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françois_lambert

Inscrit le : 15 Juil 2005 Messages : 65
| Sujet: L'Hôtel de l'Eternité Ven 15 Juil 2005 - 20:55 | |
| Je vous présente en avant première le synopsis de « L’Hôtel de l’Eternité » :
Christopher Jonnékine, champion de kickboxing aux Etats-Unis, découvre en la personne de sa demi-sœur, Fanny Ray, une intraitable meurtrière. En reprenant l’armurerie de son père sauvagement assassiné, il se trouve plongé dans une sombre tragédie. Arbona et ses acolytes, tueurs à gage sanguinaires sans peur ni pitié, tentent de passer un deal avec Christopher pour une livraison d’armes de contrebande. Soumis à leurs exigences incontrôlables, Christopher devient la proie d’une impitoyable chasse à l’homme ; une véritable folie meurtrière. Mais qui se cache derrière cette machination infernale ? Un extrait de ce roman noir est actuellement disponible sur le lien suivant : http://spaces.msn.com/members/romanoir/ |
|  | | françois_lambert

Inscrit le : 15 Juil 2005 Messages : 65
| Sujet: Re: L'Hôtel de l'Eternité Mar 19 Juil 2005 - 19:08 | |
| A la demande de Romane, voici un court extrait:
3 Juillet 1994
Les familles Jonnékine et Ray étaient rassemblées pour leurs dix ans de rencontre. C’était une chance que leur maison soit assez grande pour accueillir les trente-deux invités dans le salon. Vers 2h00 du matin, les convives et parents proches commencèrent à repartir. Christopher, le garçon de Victor Jonnékine, était très pensif, on aurait dit qu’il était plongé dix ans en arrière.
- «Eh bien ! mon garçon à quoi penses-tu ? - Oh ! à rien d’important papa. - Maintenant que la maison est vide, tu peux aller te coucher. Je débarrasserai demain».
Christopher fit signe de la main à Nadine Ray, la future femme de son père. Par contre, il ne prit pas la peine d’en faire autant à sa demi-sœur Fanny.
Tout commença en 1984, lorsque Victor décida de revenir plus tôt de son travail pour faire une surprise à sa femme. Il dirigeait une armurerie. Il était loin de penser que la surprise ne viendrait pas de lui. En arrivant à son domicile, il fit attention à ne pas faire de bruit. En ouvrant la porte, il découvrit son fils en train de pleurer dans le salon. A l’époque, Christopher n’avait que dix ans.
- «Christopher pourquoi pleures-tu ? - C’est à cause de maman, elle m’a giflé. - Mais pourquoi donc ? - Un monsieur est venu et il est monté doucement dans votre chambre. C’est alors que j’ai demandé à maman qui était ce monsieur… - Ne continue pas, j’ai compris. Sèche tes larmes, je vais voir ce qui se passe dans la chambre».
Victor monta les escaliers. Il était tellement fou de rage qu’il ne prit pas la peine d’ouvrir la porte ; il la fracassa d’un grand coup de pied et découvrit sa femme ivre dans les bras de l’inconnu.
- «Comment peux-tu faire cela dans notre lit ? - Tu ferais mieux de repartir travailler mon chéri. - Toi, tu ferais mieux de suivre une cure. S’il te vient encore à l’idée de frapper Christopher, je te ferai subir les pires souffrances».
Il tira les draps d’un coup et saisit violemment son rival par le fruit du péché. L’homme hurlait de douleur mais Victor continuait de descendre les marches de l’escalier tout en tenant bien fermement le vilain petit oiseau. Il ouvrit la porte et le jeta dehors. Il prit le téléphone et composa le numéro de la police.
- «Police de Burnsville, je vous écoute. - Je m’appelle Victor Jonnékine, j’habite 8 Country Rd 34, je vous signale la présence d’un individu complètement nu devant chez moi. - Très bien, je vous envoie une patrouille. - Merci, Madame mais faites vite s’il vous plaît, il y a des enfants par ici. - Nous faisons le nécessaire».
