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hervecro

Age : 37 Inscrit le : 01 Nov 2007 Messages : 69 Localisation : Saint Denis de la Réunion
| Sujet: L'avènement du phénix Jeu 1 Nov 2007 - 18:19 | |
| Mon premier roman, édité à compte d'auteur en avril 2006, L'histoire : Un général de l'armée française se fait assassiner lors d'une prise d'armes aux Invalides. (lieu réel des prises d'armes dans Paris) Les deux héros se lançent à la poursuite du tueur. Au fur et à mesure de leur enquête, ils découvrent que ça ne va pas s'arrêter là et sortir largement du cadre militaro militaire et englober l'ensemble du pays. Extrait : --------------------------------------------------------------------------- Chapitre 0 - Prologue
Je suis réveillé par la sonnerie du réveil. Je tâtonne du bout des doigts la table de chevet et trouve enfin l’appareil. J’ouvre les yeux, il est 7 heures. Je me lève et passe devant la table basse du salon. Je saisis la télécommande et allume la télé. Je choisis une chaîne musicale où passe un clip de Madonna. Je me dirige vers la salle de bains. Je fais couler l’eau de la douche et me regarde dans la glace. Je me dis que le week-end va être éprouvant. La chaleur de l’eau me sort peu à peu de ma torpeur. Je sors de la cabine et la musique de David Guetta finit de me réveiller. Je cherche mon rasoir et termine ma toilette sous la voix mélodieuse de Barry White. Mon mètre quatre-vingt n’est pas de trop pour attraper mon sac de sport au dessus de l’armoire. Je mets quelques vêtements dedans et vérifie si j’ai mon billet de train. Je pars ce soir à Bordeaux chez des amis. Je vais dans la cuisine et cherche de quoi me faire un café. La boîte est vide, tant pis, je me rattraperai au bureau. Je range les quelques affaires qui traînent, prends ma veste et mon sac. J’éteins la télévision et vérifie que tout est ok. Je ferme la porte et descends les escaliers en sifflotant. Je croise la concierge et lui lance un bonjour enjoué. Elle me répond d’un signe de tête. J’arrive à la bouche de métro et m’engouffre dans les entrailles de Paris. Dans une petite ville de province, la journée est commencée depuis tôt ce matin. Dans le manoir, l’activité est intense. Le téléphone retentit. Dans le bureau, un homme décroche. - Tout est paré, Monsieur - Ne loupez pas votre coup, la suite dépend de vous. Votre rôle est essentiel et votre réussite indispensable. - Je ne vous décevrai pas. - Je l’espère. L’homme raccroche, et éteint la lampe de bureau. Il se lève et sort du bureau. Il ferme la porte à clé et semble sûr de lui. Son plan se déroule pour le moment comme prévu. Quelque part dans Paris, un homme est posté, prêt à accomplir son destin. L’heure est bientôt venue pour lui de prouver sa loyauté envers sa cause. |
|  | | hervecro

Age : 37 Inscrit le : 01 Nov 2007 Messages : 69 Localisation : Saint Denis de la Réunion
| Sujet: La suite Jeu 1 Nov 2007 - 18:21 | |
| Chapitre 1
Vendredi 3 septembre, comme tous les matins, je sors du métro Ligne 12 station Solférino pour rejoindre mon bureau Boulevard St Germain dans le 7eme arrondissement de paris. C’est une belle journée et les rayons de soleil commencent à faire leur apparition. Le boulevard est déjà rempli de voiture et de taxis. Quelques vélos circulent sur la voie des bus et les scooters et autres motos remontent les files de voitures. L’été va bientôt se terminer mais Paris reste toujours magique en cette époque. La transition entre l’été et l’automne se fera sans doute doucement cette année tant la fin de l’été est douce et chaleureuse. Entre la station de métro et la porte du ministère de la défense, il n’y a que 200 mètres et j’en profite pour croiser les regards des personnes qui remontent le trottoir dans l’autre direction. Une jeune femme marche d’un pas alerte signe que comme tous les Parisiens, elle a l’impression d’être en retard, d’être constamment en retard. Cela fait un an que je travaille à Paris et je ne comprends toujours pas pourquoi les Parisiens