 | Forums de Liens Utiles Littérature, Théâtre, Peinture, Musique, Photos, Randos, Gastronomie, Débats, Informatique et tout ce qui peut encore s'inventer. |
| | |
| Auteur | Message |
|---|
Pascal9

Nombre de messages: 447 Age: 50 Localisation: Flandre Date d'inscription: 03/11/2004
 | Sujet: Sur les rivages de l'ïle Mer 3 Nov 2004 - 21:51 | |
| Sur les rivages de L’Ile. On découvre une place en haut de la rue Nationale, une place de céramique et de faïence. Une portée de pavés plus loin vers la rue des débris St Etienne et face à la place du théâtre, on aperçoit une voûte d’ombre fraîche. L’endroit est très sombre. Ça vibre, ça transpire. On envisage même d’étendre les terrasses sur la chaussée luisante. Les badauds refoulés les plus assidus s’étalent dans les brasseries à thèmes, briques rouges de la Place du Général de Gaulle, juste dans le soleil couchant. Un cliché, une photographie d’office de tourisme précisément, bien que l’ambiance débridée offre tout le loisir d’imaginer d’autres perpectives. On fête la musique. Les vieux joueurs de blues partent en vrille, les rappeurs s’installent. La vieille Bourse ressemble à une pâtisserie démente : un pudding aux fruits posé sur un plateau en sucre, qui déborde d’un four, écrasant deux façades d’entremets. Les architectes de Flandre devaient être friands de saveurs exotiques. C’est le soir où les Djembés enfonçaient les hauts murs de la cité fantasque que le destin du même nom a basculé sur la place enfiévrée. Une petite lueur toute chaude avec odeurs sucrées en nappes délicates, tentante en diable au centre du parvis. Stan qui flânait avec ses deux amis s’y laissa prendre. Il aimait les fêtes, Stan, non pas seulement parce qu’on y tentait la chance mais parce qu’on y parlait entre inconnus, et ses amis étaient assez vieux maintenant pour y trouver du plaisir. C’est donc avec plaisante humeur qu’ils s’arrêtèrent à la fontaine et dévisagèrent les nouvelles arrivantes ; une paire de jeunes filles avec trois jeunes garçons du même âge que les petites sœurs de Stan. Il se posa sur le rebord et contempla les visages de ces crépusculaires apparitions qui s’arrêtaient sur le parvis. La plus gracile leva une jambe devant la margelle et grimpa dessus tandis que sa compagne poussait les gamins devant elle sous les yeux étonnés des deux copains. La fontaine émit une succession de gargouillis et tremblota pendant quelques secondes avant de finalement s’emporter dans un jaillissement de fraîcheur. Les enfants s’approchèrent, la jeune fille voulut les retenir, mais Stan l’en dissuada : -« Ne crains rien, il n’y a aucun danger ! » -« Je préfère qu’ils restent à l’écart, ils sont petits ! » L’autre adolescente amorça la conversation. -« Vous êtes là depuis longtemps ? » -« Non, Pas très longtemps ! A peine trois quarts d’heure. Mais nous avons déjà entendu huit groupes de Rap, trois guitaristes de rock, vu trois marchands de merguez et deux vendeurs de Kebab! Et vous, au menu, Mesdames ? » Il sourit à sa voisine qui se tenait à l’extrémité dans l’ombre de la colonne. -« Un quatuor à cordes, musique classique, quand même… » Comme les perles d’eau s’étaient volatilisées dans la chaleur du soir et que la fontaine était retombée dans son mutisme minéral. Les petits s’empressèrent autour des jeunes filles. -« Nadia, Nadia, on peut s’en aller ? » -« Ecoutez, une fanfare s’installe, là-bas ! » - Yasmine, tu es responsable de nous, on veut rentrer à la maison, papa ne veut pas que tu parles avec les garçons… » -« Stan, je m’appelle Stan. » -« Il est 20 h, on va rentrer maintenant, on avait dit juste un petit tour. » Le groupe s’éloigna, une ombre bleue envahit la place. * C’est exactement au bord de la Deûle que Stan les a emmenés. Il se campe dans la longue allée des Marronniers et regarde la rivière. Il a les cheveux blonds et longs avec des yeux verts dans un visage très pâle. Il traverse la route entre deux voitures le premier puis tout le bois apparaît. Les autres se sont glissés, main dans la main, derrière lui. De l’autre côté de l’allée, ils découvrent une autre planète ; un parc de verdure, une multitude de branches sous lesquelles ils déambulent goûtant leur liberté lèvres closes pour ne pas être distraits par les bruits qui, déjà, cessent de les envahir. Stan connaît toutes les venelles fraîches, tous les arbres ; les essences qui possèdent des odeurs épicées, les troncs rugueux sur lesquels on ne peut s’appuyer à cause du respect qui en émanent. C’est plein d’appréhension d’une aventure nouvelle qu’elles sont revenues voir leur ami au Bois de Boulogne. Nadia et Yasmine, qui a la taille plus fine, les cheveux plus sombres et les yeux plus allongés que sa