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 gourou or not gourou

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Romane
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MessageSujet: Re: gourou or not gourou   Dim 27 Sep 2009 - 19:56

pffff alex. Tu vois ce que je veux dire, tout de même.
Je parle du professeur, appelle-le comme tu veux et dans la discipline que tu veux, il a un programme entre les mains ou une technique, appelle ça aussi comme tu veux, et il enseigne le programme ou la technique. Je n'ai pas dit qu'il n'était pas créatif, il peut d'ailleurs se libérer de sa créativité chez lui, là n'est pas un problème. N'empêche qu'un cours c'est un cours, et que ce cours canalise l'élève sur un programme ou une technique.
L'élève n'est pas là pour laisser libre cours à sa créativité, le prof-maître-ou-ce-que-tu-veux non plus. Il est là pour apprendre une discipline et l'autre est là pour la lui inculquer.
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lucaerne



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MessageSujet: Re: gourou or not gourou   Dim 27 Sep 2009 - 20:56

Gougourougourou... Embarassed

Farouche a écrit:
Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : j’exclus forcément les gourous des sectes de tout poil

Tu n'as donc rien contre les sectes de toute plume. Bonne nouvelle pour les pigeons ! Very Happy

Sur le maître, je mettrais une petite nuance : est-ce qu'il n'apprend pas tout autant de l'élève ? (c'est une fausse question, puisque je réponds oui)

Quant à avoir besoin d'apprendre la base pour pouvoir la dépasser, ça me semble évident, tant en matière de littérature que de peinture, danse, musique...

Mais franchement, je trouve quand même qu'en "accumulant" (sans aucun sens péjoratif... j'aurais plutôt dû utiliser "articuler") les connaissances, on devient plus créatif. Si je prends mon exemple (et n'hésitez pas à me complimenter, je suis en cure !), je trouve que je suis bien plus capable aujourd'hui d'avoir un esprit critique (au sens "noble") de ce qu'on me dit, ce qu'on me présente. Quand je lis un livre, vois un film, écoute une conversation, je me surprends régulièrement à me dire "Tiens, ça je suis d'accord, ça non..." Et je me fais au bout du compte mon idée personnelle, mais qui prend en compte les idées des autres, tout aussi respectables (dans une certaine limite).
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alejandro
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MessageSujet: Re: gourou or not gourou   Lun 28 Sep 2009 - 15:08

Romane a écrit:

Force est de constater que l'école formate l'élève, [...] Et à la fois cela a pour conséquence de réduire considérablement son imaginaire et sa créativité en matière artistique, mais aussi individuelle, car on oublie souvent qu'il est possible d'avoir des réactions créatives en réponse aux contraintes qu'imposent les règles conventionnelles.


« Formater » … comme si on était des disques durs. « Structurer » c’est beaucoup plus joli, non ? avec une connotation plus proche de la réalité, non ?

Sinon, je ne vois vraiment pas pourquoi le fait d’aller à l’école réduirait considérablement l’imaginaire et la créativité, artistique ou individuelle.

Tu as des drôles de fantasmes concernant l’école, toi.

Romane a écrit:

L'élève n'est pas là pour laisser libre cours à sa créativité, le prof-maître-ou-ce-que-tu-veux non plus. Il est là pour apprendre une discipline et l'autre est là pour la lui inculquer.


Je pense comme Farouche. L’apprentissage, même s’il peut être pénible, est ce qui permet entre autres de déployer sa créativité.

Je sais, Filo va encore dire que comme je ne suis pas artiste je ne peux pas comprendre.

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XATO



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MessageSujet: carpe diem   Lun 28 Sep 2009 - 15:36

Votre fil me fait repenser à des films qui m'ont marqué sur justement le sujet en question, en voici quelques uns :

- The Wall
- Et le spectacle continu
- Le cercle des poètes disparus
- Lions & Agneaux

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Romane
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MessageSujet: Re: gourou or not gourou   Lun 28 Sep 2009 - 16:07

alejandro a écrit:
Sinon, je ne vois vraiment pas pourquoi le fait d’aller à l’école réduirait considérablement l’imaginaire et la créativité, artistique ou individuelle.