Il y avait des dames âgées dans la rue. L'espace d'un instant, leurs rides disparurent, de larges sourires et des yeux pétillants regardèrent l’homme en tenue d’Adam. Une voiture de police l’arrêta et le spectacle prit fin. Victor laissa le choix à sa femme : soit elle suivait une cure de désintoxication, soit ils divorçaient. Bien sûr la solution la plus évidente fut le divorce. Victor gagna la garde de son fils, quant à son ex-femme, elle décéda un an plus tard dans un accident de voiture. Inutile de vous dire qu’elle n’était pas à jeun. Elle perdit le contrôle de son véhicule dans un virage et fit un saut dans le vide pour aller s’écraser dans le fond de la vallée. On appelle cela tomber de haut. Christopher n’avait que dix ans et il était inscrit dans un club de kickboxing. Son professeur disait de lui qu’il était un enfant différent des autres. Il était très prometteur, et au fil du temps, on constatait le nombre de coupes et de médailles qu’il remportait chaque année. Puis, la presse commença à s’intéresser à lui. Lorsqu’il conquit le titre de champion toutes catégories de son pays, les médias se réjouirent quand ils annoncèrent la nouvelle. Par contre, Fanny sa demi-sœur était loin d’être l’une de ses fans ; elle était jalouse de sa réussite. Mais avant d’arriver au sommet de sa notoriété, la vie de Christopher allait être bouleversée le 3 juillet 1984, jour où son père eut le malheur de rencontrer Nadine Ray. Sa fille s’appelait Fanny et même le diable en personne était un ange à côté d’elle. Victor eut un jour la bonne idée de la présenter à son fils. Pour cela, il fallait qu’ils se déplacent jusqu’à la maison de cette inconnue. Arrivés là-bas, ils descendirent de la voiture et entrèrent dans une demeure un peu bourgeoise. Nadine possédait quelques millions de dollars. C’était une femme très respectée dans son domaine. D'ailleurs, ce n’était pas pour rien qu’ils s’étaient rencontrés : ils avaient une passion commune pour les armes. Son père possédait une armurerie et elle, un musée d’armes à Minneapolis, dans le Minnesota, qui regroupait toutes les époques. Ils s’avancèrent dans le grand hall, Nadine arriva :
- «Je te présente mon fils Christopher. - Tu sais, ton père m’a beaucoup parlé de toi».
Christopher resta muet devant cette femme qui approchait la cinquantaine. Elle avait quelques rides sur le visage et un nez si long que l’on aurait pu s’en servir comme harpon. Ses cheveux bruns et bouclés faisaient savoir qu’elle portait à ses heures perdues des bigoudis, pour obtenir un résultat aussi médiocre. Bref, elle était de petite taille pour ne pas dire naine, en exagérant. Christopher fit l’inventaire de cette dame et il ne lui trouva pas une once de qualité. Christopher n’apprécia pas ce changement trop brutal. Tout ceci lui faisait peur. Cette femme et cette maison ne lui inspiraient rien qui vaille.
- «Christopher si tu veux, tu peux aller jouer dehors, il y a Fanny qui t’attend. - D’accord ! ».
Il s’exécuta sans poser de question. Il vit la petite fille en train de se balancer. Elle semblait avoir un an ou deux de plus que lui. Elle était brune aux cheveux courts. Apparemment elle avait hérité du nez de sa mère. Quant à sa dentition elle se rapprochait de celle du cheval. Ses yeux étaient très accolés à son tarin. Il s’approcha d’elle.
- «Que viens-tu faire ici ? - Je viens faire ta connaissance. - Je sais que tu es le fils de Victor. Ecoute-moi bien ! Ton père et toi, vous feriez mieux de repartir et de nous laisser tranquilles. - Moi aussi ça ne me plaît pas du tout que mon père veuille s’installer ici. - Mauvaise idée car si vous décidez de camper ici, je vous envoie à l’Hôtel de l’Eternité. - C’est quoi l’Hôtel de l’Eternité ? - C’est l’endroit où tu dors pour toujours, appelle cela comme tu veux, la mort, le paradis, l’enfer. - Pourquoi es-tu aussi méchante ? - Parce que je tiens à garder ma tranquillité. - Arrête, tu ne me fais pas peur ! Même une mouche se mettrait à rire de toi ! ». Les années passèrent et Fanny, malgré ses 21 ans, restait en guerre avec la famille Jonnékine. Mais fallait t-il prendre ses menaces au sérieux ? A l’époque elle n’était qu’une gamine. Ce qui était inquiétant, c’est qu’elle avait toujours ce regard plein de haine, même dix ans plus tard.
2 juillet 1994
Christopher se trouvait chez la grand-mère de Fanny. Il n’y avait qu’avec elle qu'il se sentait à peu près bien dans cette famille. Malgré ses 79 ans, elle paraissait pleine de vie. C’était encore une jolie grand-mère pour son âge mais qui avait de sérieux problèmes cardiaques. Elle suivait un traitement que Fanny devait lui apporter d’un moment à l’autre. A l’instant, la porte s’ouvrit et sa petite-fille fit son apparition avec un petit sachet plastique à la main.