cousine, se sont introduites dans l’univers des grands arbres. Nadia descendit le talus et pris Yasmine par l’épaule. -« Yasmine, c’est trop calme ici. » Nadia était tout en nerfs, frisée avec des yeux d’antilope comme sa mère, Yasmine était longue, déliée. Elle avait des pieds de danseuse et la même moue boudeuse que les très jeunes enfants. Elle haussa les épaules et les deux complices rirent de bon cœur : -« Au secours, nous sommes perdus. » Stan les regardait venir. Il contemplait le reflet d’or du soleil à travers les feuilles et le gardait précieusement dans sa jeune mémoire puis il sourit avec l’attitude pensive d’un peintre du dimanche, heureux de la belle lumière de sa première toile. Les mercredis et samedis suivants, Stan passa régulièrement à l’épicerie Nasser, rue St Pierre, St Paul, près des halles, soit en revenant du marché s’il était avec ses amis, soit il y allait directement pour rejoindre Yasmine qui gardait la boutique. Nasser, son épouse, et les voisins buvaient le thé à la menthe, lui un café, puis les parents vaquaient à leurs occupations et les deux jeunes gens discutaient dans la pénombre du magasin et l’odeur des épices enivrante et sucrée. Nasser était venu en France très jeune, grâce à ses beaux-parents, il avait pu reprendre ce commerce abandonné. La boutique était ouverte tous les jours jusqu’à 21 h. C’était plus qu’une épicerie dans le quartier. C’était un morceau du vieux pays de soleil, la terre des anciens de l’autre côté de la Méditerranée. Les petits riaient avec Stan. Après avoir fait leurs devoirs, ils sortaient jouer au foot sur la place parmi les platanes. Nasser était content pour sa fille. C’est vrai qu’il n’y avait pas toujours de quoi se réjouir de cette existence souvent difficile, faite de joies et de nostalgie, parfois tant de nostalgie… Il y avait les jours de marché, trois fois la semaine, une activité débordante, des bruits, des odeurs, des milliers de couleurs. L’après-midi, après la sieste, les parties de dominos, chez Hassan, au café d’à côté, c’était bon de parler aux amis, du pays. Soudain, la Méditerranée traversait la France et venait border les bords de Lille, les rivages de l’île… Il y avait aussi, pendant les jours d’été, le festival de l’accordéon, des orchestres dans la rue, des gens qui dansaient jusque tard dans la nuit, le Raï rejoignait Le Musette dans un mélange chaleureux, Wazemmes devenait le creuset d’une humanité retrouvée, le bon visage de l’homme. Alors voilà, l’arrivée de Stan, le fait qu’il s’entendait avec Yasmine, malgré les regards noirs des anciens, c’était merveilleux ! Un pont très doux poussait entre deux continents, une digue généreuse et lumineuse rejetait à la mer l’intolérance et les vieux fantômes d’il y a cinquante ans. Et puis, Nasser était considéré au pays, il avait l’EPICERIE. C’est un jeudi matin, les gamins dorment encore quand subitement un groupe vociférant pénètre dans le magasin. Comme la cuisine se tient dans le couloir près de l’arrière-boutique, Yasmine se précipite immédiatement. Nasser arrive tranquillement de la réserve. C’est Hassan, ses deux petites filles et un agent de police. Les petites sont effrayées, elles triturent leurs nattes d’un air inquiet. Hassan tente, vainement de rassurer les voisins. Il dit, très vite : -« Nasser, mon ami, je suis désolé. Est-ce que Yasmine peut garder les filles. Je t’expliquerai, un problème avec mon frère. » Nasser fait entrer les enfants dans la cuisine. -« Et ta femme, Malika ? » -« Elle est déjà partie au commissariat avec Karim, je dois y aller. Merci Nasser ! » Ils laissent sortir la foule des voisins, le policier avec Hassan dans un silence pesant. Yasmine installe les petites à la table du petit-déjeuner puis leur sert du chocolat. Les enlaçant par les épaules, elle les embrasse toutes les deux très fort, elles reniflent, elles n’ont plus vraiment peur. * Il faisait la queue à la crémerie avec Bastien comme tous les jeudis, tous les deux encore à moitié endormis, Stan avec un immense parapluie bien qu’il ne pleuve plus. Mme Lisa, la crémière, narrait l’incident de derrière son comptoir. Elle a tout vu, tout entendu évidemment. Et son mari qui d’habitude trône derrière le comptoir est parti aux nouvelles, avec le boucher et les libraires du coin. C’était inconcevable ! Un tel scandale pour si peu de choses. -«Une plaisanterie d’étudiants et pas méchante encore ! Au commissariat ! Bonjour, Stan ! Deux litres de lait ? » -« Non un seul Mme Lisa, mes parents ne sont pas là. » -« Vraiment ! Elle secoua la tête. Des grossiers, des inquisiteurs… des histoires pour trois fois rien, ni plus ni moins et l’année où Lille est capitale de la Culture, encore ! Voyez un peu ça ! » Les clients l’écoutent sans comprendre, certains n’ont rien remarqué ce matin et ils tendent l’oreille, ils ont manqué l’ouverture alors la crémière recommence, inlassablement. -« Ça a certainement démarré hier soir sur la place… » Stan est sur le trottoir avec sa bouteille de lait à la main. Il consulte Bastien d’un regard et l’entraîne vers l’épicerie. Dans le petit matin rose, Yasmine, sur le trottoir, comme une apparition fugace, un mirage urbain, attend des nouvelles. -« Yasmine, qu’est-il arrivé, exactement ? » -« Personne ici, ne sait véritablement… » Bob, le vieil accordéoniste, assis à la terrasse de chez Nasser sourit. -« Karim n’a rien fait de mal bien au contraire, il a changé simplement le cours du temps… Allez plutôt voir du côté des Bois Blancs. » Abandonnant l’épicerie et les enfants à Bastien, Yasmine et Stan se mettent en route dans le méandre des rues encore froissées de la nuit, les odeurs fraîches d’arroseuses municipales, le murmure des vitres fermées, une radio, un pleur d’enfant, des rires dans un couloir… La vie. Qu’est-ce qui a pu provoquer la colère des autorités ? Qu’a pu entreprendre Karim de si répréhensible ? Karim, le peintre, le poète, celui qui oublie d’aller au lycée parfois parce que la lumière est trop belle… Yasmine et Stan traversent les quartiers populaires, jadis ouvriers, aujourd’hui, simplement communs avant de devenir anonymes… Les petites gens et les prolos n’ont pas disparu, ils se sont simplement fondus dans le paysage, ils ne font plus parler d’eux, ils traversent la ville comme des ombres, rapidement, la pauvreté est devenue fugace, un élément de plus de la cité, sans état d’âme… En chemin, ils croisent une foule de gens : jeunes en bande, employés cravatés et « encostumés » en goguette, ménagères aux cabas chargées, policiers indécis et perplexes. Tout ce mouvement de population semble se diriger vers le même endroit, vers les rives de la Deûle, aux frontières de la ville, là où la cité laisse la place à la nature, les rues bourgeoises et commerçantes semblent alors se donner des aires de fausse campagne, comme un air de dimanche au bord de l’eau, une ginguette égarée au septentrion. Des voitures se sont arrêtées sur les ponts provoquant des embouteillages. Les Bois Blancs, le quartier des anciennes blanchisseries, ressemble à une chanson de Prévert, le canal paresseux, la gare d’eau où quelques vieilles péniches achèvent une vie d’aventures paisible… Du vert et du bleu parsemé de briques et de tuiles rouges, l’Angleterre et les Pays-Bas se donnent rendez-vous sur les bords de la Deûle… Mêlés à la foule, Yasmine et Stan se font une place sur la passerelle de la piscine et là, ils découvrent, ils contemplent : le rêve de Karim, le cadeau de Karim… Sur l’herbe des rives, des dizaines, des centaines de tapis de toutes les couleurs, une mosaïque de pourpre et d’or brun… Tous les anciens sont assis là, tranquilles, à boire le thé, à jouer aux dominos. Des enfants hilares courent un peu partout. Ici, on cuit un mouton, là on conte des vielles histoires de la vallée du Sous. Un groupe d’hommes danse au son des Derboukas et des Jimbis, le crépitement des Kerbalas accompagne le son tonique du Ghita. Les gens sur les ponts accompagnent les danseurs en tapant des mains, les contreforts de l’Atlas se sont élevés dans le ciel de Flandre, on pourrait presque voir le genêt blanc donnait ses fleurs parfumés, les chênes verts de Tizi-n-Test envahissent le Bois de Boulogne tout proche… La gorge de Stan se serre devant le spectacle. Les anciens contemplent l’horizon des cheminées, mais là, ils voient distinctement les pentes du Djebel Toubkal, dans le soleil brille l’argent des Cistes. Yasmine rit aux éclats, les vieux murs de briques explosent au soleil, fenêtres sur jardin, l’amandier parfume l’air calme. Sur la passerelle, un vent léger charrie un parfum de bonheur, les orties des environs se dissolvent dans l’espace, Autour des maisons les figues de barbarie remplacent les cultures potagères. Pour manger les fruits, il faut trancher les deux extrémités avec un bon couteau, puis fendre entièrement le fruit dans sa longueur pour le retourner. Toute autre tentative pour enlever les épines est vouée à la catastrophe, sous les épines, la douceur, comme l’existence. Il était là, le forfait de Karim. On ne savait comment il avait fait, mais il avait réussi, réussi à donner du bonheur aux anciens, aux plus jeunes, à la ville entière… La promenade dans la ville s’était transformée en randonnée dans l’Adrar M’qorn à la recherche des souvenirs, du bonheur de retrouver les images du vieux pays, ce jour là, la nostalgie ne serait plus de mise. Pour un temps, bref, sans doute, deux mondes s’étaient mêlés. Sur la passerelle, Yasmine et Stan se donnaient la main en souriant. Ils contemplaient le quartier populaire, les Bois Blancs se paraient de mille teintes, Sur les rivages de l’île, deux adolescents s’embrassaient, malgré la bêtise et la haine, ils étaient l’avenir… *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* «Le plus grand danger des autoroutes de l'information, une fois de plus, ça sera pour les hérissons de l'information...» Jean-Marie Gourio http://www.carnetscanailles.org |
