Oui, Trys, j'utilise le mot comme je le ressens et l'emploie pour moi-même.
Je ne reprendrai pas d'études, sauf si les circonstances s'y prêtaient, mais sinon je ne vois pas comment ce serait possible. Par contre, je suis assez tentée par quelques formations ciblées, auxquelles j'ajoute déjà la reprise de la lecture, ce qui est déjà pas mal parce que ça me remet le pied à l'étrier. A ce sujet, d'ailleurs, je choisis soigneusement les livres et les auteurs, parce que je veux que ma lecture m'apporte quelque chose de plus que le simple plaisir de lire, tu vois ?
L'autodidacte, puisque ce fut mon cas au moins pour le théâtre (bon, l'écriture aussi, mais je ne considère pas vraiment que "j'écris", comme le font les acharnés du stylo) oblige à des efforts d'attention-observation-perfectionnisme parce que justement c'est à la force des poignets, sans filets. Je ne saurais dire si la qualité qui en résulte est comparable à ceux qui ont suivi des formations. Par contre, une chose est certaine ; il n'y a pas formatage, et c'est ce qui permet sans doute une certaine originalité, ou une entité, appelle ça comme tu veux.
Je songe à l'art brut. L'expo que j'avais vue à Lausanne m'avait scotchée. D'autant qu'il s'agissait de fêlés du caberlot, comme on dit, "des fous" si on préfère. Ok. Ok. Des cinglés, pour quelque raisons que ce soit, je m'en tape, moi ce que j'ai vu, c'est des trucs hallucinants que nulle école ne saurait enseigner.