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Les mots perdus

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Romane
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MessageSujet: Les mots perdus   Ven 1 Sep 2006 - 16:35

A tous ces mots qu'on pense et qu'on sait si mal dire, ou qu'on dit bien mais qui sont mal reçus pour des raisons que l'on ignore...
A tous ces mots que l'on reçoit comme on peut, comme on est, malgré la désespérance de l'autre...
A tous ces mots dont on ne sait plus s'il faut les dire ou pas...
Peut-être ne plus parler, ne plus écrire...
Pour ne plus se tromper...
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reGinelle




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MessageSujet: Re: Les mots perdus   Ven 1 Sep 2006 - 16:45

certains silences sont cruels... parfois davantage que des mots...

alors...

parler, écrire, seulement avec le coeur...

il parait que la sincérité ne trompe pas
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antillai
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MessageSujet: Re: Les mots perdus   Ven 1 Sep 2006 - 17:13

Dites les filles ? C'est quoi cette ambiance là hein ? ! Ca va pas ? kikèmort ?!

Allez les choupinettes là ! hop! hop! hop! On s'bouge !

Sinon, pour rester dans le sujet, il y a le très beau livre de Eric Orsenna, La grammaire est une chanson douce dont j'ai déjà parlé sur France 2. Il y a ce personnage de femme sans âge, la diseuse de mots, celle qui dit les mots pour qu'ils existent toujours, pour qu'ils ne tombent pas dans l'oubli. Très beau, et c'est sans parler de l'hôpital des mots qui sont mal utilisés... Une belle lecture les filles, on le trouve partout, c'est pas épais, c'est chouette et en poche si on est fauché.

Anti
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LylaTsB




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MessageSujet: Re: Les mots perdus   Ven 1 Sep 2006 - 17:44

Ouiiiii, Anti, j'adhère, je me morpionne, je m'arapède, je me scotche à ton avis... excellent livre que j'adore et que j'ai dans mon fouillis référentiel... j'en avais lu une critique féroce sur un géné... comme quoi, les goûts et les couleurs... grrrrrrrrrrr

Ro, dieu, ou diable, nous a donné la voix, servons-nous en, même trop, même mal, mais se taire ne résout rien, il me semble... juste à donner un moment de répit nécessaire à tourner nos langues 7 fois... (ce que je ne fais pas souvent mais bon tong) et aux enfants, on leur dit toujours que c'est grâce aux erreurs qu'on progresse, alors, zou, prenons-nous par la main, et avançons... dans les bois, pendant que... na ni na na .... bisou
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reGinelle




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MessageSujet: Re: Les mots perdus   Ven 1 Sep 2006 - 19:33

La grammaire est une chanson douce
Erik Orsenna
Editions Stock
140 pages
Août 2001


Les mots dormaient.
Ils s’étaient posés sur les branches des arbres et ne bougeaient plus. Nous marchions doucement sur le sable pour ne pas les réveiller. Bêtement, je tendais l’oreille : j’aurais tant voulu surprendre leurs rêves. J’aimerais tellement savoir ce qui se passe dans la tête des mots. Bien sûr, je n’entendais rien. Rien que le grondement sourd du ressac, là-bas, derrière la colline. Et un vent léger. Peut-être seulement le souffle de la planète Terre avançant dans la nuit.
Nous approchions d’un bâtiment qu’éclairait mal une croix rouge tremblotante.
-Voici l’hôpital, murmura Monsieur Henri.
Je frissonnai.
L’hôpital ? Un hôpital pour les mots ? Je n’arrivais pas à y croire. La honte m’envahit.
Quelque chose me disait que, leurs souffrances nous en étions, nous les humains, responsables. Vous savez, comme ces Indiens d’Amérique morts de maladies apportées par les conquérants européens.
Il n’y a pas d’accueil ni d’infirmiers dans un hôpital de mots ; Les couloirs étaient vides. Seule nous guidaient les lueurs bleues des veilleuses. Malgré nos précautions, nos semelles couinaient sur le sol.
Comme en réponse, un bruit très faible se fit entendre. Par deux fois. Un gémissement très doux. Il passait sous l’une des portes, telle une lettre qu’on glisse discrètement, pour ne pas déranger.
Monsieur Henri me jeta un bref regard et décida d’entrer.
Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue :
Je t’aime
Trois mots maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps. Trois mots reliés chacun par un tuyau de plastique à un bocal plein de liquide.
Il me sembla qu’elle nous souriait, la petite phrase.
Il me sembla qu’elle nous parlait :
-Je suis un peu fatiguée. Il paraît que j’ai trop travaillé. Il faut que je me repose.
-Allons, allons, Je t’aime, lui répondit Monsieur Henri, je te connais. Depuis le temps que tu existes. Tu es solide. Quelques jours de repos et tu seras sur pied.
Il la berça longtemps de tous ces mensonges qu’on raconte aux malades. Sur le front de Je t’aime, il posa un gant de toilette humecté d’eau fraîche.
-C’est un peu dur la nuit. Le jour, les autres mots viennent me tenir compagnie.
« Un peu fatiguée », « un peu dur », Je t’aime ne se plaignait qu’à moitié, elle ajoutait des « un peu » à toutes ses phrases.
-Ne parle plus. Repose-toi, tu nous as tant donné, reprends des forces, nous avons trop besoin de toi.
Et il chantonna à son oreille le plus câlin de ses refrains.
La petite biche est aux abois
Dans le bois se cache le loup
Ouh ouh ouh ouh
Mais le brave chevalier passa
Il prit la biche dans ses bras
La la la la
-Viens Jeanne, maintenant. Elle dort. Nous reviendrons demain.