|  | | Pascal9

Nombre de messages: 447 Age: 50 Localisation: Flandre Date d'inscription: 03/11/2004
 | Sujet: La note bleue Jeu 4 Nov 2004 - 18:15 | |
| A S…. LA NOTE BLEUE. C’était l’instant magique et infiniment fragile où la ville retrouvait son souffle après les battements compulsifs du jour. Les rues prenaient la teinte étrange des fards multicolores dont se parent les clowns. Dans le ciel de janvier, par-dessus les monuments, se dessinaient les volutes tourmentées des nuages de la nuit, prélude à l’apaisement des foules, les artères deviendraient bientôt le royaume des chats, des ivrognes, et des voleurs de bonheur. Il se sentait bien dans cet univers décalé. La ville, enfin, lui appartenait en propre… Les néons blafards l’invitaient sans vergogne à partager l’antre chaud et fumant des bars de toutes nationalités, troquets d’habitués, sombres cafés d’Algérie sentant la cannelle, l’épice et la sueur, comptoirs américains où se cramponnaient de délicieux fantômes, des fées désenchantées et de jeunes étudiants… La ville était sa maison, son logis tentaculaire, son horizon familier. Des picotements sensuels parcouraient sa peau, vieilles sensations oubliées et pourtant si proches… Il redécouvrait après tant d’années les visages, les mouvements, les couleurs et les odeurs. Petit à petit, il redevenait ce qu’il avait toujours été, finalement : un raconteur d’histoires, un pêcheur de destins, un témoin d’émotions à faire partager. L’immense nuit qui avait duré dix ans se terminait enfin, à l’heure étrange où le soir des hommes tombait délicatement sur les têtes soucieuses ou hilares, le catalogue immense et merveilleux de l’existence. Il ne savait s’il devait pleurer ou rire… Nous ne nous souvenons plus du choc de notre naissance, traumatisme de l’arrachement d’un monde douillet. Nous sommes tous des voyageurs égarés à la recherche du paradis perdu : le ventre des femmes, chaud, souple et accueillant, une promesse de repos et un havre de paix. C’est le sentiment de cette perte qui rend les hommes enragés et la guerre pour eux devient une seconde nature… Ses pas résonnaient maintenant dans le calme du boulevard. A ses pieds détala un chat de gouttière efflanqué et farouche. - Salut à toi, vieux frère… Depuis combien de temps n’avait-il pas été ainsi, en paix avec lui-même ? Il aimait se rappeler en chemin les détails singuliers de cette rencontre inestimable. Il connaissait par cœur ce regard si perçant qui allait au-delà des apparences. Les yeux sombres perpétuellement à la recherche des brumes et des ombres de son âme. Cette femme si douce qui, à force de patience, l’avait ramené à la vie, lui avait rendu, à force de caresses, le courage d’écrire de nouveau, de redevenir humain… D’ouvrir enfin son âme torturée à la délicatesse des sentiments. Au velours de ses lèvres, il avait redécouvert la passion, la chaleur et l’attention. Nichée dans une impasse, la maison était déjà une promesse de paix, elle était à l’image de son amie, féminine et sensuelle, les nuées s’écartaient par-dessus le toit. La lune, ce phare des poètes et des fous, semblait lui montrer le chemin… Elle était campée dans le salon. Dans l’atmosphère s’exhalaient des senteurs d’ambre et de coriandre, les encens magiques semblaient s’être concertés dans la pénombre pour un rendez-vous barbare… Lorsqu’elle entrouvrit les lèvres, doucement, sans heurts, comme l’on chante, le matin, au réveil, il sut tout ce qu’il lui devait… Malgré l’hiver, malgré janvier, dans le jardin, un papillon diapré d’or et velouté de carmin prit son envol. Dans le silence de la nuit, un doux murmure s’éleva. Il comprit alors ce que voulaient dire les vieux musiciens de jazz… Tous deux enlacés, écoutaient se moduler LA NOTE BLEUE… *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* «Le plus grand danger des autoroutes de l'information, une fois de plus, ça sera pour les hérissons de l'information...» Jean-Marie Gourio http://www.carnetscanailles.org |
|  | | EDEN BLU
Nombre de messages: 1202 Localisation: OISE FRANCE Date d'inscription: 29/04/2004
 | Sujet: Re: La note bleue Lun 8 Nov 2004 - 17:14 | |