sont si pressés, pourquoi ils courent après le bus, le métro, le train comme s’ils avaient du temps à rattraper, que la vie à paris s’écoulait plus vite qu’ailleurs. Je pense que c’est un sentiment que l’on retrouve dans d’autres grandes métropoles en Europe et dans le monde mais en France, il n’y a qu’ici qu’on ait cette impression. Un homme en costume de marque, tempes grisonnantes et petites lunettes rondes discute de la bourse à son portable, il parle si fort que je n’ai aucun mal à entendre sa conversation, d’ailleurs en arrivant au bureau je vais revendre les actions dont il vient d’annoncer la forte baisse à son interlocuteur. L’entrée du ministère est gardée par des gendarmes, deux à la porte pour vérifier les laisser passer et deux en patrouille le long du ministère. Ces derniers sont munis de leur gilet pare-balles et de leur fusil d’assaut. La sécurité a été renforcée ces derniers jours aux alentours des bâtiments ministériels et de tous les endroits sensibles car des attentats ont eu lieu dans une grande capitale d’Europe. Notre ministre de l’intérieur a jugé bon de faire passer le plan vigipirate du niveau jaune au niveau orange
Grâce à mon laisser passer, je montre patte blanche à mon cerbère qui machinalement regarde si celui ci est encore valable et si c’est bien ma photo qui se trouve dessus. Après un regard bref vers mon visage dont les lunettes de soleil cachent les yeux, il me fait signe de passer et recommence la même manœuvre avec la personne derrière moi. Bientôt ce pauvre gendarme ne fera plus que regarder un écran d’ordinateur car une société informatique va installer le nouveau portique d’entrée avec badge automatique et tourniquet. Leur travail n’en sera que simplifié. Je monte les escaliers pour arriver au troisième étage où se trouve mon bureau, dans les couloirs c’est déjà l’agitation des grands jours, et la vue de certaines tenues me rappelle qu’aujourd’hui j’ai une activité importante. Aujourd’hui, à lieu la cérémonie de passation de commandement du Chef d’Etat Major de l’Armée de Terre, le CEMAT. Notre général après 3 ans de bons et loyaux services en tant que commandant en chef de l’armée de terre se prépare à partir en retraite, enfin en deuxième section, car pour les généraux la retraite n’existe pas. La cérémonie se déroule à 11h00 dans la cour d’honneur des Invalides et j’ai largement le temps de prendre un café en compagnie de mes collègues. Je dois me battre une fois de plus pour arracher du ventre de cette maudite boîte, la clé de mon bureau. En ouvrant la porte, je retrouve l’ambiance chaude et pesante des micros ordinateurs qui fonctionnent et diffusent leur chaleur dans cette pièce de 20 M2 Je vais ouvrir la fenêtre afin de ne plus me retrouver dans une ambiance de purgatoire entre l’enfer et le paradis. En ouvrant la fenêtre, j’entends les premiers coup de klaxon des automobilistes mécontents de leur sort dans le cortège carnavalesque que Paris connaît dès le matin. Je prends ma tenue Terre de France qu’un couturier a eu l’intelligence de faire grise et qui est composée d’un pantalon gris et d’une chemisette vert olive avec tous les ornements qui caractérisent la tenue d’un militaire d’Etat-Major. Je me change tout en espérant que le café sera bon ce matin. Le téléphone me fait sortir de mes songes et m’oblige à boutonner ma chemise plus vite. Déjà un utilisateur mécontent lui aussi, peut être le même qui klaxonnait il y a deux minutes encore dans sa voiture. Je décroche et j’entends une voix ténébreuse, grave et tonique. Je ne m’étais pas trompé, on me signale que l’outil de messagerie vient de tomber en panne. Le métier d’informaticien, surtout sur un système opérationnel, est très difficile. Jamais personne ne vous téléphone pour demander comment vous allez mais dès qu’un problème surgit, vous êtes le responsable de tous les maux de la terre. Si en plus, vous n’avez pas la solution en direct, c’en est fini de votre bonne journée. Je lui dis que je vais traiter ce