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 BÉNARÈS Journal de bord 2007Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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filo




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MessageSujet: Re: BÉNARÈS Journal de bord 2007   Dim 3 Fév - 22:50




16-10-07
Après quelques heures de marche vers le nord de Bénarès, où en chemin nous avons pris quelques photos en parfaits touristes, nous sommes tombés sur Manikarnika Ghat, le lieu principal de crémation des morts.
Quand on s'en approche, on sent tout de suite où on est, à l'odeur et aussi à la vision de ces nombreux grands tas de bois, des réserves destinées à la vente au poids aux familles venant brûler leurs morts.







Nous avons croisé au moins trois processions mortuaires : quatre hommes (les dom (des intouchables spécialement employés à cette fonction) portent à hauteur d'épaule le corps sur un brancard, enveloppé entièrement de tissus à dominante rouge en général, et recouvert de feuilles dorées. J'ignore à quel point il s'agit vraiment d'or, mais je suppose que d'ordinaire ce n'est pas du tout le cas.
Les dom répètent toujours la même incantation en amenant le corps, que je n'ai pas réussi à comprendre, répétée en choeur par ceux qui suivent en procession. Bien sûr les photos sont interdites, autant des morts que du ghat de crémation lui-même, et les miennes sont donc volées, pour les besoins de reportage.




Après crémation sur un bûcher à même le sol, les cendres (ou les restes, selon l'argent dont la famille a disposé pour acheter assez de bois) sont ensuite jetées dans le Gange.
Pour un hindou, finir ainsi est un honneur, voire un moyen d'espérer atteindre le nirvana (arrêt du cycle des réincarnations et donc du karma). Ce qui explique le nombre de pèlerins cherchant à finir ses jours ici.




Comme je l'avais écrit dans mon premier journal de bord de 2000, il y a plus de fêtes en Inde que de jours dans l'année, et les indiens sont toujours en train de célébrer quelque chose. Hier c'était l'aïd pour les musulmans, aujourd'hui commence les neuf jours du Durga festival.
Durga, manifestation redoutable et sans pitié (contre les démons) de Parvati, femme de Shiva, est souvent représentée en colère, assise sur un tigre avec six bras et souvent plus. Vu son apparentée avec Shiva, elle est particulièrement adorée ici, et ces jours de fête s'annoncent tapageurs.
A la fin de ces festivités, des statues représentant la déesse (en carton-pâte ou en n'importe quoi) sont transportées vers le Gange et immergées en offrande, exactement comme ils le font pour la déesse Saraswati en février. Mais nous serons hélas déjà partis à la fin de la semaine et ne pourrons pas y assister.





Au retour, impossible d'éviter la boutique des frères Bansal qui est sur notre chemin près de l'hôtel.
Nous discutons avec un français installé ici depuis longtemps, Yves. Il fait partie à un niveau de responsabilité d'un projet associatif facilitant l'apport d'eau potable dans la région (installation de pompes notamment). Pour vivre, il écrit des bouquins entre autres ; là il est sur un projet traîté déjà par quelques auteurs (dont Gérard Messadié avec "Jesus de Srinagar" ) qui avance la théorie selon laquelle Jesus Christ aurait passé sa jeunesse en Inde, aurait appris le yoga, et serait retourné y mourir après la crucifixion qui ne l'aurait pas tué.
Nous discutons longuement de cette théorie intéressante, que justement j'avais déjà personnellement imaginée dans mes recherches théologiques personnelles sur la véracité historique de Jesus.
En effet, d'après les reconstitutions par ordinateur du ciel de l'époque, il a été découvert un point lumineux important d'alignement de trois étoiles dont la lueur a illuminé le ciel du moyen-orient comme la description de l'étoile du berger, mais en -7 ou en -9, et non pas en l'an zéro. Donc tout est à décaler sur nos traditions, et le Christ sur la croix n'était pas un homme de 33 ans, mais un quadragénaire.
On peut imaginer qu'il a eu une vie bien remplie avant cela, et il est très possible qu'il ait bourlingué vers l'orient dans sa vie pré-ministère.
De plus, à propos de son "retour" en Inde (sous le nom d'Emmanuel) après la crucifixion qui ne l'aurait pas tué (il aurait été décroché avant d'expirer, puis soigné), il existe effectivement une tombe dans le Cachemire dont les analyses confirment la véracité et l'époque, où figurent les noms de Jesus et Marie.
J'avance ces arguments à Yves, mais il prétend avoir ce qui ressemble à de nouvelles preuves. J'attends que son livre sorte, lui promets de le lire.

