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critiques et corrections SVP - Chronique de l'aube (*)

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Romane
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MessageSujet: critiques et corrections SVP - Chronique de l'aube (*)   Mer 27 Sep 2006 - 17:35

J'ai besoin de votre regard : critiques, commentaires, corrections, suggestions.

* * * * *

6 h 47. Claquement du zippo. Elle aspire la première bouffée en creusant les joues. Perchée sur un tabouret au bar, elle croise ses jambes gainées de bas noirs. Un coude négligemment posé sur le rebord du zinc, le regard perdu dans le vague, elle fume, indifférente au va et vient du patron.
Lui s'affaire sans hâte.
La radio diffuse les infos météo. On annonce 7° et sans doute de la pluie dans l'après-midi. Elle porte la tasse à ses lèvres.
Il ne viendra pas. Ou s'il vient, ce sera comme la tempête lorsqu'elle s'engouffre brutalement entre deux immeubles. Comme une gifle à couper le souffle. La beauté des hommes, quand elle est insolente, lui poignarde le ventre.

6 h 49. Le type à l'attaché-case replie son journal : les nouvelles du monde, froissées, écrasées, compressées les unes par dessus les autres, en deux mouvement amples des bras. Il jette un regard à sa montre. Ses mains ont l'élégance innée de l'aisance. Le poignet se perd dans la manche de la veste sombre et sobre.
Entre deux pubs, Aznavour se voit déjà au sommet de l'affiche. Le patron essuie une table d'un revers de lavette.
Elle écrase sa Marlboro dans le cendrier Martini. Ses ongles peints semblent en effleurer le fond. En réalité, ils griffent la nuque qu'ils connaissent par coeur. Qu'ils connaissent si peu.

6 h 54. De l'autre côté de la devanture, quelqu'un klaxonne. On entend une exclamation et à nouveau les moteurs dans leur passage régulier. C'est drôle comme l'aube peut prendre des allures d'oeuvre d'art sans qu'on y prenne garde. Plus tout à fait nuit, pas tout à fait jour. Il fait sombre-bleu-mauve.
Sous les néons, elle détaille les tempes de l'homme. Putain ! Si les bruns savaient le charme du poivre et sel, ils s'arrangeraient pour vieillir plus vite. Elle se redresse imperceptiblement, décroise ses jambes et les recroise à l'inverse.
Le type note quelque chose dans l'agenda qu'il a extirpé de son attaché-case.
Sous la pression du dos, la porte s'ouvre. Un livreur s'engouffre sans discrétion, deux cartons plein les bras, un papier pincé entre les lèvres. Une bouffée d'air froid et humide l'accompagne.
Claquement sec du zippo.

6 h 57. Il ne viendra pas.
Les volutes bleutées se tordent dans leur danse ascendante. Elle, elle sent seulement son ventre se creuser de son désir de lui.
Le livreur sifflote en attendant le coup de tampon et la signature. Le patron pose devant lui un ballon de rouge. Rituel sans doute.
Une chaise râcle le carrelage. L'homme à l'attaché-case se lève. Juste ce qu'il faut d'élégance de la tête aux pieds.
Image fugace. Elle s'imagine dans le lit de l'inconnu. Troublant. Très.

6 h 59. Le poste vante les assurances machin. On n'entend que partiellement ; le livreur commente la grève du RER. Il y a deux fois plus de trafic ce matin. Pas facile, Robert, de bosser dans ces conditions. La rentabilité ne doit pas faiblir. La tournée ne peut pas attendre. Ben elle attendra quand même, c'est pas la mort, hein monsieur, vous en dites quoi, vous ?
L'homme sourit en acquiesçant de la tête et pose trois euros sur le comptoir. Le patron lui demande "un grand crème, c'est ça ?". Oui. C'est ça. Un grand crème. "Trente et vingt cinquante et cinquante, trois ! Bonne journée !"