dysfonctionnement tout en me connectant à mon ordinateur. « Bienvenue », m’annonce une douce voix féminine qui paraît tout droit sortie d’un aéroport. Tout en écoutant le problème, je me connecte au serveur qui ne répond pas. J’arrive à localiser ce qui ne va pas et lui dit que ce sera réparé dans dix minutes. Je raccroche. Tant pis pour mon café, mon estomac va devoir attendre un peu. Je descends l’escalier et part en direction du bâtiment opposé. Le serveur de messagerie se trouve dans une pièce spécialement aménagée à cet effet. A la porte d’entrée, il y a un Digicode. Je compose les chiffres du code et la porte s’ouvre. La température de cette salle est constante et fraîche afin d’éviter toute surchauffe des ordinateurs. Le serveur se trouve dans une baie métallique. Un seul écran permet de contrôler tous les systèmes. Je tape le mot de passe et redémarre le système manuellement. Je ferme la pièce et entame le parcours inverse afin de retourner dans mon bureau. Sur le chemin du retour, je suis une personne qui me paraît familière. Une longue chevelure châtain qui descend jusqu’au creux des reins, une silhouette de mannequin comme on voit à la télévision ou sur les affiches qui vantent le mérite de tel yaourt 0% ou de tel régime minceur, longiligne avec juste ce qu’il faut de rondeur pour attirer le regard des hommes. « - Bonjour Clara ». Elle se retourne et je croise alors ce regard énigmatique qui m’a toujours attiré, ces yeux bleus ont quelque chose qui paraît mystique. « - Bonjour Damien », me répond-elle. Je m’approche d’elle et lui fais la bise, elle sent bon le parfum d’un grand couturier, dans son tailleur noir dont la jupe souligne parfaitement la courbure des hanches, elle ressemble à ces jeunes femmes dynamiques qui ont le monde à leur pied et à qui tout réussit. « - Comment vas tu ? me demande t’elle, - Ca va sauf que je n’ai pas encore eu le temps de prendre un café, Veux tu m’accompagner ? - Non je dois charger le matériel pour la prise d’armes de ce midi et je suis déjà à la bourre, on se voit à la garden-party après la cérémonie si tu veux. Tchao ! »
C’est tout Clara ça, toujours sur le qui vive, pas une minute à perdre, une vraie parisienne en somme. Je remonte les escaliers en repensant à notre première rencontre. C’était en juin de l’année dernière, lors de la précédente garden-party. Cette femme que je ne connaissais pas, m’a écouté parler des heures de mes ennuis personnels en me prêtant une oreille attentive du début à la fin et me conseillant sur certaines parties de mes actions à mener. Un divorce n’est jamais facile surtout quand il y a des enfants. Votre monde s’écroule autour de vous et tous vos idéaux s’envolent. Clara en faisant ce geste anodin m’a permis de surmonter ces épreuves et son charme a fait le reste. Nous sommes devenus des amis et nous nous voyons de temps en temps au détour d’un verre le soir ou d’un restaurant. Cette amitié est très importante pour moi, et je pense que c’est la même chose pour elle. Depuis un an j’essaie d’en apprendre plus sur elle mais elle préfère éviter le sujet à chaque fois que je lui pose des questions. Après quelques serrages de main et des bonjours à la cantonade, je rejoins de nouveau mon bureau où toute l’équipe est arrivée. Celle ci est composée de 3 personnes. Il y a Pascal, jeune sergent de 21 ans, sportif bronzé qui adore le surf à Lacanau, d’ailleurs, il en revient de sa plage favorite. Il est fou de football et ce matin nous avons droit au résumé complet du match d’hier soir de son équipe favorite. Face à lui, se trouve Jean-Paul, personnel civil de son état, cela fait sept ans qu’il est dans cette merveilleuse boutique et je peux dire que c’est la mémoire vivante de mon équipe. Il était là, à la création du bureau et je crois bien qu’il finira sa carrière sur la même chaise. Enfin Léa, la quarantaine bondissante, toujours coquette et qui va sans doute me demander comment je trouve sa nouvelle coiffure, il faut dire qu’elle en change souvent.