Il nous explique qu'il a adopté trois enfants d'ici, abandonnés, qui sont grands maintenant et qui, d'après ce que j'ai cru comprendre, lui mènent la vie dure. Il habite un appartement vers Assi et craque tellement qu'il envisage de tout plaquer et de partir. Il a déjà donné tout son mobilier et fait le nécessaire pour lâcher son logement.
Bien que paraissant très nerveux (il paraît qu'il pique souvent de grandes colères) et désespéré, Yves me touche beaucoup. Il s'est sincèrement impliqué au sein de ce peuple et de cette culture. J'espère que ses problèmes se régleront et qu'il ne plaquera pas tout comme il le dit (d'après les Bansal, ce n'est pas la première fois que ça lui arrive, et il est toujours là).
Je n'ai hélas pas pris de photo d'Yves.

Peu avant, c'est amusant, nous avions justement croisé un "saddhu" blanc, un occidental qui s'est converti et est devenu un authentique homme saint pour les indiens, bien qu'occidental ; et j'ai trouvé qu'il ressemblait assez à l'image (fausse bien sûr) que les chréteins européens se font de Jesus (c'est à dire pas sémite du tout).
Voici la photo de l'homme en question, avec son singe apprivoisé :




Guddu m'explique une chose que j'ignorais : les vaches de Bénarès ont toutes un propriétaire. Elles sont lâchées en début de journée dans les rues, et chacune rentre le soir, sans problème pour retrouver son chemin, fidèlement. Jamais personne n'a à chercher sa vache. Ceux qui n'ont pas la place laissent leur vache dormir devant chez eux dans la rue. Je n'en reviens pas, je croyais qu'elles étaient libres et errantes. Les chiens, nombreux, sont en revanche tous sauvages (en France on dirait "de gouttière" comme pour les chats) et très mal aimés. Les taureaux ne sont pas sacrés, mais en tant que géniteurs des vaches, on les laissent errer.



Et ce que j'ignorais également, c'est qu'officiellement, aucun animal ne devrait errer dans les rues ainsi. De temps en temps, mais rarement, des préposés du gouvernement font des descentes en camion pour ramasser des animaux ; mais d'après guddu, ils ne sont pas honnêtes, car comme par hasard ils ne ramassent que les vaches, seuls animaux précieux et productifs, et non les taureaux et les chiens ou encore les singes (mais les singes restent en général sur les toits).


A propos des singes, j'ai entendu ici ou là des rumeurs selon lesquelles en Inde et plus particulièrement à Bénarès, cité urbaine où vivent le plus de singes, les gens se feraient "attaquer" régulièrement par eux.
Je démens formellement ! Les singes restent sur les toits, et ne font quelques sorties que pour aller chercher (souvent voler) de la nourriture, mais pas du tout pour agresser les humains. Les deux espèces se tolèrent, chacune à sa place : les humains en bas et les singes en haut. A moins de se sentir agressés évidemment.




C'est un cliché de plus à ajouter à une liste dévoyée : la misère désespérée, le statut tragique des intouchables, la spiritualité qui serait à dominante bouddhiste (les bouddhistes ne représentent que 2%), les fakirs qui ne reposent que sur des pointes, Shiva et Vishnu qui serait des déesses, les sacrifices, l'antropophagie et la cruauté des adorateurs de Kali, etc... que des clichés relayés par des gens qui n'ont rien compris à ce peuple ou encore qui se basent sur des films et romans de fiction délirants sans chercher plus loin.


