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psycho_tintin

Inscrit le : 31 Jan 2006 Messages : 211 Localisation : Au nord du nord
| Sujet: Première page Mer 8 Mar - 17:29 | |
| Au fil des échanges sur les différents forums, je cherche à glaner des informations sur la meilleure façon de présenter un manuscrit lorsqu'on l'envoie à une maison d'édition. A plusieurs reprises, l'idée a été avancée que la sélection se faisait à la lecture des premières pages. Etant aujourd'hui engagé dans l'écriture d'un second polar (le premier ayant été édité selon un mode participatif) et espérant décroché la timbale auprès d'un éditeur, je soumets les dites prmeières pages à votre examen et à votre sagacité, histoire de voir si c'est concluant et si ces fameuses premières pages vous donnent envie... Alors, à vos plumes !
"Louis savait qu’il aurait dû obéir à sa mère et ne pas venir traîner dans ce bois. Mais c’était plus fort que lui : l’interdit avait un goût acidulé qui était devenu pour lui une véritable drogue et presque une seconde nature. Il cultivait l’insouciance qu’on prête aux enfants de onze ans même si son esprit affichait une maturité qui surprenait de nombreux adultes. Le psychologue scolaire l’avait classé dans la catégorie des « surdoués-inadaptés ». - Inadapté, tu parles ! Tout ce que lui avait valu ce glorifiant qualificatif, c’était de lui avoir mis sa mère constamment sur le dos. Maintenant qu’elle savait qu’il était intelligent mais en décalage avec l’enseignement classique, elle faisait tout pour le remettre dans le rang et n’arrêtait pas de le harceler au sujet de ses résultats. En matière d’école, il avait quant à lui tranché la question depuis longtemps. Après quelques heures de réflexion intense – l’année de ses neuf ans – il avait conclu qu’elle n’occuperait pas une place privilégiée dans sa hiérarchie de valeurs : trop contraignant et finalement assez peu intéressant. D’ailleurs, à l’heure qu’il était, il aurait dû être en cours d’anglais, mais franchement, pour entendre des “Oh, John Harvey !” , “Are you John Harvey ?”, “Yes, I am “, “Oh, fine ”… - A-t-on déjà imaginé dialogue plus stupide ? Et puis, le temps était magnifique et l’attrait de l’aventure avait été le plus fort, une fois encore. On n’était qu’en juin mais le soleil inondait la montagne d’une chaleur écrasante. Le goudron des sentiers s’était mis à fondre à certains endroits et à chaque pas, les semelles de ses baskets emportaient quelques gravillons de macadam. La sécheresse menaçait déjà et les ruisseaux qui habituellement dévalaient généreusement des sommets étaient réduits à de simples filets d’eau. Alors qu’il pénétrait dans le sous-bois, une fraîcheur réconfortante l’enveloppa comme si l’on avait appliqué un linge humide sur sa peau. Il resta immobile quelques minutes, savourant la température clémente qui se diffusait dans son corps. Il se décida pour la direction de La Pierre du Chaut Costet. Le chemin démarrait en serpentant à partir du lotissement de la Pierre Charlemagne : en fait de lotissement, cinq à six maisons tout au plus, adossées à flanc de coteau. Le Chaut Costet était accessible par la route mais Louis préférait de loin couper par le sous bois et escalader le versant de la montagne. Là, il se sentait vraiment bien, au milieu des arbres majestueux, enivré par l’odeur des aiguilles de pins répandues sur le sol. Le spectacle était féerique en cette saison, les rayons du soleil parvenant parfois à percer la toiture opaque formée par les pins centenaires et éclairant par touches lumineuses la mousse vert tendre qui couvrait les rochers. Il n’avait pour seule compagnie que le chant entêtant des oiseaux. Avec un peu de chance, il croisait des écureuils malicieux sautant de branche en branche pour l’accompagner dans son périple. Une fois, il avait même aperçu une biche. Il était resté immobile, observant l’animal à la robe fauve occupé à se désaltérer au bord d’un petit cours d’eau. Il avait suffi qu’il déplaçât son pied de quelques centimètres pour que le bruit d’une brindille se brisant l’alertât. Elle avait redressé la tête, évaluant le danger que représentait ce petit homme. Rassurée, elle était restée là encore quelques minutes, puis, après un dernier regard, elle avait disparu dans les profondeurs de la forêt. C’étaient des instants comme ceux-là qu’il recherchait, rien que la vie passée auprès de ces congénères ne pouvait lui apporter. La pente s’était accentuée et il lui fallait maintenant s’agripper aux branches pour ne pas perdre l’équilibre sur les pierres glissantes. Il dut ralentir sa progression, essoufflé par l’effort. Il était d’une santé fragile, enchaînant les mois d’hiver bronchite sur bronchite, au grand dam de sa mère. Une raison de plus pour lui interdire d’aller vagabonder dans le bois. Si elle avait obtenu du médecin une dispense de sport, ce n’était pas pour qu’il aille attraper la mort lors de l’une de ses escapades ! - Et si tu te perdais ? Et si tu avais un malaise ? Le temps qu’on te retrouve, les loups t’auront dévoré ! - Ouais, peut-être, sauf que si y’avait des loups dans les Vosges, ça se saurait… - De toute