- Bonjour, mon adjudant, comment ça va aujourd’hui ? , me demandent-ils en chœur. - Ca va, sauf que le serveur était encore planté ce matin quand je suis arrivé, il va falloir vraiment trouver une solution à ce problème, ce n’est pas la première fois que ça arrive, n’oubliez pas la prise d’armes tout à l’heure, il faut y être à 10h30. C’est Jean-Paul qui assurera le service ici, mais comme tout le monde sera à la prise d’armes, ça devrait être assez tranquille. - Le chef de bureau veut vous parler de suite, me dit Léa - Ok, j’y vais, encore tant pis pour mon café. Je sors du bureau en me dirigeant vers celui de mon chef. Après une heure de monologue pour m’exposer quelle va être la restructuration du service, je sors enfin, je regarde ma montre, il est déjà plus de dix heures. Plus question de perdre du temps, je vais dans mon vestiaire et je mets ma belle chemise blanche, cire mes chaussures et enfile ma vareuse. - Debout là dedans, tout le monde est prêt ?? Leur dis je en rentrant de nouveau dans le bureau. - Oui, chef on vous attendait. - Vous avez votre invitation et une pièce d’identité car comme le président de la république sera là, il va falloir prouver son identité au service d’ordre. - C’est bon, on a tout. Nous descendons les escaliers, passons la porte pour sortir du ministère. La chaleur commence à vraiment se faire sentir, ça promet pour la prise d’armes, si celle ci dure trop longtemps il va y avoir des troupes qui vont tomber. C’est comme ça à chaque fois, si vous ne petit déjeunez pas et que vous restez en pleine chaleur sans bouger dans une position fixe, il y a des risques, le képi fait effet de serre et c’est l’évanouissement. Ce qui me fait penser que je n’ai pas eu le temps de prendre mon café. Tant pis, je passerai directement au cocktail après la cérémonie. Celui-ci a lieu dans les jardins privés du Major Général de l’Armée de Terre, le MGAT qui se trouvent aux invalides. C ‘est un jardin ombragé avec de longues allées bordées de fleurs avec en son centre un kiosque blanc. Nous remontons la rue Saint- Dominique pour arriver sur l’esplanade des invalides. |
|  | | hervecro

Age : 37 Inscrit le : 01 Nov 2007 Messages : 69 Localisation : Saint Denis de la Réunion
| Sujet: La suite encore Jeu 1 Nov 2007 - 18:22 | |
| A notre droite, le pont Alexandre III est resplendissant dans la lumière du soleil, c’est le plus majestueux des ponts de Paris. La première pierre de ce pont a été posée le 7 octobre 1896, en présence du tsar Nicolas II et du président de la République Félix Faure. Il célèbre l'amitié franco-russe, décidée peu avant par Alexandre III (à qui le monument est dédié) et le président Carnot, dans le but avoué de faire contrepoids à la puissante Allemagne. Il a été inauguré à l'occasion de l'ouverture de l'Exposition Universelle de 1900. Il permet d’enjamber la Seine et ainsi d’avoir un accès direct entre l’Elysée et les Invalides via les Grand et Petit Palais. La circulation est dense et des cars de CRS sont garés tout le long de la rue. Le parcours de la voiture du président doit être dégagé. A notre gauche l’hôtel des Invalides se dresse de toute sa splendeur devant nous, sa façade et surtout son dôme aux milliers de feuilles d’or se voient de très loin dans Paris. Nous avançons vers ce magnifique édifice, face à nous des canons nous rappellent que Louis XIV a fait construire cet hôtel pour accueillir les vétérans de ses guerres. Avant 1670, la Nation n’avait aucune reconnaissance pour ses anciens militaires et le roi décida donc de faire construire un édifice capable de les prendre en charge. En trois ans, l’enceinte fut construite. La vie était organisée comme dans une caserne et rythmée au son du clairon toute la journée. Les anciens soldats étaient logés en compagnie et travaillaient dans divers ateliers (confection