Forums de Liens Utiles
Littérature, Théâtre, Peinture, Musique, Photos, Randos, Gastronomie, Débats, Informatique et tout ce qui peut encore s'inventer.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S’enregistrerS’enregistrer  ConnexionConnexion  
 "On descend tous de nos ancêtres"Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédente  1, 2, 3, 4, 5  Suivante
AuteurMessage
Vic Taurugaux




Inscrit le : 27 Mar 2007
Messages : 2183
Localisation : 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E

MessageSujet: Re: "On descend tous de nos ancêtres"   Sam 6 Oct - 9:51

Vilain a écrit:

....Le déchargement des cales prit quelques jours pendant lesquels nos amis purent se reposer en se gavant de galettes bretonnes et de Chou chêne (mais ça s'écrit comment cette connerie de boisson ?)...
....Victor tout en grignotant ses galettes se demandait comment se passeraient les retrouvailles avec son père


Fin du 12° épisode.....



Comme d'habitude, j'élague ce qui n'est pas interessant pour vous souligner l'essentiel.
En fait, c'est un feuilleton interactif: l'abonné pense tout haut à ce qui lui tient le plus au coeur et par une sorte de transmission de pensée, l'objet désiré se trouve automatiquement inscrit dans l'épisode suivant.
D'accord, le système bugge toujours un peu et il y a toujours autant de fautes d'orthographe. De là, à ce que l'éditeur imaginee que l'abonné va se taper les corrections!!!
Mais enfin, il y a du progrès et je retourne surveiller ma boite aux lettres!
_________________
L'aurore s'allume,
L'ombre épaisse fuit;
Le rêve et la brume
Vont où va la nuit.
Revenir en haut Aller en bas
Vilain
Don Juanito



Inscrit le : 20 Fév 2004
Messages : 3933

MessageSujet: Re: "On descend tous de nos ancêtres"   Dim 7 Oct - 10:03

Cher Abonné,
Nous ne savons plus quoi dire devant l'affligeant récit qui constituait le dernier épisode de ce feuilleton. Hormis les pratiques douteuses de PLA en matière de commerce, nous n'avons pas appris grand'chose de nouveau. Et même à y regarder de près, nous n'avons rien appris du tout étant donné que ces pratiques sont toujours à l'ordre du jour de nos temps. En effet, il faut être un imbécile pour croire que l'on peut devenir un riche commerçant sans "entuber" quelqu'un au passage ( pardonnez-nous le terme "entuber" mais il ne nous est rien venu à l'esprit de plus correct. Les quelques autres qualificatifs que nous aurions pu employer et correspondant à ce que nous voulons dire sont encore moins politiquement correct.). PLA dans cette affaire choisit de flouer l'état, ce qu'on peut comprendre à l'extrême rigueur, surtout quand on sait que le dit Etat, ne se gênait pas de pressurer son peuple. Nous vous faisons remarquer qu'encore une fois les choses n'ont pas bien changer depuis.
Ceci dit, il serait temps d'en apprendre un peu plus. C'est ce que nous avons laissé entendre à notre auteur. Nous nous sommes permis d'insinuer que vous étiez prêt à résilier votre abonnement. Vous auriez vu sa tête ! Nous en pouffons encore. Nous sommes bien certain que les choses vont changer et que comme nous vous vibrerez en découvrant ce 13° épisode de notre grand feuilleton:

" C'est qui, le prochain ancêtre qui descend ?"

