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Scapinocchio de la Mancha

Nombre de messages: 1189 Localisation: Gallardon Date d'inscription: 21/10/2007
 | Sujet: LE GRAND MELI MELO Dim 25 Oct - 10:39 | |
| 3 ou 4 fois par an, nous nous réunissons entre amis autour d'un repas dont la nouvelle littéraire est le thème central. La règle du jeu change à chaque fois : lectures, mises en scène, écritures... Ceux qui reçoivent fixe les règles dont ils nous font part quelques mois à l'avance. Cette fois-ci, le challenge était d'écrire un texte à partir de phrases et de mots que nos hôtes avaient pêchés dans une nouvelle célèbre dont nous ignorions et le titre et l'auteur. Il fallait placer : "Je prenais régulièrement le train quand je revenais de la côte normande vers la capitale, mais ce jour là j'avais un rendez-vous important en fin d'après-midi et les horaires ne m'arrangeaient pas. Je roulais depuis une demi-heure quand je ressentis le besoin de prendre un café dans le bistrot d'un petit village. Je la vis immédiatement alors que je me demandais encore à quelle table j'allais m'installer." Ecrivain ; sourire de connivence ; improbable rencontre ; célébrité ; inéluctable logique ; subjuguée ; mort ; singulièrement hivernal ; présence vénéneuse ; choix ; arrière goût de malaise ; destin ; signes ; incroyable coïncidence ; croisement ; aveuxPour ce qui me concerne, cela a donné le texte qui suit : LE GRAND MELI MELO
Je prenais régulièrement le train quand je revenais de la côte normande vers la capitale, mais ce jour-là, j’avais un rendez-vous important en fin d’après-midi et les horaires ne m’arrangeaient pas. La SNCF avait particulièrement souffert du Grand Méli-Mélo. On avait vu réapparaître dans les gares, du jour au lendemain, les annuaires de 1961 qui, pour l’essentiel, concernaient des lignes n’existant plus depuis plusieurs décennies. Tout cela provoquait une énorme pagaille et des retards atteignant allègrement la semaine. Ainsi, le TGV Caen-Paris s’arrêtait, parfois plusieurs heures, dans pas moins de 126 gares dont la plupart n’étaient plus que ruines désertes au milieu des champs de colza, et parcourait le trajet en un peu plus de 8 jours. Mon rendez-vous étant d’importance, je louai donc une camionnette et m’engageai sur l’autoroute. La neige qui tombait dru depuis le matin donnait à ce mois d’août une allure singulièrement hivernale, conséquence du Grand Méli-Mélo sur Météo-France. J’avais quitté la plage de Trouville la veille sous une chaleur de 35° à l’ombre et commençai à regretter d’être resté en maillot de bain. Je roulais depuis une demi-heure derrière les chasse-neige quand je ressentis le besoin de prendre un café dans le bistrot d’un petit village dont j’avais cru apercevoir le clocher un bref instant, quelque part sur ma droite, à travers le tunnel blanc dans lequel j’évoluais en aveugle. Une bretelle bienvenue se présenta et je m’y engageai. La neige n’étant heureusement qu’autoroutière, je roulai bientôt sous un agréable ciel printanier. Un charmant arc-en-ciel accroché à la girouette de l’église m’invitait à la flânerie. Un petit kilomètre avant l’entrée du village, je m’arrêtai à un croisement pour laisser traverser une joyeuse bande de bambins en vadrouille tirant un bélier au bout d’une longe et, par la vitre baissée, je leur lançai une poignée de carambars pour qu’ils ne dépècent pas mon véhicule de location. Le bélier en goba la plupart, qu’il avala sans les déballer. Malgré ce stratagème, ce n’est que grâce à ma ressemblance avec Jean-Paul Sartre et à une incroyable coïncidence qu’ils m’épargnèrent. Une gamine de cinq ou six ans s’approcha de ma portière et me dévisagea d’un regard soupçonneux. Par réflexe, je saisis l’attaché-case que j’avais posée sur le siège passager, attrapai les menottes dans la boîte à gants et attachai mon poignet gauche à la mallette.
« Ne seriez-vous pas le philosophe ?
La dernière fois que j’avais acquiescé, j’avais failli être lynché par une colonie de vacances. Une autre fois par contre, aux Abattoirs de la Villette, j’avais été porté en triomphe par quinze garçons-bouchers jusqu’à leur cantine où j’avais dû improviser un café littéraire sur l’être et le néant en échange d’une côte de bœuf copieusement arrosée. Jouant le tout pour le tout, je ne contredis pas la gamine mais opinai imperceptiblement du chef. Aussitôt, son visage s’éclaira :
-Je suis vraiment fan de vos essais, particulièrement de votre discours de la méthode. C’est un honneur de rencontrer le grand Aristote en personne ! Vous pouvez poursuivre votre chemin, mais à l’avenir, prenez garde : appâter les enfants avec des bonbons en s’exhibant dans un slip moulant peut vous attirer de graves ennuis.