d’uniforme, cordonnerie, et beaucoup d’autres). L’alcool y était interdit et les permissions de sortie étaient en vigueur. En contrepartie, ils étaient nourris, blanchis, logés et soignés car un hôpital fut construit dans la partie Sud-Est du complexe. En 1676, une église fut construite, ou plutôt deux. Une pour le roi et sa cour et une pour les soldats. En 1706, le roi inaugure l’Eglise dont le fameux dôme est visible et reconnaissable de tous les coins de Paris. Le dôme fait plus de 100 mètres de haut. Sous Napoléon 1er, il devient le panthéon des gloires militaires françaises et dans l’église des soldats, on peut encore voir aujourd'hui les drapeaux des conquêtes militaires de Napoléon mais aussi des périodes antérieures et postérieures à l’empire. Actuellement, une partie de l’ensemble abrite le musée de l’armée, l’hôpital existe toujours. Dans une autre partie des bâtiments, il y a des bureaux de l’Etat-major et les appartements du Major Général de l’Armée de Terre. L’église du roi est devenu un musée et sous le dôme se trouve le tombeau de Napoléon 1er. Nous arrivons devant la porte et montrons nos invitations. Nous passons ce barrage sans encombre. Nous avons un peu de temps devant nous, il est 10h20. La mise en place n’a lieu que dans dix minutes. Nous nous avançons vers la cour d’honneur, la fanfare de la région terre île de France se met en formation et leur chef leur donne les dernières recommandations pour la cérémonie. Je me fais une joie d’écouter attentivement à chaque fois les fanfares militaires car cette musique est remplie de respect des militaires tombés au champ d’honneur. Non loin, d’eux, un détachement de la garde républicaine se met en place. Ils sont revêtus de leur uniforme de parade avec notamment leur chapeau à plume. Nous arrivons à hauteur de la porte d’entrée de la cour et il y a un monde considérable. Non seulement des militaires sont conviés à ce genre de cérémonie mais aussi des civils qui viennent soit parce qu’un de leur proche se fait décorer, soit parce qu’ils ont été invités par diverses autorités. Doucement le dispositif se met en ordre. Chacun trouve sa place suivant un plan établi par la note de service et surtout grâce à un marquage discret au sol fait de petites croix et autres cercles. Le commandant de la cérémonie se trouve au centre du dispositif, à sa gauche des pupilles de la nation sont en tenue traditionnelle de cérémonie bleue, ensuite vient la musique militaire, et enfin le drapeau du régiment qui participe à la cérémonie. Face à lui, les troupes en armes, trois sections en treillis de cérémonie et leur chef de détachement ainsi que le détachement de la garde républicaine que nous avons aperçu en arrivant. A sa droite, se trouvent les anciens combattants des différentes guerres assistés des personnels de la croix rouge, certains étant en fauteuil roulant, une passerelle à été aménagée spécialement pour cette occasion. Les pavés de la place d’armes ne les aident cependant pas à se déplacer seul. Ensuite se situent les troupes sans armes, dont je fais partie. A côté de nous les décorés , qui vont se voir décerner la légion d’honneur par le président de la République lui même. Enfin, les personnes invitées à cette cérémonie ferment le dispositif. Il est maintenant 10h40, la fanfare arrive sous le porche au son des tambours. Ils marchent tous au même pas et en se plaçant face à nous, ils entament une sorte de danse synchronisée afin de se retrouver tous dans le bon sens. Ils s’arrêtent et le roulement de tambour se tait brutalement après un geste méthodique et précis du chef de la musique. Celui ci se retourne et fait maintenant face à la place d’armes. A chaque extrémité de la cour, des caméras ont été positionnées afin de garder un souvenir impérissable de cet évènement. De plus, une caméra mobile va filmer les déplacements des autorités au plus près. Celle ci est portée avec élégance et grand professionnalisme par ma chère amie Clara. Elle a pour l’occasion troqué son tailleur pour un treillis plus saillant à son métier. Ce qui ne l’empêche pas d’être toujours aussi féminine et désirable. 10h50, le chef de la cérémonie se met au garde à vous , ça y est la grande messe va pouvoir commencer. - Garde à vous, la musique entame le morceau adéquat. - Présentez Armes., nouvel air de musique. |