7 h. Il ne viendra plus. C'est peut-être mieux comme ça.
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rizlabo
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MessageSujet: Re: critiques et corrections SVP - Chronique de l'aube (*)   Mer 27 Sep 2006 - 17:47

C'est presque parfait, vraiment. Très puissant.
Juste quelques corrections cosmétiques.
Zippo est une marque, donc "Z".
Le "revers de lavette" me gène. Je préférerais autre chose.
"La rentabilité ne doit pas faiblir" n'est pas un terme de livreur et détonne.
Je n'aime pas trop le personnage à l'attaché-case, trop parfait. Un détail "manqué" lui eut donné de l'épaisseur.
Sinon, ca me parait complètement abouti : à la fois réaliste et évocateur. Bravos pleins.
bisou
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reGinelle




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MessageSujet: Re: critiques et corrections SVP - Chronique de l'aube (*)   Mer 27 Sep 2006 - 18:18

la table d'une lavette humide... d'un torchon douteux ?

à part ça chinois bisou
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Fulminou
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MessageSujet: Re: critiques et corrections SVP - Chronique de l'aube (*)   Mer 27 Sep 2006 - 18:19

Pourquoi le Zippo ? il donne une impression de vulgarité. Est-ce voulu ? Dans tous les cas, on s'en fout qu'elle allume sa clope, puisqu'lle la fume ensuite.

Laisse les bas noirs, on s'en fout, ça ne fait plus bander personne, asteur.

« Elle aspire la première bouffée en creusant les joues. Perchée sur un tabouret, au bar, elle croise les jambes. Un coude négligemment posé sur le rebord du zinc, le regard perdu dans le vague, elle fume, indifférente au va et vient du patron. »

La radio diffuse les infos météo. On annonce 7° et sans doute de la pluie dans l'après-midi. Elle porte la tasse à ses lèvres.
Faire plus simple :

« La radio annonce sept degrés et sans doute de la pluie dans l'après-midi. Elle porte la tasse à ses lèvres. »

6 h 49. Le type à l'attaché-case replie son journal : les nouvelles du monde, froissées, écrasées, compressées les unes par dessus les autres, en deux mouvement amples des bras.

Ça ne va pas : les successions par trois, ça fait mauvais effet ; et puis cette phrase est bancale. Est-elle utile ? Les nouvelles du monde ont-elles une importance pour ce récit ? Pas sûr. Pourquoi "le type", et non pas "l'homme" puisqu'il a l'élégance innée de l'aisance ?

« 6 h 49. L'homme à l'attaché-case replie son journal. »


Le poignet se perd dans la manche de la veste sombre et sobre.
Cette banalité est-elle utile ? Je ne crois pas (sauf s'il s'avère que c'est un prestidigitateur).

Entre deux pubs, Aznavour se voit déjà au sommet de l'affiche.

Tiens, il est dans la salle ? Non, à la radio et il chante ; il faut le dire.
« Entre deux pubs à la radio, Aznavour se chante déjà au sommet de l'affiche. »

Elle écrase sa Marlboro dans le cendrier Martini.
Est-ce important de préciser les marques , je ne crois pas, car elles sont banales.
« Elle écrase sa cigarette». Mais tu peux préciser : l'a-t-elle entièrement fumée ? Est-ce un geste banal, ou particulier ?

Ses ongles peints semblent en effleurer le fond. En réalité, ils griffent la nuque qu'ils connaissent par coeur. Qu'ils connaissent si peu.

C'est peu clair. Le fond du cendrier devient une nuque ? C'est difficile à croire. Elle devrait plutôt se les enfoncer ailleurs, ses ongles, dans cette circonstance. Elle a la peau tendre au-dessus des bas, justement, par exemple.


6 h 54. De l'autre côté de la devanture, quelqu'un klaxonne.

C'est où ? Dans la rue, il faut le dire. Quelqu'un ? On ne sait pas qui ? C'est "on".
6 h 54. Dans la rue, on klaxonne.