façon, tu n’en fais qu’à ta tête, alors ! Quand je pense à ton pauvre père qui s’est saigné aux quatre veines pour que tu puisses avoir les meilleurs traitements possibles et pour t’envoyer en cure. Et voilà comment tu nous remercies ! A chaque fois, il se demandait si ce qui contrariait le plus sa mère était qu’il risque sa santé ou que, s’il lui arrivait quelque chose, ils auraient dépensé tout cet argent pour rien… De toute façon, elle avait raison sur un point : il n’en faisait qu’à sa tête et aujourd’hui ne dérogeait pas à la règle. Il se reposa quelques instants sur une grosse pierre, avalant un peu d’eau et dévorant les quelques biscuits secs qu’il avait emportés. Il regarda sa montre : déjà 15 h 45. S’il voulait être rentré à temps et éviter un sermon, il devait se remettre en route. Après quelques centaines de mètres, il se retrouva face à un arbre déraciné. Il devait culminer facilement à vingt mètres et il lui faudrait faire un détour considérable s’il s’avisait de le contourner. Et ça, c’était hors de question : tout retard provoquerait irrémédiablement une déferlante de protestations, mêlée des cris perçants de sa mère et des vociférations rauques de son père, sans oublier les sempiternelles récriminations sur son inconscience, son égoïsme et son ingratitude face au mal qu’ils se donnaient pour faire de lui quelqu’un. Il y avait bien une autre solution : grimper sur le tronc et le remonter sur dix mètres environ. Le seul hic était que pendant une portion du trajet, il serait au jugé à trois bons mètres du sol. Autant dire qu’une chute de cette hauteur ne le laisserait pas indemne. Il revit Indiana Jones franchir le ravin le séparant de la grotte du Saint Graal. - Après tout, il y est bien arrivé lui… Sa décision était prise. Il s’engagea, s’aidant de ses bras remontés à l’horizontal pour stabiliser sa démarche. Rapidement, il se retrouva à quatre pattes, position où la recherche de l’équilibre était plus satisfaisante. Il progressait lentement, évitant de regarder le vide sous lui. Au bout de quelques mètres, il dut se rendre à l’évidence : les choses se compliquaient sérieusement. L’écorce était humide et il avait de plus en plus de mal à assurer ses prises. - Il serait peut être plus sage de rebrousser chemin, lui dit une petite voix dans un coin de sa tête. Après une brève hésitation, il décida de poursuivre. Il avait largement dépassé la moitié du parcours et cela aurait été trop bête de renoncer. Maintenant qu’il y repensait, il se disait que la prochaine fois, il écouterait la voix de la raison. Alors qu’il prenait appui sur une branche, son pied avait glissé et le bas de son corps avait basculé dans le vide. Il avait failli être emporté par le poids mais avait réussi in extremis à se rattraper, récoltant au passage une entaille profonde à l’épaule gauche. Son tee-shirt s’était rapidement maculé de sang et il sentait le liquide chaud coulait le long de son bras. Il avait tenté de remonter à la force des bras mais sa blessure affaiblissait sa résistance et il finit par lâcher prise. Instinctivement, il ferma les yeux, se préparant au choc. La douleur fut fulgurante et il entendit distinctement ses os craquer. Il roula sur plusieurs mètres et finit sa course contre une souche dont l’écorce lui mordit le dos. Son bras gauche le faisait horriblement souffrir et il formait au niveau du coude un angle qui lui apparut ne rien avoir de naturel : aucun doute possible, il était cassé. Avisant un rocher à quelques centimètres de sa tête, il se dit que cela aurait pu être pire et qu’il aurait pu se briser le cou. Au moins, il était vivant et il en serait bon pour une réprimande supplémentaire, ce qui n’était finalement pas si grave. Il entreprit d’évaluer sa situation. Il lança un regard noir au tronc d’arbre responsable de sa chute, lequel surplombait une clairière herbeuse. Il ramena ses jambes sous lui et se mit à quatre pattes. Il était contusionné mais apparemment fonctionnel de ce côté-là. Au moment où il se redressait, une tâche blanche au milieu de la marée verte attira son regard, à quelques mètres de là. Il s’engagea dans le direction de ce qu’il avait pris au départ pour un drap ou un morceau de tissu, pestant contre ces pollueurs qui abandonnaient tout et n’importe quoi au beau milieu de la forêt. A ce moment-là, il n’avait pas réalisé qu’il était fort peu probable que des promeneurs soient venus jusqu’à cet endroit : ce n’était pas exactement le cadre idéal pour un pique-nique. Il se rendit compte assez rapidement de son erreur : la forme étendue devant lui n’était autre que le corps d’une femme, allongée nue sur le dos. Sa peau était d’une pâleur extrême, presque transparente. A cet instant précis, il s’était dit qu’il aurait dû filer et prévenir la police. Mais cela avait été plus fort que lui, il avait fallu qu’il se penche, un peu plus près. Il n’avait vu que deux ou trois films du genre, mais il aurait mis sa main à couper que les deux orifices percés à la base du cou étaient le résultat de la morsure d’un vampire. _________________ L'écriture c'est le coeur qui éclate en silence. |
|  | | Fulminou Futur Banni *