|  | | hervecro

Age : 37 Inscrit le : 01 Nov 2007 Messages : 69 Localisation : Saint Denis de la Réunion
| Sujet: La suite et fin !! Jeu 1 Nov 2007 - 18:23 | |
| Deux claquements de mains parfaitement coordonnés viennent rompre le silence. Des pas résonnent au loin. Les têtes se tournent. Six hommes sortent de dessous le porche. Ils sont en tenue de défilé, les rangers claquent sur les pavés. Ils sont sur deux lignes forment ainsi un rectangle. Au centre de la première ligne, se trouve le porteur du drapeau du régiment, les cinq autres l’entourent dans un parfait alignement l’un à sa droite, un autre à sa gauche, les trois autres derrière eux. Ils progressent vers le centre de la place , et s’arrêtent devant le chef de cérémonie.
- Reposez armes, - Présentez armes, lance le porteur du drapeau. - Au drapeau, ordonne le chef de cérémonie.
Le chef de la musique commence son ballet de gestes précis pour donner ses ordres aux musiciens face à lui. La musique résonne dans la cour et aucun autre bruit ne vient perturber ce cérémonial. Ce morceau terminé, c’est la marseillaise qui se joue maintenant. La musique s’arrête. - Reposez armes, - Portez armes,
Et le cortège reprend sa marche vers son emplacement. Il passe devant la musique. Arrivés face à leur place, ils exécutent avec une précision digne des plus grands horlogers suisses un demi tour sur eux même. - Halte, le bruit des pas s’arrête. - Reposez armes, la main droite claque sur la jambe. - Présentez armes, clac, clac, deux bruits de mains sur le plastique viennent rompre de nouveau le silence.
Tout ceci n’a duré que quelques instants mais a été répété des heures durant afin d’obtenir ce résultat parfait.
Le chef de cérémonie reprend alors autorité sur l’ensemble du dispositif. - Reposez armes - Repos, ordonne-t-il. Le calme revient. La grande horloge au dessus de la statue de Napoléon qui surplombe cette place indique 10h55. Tout est prêt pour l’arrivée des autorités. Les minutes s’écoulent dans la chaleur de cette belle journée d’été. Je regarde le bâtiment en face de moi. Dans cette aile, se trouve le musée de l’Armée. Le rez-de-chaussée est bordé par une allée couverte des piliers de pierre entourent parfaitement la cour. A l’étage, se trouvent des salles d’exposition du musée et un passage couvert large de deux mètres permet aux visiteurs d’avoir une vue plus globale de cette bâtisse. L’étage suivant est complètement fermé et interdit au public, ce sont des salles d’archives et bureaux privés. Chacune des pièces est éclairée grâce à une lucarne ovale. La particularité de celles-ci réside dans le fait qu’elles ont toutes une décoration différente. Petit délire des architectes qui ont voulu laisser leur empreinte dans l’histoire. Je lève les yeux en directions de celles ci afin d’essayer de deviner la créature qu’elle représente. Je les regardent une par une. L’une d’entre elle est un heaume, une autre représente un diablotin, une autre encore est un masque de dramaturge grec, la suivante est un dragon. Tout à coup, la cloche de l’église fait retentir un son caverneux et trouble ainsi ma méditation. Un par un, les onze coups de cloches donnent l’impression d’autant coup de canon et résonnent dans les têtes. La chaleur venant s’ajouter, amplifie le sentiment de sérénité et de recueillement de cet endroit.
