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| | | Le lexicalf à la portée de tous. | |
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| Auteur | Message |
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Romane Administrateur
Nombre de messages: 64239 Date d'inscription: 01/09/2004
 | Sujet: Re: Le lexicalf à la portée de tous. Jeu 22 Oct 2009 - 15:18 | |
| | Tryskel a écrit: | | une mine! |
Je savais bien qu'on le démasquerait ! |
|  | | Vic Taurugaux

Nombre de messages: 3350 Localisation: 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E Date d'inscription: 27/03/2007
 | Sujet: Re: Le lexicalf à la portée de tous. Sam 24 Oct 2009 - 12:52 | |
| Réminiscent : Néologisme ?Pour nos lecteurs se rappelant leurs cours d’anglais, cet adjectif n’est pas tout à fait étranger. Dans la locution to be reminiscent of something et que nous traduirions par « rappeler quelque chose, faire penser à quelque chose », nos cousins shakespeariens nous démontrent combien il leur est facile de produire quantités d’adjectifs là où nous nous satisfaisons généralement de substantifs (de mots signifiant une substance) ou de verbes. </SPAN>Ainsi du souvenir. On dit le souvenir : n.m. ou se souvenir de : verbe. Mais, n’existe par chez nous aucun adjectif qualifiant cette substance ou cette action sinon que l’emploi malhabile du participe passé : une chose souvenue. De même, nous autres français, ne sommes-nous pas, même au participe présent, se souvenant de, mais, d’une voix plus active, nous nous souvenons de.Pareillement, pour parler du futur, nous ne disons pas : I have a dream that one day this nation will rise up : au mot à mot « j’ai un rêve qu’un jour cette nation s’éveillera », mais plutôt, je rêve qu’un jour cette nation s’éveille.Ainsi, rêvons-nous aussi activement et présentement que nous nous souvenons. Inversement, il n’existe pas non plus dans notre lexique de verbe formé sur le radical de cet adjectif ; nous sommes tout à fait incapables de nous réminiscer quoique ce soit.Aparté : La grammaire organise ainsi différemment les mots en fonction des langues. Nos cousins cervantins, rêvant de votre mère : estàn sonando con su madre et pour se rappeler d’elle : se recordan a su madre ! De ce côté des Pyrénées, nous nous contenterons de nous souvenir de votre mère et d’en rêver différemment de ce monsieur Almodovar filmant « tout sur sa mère ».Pourquoi alors la création de ce néologisme dans notre langue qui s’enorgueillit déjà du substantif « réminiscence » ? Peut-être devrions-nous chercher à l’intérieur même de cette substance la solution de ce mystère ?Ce mot empr. Dès le XIIème siècle au bas latin philosophique reminiscienta dérivé de reminisci « se souvenir » comporte comme radical mens l’esprit et le préfixe re qui implique un retour : revenir à l’esprit. Tout cela, pour traduire le grec : anamésis qui ne sert plus qu’à nos médecins pour reconstruire avec vous l’anamnèse, l’histoire, le souvenir de toutes vos maladies.Déjà pour Platon, la réminiscence était le ressouvenir par l'âme de connaissances qu'elle a acquises en dehors de son séjour dans un corps et qu'elle a perdu lors de sa réincorporation. Autant vous dire que vos réminiscences existaient bien avant vous. C’est pour cela que vous ne pouvez-pas activement vous en souvenir. C’est plutôt à elles de revenir à vous comme des revenantes.Plus tard, le docteur Freud vous dira la même chose, pour accéder à votre inconscient pourquoi ne pas analyser ces retours du refoulé que sont vos lapsus et vos rêves ?Un rêve reminiscent ne serait ainsi qu’un pléonasme si réminiscent était français. Judicieusement emprunté à l’anglais, à l’étranger, cet adjectif redouble sans la répéter l’inquiétante étrangeté de votre passé qui se refuse à mourir. Cathecrit : Rêve reminiscent in http://liensutiles.forumactif.com/vos-recueils-de-poesie-f135/poesistoires-de-cathecrit-t17495-60.htm *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit.
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|  | | Vic Taurugaux