| Quel texte magnifiquement écrit comme j'aimerai être cette femme qui t'a donné le goût de ré écrire elle doit être heureuse de t'avoir Merci de ce merveilleux moment |
|  | | Romane Administrateur

Nombre de messages: 64239 Localisation: Kilomètre zéro Date d'inscription: 01/09/2004
 | Sujet: Re: Pascal9 Jeu 11 Nov 2004 - 3:31 | |
| "Nous ne nous souvenons plus du choc de notre naissance, traumatisme de l’arrachement d’un monde douillet. Nous sommes tous des voyageurs égarés à la recherche du paradis perdu : le ventre des femmes, chaud, souple et accueillant, une promesse de repos et un havre de paix. C’est le sentiment de cette perte qui rend les hommes enragés et la guerre pour eux devient une seconde nature… " Pascal, tu donnes là une interprétation masculine précieuse à recevoir, quand on est femme et que l'on cherche à comprendre l'âme masculine. Les hommes ne disent jamais cela. Ils le gardent enfoui, par pudeur ou ignorance de leur conscience. Je suis souvent demandé pourquoi les hommes nous demandent d'être à la fois amantes et mères. C'est très dur à porter. Nous sommes sans cesse divisées et nous avons toutes les peines du monde à nous réunir en UNE. Enfin, moi en tout cas. Les autres, je n'en sais rien, à vrai dire. Mais les femmes... les femmes sont aussi nées un jour d'un paradis perdu. Pourtant, elles ne cherchent pas refuge contre le ventre d'une autre femme. Elles cherchent les bras d'un homme. Comment expliquerais tu cela ? Ce texte est très beau. Il donne tout. |
|  | | Romane Administrateur

Nombre de messages: 64239 Localisation: Kilomètre zéro Date d'inscription: 01/09/2004
 | Sujet: Re: Pascal9 Jeu 11 Nov 2004 - 3:44 | |
| Quelle vivacité ! J'ai tout vu dans ma tête ! Tout y est. Si bien suggéré, couleurs, formes, senteurs, tout... les mouvements, l'atmosphère... Quel délice ! Ah, Pascal, magicien des mots !!! Que j'aime devenir l'enfant à qui on raconte une histoire !! |
|  | | Invité Invité
 | |  | | Romane Administrateur

Nombre de messages: 64239 Localisation: Kilomètre zéro Date d'inscription: 01/09/2004
 | Sujet: Re: Pascal9 Jeu 11 Nov 2004 - 12:48 | |
| Peut-être existe t-il plusieurs formes de guerres. Celle dont tu parles, Guardian, mais aussi d'autres duels ailleurs et autrement. Les hommes ont ce besoin de se mesurer, de combattre. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Pascal9 Jeu 11 Nov 2004 - 14:30 | |
| pas tous  |
|  | | Romane Administrateur

Nombre de messages: 64239 Localisation: Kilomètre zéro Date d'inscription: 01/09/2004
 | |  | | Pascal9

Nombre de messages: 447 Age: 50 Localisation: Flandre Date d'inscription: 03/11/2004
 | Sujet: Laissez passer nos rêves... Jeu 11 Nov 2004 - 19:58 | |
| Laissez Passer Nos Rêves… « L’homme descend du songe. » Antoine Blondin  J ’ai dix ans, c’est l’été. Je suis à la pêche avec mon père, assis tous deux dans la barque, les heures défilent… J’écoute religieusement… Je prends des leçons de vie, des histoires qui marqueront mon existence à jamais, des instants de grâce, des moments intenses du destin des hommes. J’écoute mon père me raconter : le sport… Né en 1921, il était de cette époque où tout était encore possible, où la passion n’était pas encore taxée de ringardise et où le surplus d’images n ‘avait pas encore tué l’image. Mon père était ce que l’on peut appeler un pur amateur avec tout le respect que peut encore provoquer ce terme. Amateur au sens littéral du terme, aimer… Aimer le vélo, le foot et la gymnastique, aimer se dépasser pour mieux magnifier l’existence des ouvriers d’alors. Les héros de mon enfance furent comme tant de monde d’Artagnan, Tarzan ou Lagardère mais ils eurent également pour noms : Just Fontaine, Jacques Anquetil, Coppi, Cerdan… Les duels Coppi, Bartali sonnent à mes oreilles comme les exploits des chevaliers paladins, des rêves romantiques de gamins. Ecouter mon père évoquait ces palmarès inouïs, la moderne chanson de geste des guerriers de juillet me renvoie aux valeurs morales qui ont étayé ma vie d’homme. Fausto Coppi que l’on appelait le Campionissimo. Rival heureux de Bartali, il domina le cyclisme d’après-guerre, en dépit de ses nombreux déboires sentimentaux, il est mort le 2 janvier 1960, vaincu par la malaria, il avait quarante ans… Ce superchampion auteur d’exploits légendaires était devenu un mythe, alors qu’il a été surtout une splendide et tragique réalité. D’une démarche empruntée, il lui suffisait de se hisser sur sa selle pour atteindre à une perfection plastique proche de l’irréel. Depuis, j’ai grandi… Et en 1998, comme des millions d’autres, j’ai vibré devant la lucarne magique. Et 1, et 2, et 3-0… Qu’elle était belle la finale de juillet, qu’il était triste, le tour