- Garde à vous ! crie le chef de la cérémonie (musique) - Présentez armes ! (musique)
Suivant le même itinéraire que le drapeau et sa garde, les autorités font leur apparition. Le président de la République marche en tête du cortège qui comprend le ministre de la défense, le CEMAT en exercice et son successeur qui va être investi de ses fonctions dans quelques minutes. Le chef de l’Etat dans son costume bleu marine marche d’un pas soutenu. Ses yeux bleus reflètent sa force de caractère, c’est un homme d’une prestance hors du commun qui impressionne aussi par son aspect physique. Il fait 1,92 mètres et n’a pas à rougir de ses compagnons d’un jour. Il porte à sa boutonnière son ruban désignant qu’il est lui même titulaire de la légion d’honneur. Derrière lui, les autorités suivent son pas . Les généraux sont dans leur tenue de cérémonie terre de France et marchent au même pas que lui. Ils ont sur leurs manches les étoiles qui caractérisent leur distinction. Ils en ont cinq chacun, ce qui leur donne le titre de général d’armée. Le CEMAT en fonction est presque aussi grand que le président. Son képi lui donne encore plus de grandeur. Le futur CEMAT, le général Marceau est quand à lui plus petit mais sa carrure est impressionnante. Son regard est chargé d’émotion, c’est un jour important pour lui, la consécration de toute une carrière. Ils arrivent à la hauteur du chef de la cérémonie qui les salue. Le chef de cérémonie se tourne et demande au drapeau de venir se placer devant les autorités. - Drapeau sans votre garde, rejoignez votre emplacement. Sortant de sa marque, l’officier portant le drapeau marche devant lui en suivant une ligne droite imaginaire. Arrivé au milieu de la place, il procède à un quart de tour à droite pour se placer dans l’alignement des autorités. Suivant une autre ligne imaginaire, il s’arrête maintenant devant eux. - Au drapeau !
La musique entame de nouveau ce morceau teinté d’émotion, les troupes se sont mises à saluer. Puis vient la « Marseillaise » Une lumière scintillante vient subitement m’agresser les yeux, j’essaie de détourner mon regard et scrute le ciel pour voir d’où cette lumière provient. Une larme descend sur ma joue droite tant cette lumière est intense. Je vois une lucarne ouverte au dernier étage en face de moi. L’ouverture de cette fenêtre renvoie les rayons de soleil vers moi. Je tente de voir ce qu’il se passe. Ma première réflexion est que ces fenêtres ne sont pas habituellement ouvertes. Mes yeux se sont habitués au changement de luminosité et j’aperçois une sorte de tube métallique clair. Je remonte vers la lucarne et distingue une silhouette. Mais je réalise trop tard le dessein tragique de la situation. La fanfare termine son morceau et on entend claquer un coup sec qui s’amplifie dans la cour. Tout de suite après, un cri strident surgit, une femme a réalisé plus vite que moi que c’est un coup de feu que l’on vient d’entendre. La panique est générale, et je n’arrive pas à voir qui a été la victime de cet odieux attentat. Certains se couchent à terre pendant que d’autres s’enfuient en courant. Les cris d’horreur deviennent de plus en plus présents. D’autres coups de feu éclatent, il semble que cela vienne d’une arme différente, j’y suis, les gendarmes ripostent. On a tiré sur le président, j’en suis sûr. Ses gardes du corps arrivent en courant et le premier se couche sur le corps du malheureux. Impossible de voir quoi que ce soit dans la cohue. Ca court dans tous les sens et soudain, la vérité éclate.