On entend une exclamation

Quoi est "on" ? Elle ? oui, donc :
Elle entend quelqu'un pousser une exclamation (l'auteur de l'exclamation est moins anonyme que l'auteur du klaxon, donc tu peux commencer à préciser. "Quelqu'un", c'est presque "il"… quelque soit la suite.

Plus tout à fait nuit, pas tout à fait jour.
Est-ce utile ? On dit : entre chien et loup. La phrase suivante fait double emploi, mais elle est plus jolie, je ne garderais que la deuxième, mais en établissant une ponctuation correcte :
« Il fait sombre, bleu, mauve. »

Sous les néons, elle détaille les tempes de l'homme.
Quel homme ? On ne comprend plus. S'il est entré dans le bar, il faut le dire.

Putain !
C'est pas bon. Inutilement vulgaire. Trouve mieux.

Elle se redresse imperceptiblement, décroise ses jambes et les recroise à l'inverse.
Sans doute pas imperceptiblement, mais elle se redresse vraiment. Les femmes se découvrent une poitrine, dans ce cas-là. Là, les bas (pas noirs, pitié, entrent en scène, puisqu'on entend leur crissement. Il faut le dire. Évidemment, la jupe est courte, puisqu'elle décroise les jambes.

Le type note quelque chose dans l'agenda qu'il a extirpé de son attaché-case.
On s'en fout que l'agenda ait été dans l'attaché case auparavant.
« L'homme note quelque chose dans son agenda ».

Une bouffée d'air froid et humide l'accompagne.
Froid, seulement, c'est suffisant (humide évoque plutôt l'entrejambe de la dame, à cet instant, donc la chaleur et la moiteur).
« Une bouffée d'air froid l'accompagne. »

Claquement sec du zippo.
C'est quoi un zippo ? se demande le jeune lecteur. Dis plutôt qu'elle rallume une cigarette, ce sera aussi bien et plus simple.

Les volutes bleutées se tordent dans leur danse ascendante.
C'est trop compliqué. Fais plus simple.

Rituel sans doute.
« Un rituel, sans doute »

L'homme à l'attaché-case se lève.
Tu vois que c'est un homme, et non un type.
Inutile de mentionner l'attaché-case puisque nous savons que "l'homme", c'est lui.
« L'homme se lève. »

Elle s'imagine dans le lit de l'inconnu
Pourquoi dans un lit ? Sois plus franche : elle s'imagine elle autour de lui, ses jambes autour de lui… lui en elle…

Le poste vante les assurances machin. On n'entend que partiellement ; le livreur commente la grève du RER. Il y a deux fois plus de trafic ce matin
Pas le RER, mais le métro, c'est plus général. Pourquoi les assurances sont elles machin alors que le briquet était Zippo, le cendrier Martini et les clopes Marlboro ? Ne donne pas de marques ; mais "machin", ce n'est pas bien non plus.
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Si les bouzes deviennent des best sellers, pourquoi ne pas en écrire ?
J.B.
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rizlabo
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MessageSujet: Re: critiques et corrections SVP - Chronique de l'aube (*)   Mer 27 Sep 2006 - 19:41

T'as de bons yeux, t'sais ?
Tous les points que tu soulèves méritent attention, c'est vrai.
Je dirais que le Zippo n'est pas anodin, et introduit un trouble dans l'identification sociale de l'héroïne. A garder ou non. Peut-être un signe d'affirmation au lieu de vulgarité.
Bas noirs ? Idem, sert à l'idenfication : de nos jours, peu de femmes montrent leurs gambettes, celles-la sont peut-être intéressantes.
Bref, ca ne me choque pas, et je peux camper la personne avec ces deux détails. Probablement une bobo.
Citation:
elle croise les jambes
Exact, et non pas "ses". Horreur.
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reGinelle




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MessageSujet: Re: critiques et corrections SVP - Chronique de l'aube (*)   Mer 27 Sep 2006 - 20:23

je pense Zippo parce que claquement... tous les briquets ne claquent pas... possible de se dispenser d'indiquer la marque, peut-être... Identification sociale ? Là, oui, je rejoins Fulmi... la marque s'est pas mal vulgarisée... mais peut-être est-ce voulu, aussi... pour indiquer que la "dame, ne fait pas particulièrement partie de la "haute"...
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ronronladouceur




