Petite histoire...
Lorsque j'ai rencontré mon cher et tendre, il me croyait plus âgée que je ne l'étais et a donc jeté son dévolu sur une autre.
J'ai donc jeté moi aussi mon dévolu sur un autre.
Etant tous deux passionnés de musique, nous fîmes quand même connaissance plus fréquemment par la suite, passant des soirées fort agréables, ayant des conversations que je n'avais même pas avec ma propre meilleure amie ou avec ma maman, sur des sujets variés et profonds.
Le temps passant, nous nous trouvâmes tant de points communs que nos discussions en étaient assez troublées.
Un jour, il me demanda même ce qui se passerait si je tombais amoureuse du mec d'une amie. Je répondis innocemment mais sincèrement que je ne le lui piquerait point, je n'aime pas briser un couple, et si ce me en question était avec une autre fille, c'était comme ça. ce n'était pas une perche qu'il me tendais, mais un poteau. Nous en restâmes là.
Puis allusions, bisous sur la joue appuyés, sourires complices...Relations amoureuses respectives désastreuses...Une passion commune pour les danses de salon, ce qui me laissait songeuse n'ayant jamais connu de garçon de 22 ans qui sache danser la valse ou le rock...
Un jour mon valentin me quitta sans préavis, et mon "meilleur ami" avec qui j'avais tant de points communs me dit avec un sourire en coin "ça doit se bousculer au portillon pour le remplacer", ce à quoi je répondis par la négative, ce qui eut pour effet de le faire sourire à nouveau.
Ouais, prends-moi pour une andouille, si tu crois que j'ai pas compris.
Bref, quinze jours plus tard, il quittait son dragon de copine et nous étions ensemble.
Le dragon en question ne l'entendis pas de cette oreille et revint à la charge, et mon ami devenu amoureux ne savait plus quoi penser.
Nous nous séparâmes en nous disant que nous étions de fabuleux meilleurs amis avant, et que ça, personne ne pourrait le briser.
Finalement, nous continuâmes à nous voir en toute amitié, mais n'y tenant plus, malheureux de cette situation, nous nous avouâmes nos sentiments.
Ou plutôt je les lui extirpai des narines, car les mecs c'est bien connu sont des handicapés du sentiment.
Voilà, cette histoire de réelle amitié comme je n'en ai jamais connu avec un garçon s'étant soldée par un mariage et trois enfants, j'ai toujours prévenu mon cher époux qu'il n'aurait plus JAMAIS de meilleurE amiE.

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Il faut une infinie patience pour attendre toujours ce qui n'arrive jamais.
Pierre Dac