Je répondis par un timide sourire de connivence, remontai ma vitre et déballai un carambar que je posai sur ma langue. Je redémarrai, bénissant pour une fois le Grand Méli-Mélo qui s’attaquait aussi aux bibliographies. Dans mon rétroviseur, je vis la petite fille rejoindre ses camarades occupés, maintenant à dépecer un chalutier échoué dans un champ de colza.
L’unique place du village était déserte. Aucune voiture n’y stationnait, pas plus que dans les rues adjacentes. Contredisant l’air printanier qui fleurissait les pommiers dans la campagne alentour, un soleil de plomb inondait l’asphalte. Seul signe de vie, un canard colvert allongé à l’ombre du crédit agricole leva à peine la tête à mon approche et repris sa sieste. De toute évidence, je ne valais pas plus d’attention. Autour de la place, tous les volets étaient désespérément clos. Aux fenêtres, quelques parachutes séchaient sur des cordes à linge. Levant les yeux vers le sommet de l’église, je m’aperçus que l’arc-en-ciel n’était qu’un leurre en carton empalé sur la flèche du clocher. Etait-ce là des signes du destin ? Un arrière-goût de malaise remplaça dans ma bouche la douceur du caramel fondant. Je voulus me défaire des menottes mais il me revint que seul mon contact à Paris en possédait la clé. C’est donc en slip et mon attaché-case à la main que je traversai la place en direction du café du village.
J’allai pousser la porte sans conviction, m’attendant à la trouver fermée, quand elle s’ouvrit, tirée par une jeune soubrette en tutu et Répéto. Je fus aussitôt envahi par un flot de musique tzigane et par un épais brouillard bleuté empestant le tabac de Virginie. La ballerine qui m’invitait à entrer me gratifia d’un :
- Bienvenue monsieur Bukovski !
Je sentis confusément qu’il valait mieux ne pas la contredire.
A l’exception de rares tables vides, la salle était occupée par de vieux marins bretons désœuvrés et par quelques parachutistes américains en permission qui, de toute évidence, étaient en train de se faire plumer à la belote coinchée. Quelques têtes se tournèrent dans ma direction pour se replonger aussitôt dans les cartes et les verres de calva. Je ne les intéressais pas davantage que le canard colvert. Parcourant la salle des yeux, je la vis immédiatement, malgré la cornette qui lui cachait une partie du visage, alors que je me demandais encore à quelle table j’allais m’installer. Improbable rencontre au milieu de G.I. avinés, Thérèse de Lisieux jouait à la belote coinchée. Et vue les piles de dollars qu’elle avait devant elle, elle gagnait gros.
- Thérèse, m’exclamai-je mon amour du second trimestre de CM2 ! Tu avais promis de m’attendre et te voilà carmélite !
Thérèse de Lisieux posa ses cartes, se leva d’un bond et courut à ma rencontre. Empêtrée dans sa robe de nonne, elle s’effondra dans mes bras, en larmes :
- Je t’en conjure, ne me juge pas si durement avant de connaître mon histoire ! Le temps est venu des aveux ! Naguère, sur le chemin de l’école, je fus ravie par une bande de romanichels qui me nourrirent de rutabaga et m’élevèrent dans l’amour du Christ. Mille fois je tentai de m’enfuir pour te retrouver, mais mille fois je m’égarai dans les marais, car ils m’avaient crevé les yeux, et mille fois ils me reprirent. Lasse de la vie, désespérant de te revoir jamais, j’acceptai finalement mon sort. Je fus déflorée par mon père adoptif qui, alors que j’étais enceinte de ses basses œuvres, me vendit à des Carmélites de passage. Depuis, je vivais recluse en leur couvent de Cuenca en Castille y Léon. Mais je ne parvenais pas à t’oublier. C’est pourquoi, des années plus tard, je mis au point le Grand Méli Mélo. Je sais les perturbations qu’il provoque de par le monde, mais crois-moi, c’était la seule solution pour te retrouver et sauver notre amour. Ces marins bretons que tu vois là furent mes sauveurs. La sardine se faisant de plus en plus rare dans le Golfe de Gascogne, ils soupçonnèrent bien vite les carmélites de les précéder sur les lieux de pêche. Ils entreprirent donc un raid punitif sur leur couvent. Après avoir violé et pendu toutes les religieuses, ils débranchèrent toutes les chambres frigorifiques. Je fus sauvée d’une mort horrible grâce à un marin qui me reconnut comme la voisine de la fille adoptive du beau-frère d’un cousin de sa demi-sœur. L’odeur de la sardine en décomposition devenant intenable, ils regagnèrent leur chalutier, m’emportant avec eux. Souvent pour s’amuser, ces hommes d’équipage, me prenaient à tour de rôle, moi pauvre oiseau des mers qui suivait indolente compagne de voyage leur navire glissant sur les gouffres amers. Je devins leur égérie. Ils m’apprirent à boire le calva à la bouteille et à tricher à la belote coinchée. Depuis, je plume les parachutistes américains qui ignorent que le débarquement est terminé.