Tu as des drôles de fantasmes concernant l’école, toi


C'est plutôt reculer pour mieux sauter, à mon avis. Car si, dans le temps de formation on te coule dans un moule, d'autant plus quand tu es très jeune, parce qu'il faut bien t'apprendre qu'un jour il faudra suivre des consignes et même si elles paraissent absurdes, il faudra faire avec (le monde du travail, ce n'est pas rien...)

Pour prendre un exemple : l'écriture est très canalisée, sur les temps scolaires. On te montre des genres, des styles, des époques par le biais des auteurs étudiés, et on te demande de rendre des analyses, explications, rédactions etc. Le tout structuré selon des consignes bien précises.
Ce n'est que plus tard, livré à toi-même, que tu peux oser innover. Après, ça fait flop ou pas, mais ceci est une autre histoire.

Au théâtre en début de saison, j'ai affaire à des jeunes plutôt formatés. Il y en a même qui lèvent le doigt pour me parler. Ils attendent que je leur donne tous les ingrédients. Or, je les amène peu à peu à quitter ce mode de fonctionnement, afin qu'ils puisent eux-mêmes puiser dans leurs capacités à imaginer et à créer (impros entre autres). Ils raffolent de cela, parce qu'ils se dégagent des carcans éducatifs. Ils ont le droit de ramper, de fermer les yeux, d'inventer un langage, et même de transgresser la consigne de départ (j'alterne entre consignes précises et consignes floues, parce qu'ils doivent alterner entre créativité et minutie, un double travail, donc).

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MessageSujet: Re: gourou or not gourou   Lun 28 Sep 2009 - 17:16

Je pense que le formatage se fait au niveau du temps. Les élèves sont sensés avoir fait telle ou telle acquisition à tel moment, telle autre à tel autre moment... Alors que dans la réalité, on sait bien que chacun d'entre nous - enfants comme adultes - avançons à notre propre rythme. Et qu'il n'y a rien de plus néfaste à la créativité que l'uniformisation. Et qu'il n'y a bien sûr rien de mal à avancer chacun à son propre rythme. Ni dans sa propre direction. S'pas ?
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blue note



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MessageSujet: Re: gourou or not gourou   Lun 28 Sep 2009 - 22:41

Je rejoins Lulu sur pas mal de points.
Pour ma part, cela ne me pose pas de problème particulier de confier mon apprentissage à un "maître" et de le reconnaitre comme tel.
J'ai fait pas mal d'années d'arts martiaux, et je suis tout à fait capable de faire la différence entre un professeur et un maître. Un professeur va m'apprendre une technique, et m'aider à atteindre un niveau qui me permettra justement de développer une créativité personnelle, servie par ma plus ou moins maîtrise de la chose. Si je suis capable de développer une telle créativité, sinon je reste une simple technicienne. Un maître me transmettra en plus l'âme de son art, c'est très différent. Sa passion, son souffle, et tout compte fait, la transmission de son savoir.
Autant je reste rebelle face à l'incompétence, autant je suis extrêmement disciplinée quand je reconnais que quelqu'un a quelque chose d'important à m'apprendre.
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MessageSujet: Re: gourou or not gourou   Mar 29 Sep 2009 - 10:16

lucaerne a écrit:
Je pense que le formatage se fait au niveau du temps. Les élèves sont sensés avoir fait telle ou telle acquisition à tel moment, telle autre à tel autre moment... Alors que dans la réalité, on sait bien que chacun d'entre nous - enfants comme adultes - avançons à notre propre rythme. Et qu'il n'y a rien de plus néfaste à la créativité que l'uniformisation. Et qu'il n'y a bien sûr rien de mal à avancer chacun à son propre rythme. Ni dans sa propre direction. S'pas ?


C'est juste Luca, c'est là que se situe le formatage, terme qui convient mieux que structurer, parce que se structurer suppose une liberté d'esprit que l'école n'apprend pas.
D'ailleurs, est ce son rôle?
L'apprentissage pénible par moment, fourni des bases, aprés on peut partir de ces bases pour créer,quelque si le domaine de création choisi.
mais il faut s'en dégager.

C'est là que la notion de prof: chargé de fournir les bases et d'enseigner un programme dont il n'est pas responsable, et celle de "Maître" qui comme dit Blue Note transmet "L'âme de son art" divergent profondément.
En Occident, on a réduit cette notion de "Maître" à celui qui commande le savoir à transmettre, dommage!