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MessageSujet: Re: critiques et corrections SVP - Chronique de l'aube (*)   Mer 27 Sep 2006 - 21:21

Romane a écrit:


6 h 47. Claquement du zippo. Elle aspire la première bouffée en creusant les joues. Perchée sur un tabouret au bar, elle croise ses jambes gainées de bas noirs. Un coude négligemment posé sur le rebord du zinc, le regard perdu dans le vague, elle fume, indifférente au va et vient du patron.
Lui s'affaire sans hâte.
La radio diffuse les infos météo. On annonce 7° et sans doute de la pluie dans l'après-midi. Elle porte la tasse à ses lèvres.
Il ne viendra pas. Ou s'il vient, ce sera comme la tempête lorsqu'elle s'engouffre brutalement entre deux immeubles. Comme une gifle à couper le souffle. La beauté des hommes, quand elle est insolente, lui poignarde le ventre.


Pas spécialiste mais je tente le coup...

Claquement du Zippo

Juste comme ça, sans encore savoir pourquoi. Le couvercle du briquet qui s'ouvre, se ferme? Qu'y a-t-il là-dessous? Bruit d'impatience? Fumera-t-elle? Noir ou lumière? Bruit comme réminiscence de vie? Automatisme du regard qui fait clap! dans le vide, comme un coup de fouet, comme une blessure au silence? Un temps...
Également... Comme clap! silence, on tourne! Comme «Lumière!».
Mais rien n'est encore clair, encore la nuit qui se prolonge... Pour combien de temps? Clap! Attente comme entre deux temps. Nuit, puis lumière? Clarté à faire sur ce qui se passe réellement? Prêt?
C'est le temps marqué, celui du début, mais aussi de la durée, de la continuité... Clap temporel, comme celui du 'tic' précédent le 'tac'... Une durée s'annonce, le temps d'une cigarette qui brûle, mais quoi au juste, et de qui? Qu'un bruit!

Zippo...
Oui. Ceux-là qui font du bruit, qui peuvent traduire l'ennui, l'impatience, une présence, un temps, une conclusion, mais encore? Ici, rien ne semble se passer. Pourtant?

Elle
Fume... Mais que voile-t-elle? Qu'est-ce qui brûle ou brûlera tout ce temps? Qu'est-ce qui passe ou se passe? Le temps? L'ennui? L'attente? Neutralise-t-elle le temps? Tait-elle son impatience? Son ennui? Son attente? Neutre. Si peu. Que se passe-t-il dans ce silence?
Rien ne se passe. Neutre. On la croirait seule et pourtant... Il y a lui en elle, absent. Pour lui, elle est ce briquet, qu'il allume et éteint. Clap! Elle le sait... Ça l'emmerde et la blesse. Comme un briquet que l'on allume, que l'on éteint, comme un 'vulgaire' briquet... Pour elle, il est ce Clap 'De toute façon!' Pour ne pas trop souffrir...

Zippo.


Dernière édition par le Mer 27 Sep 2006 - 21:51, édité 8 fois
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Le Cafuron
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MessageSujet: Re: critiques et corrections SVP - Chronique de l'aube (*)   Mer 27 Sep 2006 - 21:24

Et le titre ? musique musique
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Romane
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MessageSujet: Re: critiques et corrections SVP - Chronique de l'aube (*)   Mer 27 Sep 2006 - 21:26

Le Cafuron a écrit:
Et le titre ? musique musique


J'ai pensé à "Latente". Chépapourkwa..... mdr mdr
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"Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
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Le Cafuron
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MessageSujet: Re: critiques et corrections SVP - Chronique de l'aube (*)   Mer 27 Sep 2006 - 21:28

