zoé sporadic Jasmine calamardesque

Inscrit le : 02 Mai 2007 Messages : 717 Localisation : "j'étais pas là"
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Vic Taurugaux

Inscrit le : 27 Mar 2007 Messages : 2253 Localisation : 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E
| Sujet: Re: A propos de l'esprit de sérieux... Dim 30 Déc - 16:47 | |
| J'aime bien cette idée de l'humour qui dénonce l'insignifiance du réel. Et puis aussi: Cette définition du rire assure sa place philosophique dans notre rapport au réel : la carence en humour conduit à la pire des intolérances, mais aussi la plus fondamentale, celle qui s’attaque à la fine pointe du réel. L’homme du sérieux ne personnifie pas seulement l’expression couramment répandue de la souffrance retournée contre soi. Il porte en son sein, comme corollaire tout à fait conséquent, la persécution : « Ils sont également très à plaindre dans la mesure où ils se trouvent (…) le principal remède à leur souffrance dans la nuisance qu’ils peuvent occasionner à leurs proches, qu’ils ne supportent qu’à la condition de les contaminer, de leur transmettre leur propre souffrance.
Il me rappelle un auteur que j'adore et dont chacun devrait avoir dans sa bibliothèque ceci: http://classiques.uqac.ca/classiques/Alain/propos_sur_le_bonheur/propos_sur_le_bonheur.html _________________ L'aurore s'allume, L'ombre épaisse fuit; Le rêve et la brume Vont où va la nuit. |
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zoé sporadic Jasmine calamardesque

Inscrit le : 02 Mai 2007 Messages : 717 Localisation : "j'étais pas là"
| Sujet: Re: A propos de l'esprit de sérieux... Dim 30 Déc - 17:12 | |
| Oui, Alain aussi, et qui plus est limpide...
Et ce passage aussi: Le sérieux est ici à comprendre comme l’état dénué d’humour. Rosset juge de son point de vue cet état incompatible avec l’exercice de la vie : « Les gens dénués d’humour sont pour moi des créatures « imparfaites », au sens aristotélicien du terme : c’est-à-dire des êtres qui ne sont pas parvenus à la perfection de leur forme. Ils sont parvenus à cette perfection humaine qu’est le savoir et la conscience, mais sont privés de la vertu qui permet d’assumer ce savoir et cette reconnaissance : le rire, seule puissance qui permette de lutter équitablement contre les dégâts occasionnés par la connaissance de ce que la vie implique d’affreux et d’inacceptable. On leur a donné le poison, mais on a oublié le contrepoison. Le mot de Rabelais (…) ne signifie pas seulement que le rire n’appartient qu’à l’homme, mais aussi qu’il lui est nécessaire, et à lui seul, parce qu’il est le seul être, jusqu’à plus ample informé, qui sache des choses qu’on ne peut tolérer et digérer qu’avec l’appoint et la distanciation du rire. »[12] |
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