Avec mon filet à papillons je courais derrière les paroles errantes. Mais aussi derrière les notes volantes. Elles n'avaient point d'auteurs recensés. Elle voletaient échappées du resserrement de pages, ou en survivante du tintamarre, bonnes à capturer. Je les ajoutais à ma flambée mystique.
Ambrosiaques nélombos que les jacanas parcourent.
Le musicien des rues laisse dans son sillage des millions de grelots, une rivière de chants. Dans l'écrin du silence je les recueille, ils reposent en perles multicoloriées. C'est une eau qui jaillit dans le cours du vent. J'aime les crécelles et les grelots qui donnent chair à la brise.
Quand mon cœur prend le poids du mercure, ils me procurent un saint allègement.
A nadir les étoiles volent que je crois d'ici entendre. Ressemblance avec la rivière. Ressemblance avec le temps qui roule ses eaux muettes.
J'entre de plain-pied dans le cosmos que formulent les sons. Dans le charivari des perles entrechoquées au fronton des cieux.
Musique qui liquéfie les pierres des prisons.
c'est suprasensoriel.
Etoiles sans rivages. Lampes du vide. Grelots secoués dans l'abîme.
Musique qui aplanit tout ce qui en moi est rugueux. Je desserre les dents.
*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
Je préfère les chevaux aux tracteurs.