Vilain Don Juanito

Inscrit le : 20 Fév 2004 Messages : 3933
| Sujet: dans la série:"la mésirable condition de l'homme" Lun 13 Sep - 8:54 | |
| " La génération bidoudis "
Ami homme hume le vent de la libération. Nous aussi nous avons, au moins sur un point, bénéficiés du mouvement de libération mené par nos compagnes. Certes sur d'autres plans, nombreux, on ne peux pas dire que nous y ayons gagné. Mais il faut savoir se contenter de peu et avant d'être définitivement réduit en esclavage apprécier pleinement le moindre avantage de notre nouvelle condition. Car, oui, l'homme ce roseau pensant penchant tantôt à droite, tantôt à gauche et même des fois au milieu, l'homme qui a domestiqué le loup, l'auroch, le cheval, le sanglier, la chèvre et la brebie - ce qui n'est pas rien - cet homme qui a batit et abattit les cathédrales, qui a détuit Troie et Carthages, qui inventa la télévision et le lait en poudre, la sécurité sociale et la pêche Melba, le moteur à explosion et la capote anglaise, un tas de choses inutiles et je ne sais quoi encore, cet homme est un aliéné. L'homme, ce héros de la conquête du savoir n'est rien sans la femme. Loin de la soumettre comme l'on frauduleusement prétendu les soit-disant mouvements de libération de la femme, l'homme ce vermissau n'est qu'un jouet dans les mains de sa compagne. Que n'a-t'il subit au cours des époques de notre histoire ? De la robe à cerceaux aux corsets...- Rien que ces derniers mériteraient un chapitre- . Songez ce que devait endurer l'homme quand àprès deux bonnes heures de délassage, il voyait se répendre les chairs flasques que maintenait en des formes idylliques le dit corset. Mais là n'est pas notre sujet. Nous allons remonter dans le temps. Et revenir à une époque dont vous et moi avons vécus la disparition. Cette époque des débuts du frigidaire et de la machine à laver. A cette époque seul Moulinex libérait la femme. Vizir et sa vizirette n'était pas passé par là. Gisèle Halimi, non plus. La femme était à la maison et se coltinait les courses, la cuisine, le ménage, la lessive, le racommodage, les gosses et passait le reste du temps à se goberger, voir à ne rien faire. L'homme, lui travaillait durement de ses mains, en général, avec sa tête de temps en temps et avec sa queue quand il était gigolo. L'usine ou le bureau avait remplacés l'auroch et le bison mais on ne faisait encore sa toilette en grand qu'une fois par semaine dans le meilleur des cas; C'était l'époque ou le paysan avait 26 chemises, une par semaine, pour satisfaire aux deux lessives annuelles. Je parle là, bien sûr, du riche paysan, le pauvre paysan pouvant aller jusqu'à n'en avoir que deux, voire une seule en cas d'extrème pauvreté. Mais tout ceci n'est pas bien drôle et nous éloigne un temps soit peu de notre sujet. On se lavait peu mais on faisait une grande consommation d'eau de cologne et les dames de poudres, rouge à lèvres, vernis et autre cache-misère. On n'en était plus à la perruque, on avait inventé pire, le bigoudi ! On avait inventé là, le tue l'amour par excellence. S'il pouvait encore paraître drôle et avantureux de découper les arceaux d'une robe à panier au chalumeau au dragueur bricoleur du 17° siécle, si le décorsetteur pouvait se vanter d'avoir résister à l'éjaculation précose quand il arrivait à la fin de ses fins et calmait enfin sa faim que dire le l'homme de la génération bigoudis. Certes, la perruque n'avait pas que des avantages. Parrure à classer dans la même catégorie que le corset ou la robe à panier, on ne savait jamais ce qu'on allait trouver dessous. Mais au moins, on pouvait s'en débarrasser par un simple arrachage, certes indélicat mais combien pratique. Pour la petite histoire, notons que la perruque a été inventée pour mettre fin à la coutume qui consistait à ce que l'homme tire sa compagne par les cheveux pour la trainer sauvagement jusqu'à la couche nuptiale. Avec cet accessoire, cette pratique devenant impossible, elle devint donc obsolète, d'où pour nos compagnes l'avantage de garder leurs vêtements en bon état car ce " trainage" usait considérablement les tissus frottant au sol. Nous aurions pû alors tirer de cette nouvelle pratique l'avantage de devoir acheter moins de vêtements à nos compagne. En réalité, il n'en fût rien et nos portes-monnaie ne virent aucune différence. Mais revenons au bigoudi. Cette pratique qui consiste à enrouler une mèche de cheveux autour d'une tige ou d'un rouleau pour la faire friser est la reprise exacte de ce qui se passait avec les perruques. A la différence que, la perruque passait la nuit " bigouditée" sur son reposoir, alors que la tête de bobonne est calée sur l'oreiller à coté du votre. Et ça change tout. Certes du temps de la perruque, on avait parfois une triste surprise en découvrant la tête de la dame qui était à coté de vous dans le lit mais un oreillé posé délicatement sur le visage de votre camarade de galipettes suffissait à résoudre le problème. Tandis que le bigoudi induit d'autres pratiques que nous allons relater ici pour montrer combien nous avons gagné, hommes que nous sommes, à sa disparition. Imaginons l'homme, rentrant de son dur travail. Toutes le journée, il a dû supporter ses camarades de labeur. Toute la journée, il a sué à la tâche. Le contremaitre est là, attentif à faire suer le burnou. C'est à peine si l'homme peut intérrompre son effort le temps de s'abreuver. Je n'en veux pour preuve que certains jours, il doit remporter avec lui un ou deux des douze litres de vin dont avait prit la précaution de se munir comme tous les matins. Ces soirs là, il lui faut accomplir une heure supplémentaire afin de venir à bout de ce surplus. Quand il rentre enfin chez lui, après son arrêt quotidien au " Tout va bien " où, pour se décontracter il boit quelques verres et ose une partie ou deux de 421, c'est pour se mettre à table, manger la soupe et raconter sa journée: - " Qu'est-ce que tu veux qui me soit arrivé, j'ai gratté, voilà ! " Bien sur, il ne parle pas de cette pose imprévue quand la secrétaire de Monsieur marcel, le fils du patron est passé dans l'atelier. Tous les yeux se sont tournés vers elle, et ils brillaient ces yeux. Mais Germaine n'a pas besoin de savoir ça. Germaine, elle à fini de débarrasser la table et comme tous les soirs elle met ses bigoudis. Lui, l'homme, pendant ce temps, il fait semblant de lire son journal tout en rêvassant sur les jambes de la secrétaire de monsieur Marcel. Germaine met un temps fou à les mettre ses bigoudis. Un coup, la mèche est en biais, un coup trop haute, un coup pas assez sérrée, j'en passe. Quand elle à fini, elle ressemble vaguement à un porc-épic avec toutes ces épingles à cheveux qui dépassent dans tous les sens. C'est ensuite le moment du filet dont elle emballe le tout. Quand elle est enfin au lit, elle pose une fois pour toute la tête sur l'oreiller et tous ses efforts consisterons à ne pas faire un mouvement pour ne pas déranger l'édifice. Inutile de dire que la moindre tentative de l'homme d'établir le minimun de contact nécessaire à la réalisation du devoir conjugal ne peut être voué qu'à un: - " Tu n'y pense pas, mes bigoudis !" Et quand Germaine, exceptionnellement ressent les âffres du printemps, l'homme perd la raideur nécessaire quand il s'imagine rendre hommage à Madame hérisson dans la position de la levrette. D'où le succès grandissant de la télévision qui venait de naître.
Bien sûr cette étude n'est en aucun cas exhaustive mais le but est de vous faire comprenne ce à quoi nous avons échappé en ne vivant pas à cette époque. En espérant que ces quelques refexions vous ouvrirons des horizons nouveaux et vous ferons comprendre combien la condition de l'homme à travers les siècle a été misérable, je vous quitte pour cette fois. _________________ j'ai lu pas mal de conneries dans ma vie. Maintenant j'en écris !  |
|
Romane Administrateur