- Ainsi c’est donc toi, la cause du Grand Méli Mélo ! J’aurais dû m’en douter. Cela explique que les horaires des trains soient ceux de 1961, l’année où je te perdis. Tout cela est d’une inéluctable logique.
Subjuguée par une telle perspicacité, Thérèse de Lisieux s’agenouilla et m’embrassa les pieds :
- Oui mon amour ! En prenant chaque semaine le TGV direct Caen-Paris, jamais tu ne te serais arrêté dans ce village où le destin devait nous réunir. Il le fallait ! Pourras-tu jamais me pardonner ?
- Je te pardonne, Thérèse de Lisieux ! Maintenant, lève-toi et marche. Fuyons ce bouge infâme ! Fais cesser le Grand Méli Mélo et reprenons notre scolarité trop tôt interrompue !
- Je te suivrai au bout du monde, mais hélas le Grand Méli Mélo m’a échappé et je ne puis plus l’arrêter à présent.
- Qu’importe pourvu que nous soyons enfin réunis ! »
Toujours en slip, serrant la main de Thérèse de Lisieux et prisonnier de mon attaché-case, je me dirigeai vers la sortie lorsque je sentis dans mon dos une présence vénéneuse. Une main se posa sur mon épaule. Je me retournai promptement. Le patron du bistrot, plus grand que moi d’une tête et large comme une armoire normande, m’avait repéré :
« Bukovski, vieux putois aviné, écrivain raté en mal de célébrité, bouffeur de carambars, je t’avais promis de te faire la peau si tu revenais traîner ta cirrhose dans mon bistrot !
Le Grand Méli Mélo commençait à me taper sérieusement sur le système nerveux.
Thérèse m’implora :
- Ignore ce vieux fou de Ténardier ! Après tant d’années à prier au couvent, j’ai appris à lui pardonner. Il est le père de notre enfant mais souviens-toi que je n’avais pas le choix, j’étais sa prisonnière ! Laisse-lui la vie sauve ô mon héros !
Ainsi m’adressai-je au vieux romanichel :
- Je te pardonne car telle est la volonté de ma bien aimée.
- Je n’ai que faire de ton pardon. Je vais t’éclater la tête.
- Va, je ne te hais point !
- Tu le dois.
- Je ne puis.
Thérèse de Lisieux mit un terme à notre tirade :
- Cesse de faire ton cabot. Le temps joue contre nous. N’entends-tu point cette rumeur hostile qui monte de la salle ? Jamais les pêcheurs bretons, mes sauveurs, mes frères en Jésus-Christ, n’accepteront que je les quitte. Jamais ils n’accepteront de perdre une gagneuse comme moi.
Je déballai un nouveau carambar que je glissai dans ma bouche. Alors que nous allions nous précipiter dehors, une voix enfantine nous parvint de la place :
- Tu t’es joué de moi en te faisant passer pour un autre, mais mon canard colvert t’a démasqué. Tu es tombé sur un bec, Houellebecq !
La porte du café s’ouvrit de l’extérieur sous un coup du bélier et je me retrouvai face à une bande de gosses surexcités brandissant des morceaux de ferraille arrachés du chalutier.
- Houellebecq, vieux salaud, le peuple aura ta peau !
Les marins bretons se rapprochaient dangereusement :
- Bukovski, renégat, tu es fait comme un rat !
J’étais coincé entre une bande d’ivrognes décidée à m’égorger et une colonie de vacances prête à me lyncher. Les parachutistes américains, redoutant une irruption de la police militaire, préférèrent ne pas se mêler d’une querelle interne à la population autochtone. Ils entreprirent de vider le bar et d’enseigner l’art du rock and roll à la jeune serveuse en tutu.
Oubliant les menottes et Thérèse de Lisieux, je voulus, dans un réflexe de survie, balancer mon attaché-case au visage de la petite fille et je m’affalai de tout mon long, en slip sur l’asphalte brûlant. Malgré mes efforts, le goudron fondu m’empêcha de me relever. Pris de panique, je voulus crier ma véritable identité, mais le carambar me collant aux dents m’empêcha d’ouvrir la bouche.
Je ne pus que fredonner pour moi seul, maudissant une dernière fois le Grand Méli Mélo :
Je ne suis pas Descartes Pas plus que Jean-Paul Sartre
Je n’suis pas Aristote J’ai rien d’un philosophe
Je ne suis pas Houellebecq Je déteste ce mec
Je n’suis pas Bukovski J’vends des confiseries. *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Imprimé par nos soins. Ne pas jeter sur la voie publique.
Dernière édition par Scapinocchio de la Mancha le Dim 25 Oct - 11:21, édité 4 fois |
|  | | Scapinocchio de la Mancha