Nombre de messages: 3350 Localisation: 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E Date d'inscription: 27/03/2007
 | Sujet: Re: Le lexicalf à la portée de tous. Dim 25 Oct 2009 - 11:42 | |
| Archer : N.m.« Dans la théogonie d’Hésiode (VIIème siècle av. J-C.), Éros constitue, avec Chaos et Gaïa, une des trois divinités primordiales. C'est le seul des trois qui n'engendre pas, mais qui permet à Chaos et Gaïa de le faire.À partir de l'époque héllenistique, le type de l'Éros-enfant apparaît concurremment à celui de l'Éros-éphèbe. Dès cette époque, Éros perd sa signification religieuse pour devenir ornemental. À partir de la Renaissance, sa représentation est assimilée à celle des anges pour parvenir au type du putto.Son avatar romain, Cupidon, est souvent représenté sous les traits d'un jeune enfant espiègle, joufflu, avec deux petites ailes dans le dos et portant un arc, qui lui sert à décocher des flèches d'amour. »Wikipedia.En poésie, le petit archer désigne Cupidon.http://www.youtube.com/watch?v=PPgMEQ2AOlE&hl=frHomophone : archet qui par métonymie désigne à la fois le violon. Et plus tard, quand l'archet, le fifre, le hautbois, Commençaient à languir comme épuisés de voix, Quand les cheveux mouillés, que la sueur dénoue, Tombaient en tresse lisse et collaient à la joue, Et que sur les gazons les groupes indolents S'en allaient en causant à voix basse, à pas lents; De quels bruits enchanteurs l'oreille était frappée! Lamartine, Jocelyn, Alors elle lui a dit, Françoisdalayrac in : http://liensutiles.forumactif.com/vos-recueils-de-poesie-f135/la-nouvelle-eve-t11215-495.htm *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit.
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|  | | Vic Taurugaux

Nombre de messages: 3350 Localisation: 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E Date d'inscription: 27/03/2007
 | Sujet: Re: Le lexicalf à la portée de tous. Mar 27 Oct 2009 - 13:57 | |
| Jeunesse : N.f.La période de vie durant laquelle « la sève est du champagne qui vous monte à la tête » varie selon les individus. A la différence de la vieillesse qui se termine clairement par la mort, les termes de la jeunesse demeurent souvent indéfinis. Personne ne s’accorde à dire précisément quand un enfant devient un jeune, encore moins, un jeune un adulte. Du coup, tout comme ses limites, cet âge demeure flou.Du latin juven et non du grec neos, les différents jeunes se ressemblent dans la plupart des langues européennes : (young, jung, joven, giovanni, jeune…) Ce radical latin, d’où vient également jouvenceau, jouvencelle, jouvence (qui nécessite parfois un élixir) possède une connotation de grâce, de charme, enrichissant ainsi le sémantisme du mot grec dont le sens était « nouveau ». Pour les Grecs, le jeune est avant tout neuf, sans expérience. Il lui faut un maître, un guide, une école. On dit ainsi les Jeunesses Musicales, les Jeunesses Chrétiennes, les Jeunesses Ouvrières, les Jeunesses Communistes, les Jeunesses Hitlériennes.Pour les Latins, la jeunesse constitue moins une étape qu’un état. Le juventus est le jeune homme en âge de porter les armes. Juvenare se traduit alors par « charmer » mais aussi « aider ». Le jeune homme ou la jeune fille accède à la fois au pouvoir de séduire et à la responsabilité sociale. Bien sûr, il leur faudra pour cela de l’audace, procéder par essais et par erreurs et durant cet apprentissage leurs aînés devront montrer une certaine bienveillance devant excès et autres « péchés de jeunesse », car il faut bien que « jeunesse se passe ».J’aimais quand j’étais jeune et ne déplaisait guère […]Je pouvais aspirer au cœur le mieux placé :Mais, hélas ! J’étais jeune, et ce temps est passé.Corneille, Pulchérie.En effet, le principal problème avec la jeunesse, c’est qu’elle passe. Quoiqu’en disent les latins, elle demeure un mouvement, une fragilité qui ne demande qu’à être sacrifiée. Le Minotaure lui-même ne s’y trompe pas, lui qui se repaît chaque année de sept jeunes gens et sept jeunes filles. Partout, quelque soit le mythe, pour apaiser le courroux des dieux, il est de bon ton de sacrifier des jeunes et purs, je veux dire des vierges et des soldats. Jésus-Christ, lui-même, ne déroge pas à la règle. Il est crucifié à l’âge honorable de trente-trois ans, juste au moment où de nos jours, ce stagiaire divin émargerait enfin son CDI. Plutôt mourir que de vieillir, Ophélie ouvrant la voie aux futures anorexiques y croit, la pureté du linceul équivalent à la toute première virginité.Il faut être Rousseau pour comprendre que tout ce passe, se corrompt. Ainsi d’Emile, la pureté de son jeune esprit et ce commerce forcément corrupteur avec la société. D’où l’idée déjà retenu par les Grecs, celui de l’Education. En 1840, en Thuringe, Pestalozzi, un de ses fidèles disciples fondent le premier kindergarten (jardin d’enfants). On ne peut décemment laisser la pureté de l’enfant aux mains grossières mais naturelles de ses parents, quand, pour qu’éclot cette future fleur, entendez : ce nouveau citoyen, le bon-sens réclamerait les soins d’un bon jardinier. Il est ainsi de bon ton, pour qui souhaite actuellement régner d’opposer le jardin d’enfants à l’école maternelle.Car, si la jeunesse demeure d’abord, un chantier, je veux parler de celui de l’Education Nationale, elle demeure avant tout un mythe.La valorisation de la jeunesse devient ainsi une manœuvre commerciale autant qu’idéologique pour qui sait économiquement tirer partie de plus jeune que soit. Le Prince possède des manières, des atouts manquant à son père, le Roi. Quand ainsi vous végétez à vingt-trois ans en deuxième année de droit, rien ne vous empêche de débuter un noviciat en politique. Pour cette nouvelle affection, vous couperez avec la blondeur de vos cheveux étudiants, sacrifiant ainsi l’espoir de votre génération avec de mirifiques moissons. Vous faites pour votre Père vœu de chasteté, de pauvreté et, bien avant votre adoubement, vous en acceptez la tonsure. Vous renoncez à tout. Surtout à votre lignée. Vous restez noble certes, mais rien de votre combat ne doit à présent laisser penser que vous êtes d’abord un privilégié.Les textes littéraires évoquant cet âge insistent tous sur le lien affectif qui se crée entre l’être humain et cet état « la jeunesse » celui du rêve, et qui devient partout où la langue peut la féminiser une compagne, une amie, une protectrice. La jeunesse accompagne l’homme puis l’abandonne.Lui faire la cour oblige donc partout nos poètes.Maintenant que la jeunesseS’éteint au carreau bleuiMaintenant que la jeunesseMachinale m’a trahiMaintenant que la jeunesseTu te souviens t’en souviens-t’enMaintenant que la jeunesseChante à d’autres printemps….Aragon, le Nouveau Crève-cœurhttp://www.ina.fr/media/entretiens/video/I00002384/michel-piccoli-a-propos-de-juliette-greco.fr.html Nilo : Tu t’éloignes de moi un peu plus chaque jour in : http://liensutiles.forumactif.com/vos-recueils-de-poesie-f135/faire-de-l-or-avec-le-vent-t14993-270.htm *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit.
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|  | | Tryskel