-Pauvre Je t’aime. Parviendront-ils à la sauver ?
Monsieur Henri était aussi bouleversé que moi.
Des larmes me venaient dans la gorge.
Elles n’arrivaient pas à monter jusqu’à mes yeux. Nous portons en nous des larmes trop lourdes. Celles-là, nous ne pourrons jamais les pleurer.
-… Je t’aime. Tout le monde dit et répète « je t’aime ». Tu te souviens du marché ? Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ ? Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s’usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver. Tu veux rendre visite à d’autres malades ?
Il me regarda.
-Tu ne vas pas t’évanouir, quand même ?
Il me prit le bras et nous quittâmes l’hôpital.
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reGinelle




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MessageSujet: Re: Les mots perdus   Ven 1 Sep 2006 - 19:36

2ème extrait :

Deuxième extrait :

"Brûlé, cet îlot, comme une galette des rois trop longtemps laissée dans le four. Et vide, absolument, de plantes, d’êtres vivants, de constructions, l’endroit champion du monde catégorie désert, imbattable au Livre Guiness des records (chapitre « Rien »). Un plateau rocheux marron foncé, détergé, délavé, récuré… Tel était l’endroit de charme où nous avions débarqué.

Drôle de choix pour une excursion ! Monsieur Henri ne tarda pas à nous donner la raison de notre venue.

- Vous savez pourquoi les déserts avancent, un peu partout sur notre Terre ? … Il suffirait de fermer les paupières pour la voir avancer vers nous, cette terrible armée de sable. On nous parle de réchauffement de la planète, de forêts dévastées… C’est sans doute vrai. Mais l’on oublie l’essentiel. Ici, il y a cent ans, vivaient deux villages, avec tout ce qu’il faut pour être heureux, des plantes, des paillotes, de l’eau douce, des femmes, des hommes, des enfants, des animaux…

Je ne pouvais y croire.

Ici, de la vie ! Sur ce carré de la désolation . Allons donc ! Je forçais mon cerveau à imaginer mais il refusait, il renâclait, il me prenait pour une folle.

-… Un jour, une tempête aussi forte que la vôtre a soufflé sur cette île. Des arbres ont été arrachés, bien sûr, et des maisons se sont envolées. Mais tout le reste demeurait. Il suffisait de rebatir et l’existence aurait repris, comme avant, jusqu’à la prochaine tempête.

Depuis quelque temps, je voyais sur la mer se multiplier des triangles noirs. Ils tournaient et retournaient autour de nous comme une ronde. Je ne compris pas tout de suite que c’étaient les requins. Peut-être que ces bêtes-là ne se nourrissent pas seulement de chair fraîche mais aussi d’histoires sinistres ? Et celle que contait Monsieur Henri n’avait rien de gai.