Inscrit le : 11 Juil 2005 Messages : 2195
| Sujet: Re: Première page Mer 8 Mar - 18:59 | |
| | psycho_tintin a écrit: | | "Louis savait qu’il aurait dû obéir à sa mère et ne pas venir traîner dans ce bois. Mais c’était plus fort que lui : l’interdit avait un goût acidulé qui était devenu pour lui une véritable drogue et presque une seconde nature. |
Pour moi, ce n'est pas bon. Trop laborieux. Trop négatif. Je n'ai pas envie de savoir la suite. A la seconde phrase, tu donnes des explications sur ce qu'on ne sait pas encore, des commentaires sur l'état d'esprit d'un pesonnage qui n'a pas encore pris vie. Faut faire plus simple et plus efficace, surtout pour un polar, et flinguer les adjectifs qualificatifs.
Regarde le début du Faucon de Malte, de Hammett : ça démarre au quart de tour, en trois pages, on a tout compris et le récit peut avancer. |
|  | | Fulminou Futur Banni *

Inscrit le : 11 Juil 2005 Messages : 2195
| Sujet: Re: Première page Mer 8 Mar - 19:15 | |
| >>Le goudron des sentiers s’était mis à fondre à certains endroits et à chaque pas, les semelles de ses baskets emportaient quelques gravillons de macadam.<<
Dis, tu comprends ce que tu écris, ou bien tu choisis tes mots au hasard? |
|  | | Romane Administrateur

Inscrit le : 01 Sep 2004 Messages : 49149 Localisation : Kilomètre zéro
| Sujet: Re: Première page Mer 8 Mar - 20:05 | |
| Là je ne peux pas le lire pour l'instant, demain au plus tard. Il me faut de la tranquilité pour le faire. Rendez-vous demain avec la concentration.  _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
|  | | Fulminou Futur Banni *

Inscrit le : 11 Juil 2005 Messages : 2195
| Sujet: Re: Première page Mer 8 Mar - 20:21 | |
| | Romane a écrit: | Là je ne peux pas le lire pour l'instant, demain au plus tard. Il me faut de la tranquilité pour le faire. Rendez-vous demain avec la concentration.  |
C'est pas ça qu'il demande, c'est si un lecteur d'édition qui jette un oeil distrait sur sa première page va avoir envie de lire la suivante... |
|  | | Romane Administrateur

Inscrit le : 01 Sep 2004 Messages : 49149 Localisation : Kilomètre zéro
| Sujet: Re: Première page Mer 8 Mar - 20:51 | |
| Oui, et alors ? Je jette un oeil furtif tout en dînant sur mon bureau avant de filer pour autre chose. Je ne vais pas m'attaquer à autre chose que des p'tits trucs, à cette heure. Je ne veux pas lire dans la presse et la distraction. Y comprend, le minou ?  _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
|  | | Fulminou Futur Banni *