de France… Nous en sortions honteux… Sans trop savoir pourquoi… Peut-être honteux de notre naïveté d’enfant. Les journalistes firent leur travail. De cela, nous n’avons rien à redire… Mais, même s’il est constant que l’argent prédomine aux destinées de certains sports comme à tant d’autres choses, j’en veux aux médias d’avoir abîmer mes rêves de gosse. Après avoir sali la réputation de l ‘entraîneur des Bleus contre toute logique, la presse se déchaînait sur le vélo pour des raisons d’éthique parfois nébuleuses. Le sport n’est qu’un des multiples reflets grossis de notre société et si celle-ci est malade, pourquoi certains protagonistes du monde sportif seraient-ils écartés de la contagion mondiale ? Faut-il pourtant en déduire que tout est pourri ? Et se désintéresser définitivement de cet univers formidable ouvert à toutes les énergies et toutes les sensations fortes de l’existence ? A cela, je préfère garder mes illusions d’enfant, de regarder le sport pour ce qu’il est : une culture et un jeu. Nous vivons une ère du refus, le refus du plaisir, plaisir de vivre, plaisir d’éprouver des émotions, honte à celui qui revendique ses passions sportives… Passerait-il pour un crétin aux yeux de l’intelligentsia ? Sans être autant marqué, on le considère comme un crédule, un imbécile naïf, une vache à lait que l’on peut traire à l’envi… On le regarde avec commisération, oubliant souvent que la culture du sport est une culture à part entière et que celle-ci véhicule des idéaux aussi nobles que l’histoire ou la philosophie. Les intellectuels méprisent le populisme, c’est bien dommage. Est-ce une raison pour s’en priver, certes non ! Le monde du sport est un vivier de personnalités irritantes ou charismatiques mais ces figures ont le mérite de ne laisser personne indifférent. Cette phrase de Daniel Herrero résume bien cette situation : « Un stade, c’est un espace où il y a un volume de grands cons assez rares. ». Loin d’être péjorative, l’expression « grands cons » a une connotation affectueuse qui nous renvoie à l’enfance, donc continuons à être ces « grands cons », grands enfants naïfs et heureux, surtout et avant tout heureux… Amis sportifs, tous autant que vous êtes, shooters de ballons, enfourcheurs de machines pétaradantes ou chromées, nageurs à la croupe moulée, sprinters tireurs de … langues, il vous faudra être bons… Eh oui, frères de stade, immensément bons ! La gloire, même la plus éphémère, alimente les consciences de ceux, nombreux et en danger, qui persistent à croire devant leur télé que seule la première place est belle. J’implore, je vous l’avoue, pour demain ou pour bientôt, la fin de ces records qui ne sont que des chiffres arides ! Car seule importe la lutte, l’opposition… C’est du dépassement de soi pour dépasser autrui que naît la belle aventure. Sûrement la plus spectaculaire. Soyez bons, grands petits frères, telle est le sens que désormais l’on vous confère ! Bons et performants, puisque le monde sera spectacle, tragédie ou simplement frivole dramaturgie. L’homme politique comptera encore plus sur vous pour engranger médailles à croquer ou Marseillaise à entonner. Le pédégé, polytechnicien, et fondamentalement marchand, vous cirera les pompes pour tenter de moraliser l’image de son business ou grossir un matelas déjà épais de dollars rutilants. Les médias vous flattent, et vous débitent en rondelles… Quant aux pays organisateurs d’événements planétaires, il vous prie hypocritement de nettoyer vos organismes, le temps de votre séjour chez eux ! Soyez bons, certes. Mais si vous le pouvez… Soyez vous-mêmes ! Soyez bonhommes et faites-nous rêver. Faites-nous rêver ! Ramenez-nous à l’essentiel, à l’humain … A l’époque où j’ai touché « mon » premier ballon de rugby, la « ramasse » d’un ballon égaré pour le renvoyer d’un maître coup de pied à l’ailier de service. Assis sur le gazon boueux à la mi-temps entouré d’une corbeille de citrons et d’un seau jaune d’eau boueuse où une éponge n’avait pas honte de flotter… Mes neuf ans, c’était aussi le temps où l’instituteur arrêtait sa classe du samedi après-midi et allumait un récepteur de télévision pour nous permettre de vibrer – avec Roger Couderc – « Allez les petits… » aux exploits du Quinze de France. Là-bas, dans les clameurs du Parc des princes ou sous la pluie de Cardiff. Et puis, l’école finie, dans la rue ou sur la place, nous tâchions de refaire des gestes des chevaliers du Tournoi. Aimer le sport, c’est cela… Palper de ses doigts l’ovale du ballon, de flairer l’odeur du cuir. Je ne jetais pas à mes pieds – une balle ronde. Mais je gardais contre mon cœur quelque chose qui en avait la forme (enfin presque). Et puis cette impression, cette