- Les habitants s’étaient fait, comme vous, nettoyer de tous leurs mots. Au lieu de venir chez nous les réapprendre, ils ont cru qu’ils pourraient vivre dans le silence. Ils n’ont plus rien nommé. Mettez-vous à la place des choses, de l’herbe, des ananas, des chèvres… A force de n’être jamais appelées, elles sont devenues tristes, de plus en plus maigres, et puis elles sont mortes. Mortes, faute de preuves d’attention ; mortes, une à une, de désamour. Et les hommes et les femmes, qui avaient fait le choix du silence, sont morts à leur tour. Le soleil les a dessséchés. Il n’est bientôt plus resté de chacun d’entre eux qu’une peau, mince et brune comme une feuille de papier d’emballage, que le vent, facilement, a emportée.

Monsieur Henri s’est tu. Des larmes lui étaient montées. Sans doute avait-il des grands-mères, des grands-pères parmi les desséchés ? Il nous a reconduits à la pirogue. Les requins, après la fin de l’histoire, avaient disparu.

- Vous savez combien de langues meurent chaque année ?

Comment, privés des mots et encore plus des chiffres, aurions-nous pu lui répondre ? Je vous rappelle qu’après les cahots de la tempête et les agressions du vent, nos pauvres têtes ne pouvaient plus fabriquer la moindre phrase ! Nous parvenions tout juste à comprende ce qu’on nous disait.

-Vingt-cinq ! Vingt-cinq langues meurent chaque années ! Elles meurent, faute d’avoir été parlées. Et les choses que désignent ces langues s’éteignent avec elles. Voilà pourquoi les déserts peu à peu nous envahissent. A bon entendeur, salut ! Les mots sont les petits moteurs de la vie. Nous devons en prendre soin.

Il nous regardait fixement, l’un puis l’autre, Thomas et moi. Sa gaité, sa gentillesse s’étaient évanouies, avalées par une gravité terrible. Il marmonnait pour lui-même, d’une main il tenait le hors-bord, de l’autre il comptait sur ses doigts vingt-cinq de moins chaque année, comme il reste cinq mille langues vivantes sur la Terre, en 2100, il n’en restera plus que la moitié, et après ?

La nuit en tombant, lui retira sa colère. Comme si l’obscurité était, avec la musique, la seule vraie maison de Monsieur Henri, l’endroit où il pouvait vivre à sa guise sans plus craindre aucun danger.

Une fois touchée la plage, il nous laissa ranger la pirogue et partit rejoindre un orchestre, un peu plus haut, à la lisière des arbres.

Le temps de m’allonger sur le sable, de saluer poliment les étoiles et je dormais. »

3ème extrait :

Extrait :

“– Vous avez compris son travail? nous chuchota Monsieur Henri. Elle redonne vie aux mots rares. Sans elle, ils disparaîtraient à jamais dans l'oubli.
Nous sommes restés longtemps dans le petit jardin, fascinés par le spectacle de ces résurrections. Qu'est-ce qu'un «éclateur» ? Un appareil composé de deux pièces métalliques entre lesquelles jaillirent des étincelles. Qu'est-ce qu'un «écrivain» ? Une sorte d'insecte coléoptère. Il se posa sur une longue feuille d'acanthe et, pris d'une faim soudaine, y découpa des trous en forme de lettres...
Oh, la joie de ces mots sortis de l'oubli. Ils s'étiraient, ils s'ébrouaient, certains n'avaient pas dû voir le grand air depuis des siècles.
Qu'est-ce qu'un «livre éléphantin» ? Un livre aux pages d'ivoire. Que sont des « embrassoires » ? Des tenailles utilisées par le verrier pour saisir les pots où l'on fond le verre.
La nuit tombait. Sur la pointe des pieds, nous avons quitté notre vieille amie.
Chère nommeuse! (Monsieur Henri avait les yeux attendris d'un enfant parlant de sa maman.) Puisse-t-elle vivre mille ans ! Nous avons tant besoin d'elle!”
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reGinelle




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MessageSujet: Re: Les mots perdus   Ven 1 Sep 2006 - 19:38

« Tous les mots sont des outils. Ni plus ni moins. Des outils de communication. Comme les voitures. Des outils techniques, des outils utiles. Quelle idée de les adorer comme des dieux ! »
[ Erik Orsenna ] - Extrait de La Grammaire est une chanson douce

« Un écrivain a pour métier la vérité. Laquelle a pour meilleure amie la liberté. L'animal par nature étant plus libre que l'humain, nul ne prête plus attention à ses propos que l'écrivain. »
[ Erik Orsenna ] - Extrait de La Grammaire est une chanson douce