Le convoi cheminait à la vitesse des boeufs. ( c'est la raison pour laquelle, je ne vous ferais pas part de l'ensemble du voyage, cela serait un peu long et l'éditeur - qui curieusement parle de lui à la 1ère personne du pluriel -vous avez remarqué?- râlerait encore en disant qu'il ne se passe rien. Je le sais bien qu'il ne se passe pas grand chose pendant ce voyage, mais ce n'est pas de ma faute, vous ne voudriez quand même pas que j'imagine des trucs qui n'ont pas lieu d'être, soyons sérieux.)
Nos amis passaient le temps comme ils le pouvaient. Les enfants courraient de part et d'autre des chariots, faisant la course avec les boeufs. "Fait fuir les pirates" et "Petite pêche à la peau douce" découvre avec étonnement les paysages d'un pays civilisé. Pour l’instant, le convoi est toujours sur la lande bretonne qui ne diffère guère de certains paysages américains sauf que de temps en temps, on rencontre un village. Mais, ils n'ont pas le loisir d'en découvrir plus, car étant donné la nature du contenu des chariots, les contrebandiers évitent le plus possible toute agglomération. ( j'ai oublié de vous prévenir que suite à son dernier exploit "Fait du vent", l'ancien "Coule au fond", à bien évidement encore une fois changé de nom. Mais vous avez, j'en suis sûr rectifié de vous même.) . Toujours dans le but de passer le plus inaperçu possible, les faux-sauniers ont exigés que les Sioux revêtent des vêtements plus familiers aux contrées traversées que ceux qu'ils portent habituellement. Elle a fière allure "Petite pêche à la peau douce" avec sa coiffe de Bigouden. Quant à "Fait fuir les pirates" s'il n'avait mis sa plume à son chapeau, rien n'indiquerait qu'il n'est pas un breton un peu plus bronzé que la moyenne qui ne porterait pas de sabots.
Victor en discutant avec le chef du convoi apprend qu’ils vont se rendre ainsi jusque dans les faubourgs de la capitale où un chef de bande les attend pour prendre livraison de la marchandise. Ensuite les affaires étant réglées, Victor et ses amis pourront rejoindre PLA.
Victor ne comprend vraiment pas le pourquoi de ce détour. N'était-il pas possible de vendre la cargaison autre part qu'à 2 lieues de Paris ?
- Votre père ne vous l'a pas dit ? Interroge le chef des contrebandiers.
- Non. Il m'a juste dit de vous faire confiance.
- C'est gentil de sa part.... C'est difficile de vendre le tabac en grosse quantité vous savez. L'homme qui va l'acheter s'est fait une spécialité. Il fait débiter, hacher les feuilles de l'herbe à Nicot et il les fait rouler en petits cylindres qu'il réunit en paquet de 20 et il vend ensuite ces cigarettes, comme on les appelle, par 10 paquets de 20. D'où son nom.
-........ (Silence interrogatif.)
- On le nomme Cartouche.

(Je ne peux résister à m'auto féliciter d'avoir enfin fait la lumière sur une des grande énigme de l'histoire de France. Personne jusqu'ici, à ma connaissance, n'avait émit la moindre hypothèse valable sur les origine du surnom de Louis Dominique, c'est chose faite. J'ose espérer que la communauté scientifico-historico-affabulatoire m'en sera éternellement reconnaissante.
Mais je vous vois arriver avec vos gros sabots, vous allez me dire que Louis Dominique, surnommé Cartouche à sévit dans la banlieue de Paris bien avant que Victor et ses amis n'effectuent le périple que je suis en train de vous raconter, puisque le dit " Cartouche" fût roué en 1721 et que nos amis arrive en France vers la fin de 1770. Je vous répondrais, premièrement que l'histoire est loin d'être une science exacte, deuxièmement qu'il n'y a pas un seul âne qui se nomme Martin, ou pour être plus clair que le "Cartouche" de mon histoire n'a rien à voir avec le "Cartouche" du dictionnaire en dehors du fait que lui aussi est un tantinet hors-la-loi. Il y a "cartouche" aujourd'hui comme il y avait "Cartouche" hier. Maintenant, si vous voulez bien me laisser continuer sans plus m'interrompre, on pourra arriver à la ville étape avant que les restaurants ne soient fermés. )

C'est dans cette ville que " Fait fuir les pirates" découvrit les rillettes et l'analogie entre le cochon et le bison.
(Là, je sens votre incrédulité et pourtant !
Certes, à première vue, il n'y a aucun rapport entre ces deux animaux. L'un est sauvage, l'autre domestique. L'un vit en troupeau de plusieurs milliers de tête, l'autre est relativement solitaire (du moins quand il est à l'état sauvage) et est célèbre pour la sienne. Le Bison est un cousin du boeuf, le cochon sommeille dans chaque homme. Mais du bison comme du cochon, tout est utilisé.
L'amérindien tire du bison, son habitat, ses vêtements, ses armes, ses ustensiles de cuisine, sa nourriture. Le cochon fourni son cuir, sa viande, sert de brosse à reluire et de colle pour les affiches de partis politiques (quoique certains partis utilisent une colle à base d'os de lapins). En bref, le bison comme le cochon sont des animaux à tout faire. On peut dire sans risque de se tromper que la civilisation Amérindienne est bâti sur le bison et que la civilisation européenne, et principalement française, est bâtie sur le cochon.
(Evidement ceci n'explique rien et ne fait absolument pas avancer l'action. Mais l'action est une chose, la culture en est une autre. Il est bon de temps à autre de cultiver le lecteur (et lui son jardin).
A défaut de faire avancer l'action, cet intermède nous fournit un excellent enchaînement puisque "Cartouche" rit en voyant le nombre de balles de tabac que Victor et ses acolytes lui livraient et que la cochonne fait de même.
Bien sur, c'est à Vincennes qu'eut lieu la transaction. Là même où la cartoucherie devint scène grâce à Ariane Mnouchkine qui y fît un tabac, comme quoi il n'y a pas de hasard.)