- «Tiens, grand-mère, je t’apporte tes gélules. - Merci bien ma petite, dis-moi pourquoi as-tu l'air si pressée ? - Je dois partir pour Minneapolis m’occuper du musée. - Vas-y et ne sois pas en retard. - A bientôt».
Elle referma la porte et s’éclipsa.
- «Bientôt Fanny reprendra le flambeau de sa mère… Alors Christopher, demain, les parents organisent une fête pour leurs dix ans de rencontre ? - Oui, veux-tu un verre d’eau pour prendre tes gélules. - Très bonne idée, je vais avaler ces médicaments avant que mon cœur ne rende son dernier souffle».
Christopher plongea sa main dans le sachet pour en retirer la boîte. Il l’ouvrit et découvrit qu’une tablette était entamée. - «Il manque une gélule à la tablette, comme si on s’était déjà servi. - C’est peut-être une erreur de fabrication. - Je ne pense pas, mais j’irai poser la question au pharmacien».
3 juillet 1994 Les familles Jonnékine et Ray étaient rassemblées pour leurs dix ans de rencontre… La fête terminée, Christopher alla se coucher. Fanny ne tarda pas à en faire autant. Victor et Nadine prirent leurs médicaments et regagnèrent aussi leur lit.
4 juillet 1994 Après une bonne nuit de sommeil, Victor se leva le premier et commença à débarrasser la vaisselle. Après quoi se fut au tour de Nadine d’ouvrir les yeux, quand tout d’un coup, elle entendit un fracas de vaisselle. Elle bondit de son lit et se précipita dans la cuisine. Elle découvrit Victor par terre sans aucun signe de vie.
1.1
Elle hurla en direction de l’escalier pour que quelqu’un lui vienne en aide. Christopher descendit quatre à quatre les marches pour savoir ce qui se passait.
- «Qu’y a-t-il ? - C’est ton père, regarde il ne bouge plus ! ».
Il se rendit compte très rapidement qu’il fallait faire quelque chose. Nadine était tétanisée et totalement paniquée. Il ne pouvait compter que sur lui-même pour alerter les secours. Alors il courut vers le téléphone et appela. Quelques minutes plus tard on pouvait entendre le bruit d’une sirène qui approchait. Fanny descendit, réveillée par le vacarme de l’ambulance. - «Que se passe t-il maman ? - Victor vient de partir à l’hôpital. - C’est toujours quand on a besoin d’aide que tu n’es pas là ! - Ce n’est pas le moment de vous disputer tous les deux ! Vous feriez mieux de vous préparer en vitesse, nous partons pour les urgences».
Arrivés là-bas ils ne savaient pas si Victor était sorti d’affaire. Les secondes semblaient terriblement longues. Un médecin arriva enfin. - «Monsieur Jonnékine a eu un arrêt du cœur, nous avons réussi à le réanimer. Mais nous avons constaté… - Vous avez constaté quoi docteur ? Venez-en au fait. - Les battements de son cœur ne cessent d’augmenter et ne suivent pas le rythme. Pour l’instant son état est stationnaire. J’aimerais savoir s’il suivait un traitement ou s’il se droguait ? - Bien sûr que non ! C’est un homme sain. Le seul traitement qu’il suit est pour ses calculs rénaux. Est-ce qu’il va s’en sortir ? - Nous cherchons l’origine mais l’analyse de sang nous a signalé la présence de différents acides, ainsi que de l’indoline carboxylique. Ces substances sont présentes dans des médicaments tel que le Trandolapril. Pensez-vous à quelque chose qui puisse nous renseigner et nous mettre sur la piste ?
- D’accord, mais je ne vois pas ; et vous les enfants ? - Le Trandolapril qu'est ce que c’est ? - C’est un médicament utilisé pour traiter les maladies cardiovasculaires, s’il y a insuffisance ventriculaire gauche… - Il ne suit aucun traitement pour le cœur. - Vous ne pouvez pas le voir pour l’instant. Vous devriez repartir chez vous, nous nous occupons de lui. - Nous partirons quand nous saurons qu’il est hors de danger. - Bien, je comprends, je vous tiendrai au courant de l’évolution. - Merci docteur. Je vais téléphoner à la famille pour prévenir».