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alejandro
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MessageSujet: Re: gourou or not gourou   Mar 29 Sep 2009 - 11:55

Tryskel a écrit:
lucaerne a écrit:
Je pense que le formatage se fait au niveau du temps. Les élèves sont sensés avoir fait telle ou telle acquisition à tel moment, telle autre à tel autre moment... Alors que dans la réalité, on sait bien que chacun d'entre nous - enfants comme adultes - avançons à notre propre rythme. Et qu'il n'y a rien de plus néfaste à la créativité que l'uniformisation. Et qu'il n'y a bien sûr rien de mal à avancer chacun à son propre rythme. Ni dans sa propre direction. S'pas ?


C'est juste Luca, c'est là que se situe le formatage, terme qui convient mieux que structurer, parce que se structurer suppose une liberté d'esprit que l'école n'apprend pas.
D'ailleurs, est ce son rôle?
L'apprentissage pénible par moment, fourni des bases, aprés on peut partir de ces bases pour créer,quelque si le domaine de création choisi.
mais il faut s'en dégager.


On peut critiquer un système en avançant des remarques qui suggèrent que si le système les adoptait, il serait amélioré de façon significative. On peut également critiquer un système en avançant des remarques qui sont irréconciliables avec le système lui-même. Exemple du premier cas : la brasserie au coin de ma rue. Il est joliment décoré, les serveurs sont fort aimables et sympathiques et on y mange très bien. Seul ennui, il y a la télévision. Si j’avais une critique à faire à cette brasserie, ce serait ça, et s’ils m’écoutaient, la brasserie serait, à mes yeux du moins, améliorée. Un exemple du second cas est la finance internationale. Le service rendu par la chose est tellement inexistant, sa nuisance tellement patente, que toute critique de la finance internationale venant de ma part traduirait le souhait de voir celle-ci non pas corrigée, mais supprimée purement et simplement.

Sinon, par formatage, à propos du formatage d’un être humain, je comprends le conditionnement de cette personne à penser et agir de façon stéréotypée et de façon indistincte des autres personnes dans le même cas que lui. Est-ce ce qui arrive à l’école ? Et dans l’affirmative, peut-on maintenir un système à ce point répressif ?

On peut critiquer un tas de choses. Je ne trouve pas normal, par exemple, qu’un enfant de moins de douze ans ait des devoirs à faire à la maison. Ca ne me paraît pas indispensable non plus de leur enseigner à manier des ordinateurs à huit ans. Etc. On peut aussi critiquer le manque de moyens de l’école, en particulier dans certains quartiers et constater qu’en raison de ce manque de moyens, l’école n’accompli pas sa mission de façon satisfaisante.

Mais c’est autre chose que de dire que l’école, par nature, formate les enfants. S’il devait s’avérer que c’est vrai, alors il faudrait 1/ supprimer de toute urgence le système scolaire et le remplacer par autre chose. 2/ stigmatiser et, pourquoi pas, poursuivre devant les tribunaux, cette catégorie absolument répugnante de fonctionnaires malfaisants et fascistes qui n’ont d’autre idée que d’anéantir l’individualité des enfants qu’on leur confie.
On va dire que j’exagère, mais c’est qu’il faut prendre en considération les conséquences de ses positions. Suffit pas de critiquer pour se donner des airs de rebelle.

Il paraît donc que l’école formate sur la longue durée en imposant un rythme identique à tous les élèves. On se demande ce qu’il faudrait faire à la place. Prenons l’exemple de la table de multiplication. Qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire « avancer chacun à son propre rythme » ? Faudrait-il attendre que les enfants aient envie d’apprendre les tables de multiplication pour les leur enseigner ? Il se trouve qu’il y a des choses, entre autres les tables de multiplication, qu’il convient d’apprendre avant un certain âge. Ce serait moins « formater » que de laisser passer cet âge et attendre qu’il se rendent compte de l’utilité des tables pour s’y intéresser ? L’idée de formater – comme l’idée de moule que Romane sort à chaque fois qu’elle en a l’occasion, et même quand elle ne l’a pas – suppose qu’on ne tienne pas compte que les enfants sont différents les uns des autres et qu’on applique de façon mécanique ce pour quoi l’école est faite, c’est à dire, enseigner.