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Anna Galore
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MessageSujet: Re: BÉNARÈS Journal de bord 2007   Dim 3 Fév - 22:59

Toujours aussi fascinant, ton récit. J'ignorais également ce que tu dis sur les vaches et j'ai bien souri à l'énumération des clichés qui sont en fait des intox.
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lison




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MessageSujet: Re: BÉNARÈS Journal de bord 2007   Lun 4 Fév - 3:12

Toujours aussi intéressantes tes histoires, filo. J'aime bien la dernière photo. J'ai toujours vue des photos de vaches, plutôt maigres, en Inde. Celles-ci semblent très bien portantes. Merci pour ce très beau récit.
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antillaise




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MessageSujet: Re: BÉNARÈS Journal de bord 2007   Lun 4 Fév - 11:22

Passionnant récit de voyage. J'adore. Ca donne envie de partir sur le champ.

Antî
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Allart




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MessageSujet: Re: BÉNARÈS Journal de bord 2007   Lun 4 Fév - 11:47

Super.J'aime beaucoup cet article.J'ai rencontré Yves aussi, un ami d'une amie...Je ne savais pas pour les vaches...Il parait qu'il y en a une qui est morte pour avoir manger trop de plastique...Je suis d'accord avec toi pour les singes...Magnifiques photographies...
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Jayshree




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MessageSujet: Re: BÉNARÈS Journal de bord 2007   Mar 5 Fév - 15:23

C'est vraiment
très intéressants...comme l'Inde est un grand pays et chacun d'état a déférente
de culture, pour moi aussi ces informations et ces photos sont serviables…Merci beaucoup…
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filo




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MessageSujet: Re: BÉNARÈS Journal de bord 2007   Mer 26 Mar - 5:04

Voici enfin la fin de mon journal de Bénarès 2007.

Je n'ai hélas pas pris mon appareil photo le jour dont je parle dans le chapitre suivant, et je le regrette, car ces gens sont chaleureux et j'aurais aimé vous les montrer...

17-10-07
Hier soir nous avons parcouru dans le noir le dédale de ruelles étroites du Chowk qui mènent au Ravi Classical Music Center, c'est à dire chez les Jaiswal, qui après la transaction de ce magnifique instrument, le surbahar, nous ont invités à manger chez eux.
A la lumière d'une bougie (coupure de courant oblige), nous parlons musique avec Amit, l'aîné et donc désormais chef de famille (il a 20 ans) ; il nous montre son plus beau sitar, tout noir et nacré au moins sur le quart de sa façade. Un son magnifique. Nous buvons le chaï en attendant que son frère rentre et que Meena sa mère ait préparé le repas.
J'en profite pour lui acheter un jeu de cordes de rechange, qui coûte plus cher que prévu, et une flûte bansuri sur laquelle je craque depuis le début, en mi, comme Hari Prasad Chaurasia, que Carole tient à m'offrir (merci encore Carole).

Il nous fait visiter sa réserve de sitars, et je suis surpris : ils sont tous remisés dans une cave humide, couverts de poussière moite, où quelques souris circulent. Je lui fais part de mon étonnement, mais il m'assure que son père les a toujours gardés ici et qu'un sitar peut endurer beaucoup, surtout le temps qui passe : ça le bonifie ; et une fois nettoyé et entièrement monté et équipé de cordes, chaque sitar est à la hauteur de la réputation des Jaiswal.
Atcha.

L'électricité revient, et nous montons enfin dans la chambre + cuisine qui leur sert d'appartement, à la mère, Meena, 35 ans, et aux trois fils dont le plus jeune a 14 ans.
Evidemment, la télé trône, même si personne ne la regarde : ce sont d'abord des dessins animés, puis un reportage appelé "Dirty Jobs" sur la chaîne Discovery, le tout avec une image tremblante qui me donne mal à la tête, mais apparemment ils s'en contentent.