Nombre de messages: 1810 Age: 61 Localisation: Avalon Date d'inscription: 25/09/2007
 | Sujet: Re: Le lexicalf à la portée de tous. Mar 27 Oct 2009 - 17:09 | |
| C'est un bien joli mot: réminiscence! *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Me' zalc'h ennon ur fulenn Aour.
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|  | | Vic Taurugaux

Nombre de messages: 3350 Localisation: 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E Date d'inscription: 27/03/2007
 | Sujet: Re: Le lexicalf à la portée de tous. Jeu 29 Oct 2009 - 9:25 | |
| Verbe : n.m.Du latin verbum qui donne verb aux anglais et aux allemands, verbo aux italiens et aux espagnols, le verbe pour la grande famille des latins, c’est d’abord le mot, celui de la parole mais surtout la partie de la phrase qui assure la prédication.Car toute phrase contient à la fois une assertion (affirmative ou négative) et un prédicat.Ainsi dans la phrase : "tous les hommes sont mortels", d’un côté « tous les hommes » est le sujet logique à qui on attribue une propriété et de l’autre « sont mortels » devient la propriété attribuée, le prédicat.Remarquez, on pourrait tout aussi bien dire que « tous les hommes meurent ». Ce se serait plus rapide et on ferait ainsi une économie de mots en remplaçant être mortel par mourir. Ce serait plus actif.Le verbe être étant avant tout le verbe par excellence. En fait, on pourrait n’avoir que lui. D’ailleurs nos amis anglais qui s’interrogent tellement sur to be or not to be, l’emploi à toutes les sauces. Il ne dise pas je chante, mais je suis chantant. Il m’attribue la propriété de chanter en insistant sur le fait que je suis un être chantant, pourquoi pas un chanteur, mais c’est vrai qu’ils ne m’ont jamais entendu.Etre prend le même sens que chacun de ses prédicats, car il n’y a pas de différence entre « un homme est bien portant » et « un homme se porte bien » ni entre « un homme est en marche » ou « en train de se couper » et « un homme marche » ou « se coupe » et ainsi de tout le reste.Aristote, Métaphysique.On dit alors que le verbe être est un lien, la copule, entre le sujet et le prédicat. Il prend le même sens que chacun de ses prédicats, ce qui signifie en contrepartie que chaque structure prédicative peut-être ramenée à un prédicat où figure être.Mais, les Grecs qui disent logos pour verbe sont des gens compliqués et ne peuvent se contenter de la pensée aristotélicienne. Car, chez eux, les stoïciens se refusent à parler avec des phrases composées d’un sujet, d’une copule (être) et d’un prédicat. Ils préfèrent des phrases composées d’un sujet suivi d’un verbe conjugué. En utilisant au besoin des néologismes, ils vous diront : « l’arbre verdoie » plutôt que « l’arbre est vert ». Pour eux, la réalité est dans le sujet que celui-ci soit un individu ou un objet matériel. La réalité, c’est le concret et dans notre exemple, l’essence, c’est avant tout l’arbre. Le fait de verdir ou de verdoyer n’est qu’un événement immatériel et pour ces grecs, ce sont les verbes qui expriment cet événement. Ce n’est pas le fait qu’ils soient verts qui font que les arbres sont des arbres. Regardez-les en automne, ils rougissent mais, ils n’en existent pas moins.Restez-donc stoïque en pensant à la fois que le verbe être peut être un faux-ami et comme Condillac que :Le verbe être est proprement le seul, et, à la rigueur, nous n’aurions pas besoin d’en avoir d’autres.Pivot de la phrase, même élidé au rang d’apostrophe dans les phrases nominales, le verbe qui veut pourtant assurer le sens et la clarté de ce qui s’énonce, se complexifie encore dans sa forme en revêtant les travestissements auxquels l’oblige la conjugaison. Le nombre, le temps, la voix, le mode, tout concourt à sa déformation et il faut être particulièrement féru de grammaire pour se douter que féru demeure le participe passé du verbe férir qui a d’ailleurs beaucoup de mal à se conjuguer.C’est sans doute pour cela, que dans tout ce verbiage, cette verbomanie (traduisez : cette logorrhée), voire cette verbosité le mot verbe demeure un nom et se refuse à devenir à son tour un verbe.Donc, moi, ce que je vous en dis, je ne vous le verbe pas, mais vous invite une fois de plus à vous émanciper de ma prose en rejoignant la poésie de : Tryskel, Verbe émancipé in http://liensutiles.forumactif.com/vos-recueils-de-poesie-f135/deroulement-d-une-spirale-triple-t13455-165.htm#364322 *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit.
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|  | | Tryskel

Nombre de messages: 1810 Age: 61 Localisation: Avalon Date d'inscription: 25/09/2007
 | Sujet: Re: Le lexicalf à la portée de tous. Jeu 29 Oct 2009 - 13:51 | |
| Au commencement était le Verbe! Depuis, il a fait du chemin! *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Me' zalc'h ennon ur fulenn Aour.
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|  | | Vic Taurugaux