Christopher alla prendre un café pour ne pas rester seul avec Fanny. Pourquoi un homme aussi solide que son père avait-il un tel rythme cardiaque ? Même grand-mère avec ses gélules n’avait pas un cœur qui battait aussi vite. Trandolapril, gélules, rythme cardiaque. Tous ces mots semblaient former les pièces d’un puzzle. Il laissa subitement tomber son café et eut une sueur froide. Il s’assit rapidement et murmura : - «Elle l’a fait ! ». Oui, Fanny avait pris une des gélules de grand-mère pour l’administrer à Victor. Il revoyait la boîte et surtout ce qui était noté dessus. Trandolapril était bien ce que prenait la doyenne de la famille. Il s’en alla la voir et profita que Nadine était encore occupée au téléphone. - «Dis-moi, j’aimerais savoir comment tu as fait ? - Fait quoi ? - Tu sais…, pour que mon père prenne une gélule fatale. - Eh bien ! ça n’a pas été très difficile. J’ai eu ce jour-là la brillante idée de prendre un médicament prescrit à ma mamie. Je savais que si j’arrivais à le faire absorber par ton père, au moindre effort son cœur s’emballerait. - Mais comment es-tu arrivée à ce qu’il prenne cette cochonnerie sans qu’il s’en aperçoive ? - Comme tu le sais, ton père suit un traitement sous forme de gélules ! - Oui, et alors les siennes ne sont pas de la même couleur que celles de grand-mère ? - Peut-être pas de la même couleur, mais elles s’ouvrent. - Laisse-moi continuer : tu as ouvert l’une des gélules de mon père et ensuite tu as mis la poudre de celle de grand-mère dedans. - Oui, c’est cela, et il ne me restait plus qu'à la remettre au compartiment de vendredi dans sa boîte. - Vendredi, parce que c’était le jour de leurs dix ans. - Oui, mais ça n’a pas marché le jour même, seulement le lendemain».
Elle disait tout cela avec calme. Christopher commençait à avoir les nerfs qui se tendaient. Vous avez déjà vu un volcan éteint qui tout d’un coup se remet en éruption ? Eh bien ! c’est ce qui allait se passer. Nadine arriva et demanda de quoi ils parlaient. Le docteur survint et demanda à Christopher de le suivre dans une autre salle. Il était en effet le seul membre de la famille proche. Il était de son devoir de lui annoncer la mauvaise nouvelle. - «Ton père a fait une rechute, et nous n’avons pas pu le sauver. Je suis désolé… - Ce n’est pas de votre faute. Je connais la cause à présent. Je vais tout vous expliquer et vous ferez un rapport que vous remettrez à la police».
Après qu’il eut dit tout ce qu’il avait sur le cœur, ses larmes commençaient à couler et il s’en alla dehors prendre l’air. Nadine sortit de la salle d’attente. En voyant Christopher, elle comprit que Victor ne rentrerait plus jamais à la maison. Elle tenta de le consoler de son mieux. - «Je ne comprends pas, il était si fort ! - Le docteur pense que sa mort n’est pas naturelle. Je lui ai donné l’autorisation de pratiquer une autopsie. - Tu veux dire qu’on a voulu tuer Victor ? - Tu croyais que c’était un accident ? - Qui peut bien lui vouloir du mal ? - Ta fille ! - Je sais bien que ça n’a pas toujours été l’entente parfaite, mais là, tu exagères ! - Tu peux croire qui tu veux, mais tu risques d’être déçue ! - Je préfère partir et te laisser, tu es trop bouleversé par la mort de ton père. - Fais attention à toi Nadine, ça va finir par te retomber dessus. - A plus tard».
Elle s’en alla et commença à pleurer. Toute vérité n’est pas bonne à dire, mais est parfois encore plus difficile à admettre. Le docteur avait appelé les autorités, mais Fanny n’avait pas attendu pour se faire passer les menottes.
7 juillet 1994
Tout le monde était là pour l’enterrement. Comme l’aurait voulu Victor, la cérémonie serait uniquement civile, car il n’était pas croyant. Donc pas d’église, juste une petite salle prévue à cet effet, pas de discours, simplement un peu de musique classique qu’il écoutait de son vivant. On ne pouvait s’empêcher de pleurer. Les larmes coulaient à flot et après une demi-heure, tout le monde se leva pour le transport du cercueil. Le cortège se forma et avança en direction du cimetière en suivant le corbillard. Un enterrement est une rude épreuve. Tous avaient hâte que la cérémonie se termine. On pouvait remarquer que la famille était au complet, sauf une personne qui n’était certes pas la bienvenue pour Christopher : Fanny n’était pas là. Quelques policiers étaient discrètement présent au cas où elle se montrerait. Le cercueil s’enfonça dans les ténèbres « de l’Hôtel de l’Eternité », comme elle le disait si bien.
