Je n'ai pas encore pu visionner le lien, mais presque je le vois en lisant Vic et je parie que tout à l'heure, quand je le regarderai, il ne m'apprendra rien de plus que ce qu'en dit si bellement notre Vic.
Bien sûr que ce sont des gestes de vie, simples et ordinaires aux yeux de qui les dispense. Ici une religieuse, si j'ai bien compris. Ailleurs d'autres, en d'autres métiers, en d'autres circonstances. Voyez les pompiers, par exemple. Combien risquent leur vie pour sauver d'autres vies. Tous ont suivi cette voie par choix et exercent aussi simplement que n'importe quelle secrétaire ou n'importe quel mantutentionnaire.
Tout à coup, ils prennent une valeur extraordinaire parce qu'une chanson, parce qu'une caméra, parce qu'un interview... Bouleverseraient ils le public, si nous étions moins baignés de violence et d'indifférence ? Je me dis que c'est dans ce type de contrastes qu'on réalise peut-être le gouffre négatif dans lequel agonise la beauté de l'humain.
Alors je comprends la réaction de la religieuse ; ses gestes ne sont que l'ordinaire qu'étouffent tous les autres gestes destructeurs.