sensation, dirais-je, que l’on éprouve, lorsqu’on a le ballon dans les mains et que l’on part à l’attaque. Cette faille dans les rangs ennemis vers laquelle on est aspiré, vers laquelle on aspire avec toute la force de ses jambes. S’infiltrer, percer, plaquer, serrer les dents, contre-pied enfin ! Tout ça pour un petit ballon même pas rond ! Le sport est mon livre d’histoires, je me souviens des images fortes que procure le Tour, des duels d’homme à homme, d’Anquetil et de Poulidor, De Merckx et du Blaireau, Bernard Hinault, de ses muscles bandés, des gros plans sur les mécanismes du vélo ou la minceur du boyau. Je me souviens de Nelson Mandela portant le maillot des Springboks, lors de la finale de la Coupe du Monde de rugby, en 1995, à Johannesburg. En Afrique du Sud, le rugby est le sport des Blancs, et voir cet homme-là, qui venait de prendre les rênes du pouvoir après des années de prison, revêtir ce maillot pour montrer à ces concitoyens qu’il fallait faire un grand pas les uns vers les autres, cela dépassait de très loin le simple cadre du sport. Le rugby réveille mon enfance par bien des aspects, et d’abord parce qu’il provoque de perpétuels affrontements, pareils à ceux de nos premières années dans la cour de récréation. Daniel Herrero encore, parle d’une « enfance abîmée par l’âge adulte ». S’il vous plaît, messieurs les biens pensants n’en rajoutaient pas. Laissez nos souvenirs et nos rêves si naïfs et si beaux… Cessez de prendre les sportifs pour des crétins, tachez de voir l’âme de l’artiste derrière l’effort physique, Jean-Pierre Rives, « Casque d’or » a exposé ses sculptures, ses « ferrailles », comme il les appelle, dans les jardins du Sénat… La vie est comme le rugby, elle gagne devant. Sans une bonne conquête on ne peut gagner le match, le Haka néo-zélandais, maillot noirs portant le deuil de leurs ennemis, n’est- il pas un chant poétique ? Un pied de nez à la mort… Notre livre d’histoire comporte des dates mémorables : 1970 et le match très dur Mohammed Ali-Joe Frazier, 1974 championnat du monde encore contre Foreman au Zaïre, « Qui a la même vision du monde à vingt ans qu’à cinquante, a perdu trente ans de sa vie ». Les boxeurs sont-ils tous des imbéciles ? Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé, 1285 buts en près de 1322 rencontres, le tandem Pelé, Garrincha qui ne perd pas un seul match durant les coupes du monde 1958 et 1962. 21 septembre 1948, Marcel Cerdan bat tony Zale par abandon au 12ème round et devient champion du monde des poids-moyens, son destin s’arrête sur le pic de Rodonta aux Açores, à sa mort, sur la route d’Oran, à Sidi Bel Abbes où il est né, est baptisé Avenue Marcel Cerdan, dans nos cœurs et pour toujours, Edith chante l’hymne à l’amour… 12 au 13 juin 1998, Eric Tabarly périt en mer par gros temps dans les eaux irlandaises, « l’homme a besoin de passion pour exister » disait-il. Eric cantonna nous raconte que la vie est toujours cruelle. Tout ce que nous pouvons faire, c’est essayer de passer le ballon et laisser le soleil briller. En, espérant qu’il brille pour tout le monde. Le sport nous aide, chaque jour, à faire briller le soleil pour tout le monde, il doit pour cela et avant tout rester une fête comme nous le déclare Blondin « …Pour le Tour de France, j’ai la fête qui tourne… ». Louis Nucera, trop tôt disparu, victime d’un chauffard alors qu’il se livrait à sa passion de toujours, le vélo a écrit : « l’effort librement consenti rend libre » et aussi « l’artiste est un type que la vie étonne ». Le sportif est aussi un artiste, le sport est aussi un art de vivre et une culture. Même si mon constat est teinté de nostalgie, je revendique mon appartenance à nos vieux compagnons de passions, aux légendes modernes, Antoine Blondin qui déclare que, l’exercice de la bicyclette est une activité où toutes les fonctions naturelles, hormis celles de la reproduction, sont appelées à jouer un rôle, est un philosophe à sa manière, le vélo comme les autres sports rend libre. L’histoire s’écrit encore tous les jours et une dernière fois, messieurs des médias, s’il vous plaît, laissez-nous encore nous émerveiller sur Carole Montillet, André Agassi, trembler pour Vinokourov, vibrer avec Fabien Galthé. Le voyage continue…laissez-passer nos rêves et nous pourrons parcourir les routes de la vie « la socquette légère… » *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* «Le plus grand danger des autoroutes de l'information, une fois de plus, ça sera pour les hérissons de l'information...» Jean-Marie Gourio http://www.carnetscanailles.org |
|  | | Romane Administrateur

Nombre de messages: 64239 Localisation: Kilomètre zéro Date d'inscription: 01/09/2004