Nombre de messages: 1189 Localisation: Gallardon Date d'inscription: 21/10/2007
 | |  | | Romane Administrateur

Nombre de messages: 64144 Localisation: Kilomètre zéro Date d'inscription: 01/09/2004
 | Sujet: Re: LE GRAND MELI MELO Dim 25 Oct - 12:27 | |
| Je viens de lire ce délire en guise de p'tit dej. Aucun regret d'avoir loupé les tartines. Rebondissant, hilarant, étonnant, bref, on sent le bonheur dans cette écriture là ! J'ai vu une faute minus et bien planquée, mais je te soupçonne d'avoir volontairement conservé cette bourde pour obliger tes lecteurs à relire quatre fois le texte, tout hypnotisés qu'ils sont par le souci de devoir te prouver qu'ils ont vraiment lu l'histoire d'un bout à l'autre et qu'ils en ont la preuve. On sait bien que les auteurs Périgourdins soignés par des psy-Bretons exerçant illégalement l'écriture en Périgord, c'est dangereux pour le lecteur. Et vue les piles de dollars / et vuComment procédez-vous pendant cette soirée créative entre amis ? Vous écrivez pendant le repas ? Après ? Sur temps compté ou pas ? Enfin bref, explique amigo ! |
|  | | gérard hocquet

Nombre de messages: 403 Date d'inscription: 16/03/2009
 | Sujet: Re: LE GRAND MELI MELO Dim 25 Oct - 12:42 | |
| réjouissant le GMM! Allez en paix, mon fils. |
|  | | Scapinocchio de la Mancha

Nombre de messages: 1189 Localisation: Gallardon Date d'inscription: 21/10/2007
 | Sujet: Re: LE GRAND MELI MELO Dim 25 Oct - 12:49 | |
| | Romane a écrit: | Comment procédez-vous pendant cette soirée créative entre amis ? Vous écrivez pendant le repas ? Après ? Sur temps compté ou pas ? Enfin bref, explique amigo ! |
NON ! Pendant le repas, on mange et on boit !
On a eu environ deux mois pour écrire les textes.
Les lectures, souvent avec mise en scène (spécialité de Vic), se déroulent de l'apéro jusqu'au dijo. *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Imprimé par nos soins. Ne pas jeter sur la voie publique.
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|  | | Romane Administrateur