Vous avez des questions? J'ai les réponses |
|  | | Romane Administrateur

Inscrit le : 01 Sep 2004 Messages : 49865 Localisation : Kilomètre zéro
| Sujet: Re: L'Hôtel de l'Eternité Lun 25 Juil 2005 - 21:14 | |
| J'aimerais savoir comment tu as écrit, à quel rythme, dans quelles conditions, et que tu notes le parcours de l'édition qui a été le tien, si tu veux bien, cher auteur. _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
|  | | françois_lambert

Inscrit le : 15 Juil 2005 Messages : 65
| Sujet: Re: L'Hôtel de l'Eternité Mar 26 Juil 2005 - 22:56 | |
| Les conditions de départ étaient abominables. J’ai commencé le roman à la main; puis à la machine à écrire et enfin sur support informatique. Moi ainsi que ma femme avions réécrit plus des 2/3 de mes notes à trois reprises. Faute de moyens, le temps à fait son oeuvre. Internet a complété les malheureuses informations, que j’avais soutiré de quelques encyclopédies et un atlas. Il est difficile de dire combien de temps cela m’a prit. Pour l’écriture, les relectures, les corrections et la recherche, je dirais 2000 heures environ. Après tout cela; je devais faire protéger mon œuvre par moi-même ainsi que par la SGDL. Mes écrits ont été corrigés par un escroc qui a déposé bilan. Après cette mésaventure, j’ai économisé une longue année car l’escroc en question avait bâclé le travail. Un écrivain public a repris ce qui n’avait pas été fait. Lorsque j’ai débuté, je ne pensais pas à l’édition, je n’écrivais que pour moi-même. Ce n'est pas que je suis hypocrite mais le monde de l’édition me semblait inaccessible. L’écriture c’est se faire plaisir avant les autres. Pour Albin Michel et compagnie j’ai essuyé des refus par des courriers types. Alors je me suis orienté vers le compte d’auteur. Dans ce mode d’édition je n’ai eu aucun échec. Il faut dire que le compte d’auteur demande un apport financier. Pour ne plus avoir une mauvaise surprise, je me suis syndiqué(SNAC). Dans le compte d’auteur j’avais deux formes d’éditions selon l’éditeur. N°1 : Je payais plein tarif et la promotion est à la charge de l’auteur. N°2 : Le compte d’auteur participatif= L’éditeur demandait une participation pour vous publier. Attention, il y a quelques pièges à éviter. La promotion semblait floue aussi... Moi, j’ai choisi le compte d’éditeur en ligne. Je peux ainsi répondre à la demande dans le monde entier. La promotion vis-à-vis de mon éditeur est bidon. Ce n’est pas grave car je préfère financer ma promotion que d'engraisser les éditeurs pour quelques exemplaires. |
|  | | Romane Administrateur

Inscrit le : 01 Sep 2004 Messages : 49865 Localisation : Kilomètre zéro
| |  | | Otranto
Inscrit le : 02 Mai 2005 Messages : 118
| Sujet: Re: L'Hôtel de l'Eternité Mer 27 Juil 2005 - 23:29 | |
| | Citation: | | La promotion vis-à-vis de mon éditeur est bidon. Ce n’est pas grave car je préfère financer ma promotion que d'engraisser les éditeurs pour quelques exemplaires. |
d'accord avec toi, mais quand-même ! Edité en ligne, ça ne demande pas d'investissement, il me semble ? Je crois, mais je ne sais pas. Quoi qu'il en soit, éditer en ligne, veut dire donner son bébé à des milliers de gens, qui ne le regarderont peut-être pas ou peu. Lorsqu'ils doivent l'acheter, ils l'amortissent en le lisant. Et on mérite d'être lus. Qu'en penses-tu ? |
|  | | françois_lambert

Inscrit le : 15 Juil 2005 Messages : 65
| Sujet: Re: L'Hôtel de l'Eternité Jeu 28 Juil 2005 - 21:56 | |
| Edité en ligne, ça ne demande pas d'investissement, il me semble ? Je crois, mais je ne sais pas.