Or, il arrive qu’un enfant soit largué. Non pas tant qu’il ait une « personnalité différente » – ce qui serait une façon politiquement correcte de dire qu’il est con – mais parce que des difficultés extérieures à l’école ou, en tout cas, à l’enseignement, l’empêchent de suivre comme il est prévu qu’un enfant de son âge suive. Le laisse-t-on au bord de la route ? Non. Il y a dans l’école les outils qui vont permettre de l’aider, de surmonter ses problèmes, de rattraper le temps perdu.

Les enfants doivent apprendre et ce n’est pas toujours drôle. Cela veut-il dire que l’école est un lieu de contrainte permanente, de bourrage de crâne chronique, de souffrance à n’en plus finir ? Ben non, les enfants ont beaucoup de temps pour des activités artistiques, peinture, musique, théâtre, et pour le sport.

« Formatage », « uniformisation » … l’école est un endroit – pas le seul, j’en conviens – où les enfants sont socialisés, où ils apprennent à vivre en société, ce qui veut dire, développent leur individualité en l’opposant au groupe. Il y a un lieu commun qui veut qu’il y ait antagonisme entre l’individu et le collectif. C’est totalement faux. L’individualité ne peut en aucune façon se construire sans la contrainte du collectif. C’est à l’école qu’on joue avec des camarades, qu’on apprend son propre fonctionnement, qu’on se familiarise avec son propre tempérament. Bref, l’école contribue grandement à la structuration et non au formatage.

Faut un peu oublier Pink Floyd The Wall et du Cercle des poètes disparus. Non pas qu’ils ne soient pas bien – le premier est un de mes films culte –, mais parce qu’ils parlent d’un monde qui n’est pas le nôtre. D’ailleurs, dans les quartiers difficiles, là où les profs ne tiennent pas les élèves, où les élèves font ce qu’ils veulent, quelle liberté obtiennent-ils ? La liberté de ne pas savoir s’insérer dans une société.

En conclusion, donc, non, il ne s’agit pas de se libérer de ce qu’enseigne l’école. Il s’agit d’y prendre appui pour se hisser.

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MessageSujet: Re: gourou or not gourou   Mar 29 Sep 2009 - 12:37

1 Critiquer le maître, c’est plus facile quand on a compris ce qu’il enseigne. Je peux critiquer la façon d’enseigner la table de multiplication dès lors que je connais mes tables de multiplication. Sinon je parle sinon dans le vide, du moins d’autre chose. On ne peut donc brûler que ce qu’on a préalablement acquis.

2 Un des principaux problèmes du gourou, c’est qu’il sait tout sur tout et qu’il est tout seul avec son savoir. On ne peut pas le contredire. C’est énervant. Donc, soi t on le suit, soit on s’en sépare. C’est maigre comme choix.

Chez les compagnons du devoir, votre maître est un élève de deux ans votre aîné. Lui-même apprend avec un aîné de deux ans. Dès qu’un compagnon du devoir a acquis une connaissance, il lui convient de la transmettre à plus novice que lui-même. On ne voit le haut de cette pyramide du savoir qu’après avoir soi-même beaucoup appris et surtout, beaucoup enseigné.

Il me semble qu’un des torts de l’éducation Nationale est de mettre devant des enfants, des adultes trop savants. Pire, plus ils sont savants (plus ils ont de diplômes), plus ils sont payés et déchargés de cours ! Comme si le but n’était pas d’apprendre au plus grand nombre, la base de la pyramide, mais de concentrer au sommet une élite de gens très savants et très seuls.
Pourquoi les enfants de l’école maternelle ne bénéficient-ils pas de plus d’enseignants. Un enseignant pour dix enfants par exemple. A la crèche, c’est un adulte pour cinq enfants ….

Je suis intervenu dans des IUFM, et j’ai eu la surprise d’apprendre que les apprentis enseignants ne font aucun stage en crèche, en centre de loisirs etc… Non, ils passent des tas de licences à l’Université et ensuite ils font beaucoup de maths et beaucoup de français ! Mais la plus part ne savent plus jouer à coucou le voilà ou à trappe-trappe ! Ou alors, ils ont appris ça en fraude !