Nombre de messages: 3350 Localisation: 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E Date d'inscription: 27/03/2007
 | Sujet: Re: Le lexicalf à la portée de tous. Jeu 29 Oct 2009 - 13:57 | |
| Pluie : N.f.Il pleure dans mon cœurComme il pleut sur la ville ;Quelle est cette langueurQui pénètre mon cœur ?Paul Verlaine, Ariettes oubliées.En 1871, Paul Verlaine quitte Paris et sa femme Mathilde pour un périple en Angleterre et en Belgique avec son jeune amant Arthur Rimbaud. C’est durant ce voyage qu’il écrira son recueil « Romances sans paroles » d’où sont tirés ces quelques vers. La Commune n’est plus mais déjà le monde artistique s’interroge sur ces impressions flouées, ces tâches de couleurs sur les tuiles et les pavés délavés et accroche ces visions fugaces dès 1874 aux cimaises du studio du photographe Nadar. Ces apprentis barbouilleurs d’alors signent Monet, Degas, Sisley, Pissarro, Cézanne.L’impression, c’est le début de la photographie et l’Impressionnisme le courant de pensée lui permettant d’émerger. Se faire tirer le portrait chez le photographe est alors à la mode car moins onéreux en temps et en argent que chez le peintre académique. Les fortunés s’y pressent mais aussi et surtout les plus modestes qui, ne possédant pas encore chez eux ce luxueux ustensile de toilette qu’est le miroir, confondent facilement leur portrait avec celui d’un autre quidam. L’impression de soi, ses propres impressions n’étant encore qu’affaires de riches ou de poètes.« Il pleut doucement sur la ville » dit seulement Arthur Rimbaud, mais cette douceur juvénile éblouit et rend si fou Verlaine qu’il tire au pistolet sur le jeune poète.En ces temps reculés, Zeus, le dieu de la foudre s’était métamorphosé en pluie d’or pour mieux féconder la jeune Danaé. Or, quoi de plus fragile que l’équilibre entre l’orage dévastateur et la pluie nourricière ? Souvent, plutôt que la sécheresse, on risque le déluge, l’inondation.Que peut donc la pluie après la passion ?Bloody Mary, Et puis la pluie in http://liensutiles.forumactif.com/vos-recueils-de-poesie-f135/le-cercueil-de-bloodymary-t16418-420.htm *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit.
Dernière édition par Vic Taurugaux le Ven 30 Oct 2009 - 8:16, édité 1 fois |
|  | | BloodyMary Appelez-moi Nivéa

Nombre de messages: 5855 Age: 36 Localisation: Sous ma peau... Peut-être. Date d'inscription: 27/04/2007
 | Sujet: Re: Le lexicalf à la portée de tous. Jeu 29 Oct 2009 - 15:04 | |
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|  | | Vic Taurugaux

Nombre de messages: 3350 Localisation: 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E Date d'inscription: 27/03/2007
 | Sujet: Re: Le lexicalf à la portée de tous. Jeu 5 Nov 2009 - 13:27 | |
| Cancanière : Adj.et n.« Tout le menu peuple du Marais- cette province cancanière- attendait aux fenêtres, aux portes, dans la rue, le passage des cabotins. »Alphonse Daudet, Fromont jeune et Risler aîné.Le Marais demeure toujours le cœur de Paris ; la Cour des Miracles et il est toujours de bon ton de s’y afficher. Aujourd’hui, les monstres y sont les homosexuels de renom qui y font si bien leur coming-out tant qu’il s’agit encore de faire jaser. Car, le cabot s’expose toujours au cancanier comme l’artiste redoute et espère le critique.Les cancans apparaissent ainsi dans notre langue pour désigner en 1654 le parler des perroquets si semblable au cri du canard. Pourtant, il y a belle lurette que ce volatile essayait d’imiter le verbiage des humains. On le retrouve ainsi comme hiéroglyphe égyptien désignant l’âme, c'est-à-dire la voix humaine. Grecs et latins voient dans ce psittacidé, cette même éloquence de ceux qui nous imitent.Il faut encore savoir que son nom même : « perroquet », n’est qu’une pâle copie en 1395 du nom propre Paroquet, diminutif de Perrot, lui-même diminutif de Pierre. Par contre, le perroquet d’Afrique s’appellera le Jacquot là où le perroquet d’Amérique se dit papagai comme l’espagnol le dit papagayo.Le cancan, c’est donc le canard, le journal, celui qui un jour vous célèbre l’autre vous canarde, mais surtout qui n’arrête jamais de jacasser.Les clabaudages sont ainsi autant de commérages, de potins, de rumeurs, de ragots et de caquets qu’on ne peut toujours rabattre.L’artiste, le cabot doit alors parler au-dessus du bruit de cette foule lui revenant en écho.Le perroquet est un oiseau souvent vert, dont les propos deviennent à la longue fastidieux, autant par le peu de variété, que par le manque absolu d’utilité sociale. Depuis, surtout l’invention du phonographe et notamment du gramophone Pathé, le perroquet est devenu un volatile dont le besoin ne se fait plus aucunement sentir.Alphonse Allais, les Pensées.Rosacée, Mesdam’s les cancanières in http://liensutiles.forumactif.com/vos-recueils-de-poesie-f135/arret-sur-image-t17606-60.htm *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit.
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|  | | Vic Taurugaux

