C"est pas con les suédoises, la preuve :
---Ylva Almquist une thésarde à l'Université de Stockholm, étudiante en "Equité en matière de santé" a fait une étude sur plus de 12.000 suédois nés à Stockholm en 1953...Ses conclusions = "Moins un enfant est populaire au collège, plus il a de risques de tomber malade une fois adulte."
Son étude menée à Stockholm en 1966 sur 12.000 enfants de classe de cinquième, chaque enfant devait inscrire le nom de trois camarades avec lesquels il preferait travailler, pour évaluer la popularité des gamins. Les favoris de classe etaient cités au moins sept fois, les "marginaux" jamais.
Puis elle a comparé ces données avec les registres des hopitaux suedois de 1973 à 2003;;
Elle a decouvert que les moins populaires en 1966 etaient ceux qui ont été le plus souvent admis à l'hopital pour des maladies mentales ou liées à des comportements à risques. Ces enfants une fois adultes ont entre cinq et neuf fois plus de risques de souffrir d'une maladie cardiaque que leurs anciens camarades, quatre fois plus d'être atteints du diabète.
Ylva pense que "le statut dont on dispose à l'école affecte la façon dont on se considère, ses ambitions, mais aussi le style de vie dont on aspire. Plus un enfant est populaire à l'école, plus il aura tendance à avoir confiance en lui."
Les enseignants ont un rôle à jouer. En Suède les brimades à l'école sont prises au serieux, une loi autorise les enfants à poursuivre en justice leur école...