Après s'être séparé des contrebandiers, Ils visitèrent la capitale. Je ne vous raconte pas l'étonnement des Sioux devant ce spectacle. Certes, ils avaient eu le temps de se familiariser avec un certain nombre de différences entre notre civilisation et la leur, mais le gigantisme de la ville, le nombre de ses habitants, l'amoncellement de marchandises, le bruit, la circulation, l'insécurité qui y régnait, tout leur était objet de frayeur et d'étonnement. Aussi Victor décida de ne pas trop s'attarder et renonçant à leur faire voir Versailles - dont il gardait un mauvais souvenir - la tour Eiffel et les Folies Bergères, il se borna à faire quelques achats, vêtements, chevaux, armes et ils se mirent en route pour rejoindre PLA qui les attendait avec impatiente. Les Sioux, pendant le voyage avaient eu le temps d'apprendre suffisamment le français pour se faire comprendre et si leur allure dénotait quelque peu, ils n'en passaient pas moins relativement inaperçus. Par sécurité - Il ne faut pas oublier que Victor est toujours hors-la-loi, et qu’ils transportaient une petite fortune - Ils ne prirent pas les grandes routes. Ils chevauchaient par les sentiers, couchaient dans de modestes auberges et ne s'attardaient en aucun lieu. Il leur arrivait même de coucher à la belle étoile, à la demande des indiens qui avaient du mal à se faire aux coutumes locales et notamment à la douceurs des matelas qui pourtant la plupart du temps n'étaient que de rudes paillasses.

Fin du 13° épisode


Combien de temps, ce voyage va t’il encore durer ? C'est quoi cette histoire de cochon ? Que va t’il se passer dans le prochain épisode ? La grève sera t’elle générale ? Et ma retraite qui va la payer ? C'est ce que nous apprendrons si nous recevons un jour le 14° épisode de notre grand feuilleton:
" J'espère descendre à la prochaine, Pas toi l'ancêtre ?"
_________________
j'ai lu pas mal de conneries dans ma vie. Maintenant j'en écris !
Revenir en haut Aller en bas
Vilain
Don Juanito



Inscrit le : 20 Fév 2004
Messages : 3933

MessageSujet: Re: "On descend tous de nos ancêtres"   Lun 8 Oct - 9:40

Cher Abonné,

C'est avec regret que nous avons appris que vous avez reçu avec un retard considérable nos derniers envois. Nous n'y sommes pour rien. Ainsi que vous avez pu le constater (le cachet de la poste faisant foi), c'est aux mouvements sociaux que vous devez ce désagréments. En fait nous devrions plutôt dire que c'est à ce cher Monsieur Raffarin qui fait tout ce qu'il est possible pour que ces mouvements sociaux aient lieu. En effet, nous comprenons la colère de tous ceux qui vont devoir travailler jusqu'à un âge avancé pour espérer toucher pendant quelques mois, quelques années avec un peu de chance une maigre retraite longuement espérée. Vous, par exemple, nos calculs montrent que vous devrez travailler encore une trentaine d'années si vous désirer toucher une retraite à plein taux, ce qui, si nous calculons bien, vous mènera aux alentours des 87 ans. Dans ces conditions, il est bien évident qu'il convient de montrer à ce Monsieur Raffarin que l'on ne saurait être d'accord avec ses réformes et nous considérons que le retard pris par nos envois est notre contribution à ce mouvement de protestation justifié.
Notre auteur par contre travaille d'arrache-pied pour rattraper le retard qu'il à prit pendant son hospitalisation et cette journée de manifestation le verra écrire ce 14° épisode ce son grand feuilleton historico-affabulatoire:

" Il ne faut pas descendre l'ancêtre avant la prochaine."