 | Sujet: Re: Pascal9 Jeu 11 Nov 2004 - 21:02 | |
| Du sport, aujourd'hui, à l'image de notre société, je ne vois plus que des liasses de billets de banque défiler sur l'écran, sur les routes, dans les stades et les piscines, sous-titrées en chiffres de scores à la gonflette. Je ne regarde plus rien. Ah si, peut être le patinage artistique... Quel dommage. |
|  | | Pascal9

Nombre de messages: 447 Age: 50 Localisation: Flandre Date d'inscription: 03/11/2004
 | Sujet: Re: Pascal9 Jeu 11 Nov 2004 - 21:20 | |
| C'est bien pour cela que mon propos est teinté de nostalgie... Et que je ne regarde plus le sport depuis longtemps à la télé.. ni ailleurs... Le sport culture n'existe plus comme les petits bistrots qui deviennent de plus en plus rares, la convivialité est à ranger au rang de pratiques ancestrales... Ainsi va le monde... Pas très bien, il faut bien le dire... *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* «Le plus grand danger des autoroutes de l'information, une fois de plus, ça sera pour les hérissons de l'information...» Jean-Marie Gourio http://www.carnetscanailles.org |
|  | | ideuc
Nombre de messages: 2418 Date d'inscription: 26/04/2004
 | Sujet: Re: Pascal9 Jeu 11 Nov 2004 - 21:22 | |
| de quel sport s'agit-il? du professionnel ou amateur? de celui qui fait l'objet de contrat à coup de dollars!! de celui qui fait rêver notre jeunesse alors qu'il fait mourir de jeunes personnes à cause du dopage!!! de celui qui est "imposé " par les médias car contrat à l'appui..... de celui qui est encensé par les journalistes sportifs alors que chacun sait que tout homme a ses limites qui a déjà entendu parler de la force athlétique- pratiquée par des amateurs- ? sans argent à l'appui? désolée, mais ...........  |
|  | | Romane Administrateur

Nombre de messages: 64239 Localisation: Kilomètre zéro Date d'inscription: 01/09/2004
 | Sujet: Re: Pascal9 Jeu 11 Nov 2004 - 21:32 | |
| Beaucoup d'enfants et d'ados pratiquent un sport (amateur, évidemment). Eh bien on les achemine toujours vers l'esprit de compétition. Personnellement, je ne suis pas sportive et ça ne m'intéresse donc pas. Ce qui me dérange là dedans, c'est l'éduction-compétition. Ecraser, faire mieux, se distinguer, progresser, et pourquoi pas, servir les médias un jour, au prix de dopages (certes, les caméras en font des vedettes...). J'avais toujours cru que le sport, c'était : une passion un moyen de faire travailler son corps d'aérer son esprit et les capacités pour ce faire. Me suis-je trompée jusque là ??? Même sans argent, Ideuc, c'est l'état d'esprit qui me chagrine. Certaines écoles le pratiquent également : si tu as un 17 en maths, pas la peine de te présenter au contrôle suivant avec un 16 1/2, sinon on te dit presque que tu es foutu... Alors certes, les amateurs sont moins touchés (cela est aussi valable chez les comédiens, tu sais), mais bon, y'a un sacré mauvais vent d'esprit qui plane sur nos têtes... et pire... dans notre tête... au point parfois de ne plus nous en rendre compte. Ou presque plus. |
|  | | Pascal9

Nombre de messages: 447 Age: 50 Localisation: Flandre Date d'inscription: 03/11/2004
 | Sujet: Re: Pascal9 Jeu 11 Nov 2004 - 21:53 | |
| Ces lignes sont une idéalisation du sport de masse qui a existé, et qui n'existe plus, je suis bien placé pour le savoir, je suis "en quelque sorte" un professionnel du sport, je travaille dans une rédaction sportive d'un quotidien régional. Et, il est vrai que l'âge d'or est terminé et bien terminé, même si le problème du dopage est vieux comme le sport. Je peux vous dire, sans entrer dans les détails, trop long, trop fastidieux, que en ce qui concerne la cuisine de sorcière, nous sommes encore en dessous de la vérité... Mais, il est des sportifs (rares, je l'avoue...) qui sont encore "propres", ce sont les institutions qui sont "sales"... Et les matches de foot du samedi soir ou du dimanche ont remplacé les jeux du cirque... Du pain et des jeux, César l'avait compris, pour éviter que le peuple pense... Non, je préfère finalement ma nostalgie, rester à une époque qui n'existe plus... Certains font de la bicyclette, moi je paraphrase Audiard, je préfère faire du vélo... Pas de "papier" informatif, plutôt une dénonciation du dénigrement systématique... Très à la mode au jour d'aujourd'hui... La vérité est ailleurs... *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* «Le plus grand danger des autoroutes de l'information, une fois de plus, ça sera pour les hérissons de l'information...» Jean-Marie Gourio http://www.carnetscanailles.org |
|  | | |
| Page 1 sur 15 | Aller à la page : 1, 2, 3 ... 8 ... 15  |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|