Inscrit le : 01 Sep 2004 Messages : 49149 Localisation : Kilomètre zéro
| Sujet: Re: dans la série:"la mésirable condition de l'homme" Lun 13 Sep - 11:38 | |
| Loooooooooool
Truculent. Ah que j'aime!
Je verrais quand même bien, en réponse, les chaussettes tue-l'amour des messieurs et quelques autres bricoles, mais désolée, j'ai pas pondu de texte encore.
Scapin !!! Je suis de TRES bonne humeur. Ça t'étonne?
 |
|
Invité
| Sujet: Re: dans la série:"la mésirable condition de l'homme" Sam 18 Sep - 20:07 | |
| Assez desprogien, tout ça. Donc, très bien! Bravo Scapin, belle écriture! C'est un plaisir à lire.  |
|
Vilain Don Juanito

Inscrit le : 20 Fév 2004 Messages : 3933
| Sujet: Re: dans la série:"la mésirable condition de l'homme" Dim 19 Sep - 10:20 | |
| | Anonymous a écrit: | Assez desprogien, tout ça. Donc, très bien! Bravo Scapin, belle écriture! C'est un plaisir à lire.  |
que dire ?!....sinon ...Merci  _________________ j'ai lu pas mal de conneries dans ma vie. Maintenant j'en écris !  |
|
Alf Plumoversificateur

Age : 59 Inscrit le : 23 Juin 2005 Messages : 12695 Localisation : TDCDM : Landes
| Sujet: Re: dans la série:"la mésirable condition de l'homme" Lun 11 Déc - 11:53 | |
| | (*) |
|