Non, aucun investissement. Ce que je veux dire c'est que la commande de l'oeuvre, ne peut se faire dans un premier temps que sur internet. |
|  | | françois_lambert

Inscrit le : 15 Juil 2005 Messages : 65
| Sujet: Re: L'Hôtel de l'Eternité Jeu 28 Juil 2005 - 22:56 | |
| [quote="Otranto"]| Citation: | Quoi qu'il en soit, éditer en ligne, veut dire donner son bébé à des milliers de gens, qui ne le regarderont peut-être pas ou peu. Lorsqu'ils doivent l'acheter, ils l'amortissent en le lisant. Et on mérite d'être lus. Qu'en penses-tu ? |
Je ne donne ne rien car mon roman est payant. J'ai choisi le compte d'éditeur, que je vends 1 ou 10.... exemplaires, l'éditeur ne me demande aucune somme d'argent. Au contraire, lui qui m'en donne. En ligne, il n'apparaît qu'un extrait de mon oeuvre. Si le lecteur estime que c'est son genre de lecture, il le commande. Comme chez le libraire, il lit le synopsis et le début de l'histoire avant de le mettre dans son panier. Bien sûr ! que l'on mérite d'être lu. Le lecteur pense que l'on va s'en mettre plein les poches. C'est faux! Nous ne faisons pas partit des grandes maisons d'éditions. Nous devons financer les corrections, la promotion et le tirage. Que nous reste t'il? La joie d'être lu et de nous donner l'envie de continuer. Qu'elles sont les lecteurs qui vont s'intéresser à ce que nous faisons ? Ceux qui habitent dans notre région principalement(Sans compter la famille) et qui auront pris connaissance de notre art grâce à sa promotion. L'auteur sera beaucoup plus disposé à aller à la rencontre de ses lecteurs. As-tu fait une promotion? |
|  | | Otranto
Inscrit le : 02 Mai 2005 Messages : 118
| Sujet: Re: L'Hôtel de l'Eternité Jeu 28 Juil 2005 - 23:09 | |
| OK, mais ça ne touche qu'une faible partie de ceux qui farfouille le web. Les lecteurs en ligne sont encore peu, et pas forcément ceux qu'on voudrait. Mais je dois avoir tort. Toi et moi nous contentons des lecteurs de notre région, des amis, et c'est déjà pas mal. Maisx il faudrait plus pour se sentir reconnu.
Je me bats pour la promotion, mais je brasse de l'air. Peut-être un peu de presse à la rentrée, mais je n'ose y croire. |
|  | | françois_lambert

Inscrit le : 15 Juil 2005 Messages : 65
| Sujet: Re: L'Hôtel de l'Eternité Jeu 28 Juil 2005 - 23:47 | |
| | Otranto a écrit: | OK, mais ça ne touche qu'une faible partie de ceux qui farfouille le web. Les lecteurs en ligne sont encore peu, et pas forcément ceux qu'on voudrait. Mais je dois avoir tort. Toi et moi nous contentons des lecteurs de notre région, des amis, et c'est déjà pas mal. Maisx il faudrait plus pour se sentir reconnu.
Je me bats pour la promotion, mais je brasse de l'air. Peut-être un peu de presse à la rentrée, mais je n'ose y croire. |
Tu as raison, c'est pour cela que la promotion est primordiale. Sans cela personne ne va aller commander mon oeuvre. Pour ma part, je connais énormément de personnes mais aucun ne se doute que j'écris des romans pour l'instant. Deuxième étape: intéresser des libraires. Là si tu as tenté l'expérience, je t'écoute. Pourquoi brasses-tu de l'air? Je ne sais plus si c'est toi qui avais ton roman en FNAC, mais si c'est le cas bravo.  |
|  | | Deliege

Age : 46 Inscrit le : 17 Mai 2005 Messages : 3570 Localisation : Entre le Vatican et Diên Biên Phu
| Sujet: Re: L'Hôtel de l'Eternité Ven 29 Juil 2005 - 10:25 | |
| En ce qui me concerne :
- Coût de l’édition : 2 860 € ( soit 18 760,33 F TTC) - Tirage : non précisé dans le contrat . J’ai tout de même réussi à savoir (en insistant ) que ce tirage initial « voisinent les 300 exemplaires. » - J’ai reçu gratuitement 20 exemplaires plus 10 autres dans un second temps - Le livre fait 86 pages (c’est d’ailleurs plutôt un conte), il est vendu 13€ , jusqu’au millième exemplaires, je touche 25 % du prix de vente HT et 30% à compter du mille et unième ; selon mes calculs (et je peux me tromper, notamment en ce qui concerne le HT et le TTC), il me faut donc en vendre plus de 880 exemplaires pour couvrir mes frais - J’ai assuré moi – même le démarchage des libraires de ma ville, ainsi que l’organisation de deux interview dans les deux journaux locaux (Ouest France et le Maine) - Le livre me semble assez réussi en ce qui concerne sa fabrication sa finition. - Par contre, je n’ai bénéficié d’aucun service de correction et j’ai laissé moi- même passer pas mal de fautes …(il est vrai que le contrat laissait cela à ma charge) - Le livre est à présent référencé et présent sur Alapage, Amazone … par contre le partenariat annoncé avec la FNAC me semble très aléatoire (je me suis fait envoyer sur les roses dans celle de ma ville) - Je n’ai jamais réussi à savoir comment l’éditeur allait procéder pour le service presse national .