Nombre de messages: 3350 Localisation: 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E Date d'inscription: 27/03/2007
 | Sujet: Re: Le lexicalf à la portée de tous. Sam 7 Nov 2009 - 15:39 | |
| Vilain : N.m. et n. propre.Du latin villa (ferme) qui nous donna également village. Au temps de la féodalité, le vilain est un paysan libre par opposition au serf. Plus tard, il s’opposera au bourgeois, celui du bourg.Sa condition sociale se dit vilainage, vilenage ou villenage. Ces mots désignent encore sa propriété : sa terre et son habitation, mais surtout les impôts afférents à ce droit, il lui faut payer au seigneur autant les droits de péage des ponts et des routes que les droits de vilenage pour résider au village. Ajouter encore à cela l’obligation d’utiliser contre redevances le four, le moulin, le pressoir, le taureau seigneurial et vous compreniez alors que toutes ces banalités faisaient de vous un contribuable fort compressé.Moins toutefois, que ces misérables serfs, que les bâtards et les aubains (entendez les étrangers) qui devaient quant à eux payer les droits de chevage, encore dit aubaine pour désigner cet impôt qui n’en était pas une. Car, moyennant argent sonnant et trébuchant, le seigneur protégeait alors en ce temps-là quiconque se trouvait sur son fief plutôt que de le bannir comme un vulgaire sans-papier.La condition de vilain connaissait parfois une « ascension sociale » et certains de ces paysans se sont vus anoblir. Ainsi des Doriac en Dauphiné, des Rogement de Chandée en Bugey.On leur octroyait alors un nom qui leur était propre à désigner leur famille, un patronyme acceptant la majuscule. Leur blason différait pourtant du reste de la noblesse car il était vilené.En héraldique, on appelle vilené un lion, un griffon, un taureau, un léopard, ou autre animal quadrupède mâle dont le sexe est d’un émail différent. Le blason des Rogement de Chandée se caractérise ainsi d’un lion d’or lampassé (c'est-à-dire dont la langue autrement émaillée sort de la gueule) et vilené d’azur (au sexe bleu).Reconnaître aujourd’hui la noblesse d’un vilain aux couleurs particulières de ces deux appendices anatomiques n’aurait plus de sens. Pas plus que de donner de la particule à ce particulier.Seules lui demeurent la majuscule. Deux ou trois plumes et notre amicale déférence.http://liensutiles.forumactif.com/profile.forum?mode=viewprofile&u=94 *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit.
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|  | | Romane Administrateur

Nombre de messages: 64239 Localisation: Kilomètre zéro Date d'inscription: 01/09/2004
 | |  | | kate100fin

Nombre de messages: 2009 Localisation: Bout du Monde Date d'inscription: 04/02/2009
 | Sujet: Re: Le lexicalf à la portée de tous. Sam 7 Nov 2009 - 18:12 | |
| ça j'avoue que celui-là m'a beaucoup plu Vic, c'est du Grand Vic ! Si j'avais pu imaginer tout ce qui se cachait derrière ce patronyme ô combien célèbre sur Lu, je me serais sûrement retenue de faire des commentaires déplacés sur la vodka !  *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* "Tous ceux qui errent ne sont pas perdus..."
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|  | | Vilain Don Juanito

Nombre de messages: 6346 Date d'inscription: 20/02/2004
 | Sujet: Re: Le lexicalf à la portée de tous. Dim 8 Nov 2009 - 11:34 | |
| Du très grand Vic !....J'aurais pas fait mieux ( ou à peine...). Il aurait pû citer parmi les Vilain des anoblis le Vicomte Jean Vilain XIII, voire signaler que c'était le patronyme de naissance de Jean Marais ( quoi que ce Vilain là avait 2 LL)....Mais je suis entièrement satisfait néanmoins....Faut vraiment que je trouve le temps de vinir vider une bouteille en ta compagnie Vic !....  *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* j'ai lu pas mal de conneries dans ma vie. Maintenant j'en écris !  |
|  | | lucaerne

Nombre de messages: 1272 Age: 44 Localisation: Sommet du Mont-Blanc Date d'inscription: 29/01/2009
 | Sujet: Re: Le lexicalf à la portée de tous. Dim 8 Nov 2009 - 12:23 | |
| En fait, not' Vilain, c'est un chkrourlnognubvzbq de privilégié !  |
|  | | Vilain Don Juanito

Nombre de messages: 6346 Date d'inscription: 20/02/2004
 | |  | | | | Le lexicalf à la portée de tous. | |
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