Perso, j'ai nuancé la réponse comme ceci :
Le rôle d'un éditeur est d'éditer, et de préférence en respectant la ligne éditoriale qu'il s'est donné. Pour ce faire, il trie les manuscrits qu'il reçoit :
- il va accepter ou refuser certains en raison de leur genre qui collera ou pas à ce qu'il souhaite éditer.
- Il va aussi accepter ou refuser en fonction de la qualité qu'il va trouver ou pas, et c'est totalement subjectif (on a vu des grands noms se faire refuser par des boîtes qui s'en sont mordu les doigts plus tard, lorsque l'auteur a fait un tabac via d'autres maisons d'édition qui elles, avaient compris que ça marcherait).
- Il peut aussi, après avoir lu le manuscrit, s'expliquer avec l'auteur au sujet de remaniements de texte, s'il estime cela nécessaire (par exemple, l'un d'entre nous s'était vu demander de réécrire la fin, l'éditeur la trouvait trop longue).
- De même, si un manuscrit est rempli de fautes, il est évident que soit l'éditeur le refoulera, soit l'éditeur est équipé d'une équipe de correcteurs et proposera l'édition après passage entre les mains des correcteurs.
Bref, dès lors qu'un éditeur n'est pas intéressé, il adresse une lettre de refus et ça se termine comme ça.
S'il est intéressé, s'engage un partenariat éditeur/auteur et s'il convient d'envisager des corrections de détails pour servir l'oeuvre et la rendre commercialisable (car tel est le but), eh bien cela se fait en tandem.
Jamais hors de l'auteur et à son insu. Car dans ce cas, ce n'est pas loyal ni sain.
Donc sachez où vous mettez les pieds, quand vous contactez un éditeur. Les éditeurs véreux, c'est fréquent.