Au total, le plaisir d’avoir écrit un livre publié (même si , probablement Bénévent est moins difficile que les « Grands » …) L’impression de faire parfois le boulot de l’éditeur… Mon réseau d’amis et familial m’aide beaucoup en allant dans les librairies des quatre coins de l’hexagone pour réclamer le livre.
Donc l'impression que l'éditeur ne cherche pas à vendre puisque de toute façon pour lui, l'affaire est faite ...
Je travaille sur un second et chercherai à le faire éditer par une plus grande maison ... Si je me fais jeter les choses au moins seront claires !!
Pierre _________________ Un bonobo, ça trompe énormément ! |
|  | | françois_lambert

Inscrit le : 15 Juil 2005 Messages : 65
| Sujet: Re: L'Hôtel de l'Eternité Ven 29 Juil 2005 - 21:09 | |
| | Deliege a écrit: | En ce qui me concerne :
- Coût de l’édition : 2 860 € ( soit 18 760,33 F TTC) - Tirage : non précisé dans le contrat . J’ai tout de même réussi à savoir (en insistant ) que ce tirage initial « voisinent les 300 exemplaires. »
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J'ai téléphoné à un écrivain pour obtenir des informations sur sa maison d'édition. Il a signé comme toi, un contrat de "compte d'auteur participatif". Sur son contrat le tirage n'était pas indiqué. J'ai été stupéfait d'apprendre qu'un éditeur pouvait proposer un tel contrat. Encore plus sidéré qu'un auteur puisse le signer. Je considère cette méthode comme une escroquerie. J'espère que tu rentreras dans ton investissement mais j’en doute. S’il n’a pas apposé un nombre d’exemplaires(Sur le contrat), il peut jouer à la marionnette comme il le souhaite. Seulement! c'est lui qui tient les ficelles. |
|  | | Otranto
Inscrit le : 02 Mai 2005 Messages : 118
| Sujet: Re: L'Hôtel de l'Eternité Sam 30 Juil 2005 - 10:23 | |
| Je calque les explications de deliege et je précise en gras ce qui est différent entre lui et moi, chez le même éditeur. Ce qui me laisse l'impression qu'il s'agit d'un tarif à la gueule et qu'il ne faut pas se laisser faire. Relis ça, mon frère Pierre, et dis-moi si tu penses qu'en se liant et en faisant appel à d'autres, on ne pourrait pas forcer l'éditeur à bouger son cul pour nous.
CALQUE AVEC NOS DIFFERENCES SUR UNE MËME SALADE :
- Coût de l’édition : 2 860 € ( soit 18 760,33 F TTC) (Pour moi : 2400 €)- Tirage : non précisé dans le contrat . J’ai tout de même réussi à savoir (en insistant ) que ce tirage initial « voisinent les 300 exemplaires. » (Pour moi : j'ai fait signer sur le contrat par Normand "tirage initial 300" mais je ne garantis pas qu'ils ont respecté = flou habituel)- J’ai reçu gratuitement 20 exemplaires plus 10 autres dans un second temps - Le livre fait 86 pages (le mien 234 pages )(c’est d’ailleurs plutôt un conte (c'est un roman)), il est vendu 13€ (le mien 15 €), jusqu’au millième exemplaires, je touche 25 % du prix de vente HT et 30% à compter du mille et unième ; selon mes calculs (et je peux me tromper, notamment en ce qui concerne le HT et le TTC), il me faut donc en vendre plus de 880 exemplaires pour couvrir mes frais . Même galère, il faut que j'en vende 800.- J’ai assuré moi – même le démarchage des libraires de ma ville, ainsi que l’organisation de deux interview dans les deux journaux locaux (Ouest France et le Maine) (Même galère)- Le livre me semble assez réussi en ce qui concerne sa fabrication sa finition (pareil pour moi)- Par contre, je n’ai bénéficié d’aucun service de correction et j’ai laissé moi- même passer pas mal de fautes …(il est vrai que le contrat laissait cela à ma charge) (moi, j'ai insisté, renvoyé le livre, jusqu'à obtenir correction a leurs frais. Ils ont laissé passer 2 coquilles)- Le livre est à présent référencé et présent sur Alapage, Amazone … par contre le partenariat annoncé avec la FNAC me semble très aléatoire (je me suis fait envoyer sur les roses dans celle de ma ville) Les librairies en ligne (alapage et consort ..) acceptent facilement tous les éditeurs, ça n'encombre pas leurs rayons, comme à la FNAC qui ont fini par mettre le mien caché sur la tranche à la lettre R-