Ah ouais ? C'est pas terrible comme titre, ça...
La tante, c'est mieux, non ? Ça ferait fantasmer ceux qui mataient les bas noirs de leur tatie quand ils étaient petits...
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Romane
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MessageSujet: Re: critiques et corrections SVP - Chronique de l'aube (*)   Mer 27 Sep 2006 - 21:34

J'essaye de répondre à fulmi sur une page parallèle, mais ça pousse, ça pousse, j'ai les yeux qui se croisent. Une chose après l'autre. Extra, vous m'êtes précieux. J'vais peut-être recommencer à bouger. J'vous bisou tous.
Sacré cadeau, vous tous.
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Fulminou
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MessageSujet: Re: critiques et corrections SVP - Chronique de l'aube (*)   Mer 27 Sep 2006 - 21:59

Romane a écrit:
J'essaye de répondre à fulmi sur une page parallèle, mais...


C'est une erreur grossière que font presque tous les gens, lorsque je pointe ce qui à mes yeux est un ensemble de choses à revoir dans un texte. Or je ne pose qucune question, dans ce cas, et je ne désire aucune réponse. Les intentions de l'auteur ne m'intéressent pas. Ce que j'ai dit peut être utilisé pour améliorer le texte, ou pas, mais en aucun cas, il ne convient de me répondre.
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MessageSujet: Re: critiques et corrections SVP - Chronique de l'aube (*)   Mer 27 Sep 2006 - 22:01

Romane a écrit:
Le Cafuron a écrit:
Et le titre ? musique musique


J'ai pensé à "Latente". Chépapourkwa..... mdr mdr


C'est banal. De toute façon, tu n'en es pas encore au titre.
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Romane
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MessageSujet: Re: critiques et corrections SVP - Chronique de l'aube (*)   Mer 27 Sep 2006 - 22:07

waouh ! sympa, sympa. Je me propose de reprendre les remarques chirurgicales de fulmi, puis de répondre ensuite à Ré et à Riz.

Fulminou a écrit:
Pourquoi le Zippo ? il donne une impression de vulgarité. Est-ce voulu ? Dans tous les cas, on s'en fout qu'elle allume sa clope, puisqu'lle la fume ensuite.

Parce qu'il n'a rien à voir avec un briquet ordinaire. Il a ce claquement, ces reflets, son poids. J'aime bien le côté un rien vulgaire.

Pour la suite des explications, faut que j'ajoute que je me suis baladée de flash en flash sur des détails précis ; tantôt "mon" regard, tantôt son regard à elle.

Citation:
Laisse les bas noirs, on s'en fout, ça ne fait plus bander personne, asteur.

J'ai eu du mal avec la phrase. Vu les 7°, elle ne peut pas se balader jambes nues. Et apparemment, c'est pas le genre à porter des collants. Fait suer ce passage. J'arrive pas à tourner ma phrase.

Citation:
« Elle aspire la première bouffée en creusant les joues. Perchée sur un tabouret, au bar, elle croise les jambes. Un coude négligemment posé sur le rebord du zinc, le regard perdu dans le vague, elle fume, indifférente au va et vient du patron. »

Tu l'as fait pour moi. Oui, t'as raison, ça coule mieux. Et pour rejoindre Riz "les" plutôt que l'horreur de "ses".


Citation:
La radio diffuse les infos météo. On annonce 7° et sans doute de la pluie dans l'après-midi. Elle porte la tasse à ses lèvres.
Faire plus simple :

« La radio annonce sept degrés et sans doute de la pluie dans l'après-midi. Elle porte la tasse à ses lèvres. »

Extra.

Citation:
6 h 49. Le type à l'attaché-case replie son journal : les nouvelles du monde, froissées, écrasées, compressées les unes par dessus les autres, en deux mouvement amples des bras.

Ça ne va pas : les successions par trois, ça fait mauvais effet ; et puis cette phrase est bancale. Est-elle utile ? Les nouvelles du monde ont-elles une importance pour ce récit ? Pas sûr.