Inscrit le : 11 Juil 2005 Messages : 2195
| Sujet: Re: Première page Mer 8 Mar - 21:34 | |
| | Romane a écrit: | Je ne veux pas lire dans la presse et la distraction. Y comprend, le minou ?  |
Il s'est quand même passé 51-5 = 46 minutes, soit trois quarts d'heure entre tes deux posts. C'est amplement suffisant pour lire cinq lignes du début du roman de Tintin, Minette. |
|  | | Fulminou Futur Banni *

Inscrit le : 11 Juil 2005 Messages : 2195
| Sujet: Re: Première page Mer 8 Mar - 21:46 | |
| Moi, je remplacerais ce chapitre par ceci :
Un jour qu'il se promenait dans un bois défendu, le jeune Louis tomba en arrêt sur le cadavre d'une femme saignée par un vampire.
Voilà. Tout est dit. Il ne reste plus qu'à dérouler le fil de l'histoire complète et, avec un peu de chance et beaucoup d'imagination, le roman pourrait faire dix pages*. Maupassant n'aurait pas procédé autrement.
* OK, je provoque un peu. |
|  | | Sylian Esclave des mots

Inscrit le : 19 Déc 2005 Messages : 101 Localisation : Lanoraie, Québec
| Sujet: Re: Première page Mer 8 Mar - 23:23 | |
| C'est toujours difficile de donner un avis "professionnel" quand on n'a pas de diplôme qui s'attache à nos compétences, mais si psycho_tintin, tu nous y invites, alors je te donnerai mon point de vue tout à fait personnel.
Tout d'abord, j'imagine que si tu postes ton début d'histoire, c'est que tu es prêt à prendre une critique, qu'elle soit bonne ou non.
Je trouve que Fulmi y va un peu fort dans sa critique, mais il n'a pas tort en disant que trop de fleurs décorent tes phrases. Quand on lit un roman policier, on est loin du roman harlequin... L'homme se perd trop dans sa tête tout de suite en partant. Camper un personnage, ça se fait sur plusieurs pages et rien ne sert de trop se presser. Les dialogues intérieurs sont ici superflus.
En lisant ton texte, j'ai eu l'impression d'un travail forcé, d'ajouts et de rajouts pour embellir le plus possible. Malheureusement, ton texte a fini par être si submergé par les fleurs, qu'on ne peut plus en sentir l'odeur d'une seule...
Pour ce qui est de ce bout de phrase : "les semelles de ses baskets emportaient quelques gravillons de macadam" il faut faire attention au français spécifique à certaines régions. Il est préférable d'opter pour un français plus internationnal.
J'espère que tu ne te décourageras pas et que tu continueras à persévérer dans tes premières pages. Si tu veux que je te donne un bon conseil : Essaie de réécrire ce bout complètement sans ajouter trop d'artifices. Peut-être que la réécriture sera meilleure.
Mais n'oublie pas que rien ne t'empêche de laisser ces pages sans rien y changer et envoyer ton manuscrit tel quel chez des éditeurs potentiels. C'est toi qui a le dernier mot. Trop prendre les conseils des autres pour faire des changements, ce serait perdre la saveur même de l'auteur. _________________ Vaut mieux ne pas avoir les deux pieds dans la même bottine! |
|  | | Romane Administrateur

Inscrit le : 01 Sep 2004 Messages : 49149 Localisation : Kilomètre zéro
| Sujet: Re: Première page Jeu 9 Mar - 10:12 | |
| | Fulminou a écrit: | | Romane a écrit: | Je ne veux pas lire dans la presse et la distraction. Y comprend, le minou ?  |
Il s'est quand même passé 51-5 = 46 minutes, soit trois quarts d'heure entre tes deux posts. C'est amplement suffisant pour lire cinq lignes du début du roman de Tintin, Minette. |
Il s'est aussi passé une nuit. Et là j'suis au boulot. Tu vois, il s'en passe des choses, pendant tout ce temps. Ça sera cet après-midi.  _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
|  | | Fulminou Futur Banni *

Inscrit le : 11 Juil 2005 Messages : 2195
| Sujet: Re: Première page Jeu 9 Mar - 13:14 | |
| | Romane a écrit: | Ça sera cet après-midi.  |
Remarque, avec le costard qu'on lui a taillé... il pourra sortir ce soir ! |
|  | | psycho_tintin