Je n’ai jamais réussi à savoir comment l’éditeur allait procéder pour le service presse national . (Il n'en a rien à foutre, il n'y croit pas à mon avis, il vit de petits espoirs des obscurs dont nous sommes, mais il ne faut pas abdqiuer)
Au total, le plaisir d’avoir écrit un livre publié (même si , probablement Bénévent est moins difficile que les « Grands » …)L’impression de faire parfois le boulot de l’éditeur… Mon réseau d’amis et familial m’aide beaucoup en allant dans les librairies des quatre coins de l’hexagone pour réclamer le livre (Ils peuvent y aller tant qu'ils veulent. réclamer un seul livre n'impressionne aucun libraire. Le libraire vend sa soupe, ne note même pas une commande isolée d'un auteur inconnu. Cette démarche, je l'ai faite avec tous les autres petits qui écrivent aussi. ) Donc l'impression que l'éditeur ne cherche pas à vendre puisque de toute façon pour lui, l'affaire est faite ... Pas sûr, si on se bouge, avec les autres de Benevent. J'en ai trois. Je travaille sur un second et chercherai à le faire éditer par une plus grande maison ... Si je me fais jeter les choses au moins seront claires !! Pour être sûr qu'un grosse boite te regarde, voire te lise, il faudrait déjà les intéresser par ce que tu as déjà fait et vendu.C Ca c'est une certitude pour moi, maintenant |
|  | | rizlabo Saigneur des Grands Crus

Age : 99 Inscrit le : 05 Avr 2005 Messages : 7868 Localisation : Poireaux et blaireaux, it's my way
| Sujet: Re: L'Hôtel de l'Eternité Sam 30 Juil 2005 - 11:01 | |
| A vous lire, chers auteurs participatifs, ne serait-ce pas moins couteux et plus réaliste
- correction par un correcteur professionnel
- Mise en page par un as de Word ou mieux, d'Adobe
- Impression chez un imprimeur habitué aux livres
- Distribution par vous-mêmes (ou un circuit à repérer et mettre en place)
Ou bien, plus réaliste et moins fatiguant
- Corrrection, réalisation et impression par un éditeur SANS DISTRIBUTION
- Distribution par vous-mêmes (ou un circuit à repérer et mettre en place)
Du point de vue de l'éditeur, il me paraît fort clair qu'il se font de l'argent sur votre dos et que c'est bien là leur source de revenu. Mais peut-être y a-t-il des maisons ou des associations sincèrement désireuses de réaliser tout le circuit ? De toute évidence, il manque quelques maillons dans la chaine... _________________ Plutôt vintage que has been |
|  | | françois_lambert

Inscrit le : 15 Juil 2005 Messages : 65
| Sujet: Re: L'Hôtel de l'Eternité Sam 30 Juil 2005 - 14:09 | |
| | rizlabo a écrit: | A vous lire, chers auteurs participatifs, ne serait-ce pas moins couteux et plus réaliste
- correction par un correcteur professionnel
- Mise en page par un as de Word ou mieux, d'Adobe
- Impression chez un imprimeur habitué aux livres
- Distribution par vous-mêmes (ou un circuit à repérer et mettre en place)
Ou bien, plus réaliste et moins fatiguant
- Corrrection, réalisation et impression par un éditeur SANS DISTRIBUTION
- Distribution par vous-mêmes (ou un circuit à repérer et mettre en place)
Du point de vue de l'éditeur, il me paraît fort clair qu'il se font de l'argent sur votre dos et que c'est bien là leur source de revenu. Mais peut-être y a-t-il des maisons ou des associations sincèrement désireuses de réaliser tout le circuit ? De toute évidence, il manque quelques maillons dans la chaine... |
C'est une solution mais pour un faible tirage. Il y a des écrivains publics qui corrigent vos écrits. Je ne sais pas s'ils le font tous, mais j'en connais une qui propose par le biais d'une imprimerie de vous faire un tirage. Pour la correction il faut compter 650€(166 pages format A4). 305€ pour la mise en page format A5; composition de la couverture avec photo; mise en place du fichier informatique, suivi imprimerie, dépôt légal. Pour 100 exemplaires: 638€ 150 exemplaires: 806€ 200 exemplaires: 975€ |
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