Meena nous sert un thali chacun : du riz, du dal, un curry de légumes (le meilleur que j'ai mangé de ma vie, sans blague), et des chapatis-maison souples et délicieux.
Nous mangeons à la main droite, rôdés, et buvons le thé noir. Je reprendrai trois fois de tout, sous leur insistance.
Nous parlons du père décédé en début de mois, à 46 ans, du coeur ; Bhaiyalal semblait être un type bien, et passionné de musique bien sûr.

Meena nous révèle que bien qu'hindoue, elle n'est pas végétarienne, contrairement à ses fils. Amit insiste pour nous montrer des clips de son chanteur préféré de variétés : Apka Suroor, et place une compil MP3 dans le lecteur de DVD sous la télé.
Tous les clips sont tirés du dernier film tourné en Allemagne (comble du chic ici), dont le chanteur est également le héros. Culture occidentale à fond, blouson en cuir, casquette de rapeur, la voiture et la mise en scène rappelle un James Bond, sauf quand il commence à chanter et danser en disco-style.

Amit me fait promettre de lui envoyer un CD de mes chansons, Meena nous étreint, nous serre fort, elle nous aime beaucoup déjà et espère nous revoir bientôt, et après de chaleureux adieux, nous rentrons bouleversés par les émotions que dégage cette famille en deuil.






Ram Chandra Sharma, posant dans l'échope des Bansal



17-10-07
Dernier jour à Varanasi. Bonne surprise : Ram est en ville pour deux jours, et il veut me voir !
C'est Guddu Bensal qui m'annonce la nouvelle. Je rappelle que Ram est l'ancien ami et prof de tabla de Vincent, que j'ai également fréquenté pendant plusieurs mois en 200-2001.
Nous nous voyons en fin de matinée : il a peu changé en sept ans : il a maigri, mais ça lui va plutôt bien : je découvre un Ram Chandra Sharma nouvelle formule. Depuis il fait de la radio et vit à Gangtok dans le Sikkim, état d'Inde isolé dans les hauteurs de l'Himalaya, près du Tibet et du Bhoutan, où il est prof de musique pour des militaires !

Evidemment il me demande des nouvelles de Vincent et son numéro de téléphone. Je lui dit que sous le pseudo de Vava, Vincent est désormais un musicien accompli et respecté par chez moi.
Je comprends vite que c'est d'ailleurs la raison principale pour laquelle il voulait me voir. Je lui donne donc non seulement le numéro demandé mais aussi le mail et les coordonnées de la page Myspace de Vava sur le net.
Il m'apprend que son fils Ran-Deer, qui a 16 ans, est devenu un bon joueur de tabla, diplômé, et veut approfondir le violon désormais.
Il m'apprend aussi qu'il a gardé contact avec Magali, l'ex de Vincent (avec qui il avait eu une aventure, hum), et avec Mikaela l'italienne, ex de tout le monde (idem).


Nous nous séparons sur une étreinte, puis nous allons en ville pour les derniers achats, et surtout une dernière promenade, histoire de faire une réserve ultime de visions et souvenirs, et tout naturellement, nous nous nous retrouvons au bord du fleuve.



Nous concluons par l'inévitable tour en barque sur le Gange.
Nous sommes tellement habitués à refuser les avances des boatmen (nous avons entendu au moins une trentaine de fois par jour "Hello, boat ?") que nous nous délectons pour une fois d'accepter !
150 Rs pour une heure à deux, c'est un peu cher, en jouant la concurrence et le marchandage intensif nous aurions pu obtenir la balade pour la moitié, mais... atcha !



Nous choisissons d'aller vers le nord de la ville, côté un peu délaissé par les touristes sur les ghats en général, car je voulais voir le Lal Ghat, ou tout est peint en bleu.