*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*"*
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MessageSujet: points   Mar 29 Sep 2009 - 12:37

Alejandro : 10 points!

Mais c'est hors sujet comme le devient ce post à mon avis.

Sans forcer la dose, je pense qu'on s'écarte un peu, et tout ceci devient un débat de société. Dixit Les bourdieu and Co qui ont donné souvent leur avis sur la question de leur vivant.

Que l'école soit ou non un lieu de formatage ou d'éducation//construction/liberté sociale elle évoluera comme à chaque époque. Il se peut d'ailleurs -dû à notre individualité que l'école buissonnière virtuelle redevienne un atout à la future construction de nos chères têtes blondes.

L'université par pragmatisme donne des cours par conférence audio. Donc de chez soi on apprend. Plus besoin de se déplacer.

Pourquoi pas dès le plus jeune âge! Ca résoudrait le gouffre financier qu'est devenu au même titre que le budget de l'armée, le ministère de l'éducation nationale. Mais alors que deviendrait cette utopie de croire que l'école est le garant de la liberté socioculturelle? Un garde fou de la libre pensée? Un pôle du Savoir?..

Mais cela n'impliquerait-il pas non plus que la société deviendrait de plus en plus individualisé alors que justement en toute logique l'école comme tout lieu public à pour sens l'unicité dans l'ouverture sociale?

Enfin tout ca parait bien utopique malgré tout et pour en revenir au dilemne de prof et gourou, ne pas oublier non plus qu'en certaines périodes de l'histoire et de pays, le gourou était et l'est toujours dans certaines tribus le garant du savoir oral...
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XATO



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MessageSujet: plus on sait moins on fait   Mar 29 Sep 2009 - 12:42

Vic pour illustrer ce que tu viens d'écrire, un jour un vieil homme grec m'a dit "plus on sait, moins on fait". J'ai trouvé sa phrase drôle et pourtant pas très loin de la vérité.
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Vilain
Don Juanito


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MessageSujet: Re: gourou or not gourou   Mar 29 Sep 2009 - 12:58

La vraie question à se poser, c'est : Pourquoi l'école ?!

Quand notre brave Jules ferry à rendu l'école ( de la république) obligatoire, c'est que le patronat de l'époque avait besoin d'employés ( au sens large du mot) sachant lire, écrire, compter.....maintenant y'a la nécéssité ( liberalisme oblige) à faire gagner du fric au privé et de casser le service public...

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j'ai lu pas mal de conneries dans ma vie. Maintenant j'en écris !
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XATO



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MessageSujet: l'école obligatoire   Mar 29 Sep 2009 - 13:13

Euh... jules ferry n'a fait qu'élargir l'école à tout le monde. Parce que l'école 'obligatoire' existait déjà pour les classes aristocratiques.

Bon cela dit, c'est vrai que nos jours, on aimerait plutôt aller bosser que de continuer l'école jusqu'à pas d'âge. Je me souviens qu'arriver à un certain niveau j'en avais raz la casquette et je voulais bosser. Bon 15 ans plus tard je me dis et pourquoi pas refaire des études?

Et pas si loin que ca dans le temps ma mère bossait à l'âge où je passais en 3ème au collège.

Et combien de fois j'entendais mon grand père me dire : L'école? Un ramassis de Faignant!

Bref à chaque époque ses couches sociales et ses idées reçues véhiculés...
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Bianca



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MessageSujet: Re: gourou or not gourou   Mar 29 Sep 2009 - 13:17

XATO a écrit:
Vic pour illustrer ce que tu viens d'écrire, un jour un vieil homme grec m'a dit "plus on sait, moins on fait". J'ai trouvé sa phrase drôle et pourtant pas très loin de la vérité.



XATO chinois

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MessageSujet: Re: gourou or not gourou   Mar 29 Sep 2009 - 13:41

XATO a écrit:

Mais c'est hors sujet comme le devient ce post [fil?] à mon avis.


Cela s'appelle la dérive des fils, comme il y a une dérive des continents. C'est un phénomène naturel et il n'y a pas lieu de s'en inquiéter.

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