Les maux froissésAu centre-paume de mes mains tendues
J’ai l’océan des mots qui me viennent marée haute
Et dans un souffle
Ils s’envolent grand large gris-vert-bleu
Du tempo de mon cœur femme-argile
Fragile
Fille d’argile au lac d’amour figé
Tu sembles tournoyer au retour des guerriers
Et sous tes armes blanches éteindre tous les feux
Ou pleurer des silences au fond de leurs néants
A l'horizon creusé par les cernes nocturnes
J'ai le chant renversé sur partition tzigane
Il s'éparpille là-bas
Dans l'innocence des amours incomprises
Au nom de toutes les impasses en fleurs épuisées
Assoiffée
As-tu vu la sirêne en haut du rocher
Epuiser au violon ses suicides avortés?
Ne vois-tu pas cet ange aux cheveux emmêlés
Crier pour que les vagues évitent de t'emporter?
A fleur de plante en sol qui se dérobe
J'ai la marche titubante en ivresse striée d'ombres
Elle me perd nulle part
Aux indirections d'un macadam non fléché
Dans les sillons que creusent les ravages
Eperdue
Oublie les murmures des murs matraqués
Les mots froissés, les maux chiffonnés d'hier
Vois dans ta main le chemin de ta lie
Petite fille des nul-ailleurs des nulle-envies
Schuuuuuut ...ci-gît des chuchotis de folies
NovoRo-ManeCaïne