Inscrit le : 31 Jan 2006 Messages : 211 Localisation : Au nord du nord
| Sujet: Re: Première page Jeu 9 Mar - 14:32 | |
| Fulminou y va un peu fort en effet mais c'est la règle du jeu. Les électrochoc ont parfois du bon. Là où je ne suis pas tout à fait d'accord, c'est sur la méchanceté gratuite dans le ton mais tout est question de personnalité et je les respecte toute même si j'ai du mal à comprendre ce type d'attitude. Quant au fait que ce soit surchargé, je l'entends mais pour lire beaucoup de policiers, je constate qu'on est loin d'un style uniforme et la surabondance de détails que vous dénoncez se retrouve ailleurs. Chacun son style qui plaît ou non. En même temps, je trouve vos réactions intéressantes puisque je n'étais moi-même pas très satisfait de ces prmeières pages , ce qui me confirme dans ma décison de réécrire mais je ne m'attendais pas à un tel châtiment, d'autant que je n'ai pas eu ce type de remarques sur le premier - pour le moment je vous rassure ... et tout espoir n'est pas perdu - alors même qu'il a été lu - et apprécié - par des lecteurs anonymes et des lecteurs plus professionnels (libraires spécialisés notamment) et un éditeur évidemment. Mais bon, je prends cela avec philosophie et j'en retirerai le positif même si je désapprouve la forme... _________________ L'écriture c'est le coeur qui éclate en silence. |
|  | | Romane Administrateur

Inscrit le : 01 Sep 2004 Messages : 49149 Localisation : Kilomètre zéro
| Sujet: Re: Première page Jeu 9 Mar - 14:57 | |
| Tintin ? Il n'est pas stupide, t'inquiète.
Bien, j'ai lu, tintin. Pas d'accord pour flinguer les adjectifs qualificatifs, mais plutôt pour les élaguer. Je dirais : alléger les phrases, d'une manière générale. Ma bête noire, c'est les "qui". Une phrase trop longue ou trop lourde (à moins que ce soit un jeu) perd vite le lecteur.
Ensuite, je rejoins pas mal l'avis de Sylian, ce qui ramène à l'allègement des détails. Ils seraient justifiés dans l'enquête judiciaire, mais à mon avis pas au stade de la balade de l'enfant.
Une chose aussi, tintin, l'enfant doit penser et parler comme un enfant, peut-être revoir là dessus. On joue sur deux plans : le narrateur (auteur) et le personnage (enfant).
Je pense que ça peut démarrer par une phrase choc. Sur ce coup là, celle que propose fulmi est très chouette. _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
|  | | Romane Administrateur

Inscrit le : 01 Sep 2004 Messages : 49149 Localisation : Kilomètre zéro
| Sujet: Re: Première page Jeu 9 Mar - 15:03 | |
| Ah zut, tu m'as devancée, tintin, j'étais en train... entre le téléphone et le téléphone ! Ouais, il y va toujours fort, le minou, mais une fois qu'on rétablit un peu de douceur, on s'aperçoit qu'il n'a pas tort. Sauf pour les adjectifs qualificatifs. Partiellement je dirais. Lui retirerait TOUT. Moi je trierais. Il a juste une manière de dire un peu rébarbative, mais bon, une fois qu'on en a pris l'habitude, c'est vachement moins choquant que la première fois...
Le premier extrait, était-ce la première page ? Je ne crois pas que tu l'aies précisé. En tout cas, ce que j'ai lu de l'autre me semblait plutôt le coeur de l'enquête et là, tout collait super bien. _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
|  | | psycho_tintin

Inscrit le : 31 Jan 2006 Messages : 211 Localisation : Au nord du nord
| Sujet: Re: Première page Jeu 9 Mar - 15:44 | |
| Le premier extrait se plaçait autour de la 30ème page. Ce que j'ai oublié de préciser, c'est qu'il s'agissait là d'un prologue donc une volonté délibérée de ne pas entrer immédiatement dans le vif du sujet mais de ne le faire qu'à la fin de ce prologue, histoire que le lecteur se demande où il va puisque l'histoire démarre comme tout sauf un roman policier. Mais c'est peut être trop long en effet. Pour le premier, il y a aussi un prologue mais avec un principe différent puisqu'il s'agit d'un retour en arrière. On est plus immédiatement dans le sujet puisqu'on démarre avec une scène dans un tribunal où on assiste au prononcé d'un jugement qui est le déclencheur de toute l'histoire. Le lecteur est donc plus directement dans l'histoire. _________________ L'écriture c'est le coeur qui éclate en silence. |
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