Nombre de messages: 64144 Localisation: Kilomètre zéro Date d'inscription: 01/09/2004
 | Sujet: Re: LE GRAND MELI MELO Dim 25 Oct - 12:54 | |
| Emoustillant, bouillonnant, excellent ! Quel type de mise en scène, par exemple, pour ce dernier exemple ? |
|  | | lucaerne

Nombre de messages: 1255 Age: 44 Localisation: Sommet du Mont-Blanc Date d'inscription: 29/01/2009
 | Sujet: Re: LE GRAND MELI MELO Dim 25 Oct - 16:04 | |
| Sacrée Thérèse. Ce que femme veut... Il faudrait en faire un film : je t'ai tellement imaginé en slip avec ton attaché-case que ç'en est presque réel !!! Ouai, essssplique un peu comment vous procédez stp. |
|  | | lison

Nombre de messages: 6768 Localisation: Gratmoilebasdudos, Québec Date d'inscription: 21/02/2005
 | Sujet: Re: LE GRAND MELI MELO Dim 25 Oct - 16:23 | |
| Toujours aussi intéressant...amusant en plus. Chapeau Monsieur Scapinocchio! *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* On s'en promet...hein les filles!!!
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|  | | filo

Nombre de messages: 5053 Localisation: Montpellier Date d'inscription: 02/04/2007
 | Sujet: Re: LE GRAND MELI MELO Dim 25 Oct - 16:29 | |
| Là c'est quand même de la qualité supérieure. Heureusement que tu ne participe jamais aux défis live !  |
|  | | Astérisque "J'étais pas là"

Nombre de messages: 1243 Date d'inscription: 21/02/2008
 | Sujet: Re: LE GRAND MELI MELO Dim 25 Oct - 17:45 | |
| Tudieu! C'est du bon!... Que trop peu tu nous causes, C'est la faute à Darcos! Mais ce texte chiadé, Est-ce grâce à Chénier? St'eupl', ne pourriez-vous pas entreprendre vos défis plus souvent? Disons toue les deux mois?... Ast, pas exigeante pour deux ronds... de jambe... |
|  | | Tryskel

Nombre de messages: 1810 Age: 61 Localisation: Avalon Date d'inscription: 25/09/2007
 | Sujet: Re: LE GRAND MELI MELO Dim 25 Oct - 18:27 | |
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|  | | Scapinocchio de la Mancha

Nombre de messages: 1189 Localisation: Gallardon Date d'inscription: 21/10/2007
 | Sujet: Re: LE GRAND MELI MELO Dim 25 Oct - 18:44 | |
| | lucaerne a écrit: | Sacrée Thérèse. Ce que femme veut... Il faudrait en faire un film : je t'ai tellement imaginé en slip avec ton attaché-case que ç'en est presque réel !!!
Ouai, essssplique un peu comment vous procédez stp. |
Tellemet sacrée qu'elle fut sanctifiée !
La règle du jeu de ces soirées change sans cesse. En fait, c'est la première fois que la consigne était d'écrire une nouvelle. Les fois précédentes, il s'agissait de lire des nouvelles d'auteurs connues et, soit nous élisions la meilleure, soit les convives devaient deviner qui avait choisi telle nouvelle etc. Cette nouvelle expérience qui a consisté à créer des textes a été une grande réussite de convivialité. Car la convivialité est le maître mot de ces soirées, prétexte à se réunir et à bien manger et bien boire. Compte tenu des contraintes professionnelles de chacun, une rencontre par trimestre est le maximum que nous puissions faire, d'autant que le travail de préparation (lire des nouvelles ou en écrire) prend beaucoup de temps. La mise en scène consiste le plus souvent à préparer des lectures à plusieurs voix. Vic surtout, qui a l'art de la mise en scène, prépare ses interventions avec force musique et accessoires. Ce sera à lui d'en parler.
Ouali oualou. Content que ça vous ait plu. Soyez sûrs que pour nous, ce sont de grand moment de rigolade, d'autant qu'on ne se prend pas au sérieux du tout. Il n'y a rien à gagner que le plaisir d'être ensemble, d'autant que nous ne rencontrons certains amis qu'à cette occasion. *"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"* Imprimé par nos soins. Ne pas jeter sur la voie publique.
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