Ce n’est pas le président qui a été visé, c’est le général Marceau. Cela devait être le plus beau jour de sa vie et voici que le destin en a décidé autrement. Il a été bien aidé par cet homme qui a tiré. Les nouvelles se confirment. Le nouveau CEMAT est décédé, touché en pleine tête par un fusil de précision. Debout, faisant face à cet affolement général, je distingue Clara qui filme la scène. Je fonce vers elle, et je lui dis de filmer en direction du deuxième étage du bâtiment. « - J’ai vu quelque chose dans la lucarne là haut, et je lui désigne celle dont je parle. »
Le tireur profitant de l’effet de surprise ne s’est pas fait attendre, et a disparu de son poste de tir. Je décide de me lancer à sa poursuite. -------------------------------------------------------------------------------
C'est tout maintenant il faudra acheter pour savoir la suite !!! lol Non sans rire, il m'arrive une belle histoire. J'ai vendu les 300 exemplaires de mon compte d'auteur en à peu pres un an et voilà que j'arrive à cours. Ma future femme (le 24 novembre de cette année !!) lisant Femme actuelle, oui, c'est une intellectuelle, lol, me montre un article sur une nouvelle maison d'édition, les nouveaux auteurs. Elle me dit : Mon chéri, (ben oui elle m'appelle comme cela) tu devrais essayer. Alors comme je lui refuse rien (enfin presque), j'ai envoyé un mail avec l'avènement en pièce jointe. Et tel le phénix qui renait de ses cendres il y a deux semaines, j'ai signé un contrat d'édition avec cette compagnie. Elle est pas belle la vie !!! La réédition est prévue pour la fin du mois !! |
|  | | almalo

Age : 33 Inscrit le : 19 Aoû 2007 Messages : 2739 Localisation : hakuna matata
| Sujet: Re: L'avènement du phénix Jeu 1 Nov 2007 - 18:38 | |
| Bravo pour ta belle histoire et tous mes voeux pour ton mariage... C'est beau tout ça !!
Je ne suis pas très portée sur les romans qui parlent d'armée, je ne peux donc pas commenter le tien...Mais l'écriture est agréable, et on entre tout de suite dans le sujet. Longue vie au Phénix !!  _________________ Un jour après l'autre. |
|  | | Romane Administrateur

Inscrit le : 01 Sep 2004 Messages : 50368 Localisation : Kilomètre zéro
| Sujet: Re: L'avènement du phénix Jeu 1 Nov 2007 - 18:52 | |
| A mon avis, tu as tiré le gros lot (pardon à la future épouse) et cette bonne surprise pourrait bien être le début d'une belle aventure (pardon à la future épouse). Vas-y mon gars ! Tu les auras !
Oui, l'écriture est agréable, les images percutantes, c'est bien tourné ! _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
|  | | hervecro

Age : 37 Inscrit le : 01 Nov 2007 Messages : 69 Localisation : Saint Denis de la Réunion
| Sujet: Re: L'avènement du phénix Jeu 1 Nov 2007 - 19:23 | |
| almalo, l'histoire avec les militaires s'arrete à la fin du chapitre 1 !! le reste est une belle histoire d'amour, d'aventure et d'Histoire !!!
Merci pour tes voeux ! |
|  | | voiedoree

Age : 62 Inscrit le : 26 Oct 2007 Messages : 961 Localisation : Paradis. Saint Pierre
| Sujet: Re: L'avènement du phénix Jeu 1 Nov 2007 - 19:38 | |
| Comme je ne l'ai pas encore commencè je ne vais pas lire ton fil.
Bonne soirée puisqu'on est sur le même fuseau horaire. _________________ http://voiedoree.oldiblog.com |
|  | | hervecro

Age : 37 Inscrit le : 01 Nov 2007 Messages : 69 Localisation : Saint Denis de la Réunion
| Sujet: Re: L'avènement du phénix Jeu 17 Jan 2008 - 17:53 | |
| Viendez tous sur mon nouveau site créé par mes petites mimines !!
http://www.avenementduphenix.com
Dites moi ce que vous en pensez !!!!
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|  | | hervecro

Age : 37 Inscrit le : 01 Nov 2007 Messages : 69 Localisation : Saint Denis de la Réunion
| Sujet: Ca se rapproche !! Sam 9 Fév 2008 - 12:57 | |
| Dans quelques jours, le phénix sera dans les bacs !!
Vous pouvez le réserver à l'adresse suivante :
www.lesnouveauxauteurs.com cherchez hervé croenne dans les blogs des auteurs !!!! Merci pour vos commentaires !!  |
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