Je me suis perdue en vous lisant, il a été parlé de lecture (livres), de "maître" d'école - de guide d'art martial - de créativité - de liberté.
Donc sans faire de référence aux sectes ; un maître est celui qui apporte son savoir ( un peu plus loin dans le débat, j'ai lu qu'un maître sait tout sur tout - ça existe ça : savoir tout sur tout ?) De quel "maître" parle-t-on ?
Maître - guide - penser - spiritualité - adepte
Maître - instituteur - professeur - enseignement
Depuis le début, j'ai beaucoup de mal avec ce fil.
Alors, je vais écrire tout ce qui me vient à l'esprit, un peu en vrac.
Un gourou est un maître à penser et généralement il réunit des adeptes.
La pensée est une liberté apportant une certaine créativité, la créativité est liée à l'imagination de l'individu donc à la pensée. Peut-être pourrions-nous dire que la créativité est matière à dire qu'elle apporte le libre penser.
Est-ce que la vie n'apporterait pas cette notion de créativité ?
Quand on envoie des enfants à l'école, on ne les envoie pas vers un gourou, on les envoie vers un maître d'école qui apportera des notions d'apprentissage dans la lecture, l'écriture, les mathématiques, et cela ira crescendo en fonction de la spécificité du maitre (instituteur) ou maître (professeur) donc de l'enseignant et au travers de l'évolution de chaque individu.
Si quelqu'un dans l'assemblée connait l'enseignant qui sait tout sur tout qu’il vient me le présenter.
Que signifie : connaître tout sur tout ? Cela me laisse dubitative quand je lis ce genre de chose.
L'école n'a pas de gourou, elle ne réunit pas des adeptes. C'est une obligation d'aller à l'école dès l'âge de six ans, et ce, jusqu'à 16 ans.
C'est bien d'aller à l'école, car on apprend beaucoup de choses. Des choses que bien des parents ne peuvent apprendre à leurs enfants. Oui, qu'est-ce donc ces choses ?
Un parent, est un guide.
La vie est un guide aussi.
D'ailleurs, mon enfant est au CP, il apprend à lire, à écrire et à compter (ce sont les premières bases de la scolarisation). La classe entière suit un programme imposé par l'instituteur dont il est chargé de l'enseigner. C'est donc son rôle d'enseigner ces premières bases. Le programme doit être bouclé en fin d'année. Chaque enfant est donc conditionné à ces apprentissages. À savoir si ces apprentissages fondamentaux apportent le libre penser est autre chose. Car comme il a été dit, cela réfère de l'individu étant donné que chacun est différent et suit à son rythme. Mais il a été dit que pour apporter une critique à une matière, exemple la multiplication, il faut savoir et connaître ce qu'est la multiplication. Donc pour apporter une critique sur la multiplication, il faut la penser, il faut qu'elle se forme, qu'elle se créé dans l'esprit.
Si l'apprentissage est uniforme dans un ensemble, l'uniformité ne fait pas l'ensemble.
Maintenant, peut-on faire intervenir l'enfant dans le libre penser et donc la créativité ?
Ce qui me chiffonne c'est que l'on ait pu faire intervenir les enfants dans ce sujet. Car penser relève d'une évolution. Non pas qu'un enfant n'est pas créatif, bien au contraire, chacun d'eux possède assez d'imagination pour créer ; un enfant à matière à penser - mais cette pensée est régie par l'évolution du mental et du physique (corps), donc l'âge semble important pour penser et créer.
A-t-on besoin systématiquement d'un enseignement pour créer et penser ?
Pour ma part, la créativité est une liberté et la liberté c'est le libre penser, certes plus on a de savoir plus il est possible d'avoir matière à penser, mais différemment, peut-être ; et donc matière à la créativité. Là encore faut-il se demander : mais qu'est-ce donc le savoir - qu'est-ce donc le penser - qu'est-ce donc la créativité ?
Pour ma part, cela nécessite de la connaissance. La connaissance est liée à l'évolution de l'individu en fonction d'un acquis, voire des acquisitions.
Quelles sont ces acquisitions ?
Sont-elles liées seulement à l'individu ou bien la vie apporterait-elle son grain de sel ?
Je crois que la vie apporte tout autant que l'on sache lire ou non.
Pour en revenir sur ce terme : gourou
Personne n'est obligé d'être l'adepte de celui-ci, donc de suivre pleinement ses pensées ; tout comme chacun peut-être libre de les écouter sans obligation aucune, sans être convaincu et/ou conditionné, ce qui donnerait à l'adepte d'être maître de son savoir, libre de ses pensées.
Je pense que le but du gourou est de transmettre des idées, des connaissances et son savoir, ce qui enrichit et/ou est enrichissant. Ceci est donc un plus que chacun peut vouloir se saisir ou non.
Peut-on parler de conditionnement ?
Pour ma part, je pense que chacun avec ses connaissances peut avoir été conditionné au départ si l'on va dans le sens de l'étude. Chacun peut-être conditionné (en tant qu'adulte) en fonction de ce qu'on lui aura appris et/ou en fonction de ce qu'il aura lu.
Mais honnêtement, est-on vraiment conditionné par tout ce qui nous touche, tout ce que nous lisons, tout ce que nous écoutons ?
Je pense qu'au lieu de parler de conditionnement, on devrait parler d'influence. On peut-être influencé, donc nos idées, nos pensées peuvent-être influencées également. Alors, est-on vraiment libre de penser selon soi ?
Maintenant, je vous ai lu, je vous ai transmis ce que j'en pense. Pourrais-je dire que vos paroles m'ont conditionnée ou bien ai-je été libre de penser selon moi ?
Pensez-vous que j'ai manqué de connaissance - de savoir ?
Pensez-vous que j'ai été influencée par tous ces maîtres - guides - gourous de cette grande institution qu'est notre société ?