- Merde !
C'est cette expression bien française qui réveille "Fait fuir les pirates".
La veille au soir, nos amis avaient établis leur campement dans une petite clairière située un peu en retrait du chemin forestier qu'ils suivaient. Un campement assez rudimentaire comme le font les Sioux quand ils sont en déplacement.
Intrigué, "Fait fuir les pirates" rejoint Victor qui continue à proférer un chapelet de jurons et autres incongruités aussi diverses que variées du genre :
- " Pute borgne, qu'est-ce que j'ai bien pu faire au bon dieu pour qu'il me fasse chier comme ça !"
- "Putain de ta mère, y'a qu'à moi que ça arrive ce genre de saloperie de truc pas croyable. C'est pas Dieu possible, on m'en veut sur cette putain de saloperie de bordel de merde de terre"
"Fait fuir les pirates" en déduit que quelque chose ne va pas et que Victor n'est pas vraiment de bonne humeur, c'est donc assez prudemment qu'il demande:
- Y'a quelque chose qu'y va pas?
- Si y'a quelque chose qu'y va pas. Regarde, putain con. On nous a volé l'fric !
- .......
Devant l'air hébété de " Fait fuir le pirates", Victor précise:
- Le pognon, le blé, l'artiche .....
( Là, je pourrais faire une démonstration de ma connaissance de la langue française et de ses dérivés en recopiant l'article concernant le mot "Argent" ou "Monnaie" du dictionnaire des synonymes, mais:
1) je n'ai pas de dictionnaire des synonymes sous la main.
2) je n'ai pas que ça à faire
3) faites le vous même si ça vous amuse, je n'y vois pas d'inconvénient.)

Si "Fait fuir les pirates" fait un geste d'incompréhension, ce n'est pas seulement parce qu'il ne possède pas assez de vocabulaire pour comprendre ce que dit Victor, c'est surtout parce que ces mots n'évoquent rien pour lui. Les mots "argent", "monnaie", "artiche" et toute la liste de mots que vous avez trouvé dans votre dictionnaire des synonymes n'existent tout simplement pas en Sioux. Mettez- vous à sa place. Il y a quelques mois encore, il ne connaissait que le troc comme moyen de paiement et depuis le début de leur périple, il ne s'est jamais occupé de ce genre de chose. C'est Victor qui se charge de ça et c'est bien normal.
- L'or, on nous a volé l'or ! Et les chevaux ont disparus!
Cette fois "Fait fuir les pirates" comprends. L'or, l'argent, peut importe comment on l'appelle, il s'en fout. Mais les chevaux! Nom de Wakatanka ! Y aurait-il des Pawnees dans le coin?
- Non, il n'y a pas de Pawnees en France. Sans doute des malandrins.
"Fait fuir les pirates" ne connaît pas cette tribu. Mais ça n'a pas d'importance.
- Suivons la piste, dit'il.
Et sans plus attendre, il se met en devoir de retrouver les indices qui le guideront sur les traces des voleurs de chevaux.
Nous avons tous vu un western quelconque où un éclaireur indien déclare en voyant une branche brisée, une trace de fer à cheval, une empreinte de botte, une crotte de chien ou une merde de pigeon:
- Ils sont quatre, le plus jeune dans les 16 ans, le plus vieux l'âge de la retraite, ils ont mangés des haricots, le plus grand boite et le plus petit à la diarrhée.
Mais c'est du cinéma.
En réalité les choses sont bien plus étonnantes. Qui n'a jamais vu un chien truffier ne sait pas ce qu'est un indien pisteur, car l'indien piste comme le chien truffe.
Quand il prend la piste le chien truffier tourne d'abord en rond, renifle dans toutes les directions, puis semblant se décider suit des signes que lui seul peut percevoir, hésite, lève la patte, pisse un coup, repart, hésite encore une fois , revient sur ses pas, pisse encore un coup, court de droite à gauche, et finit par foncer résolument vers son but afin de gratter de ses pattes avant la terre à l'endroit exact où se trouve l'objet de sa convoitise.
Un voleur de chevaux se déplaçant, en général, plus vite qu'une truffe, la technique de l'indien pisteur est légèrement différente.
Si le chien se sert principalement de son flair, l'indien utilise sa vue. Il cherche du regard la moindre trace du passage des chevaux volés et de leurs ravisseurs. Et il y en a des traces. Ce n'est pas ça qui manque. Herbes piétinées, branches cassées, crottins disséminés çà et là, un vrai jeu de piste. Quand il trouve un crottin "Fait fuir les pirates" le prends en main afin de déterminer depuis combien de temps date le passage du cheval qui en est responsable. Plus le crottin est chaud, plus le passage de l'animal est récent. Suivit de Victor, l'indien cours d'un pas souple et régulier qui ferait l'admiration de n'importe quel amateur de cross-country ou de jogging comme on dit de nos jours. De temps à autre, il s'arrête, regarde à droite, à gauche, principalement avant de traverser une route ou un chemin. On ne sait jamais, ce serait bête de se faire renverser par une diligence ou tout autre véhicule qui passerait par là à ce moment. Quand il s'est assuré qu'il peut traverser en toute tranquillité, il reprend sa course, imperturbable, le regard fixé sur les traces qu'il lit aussi facilement que vous la lettre de rappel que vient de vous adresser votre percepteur. Victor (qui à maintenant 40 ans) suit avec une certaine difficulté. Depuis qu'il a retrouvé la civilisation, il a repris certaines habitudes qui ne favorisent pas ce genre d'exercice, entre autre celle de consommer des boissons alcoolisées en quantité relativement peu raisonnable. Habitude qui favorise plus le mal de tête que la course à pied, tous les sportifs de haut niveau vous le diront. Ce qui fait que ce matin là, il ne se sent pas très en forme. Il laisserait bien "Fait fuir les pirates" poursuivre seul, mais ça ne se fait pas, même entre frères de sang. N'empêche, il est bien content quand il voit l'indien s'arrêter dubitatif au carrefour qu'ils viennent d'atteindre.
En ce lieu, trois chemins se croissent, ce qui leur laisse le choix entre cinq directions possibles. Le hic, c'est que ces chemins semblent avoir été très fréquentés ces derniers temps et que ce n'est pas les traces qui manquent, il y en aurait même plus qu'il n'en faudrait si on en croit la tête que fait "Fait fuir les pirates".
Quand Victor le rejoint, celui-ci est à quatre pattes, étudiant un tas de crottin qui ferait le bonheur de n'importe quel jardinier avec le même sérieux que le commissaire Maigret met à bourrer sa pipe. Passant de crottin en crottin, l'indien hume, palpe, renifle, goûterait pour un peu. Il étudie chaque chemin avec attention, chaque trace de sabot, chaque marque de botte, chaque touffe d'herbe écrasée. Enfin il s'assoit par terre découragé par l'ampleur de la tâche.
C’est qu'il faudrait un véritable laboratoire de police scientifique pour venir à bout de ces centaines d'indices. Car il faut bien l'avouer, rien ne ressemble plus à un crottin de cheval qu'un autre crottin de cheval et de même pour les traces de sabot.
Il n'y a que dans les films ou les romans que le cheval que l'on recherche possède un fer auquel il manque un clou, que le voleur perd miraculeusement le médaillon que la cousine du héros lui avait laissé en gage de son amour quand ils avaient seize ans et qu'ils jouaient à touche-pipi sous les groseilliers, et on est pas dans un film, on est pas dans un roman, on est dans un feuilleton, et c'est la fin du 14° épisode.


