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 Le trou de la brioche.Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Laconfiture
Palala



Age : 21
Inscrit le : 05 Oct 2007
Messages : 694
Localisation : Lyon

MessageSujet: Le trou de la brioche.   Ven 12 Oct - 17:55

Alors, je m'explique, il se trouve que comme beaucoup de jeunes gens qui s'amusent avec un crayon et du papier, remarquez que l'on peut aussi le faire avec des touches et des pixels, je n'ai aucune idée de l'intérêt de ce que j'écris. Et tout le monde le sait, une personne qui te connaît n'est jamais objective ou sincère face un texte que tu lui montres. Donc je pointe le bout de mon nez ici pour avoir un vrai avis, vraiment, vraiment critique. En fait, mon problème, c'est que je ne me rends pas compte si mon style est lisible et compréhensible et si l'on pourrait s'imaginer le lire sur une centaine de pages... Voilà, pas de pitié.



Le trou de la brioche.


De la boue à la ronde, sur les pavés d’hiver, la neige grise. Interdit de jouer, la bataille c’est l’affaire des grands. Y’a la ville qui se tait pour pas crier, c’est lui qui l’a dit. Comprends rien. La balançoire se divertit toute seule, d’un côté et puis de l’autre, tangue et puis tangue pas bien fort. Pas le droit, Madame, pas pendant qu’ils sont là-bas.

Loin.

On chantonne plus. Pris plus. Plus. Je m’étouffe avec le pain qui s’ennuie dans la soupe. Tout froid, jusqu’aux os, ma soupe, elle crie famine. Et la rue muette. Quand on commence à pleurer, on pleure pour n’importe quoi, c’est elle qui l’a dit en tendant l’assiette. Elle voulait une brioche pour le goûter, et puis pas de sucre, et pas de lait et puis que de l’air, tout froid. Une brioche avec un trou plus gros qu’elle. Mange ta soupe.

Froide.

Bat et rompt et marche, un deux, un deux, un, pas, pas sur le trottoirs, elle a dit que je devais dormir. Et puis dans le matelas résonnent les autres. La route en cancan, le ton et tue des bottes à la mesure. Pourquoi qu’elle chante plus des comptines. Sourit plus non plus. Un baiser au front. Plus de nouvelles depuis quinze jours. Un deux, un deux, mon cœur en rythme. Je voudrais dormir.

Et du sucre.

Je fais la cachette, elle a dit non la première fois, non , non, non. Alors je demande plus. Je marche muet, et espion. Les carreaux dans l’estomac. Tous glacés sous mes pieds. Y’a la fenêtre qui braille des voitures et des hommes en uniformes. Toutes les nuits. Au clair de la lune. Que je regarde les défilés. Mon ami Pierrot qu’on a pas vu à l’école. Les messieurs qui trottent sur des fusils. Pierrot il l’avait dit.

Des gamins.

Le gros à la casquette fait son spectacle, un pas en avant, deux pas en arrière, trois pas sur le côté. Une main toute droite contre la tempe. Et en l’air. Et que les autres en tout petit, et puis qu’ils ont pas du brillant sur la poitrine. Refont la petite danse. Et roule et roule avec fier et allure, les camions décorés. Des croix partout. Ca circule dur. Et ça s’arrête.

Un pas en arrière.

La cachette a foutu le camp. Elle va se fâchée, elle avait dit non, non. Ne pas sortir du lit, jamais sortir du lit. L’air a foutu le camp. J'étrangle. Je voudrais dormir. Un pas en avant. Ils vont venir me chercher. Tape, tape, tape, tape. Le gros à la casquette tape à la porte de l’immeuble de l’autre côté. Ont rien compris. Trop bêtes. Des chiens qu’ils disaient sous les manteaux. Trop bêtes.

A la baballe.

Je fais le guet sous le rideau, trop fort pour eux. Sur le bout des doigts. Que je les maîtrise Monsieur. Pff, pff, je suis les grands en plus grand. Le gros à la casquette ressort de l’immeuble tout farci de triomphe. Qu’il en exploserait. Tout dodu parce qu’il en dévore du sucré, et qu’il est fier d’avoir le droit d’être tout gras. Tête de brioche. Suivi de sa cour et puis au milieu le voisin d’en face.

Le traître.

Et vlan qu’on l’honore d’un bal, un pas en avant, un pas arrière, trois pas sur le côté. Un pistolet tout droit contre la tempe. J’ai pas compris la règle du jeux. Y’a du silence tout autour, si je respire. Le pouce bouffi s’avance et recule sur le bitoniau métallique. Si je respire. Pourquoi que le voisin il attend pour aller se cacher ? Respire plus. L’index appuie tout dur. Vlan. Le voisin au sol. La neige toute rouge.

Je voudrais dormir.
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Vic Taurugaux




Inscrit le : 27 Mar 2007
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MessageSujet: Re: Le trou de la brioche.   Lun 15 Oct - 17:49

Sur une centaine de pages, non!
Mais là, sur une page, jouez avec les mots à la marelle...
J'aime bien.
Peut-être travailler plus la progression dramatique vers la chute... Mais en même temps, il faut que cela reste enfantin... difficile équilibre...
_________________
L'aurore s'allume,
L'ombre épaisse fuit;
Le rêve et la brume
Vont où va la nuit.
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Laconfiture
Palala



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MessageSujet: Re: Le trou de la brioche.   Mar 16 Oct - 12:40

Merci d'avoir répondu, voilà, c'est bien problème, j'ai l'impression d'écrire toujours comme ça, de pas savoir faire autrement, ça m'embête parce que dès que je veux écrire plus long, je me rends compte que ça devient impossible pour suivre. Faut que je travaille, je crois dans ce sens. Paf paf, atelier personnel.
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