Nous passons devant une superbe mosquée, en partie cachée :




Puis continuons la balade en barque...





Nous rentrons à la tombée de la nuit.
La Ganga Puja quotidienne commence, mais nous l'avons vue déjà deux fois, et son côté grand spectacle sentant la surenchère pour touristes me gêne à présent.
Il y a sept ans, lorsque ce n'était encore qu'un prêtre et non sept, nous nous étions fait expliquer avec Vincent que les percussions et cloches qui accompagnaient la cérémonie étaient du bruit pour du bruit, mais surtout pas de la musique. Le chant venait à la fin, entonné par tout le monde. A présent, la musique crachée par les hauts-parleurs tient tellement de place sonore qu'elle couvre le "bruit".



Nous prenons le dernier repas à l'hôtel sur la terrasse face au Gange où défilent quelques chandelles offertes aux dieux. Nous faisons la connaissance de Paquita, une femme suisse, belle, aux cheveux blancs. On sent qu'elle a roulé sa bosse.
Elle est photographe, spécialisée dans tout ce qui touche aux fleurs des célébrations hindoues ! elle s'occupe aussi d'aménager les intérieurs dans l'esprit du Vâstu, ancêtre du Feng Shui chinois. Elle nous parle des principes fondamentaux du Vâstu qui président à la disposition de l’espace et à la recherche de formes pour que l’individu puisse s’épanouir et vivre en harmonie avec le milieu qu’il aménage.
Une rencontre tardive, mais belle.








18-10-07
Le jour du départ : après nos adieux aux frères Bensal, à Nawal, à Yves et à Paquita, nous quittons l'hôtel, croisons une dernière fois les enfants que nous voyons souvent jouer dans la rue en face, passons une dernière fois dans Tripura Bhaïravi, rue que nous connaissons désormais par coeur, puis nous chargeons le monstre (surnom de l'énorme instrument) dans un taxi : le surbahar dans sa box + les tissus de rembourrage pèsent 19,7 Kg, et j'ai droit à 20 Kg dans l'avion. Nous nous tapons un immense embouteillage, dû au grand festival célébrant la déesse Durga.

L'avion Bénarès-Delhi part 1h30 en retard, mais nous sommes désormais habitué à l'indian time, et nous attendrons de 19h30 à 1h du matin celui de Delhi à Helsinki, en payant une place dans une salle d'attente.
J'ai une espèce de rhume ou de bronchite, ou les deux, qui me causera à cause des changements successifs de pression en altitude une grave double otite congestionnée (diagnostiqué par un médecin parisien à mon arrivée) qui me clouera au lit deux jours dans une brume de fièvre et de délires hallucinés.
Bienvenue en France, où nous sommes à peine surpris de n'entendre parler que de Sarkozy à tout bout de champ. Le voyage est terminé, heureusement j'ai toujours dans la tête quelques regards ponctués de points rouges au front, quelques sourires candides et sans ombre, quelques parfums, quelques notes de musique, des émotions et des souvenirs impérissables.
Mais ce que nous laisse surtout l'Inde quand on en revient, c'est l'envie d'y retourner.



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Jayshree




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MessageSujet: Re: BÉNARÈS Journal de bord 2007   Mer 26 Mar - 5:37

Bonjour Filo,

Tout d'abord, je te félicite pour ce beau journal... je ne le dis pas
car tu as écrit sur mon pays mais je te dis car tu as bien compris mon
pays et aussi tu as un regard qui a vu la vérité sur mon pays... Tu
sais en voyant mon pays par tes écritures, je suis vraiment émue...
Merci à toi...
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La joie réside dans le coffre de la compréhension et de la
tolérance… Sachons donc l’en sortir...
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filo




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MessageSujet: Re: BÉNARÈS Journal de bord 2007   Mer 26 Mar - 5:45

Merci Jayshree, venant de toi, ça m'émeut d'avantage !
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