« L'amitié n'était-elle pas une forme de la musique ? »
[ Erik Orsenna ] - Extrait de La Grammaire est une chanson douce
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MessageSujet: Re: Les mots perdus   Ven 1 Sep 2006 - 22:15

Panne de mots ?
Le remède du Dr Rizla : une bonne mandale.
Si nécessaire, double dose par une-deux, en souplesse, on se fait comprendre et on te rend le grisbi, ta culotte et ton peigne.
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reGinelle




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MessageSujet: Re: Les mots perdus   Ven 1 Sep 2006 - 22:29

t'auras du mal pour la culotte ha ha ha ha ha ha
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Monia




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MessageSujet: Les mots contre les maux   Sam 2 Sep 2006 - 10:14

L'écriture est un des outils privilégiés qu’utilise notre inconscient pour communiquer. A nous de savoir lire, décrypter, comprendre et surtout bien les utiliser pour se faire comprendre.

Je pense que tout peut se dire, mais il y a la manière et le moment pour le dire.
---
Un peu de psycho :
Des mots contre les maux
Boris Cyrulnik, psychologue et psychanalyste, insiste sur l'importance de la voix, de ses basses ou hautes fréquences, quelles que soient le sens des paroles dites.

http://www.medisite.fr/medisite/Des-mots-contres-les-maux

J'essaie le minilien :
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MessageSujet: Re: Les mots perdus   Sam 2 Sep 2006 - 10:29

Comment l'écriture soulage nos maux ?
L'écriture est un fil de vie qui respire et bouge au fur et à mesure des évènements de la vie : les ruptures et les deuils sont des passages uniques et ils servent à changer de dimension, approchant des petites morts, ou des morts véritables.
Dominique Vaudoiset, graphologue depuis plus de 20 ans, est aujourd'hui graphothérapeute. Elle anime des ateliers d'écriture, au cours desquels elle apprend aux autres à soigner leur écriture et à se soigner par l'écriture.

http://minilien.com/?8ZqlJilX8R
et
Quand l'écriture devient thérapeutique
http://minilien.com/?nAkKDI4IN9


Un peu de psycho ne fait pas de mal... et j'essaie de rester dans le fil initial (mots => aussi écriture=
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MessageSujet: Re: Les mots perdus   Lun 11 Sep 2006 - 21:02

Romane a écrit:
A tous ces mots qu'on pense et qu'on sait si mal dire, ou qu'on dit bien mais qui sont mal reçus pour des raisons que l'on ignore...
A tous ces mots que l'on reçoit comme on peut, comme on est, malgré la désespérance de l'autre...
A tous ces mots dont on ne sait plus s'il faut les dire ou pas...
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A nos actes manqués.
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MessageSujet: Re: Les mots perdus   Mer 13 Sep 2006 - 13:37

Romane a écrit:
A tous ces mots qu'on pense et qu'on sait si mal dire, ou qu'on dit bien mais qui sont mal reçus pour des raisons que l'on ignore...
A tous ces mots que l'on reçoit comme on peut, comme on est, malgré la désespérance de l'autre...
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Peut-être ne plus parler, ne plus écrire...
Pour ne plus se tromper...


Peut-être que nous sommes comme les mots ; nous nous croisons sans nous comprendre, presque sans nous voir, dans cette volonté farouche de sauvegarder ce qu'on appelle "notre territoire", au risque d'assassiner un lien joli, sans ambiguité, sans sous-entendu, sans ombre ni secret, juste un lien joli, avant même qu'il puisse naître...

Avortement de la beauté du monde, au nom de la peur au ventre ?
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Fulminou
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MessageSujet: Re: Les mots perdus   Mer 13 Sep 2006 - 13:57

Romane a écrit:
A tous ces mots dont on ne sait plus s'il faut les dire ou pas...


Excellente idée. Je vous propose de placer le phlogistique dans la conversation, à bon escient, bien sûr. Ensuite, venez raconter.
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Si les bouzes deviennent des best sellers, pourquoi ne pas en écrire ?
J.B.
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Romane
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MessageSujet: Re: Les mots perdus   Mer 13 Sep 2006 - 14:00

Fulminou a écrit:
Romane a écrit:
A tous ces mots dont on ne sait plus s'il faut les dire ou pas...


Excellente idée. Je vous propose de placer le phlogistique dans la conversation, à bon escient, bien sûr. Ensuite, venez raconter.


Que vient faire le phlogistique ici ? scratch
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Les mots perdus

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