Qui meurt avant l’aurore d’un jour non advenu
Mais qu’on n’espère plus
Une naïade inculte
Clame sa réticence à soulever le voile
Sur de plaisants immondices
De vers enchevêtrés
Ceci n’est pas un exercice
Bien digne d’être noté
Votre copie transpire une cuistrerie native
Dit le bel esprit
Par l’Art empêtré
Car enfin tout se sait
Lorsqu’il est d’importance
Et surtout, surtout de quelque originalité.
Mais toujours bien vivant
De son petit coin d’ombre
Un gentil daïmon
Un enfantelet
Haussant ses épaules rondes
Insoucieux du comment
Autant que du respect pour le monde savant
Décoche ses traits
Vous ne le verrez pas
Ne l’entendrez pas venir
Pour lui point de héraut
Ni de trompes circonvenues
C’est du plus secret des lieux qu’il lui plait d’agir
Par vos doigts, par vos cœurs
Malignement interposés
Il préside aux banquets
Assiste à la naissance
D’enfants sans avenir
Et sans félicité
Un jour ou l’éternité, il n’importe
Si vous en êtes ici
C’est qu’il vous a touchés
Cet enfant mal appris
Se joue de nos souffrances
Comme d’un printemps fugace
Bien trop vite étiolé
Lorsque mon tour viendra
Lui ferai une place
Sur ses joues immatures
Poserai un baiser
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"La vie c'est simple, c'est avec le vécu que tout se complique..."