Elles n'ont d'importance que l'observation fugace qu'en fait la femme. De ces drôles de choses qui nous traversent l'esprit, là, comme ça, parce qu'on n'est pas occupé et que l'esprit vagabonde.

Citation:
Pourquoi "le type", et non pas "l'homme" puisqu'il a l'élégance innée de l'aisance ?

« 6 h 49. L'homme à l'attaché-case replie son journal. »

Oui, j'adhère.


Citation:
Le poignet se perd dans la manche de la veste sombre et sobre.
Cette banalité est-elle utile ? Je ne crois pas (sauf s'il s'avère que c'est un prestidigitateur).

C'est son observation à elle. Les mains, les poignets. La qualité de la veste. Naissance inconsciente d'un futur fantasme, peut-être. Mais je pense que je devrais reformuler autrement.


Citation:
Entre deux pubs, Aznavour se voit déjà au sommet de l'affiche.

Tiens, il est dans la salle ? Non, à la radio et il chante ; il faut le dire.
« Entre deux pubs à la radio, Aznavour se chante déjà au sommet de l'affiche. »

Non, là je préfère ma formulation à la tienne. "se chante" non, il ne SE chante pas. Il chante. On sait bien qu'il n'est pas dans la salle, on comprend parfaitement.

Citation:
Elle écrase sa Marlboro dans le cendrier Martini.
Est-ce important de préciser les marques , je ne crois pas, car elles sont banales.
« Elle écrase sa cigarette». Mais tu peux préciser : l'a-t-elle entièrement fumée ? Est-ce un geste banal, ou particulier ?

Tu me fais me poser la question. Quand je fumais, je regardais toujours comment étaient foutus les cendriers dans les bars (c'est pour ça que j'en ai une cargaison à la maison). Quand j'ai écrit ce texte, j'avais sous le nez un cendrier Martini (lettres bleues). C'est peut-être nul, oui.
Marlboro, non, je garde. C'est aussi personnel que la marque des sous-vêtements, la marque des clopes, quand on est fumeur.
J'aime bien l'idée de tes deux propositions. Vais revoir ça.

Citation:
Ses ongles peints semblent en effleurer le fond. En réalité, ils griffent la nuque qu'ils connaissent par coeur. Qu'ils connaissent si peu.

C'est peu clair. Le fond du cendrier devient une nuque ? C'est difficile à croire. Elle devrait plutôt se les enfoncer ailleurs, ses ongles, dans cette circonstance. Elle a la peau tendre au-dessus des bas, justement, par exemple.

Non. Elle ne doit pas avoir ce geste indécent.
Par contre, ses ongles griffent le cendrier. On sent parfaitement ça, quand on a les ongles longs. La sensation lui rappelle la nuque de son amant.
Pour moi, c'est cohérent.
Mince, c'est pas cohérent ?


Citation:
6 h 54. De l'autre côté de la devanture, quelqu'un klaxonne.

C'est où ? Dans la rue, il faut le dire. Quelqu'un ? On ne sait pas qui ? C'est "on".
6 h 54. Dans la rue, on klaxonne.

On entend une exclamation

Quoi est "on" ? Elle ? oui, donc :
Elle entend quelqu'un pousser une exclamation (l'auteur de l'exclamation est moins anonyme que l'auteur du klaxon, donc tu peux commencer à préciser. "Quelqu'un", c'est presque "il"… quelque soit la suite.


Oui, dans la rue, t'as raison.
Mais je voudrais que le klaxon et l'exclamation soient en bruit de fond. Ne créer qu'un lien subtil, comme euh... comme un bruit qui n'attire que furtivement l'attention.
Faut que je revoie.

Citation:
Plus tout à fait nuit, pas tout à fait jour.
Est-ce utile ? On dit : entre chien et loup. La phrase suivante fait double emploi, mais elle est plus jolie, je ne garderais que la deuxième, mais en établissant une ponctuation correcte :
« Il fait sombre, bleu, mauve. »

Là je mets en attente et ferai des essais. Le "plus tout à fait nuit, pas tout à fait jour", c'est une formulation perso pour éviter le cliché "entre chien et loup". Je vais tester ta proposition, toutefois.

