Live Aid
Souvenez-vous si vous êtes en âge de vous en souvenir, et prenez-en note si vous ne l’êtes pas …
C’était en 1985, l’année de mon bac, mais ça on s’on fout. A l’époque c’était encore l’apartheid en Afrique du Sud, Russes et les Américains menaçaient encore de nous faire assister au premier feu d’artifice nucléaire, l’Amérique du Sud était quasiment toute entière aux mains de militaires, on commençait à voir des CD mais les disques sortaient encore en vinyle, et, à cette occasion, pour la première fois, j’ai vu des micros sans fil. C’était avant Facebook, avant les blogs, avant les forums de discussion sur Internet, c’était même une époque où les seuls ordinateurs que l’on voyait étaient non des PC mais des TC des aéroports. Un jouet du nom de Commodore 64 faisait néanmoins parler de lui.
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La guerre et une année de brutale sécheresse avait plongé l’Afrique, et particulièrement l’Éthiopie et le Mali, dans une famine plus épouvantable encore que ce qui avait précédé, alors pourtant que l’Afrique connaissait le sujet.
Six mois avant Live Aid, déjà, les plus grandes vedettes de la chanson s’étaient réunies pour chanter Do they know it’s Chrismas, co-écrit par notre regretté – ou pas – Michael Jackson. Mais ce jour-là, le 13 juillet, c’était différent. Il s’est agit d’un concert en double dans les stades de Wembley en Angleterre et de Philadelphie, aux États Unis ; diffusés dans 100 pays et vus par un gros milliard et demi de personnes. Le tout a été imaginé et organisé par le leader des Boomtown Rats, Bob Geldoff, le but étant bien évidemment de récolter des fonds pour venir en aide des victimes de la famine. Si vous ne le situez pas, c’est lui qui joue le rôle principal dans Pink Floyd – The Wall. Lors du concert, qui a duré, si je ne dis pas de bêtises, pas loin de 24 heures, chaque groupe est passé, en gros, d’un quart d’heure à une demi heure ; pendant qu’on préparait la scène de l’un des stades, un groupe jouait dans l’autre.

Les souvenirs sont faits de pleins de choses ; vingt-quatre ans après, des grands restent grands, des grands ne sont plus qu’un vague air dont on ne se rappelle pas du nom (vous vous souveniez des Pretenders ou de Chevy Chase ?) ; certains grands avaient déçu, comme Robert Plant qui avait chanté comme une casserole (à ce que j’ai appris plus tard, il avait négligé de chauffer sa voix), une vraie honte ; d’autres s’étaient surpassés, certains petits sont depuis devenus des grands :



Madonna, bien sûr ! Elle est tout essoufflée pendant sa prestation, ce qui prouve qu’à l’époque elle ne se produisait pas en play-back. Alors, Princesse, évidemment, la mode de l’époque, ça la fait hurler de rire. Moi je dis que c’est pas la mode ce qui est le plus important. Nan mais !
Elton John, l’un des moments grandioses
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| Admirez au passage l’élégance et la classe du chœur. Et écoutez d’ici rire Princesse.
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Un des moments grandissimes : Dire Straits, ici avec Sting (message pour Princesse : les chemises blanches sont éternelles)
Il y a eu aussi ceux que je ne connaissais pas, qui m’ont ébloui, puis que je n’ai pas su qui s’était :
Évidemment, ici, il faut aimer le blues-rock. Mais quand on aime, c’est orgasmique.
Au fait, il s’agit de George Thorogood & the Destroyers. En cours de route, il est rejoint par un bonhomme dont j’arrive pas à savoir le nom mais qui n’est pas manchot non plus.
On eu aussi droit à la légende : The Who
(message personnel à Princesse : les chemises blanches … )
A raison d’un nouveau groupe tous les quarts d’heure à toutes les demi heures, pendant tout un jour, ça en fait du monde. Encore deux prestations emblématiques :
(message de Princesse à Alex : les Marcel blancs aussi sont éternels. Message d’Alex à Princesse : oui mais non.)
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La plus grande, la plus belle, la plus énormes, la plus mémorable, la plus extraordinaire des prestations, pour moi, ce fut celle de David Bowie.
Vingt ans plus tard, on a organisé un peu la même chose, le Live 8, le nom en référence au G8, mais là, je m’ai raté. J’avais pas la télé et, même, si je l’avais eu, avec la multiplication des chaînes, un événement quelconque a du mal à attirer l’attention pendant 24 heures. Je dis ça mais, peut-être, cela a été pour certains un aussi grand moment que l’a été pour moi le Live Aid de 85.
Alors, pourquoi je parle de ça. Pour rien, c’était ma minute nostalgie …
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Y a-t-il une vie avant la mort ?
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A quoi sert la sagesse dans un monde qui court vers la folie? (Blueberry)
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Les conditions de la chose font partie de la chose.
(entendu sur le tournage d'un documentaire)