Citation:
Sous les néons, elle détaille les tempes de l'homme.
Quel homme ? On ne comprend plus. S'il est entré dans le bar, il faut le dire.

Toujours le même pardi. Celui de l'attaché-case.


Citation:
Putain !
C'est pas bon. Inutilement vulgaire. Trouve mieux.

Merdeuuu. Mon langage imagé me perdra. loll
Pas sûr que je l'ôte. Cette femme pense ce mot. Pourquoi ne pourrait-on pas penser ce mot ?

Citation:
Elle se redresse imperceptiblement, décroise ses jambes et les recroise à l'inverse.
Sans doute pas imperceptiblement, mais elle se redresse vraiment. Les femmes se découvrent une poitrine, dans ce cas-là. Là, les bas (pas noirs, pitié, entrent en scène, puisqu'on entend leur crissement. Il faut le dire. Évidemment, la jupe est courte, puisqu'elle décroise les jambes.

Arh ! ça me botte. Vais revoir ça.

Citation:
Le type note quelque chose dans l'agenda qu'il a extirpé de son attaché-case.
On s'en fout que l'agenda ait été dans l'attaché case auparavant.
« L'homme note quelque chose dans son agenda ».


Une bouffée d'air froid et humide l'accompagne.
Froid, seulement, c'est suffisant (humide évoque plutôt l'entrejambe de la dame, à cet instant, donc la chaleur et la moiteur).
« Une bouffée d'air froid l'accompagne. »

Oki, je te suis.

Citation:
Claquement sec du zippo.
C'est quoi un zippo ? se demande le jeune lecteur. Dis plutôt qu'elle rallume une cigarette, ce sera aussi bien et plus simple.

Nan, j'y tiens à ce putain de Zippo.

Citation:
Les volutes bleutées se tordent dans leur danse ascendante.
C'est trop compliqué. Fais plus simple.

Rituel sans doute.
« Un rituel, sans doute »

L'homme à l'attaché-case se lève.
Tu vois que c'est un homme, et non un type.
Inutile de mentionner l'attaché-case puisque nous savons que "l'homme", c'est lui.
« L'homme se lève. »

Oki avec toi.

Citation:
Elle s'imagine dans le lit de l'inconnu
Pourquoi dans un lit ? Sois plus franche : elle s'imagine elle autour de lui, ses jambes autour de lui… lui en elle…

Exact. Je vais revoir ça (y'a un volontaire pour les TP ?)

Citation:
Le poste vante les assurances machin. On n'entend que partiellement ; le livreur commente la grève du RER. Il y a deux fois plus de trafic ce matin
Pas le RER, mais le métro, c'est plus général. Pourquoi les assurances sont elles machin alors que le briquet était Zippo, le cendrier Martini et les clopes Marlboro ? Ne donne pas de marques ; mais "machin", ce n'est pas bien non plus.

Judicieux. Je te suis aussi.

Ce post ainsi tourné va me servir de support.
Merci pour ton coup d'oeil époustouflant.
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Romane
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MessageSujet: Re: critiques et corrections SVP - Chronique de l'aube (*)   Mer 27 Sep 2006 - 22:08

Fulminou a écrit:
Romane a écrit:
J'essaye de répondre à fulmi sur une page parallèle, mais...


C'est une erreur grossière que font presque tous les gens, lorsque je pointe ce qui à mes yeux est un ensemble de choses à revoir dans un texte. Or je ne pose qucune question, dans ce cas, et je ne désire aucune réponse. Les intentions de l'auteur ne m'intéressent pas. Ce que j'ai dit peut être utilisé pour améliorer le texte, ou pas, mais en aucun cas, il ne convient de me répondre.

Patate, reprendre ton post et le pointer, je viens de dire que ça va me permettre de visualiser rapidement. Un outil de travail à ma manière, avec les citations pour repères.
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critiques et corrections SVP - Chronique de l'aube (*)

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