Nos héros rattraperont-ils leurs voleurs ? PLA récupérera t’il son cher argent? "Fait peur aux pirates" trouvera t’il une truffe? Recevrez-vous cet épisode avant la grève générale ? Raffarin sera encore premier ministre pendant longtemps ?
C'est ce que nous ne manquerons pas d'apprendre dans les prochains jours et peut-être même dans le prochain épisode de notre grand feuilleton:

" Il faut faire descendre les ancêtres à la prochaine."
_________________
j'ai lu pas mal de conneries dans ma vie. Maintenant j'en écris !
Revenir en haut Aller en bas
Romane
Administrateur



Inscrit le : 01 Sep 2004
Messages : 49149
Localisation : Kilomètre zéro

MessageSujet: Re: "On descend tous de nos ancêtres"   Lun 8 Oct - 9:44

Tu es descendu de ton lit aussi ? Si tôt je veux dire ?
_________________
"Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Revenir en haut Aller en bas
zoé sporadic
Jasmine calamardesque



Inscrit le : 02 Mai 2007
Messages : 717
Localisation : "j'étais pas là"

MessageSujet: Re: "On descend tous de nos ancêtres"   Lun 8 Oct - 9:45

Où l'on apprend que "Petite pêche à la peau douce" est étonnée de se retrouver coiffée de toiles d'araignées... mèche
C'est tout ce que ça lui fait ! M... Et les Folies-Bergères, elle en a pensé quoi ? Est-ce que ça a changé peu ou prou ses projets personnels, son comportement ludique, est-ce que le chouchaîne lui apporte un quelconque réconfort, s'est-elle mise, elle aussi à rouler les feuilles de tabac sur la surface ad-hoc ?...
Non, décidément, il ne s'agit pas là d'un texte "tout public", mais d'une énième saga machiste...
Revenir en haut Aller en bas
Vic Taurugaux




Inscrit le : 27 Mar 2007
Messages : 2183
Localisation : 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E

MessageSujet: Re: "On descend tous de nos ancêtres"   Lun 8 Oct - 13:51

Chers co-abonnés,

Vilain écrit:
Sujet: Re: "On descend tous de nos ancêtres" Hier à 10:03
Cher Abonné,Nous ne savons plus quoi dire

Puis, dans la foulée:

Sujet: Re: "On descend tous de nos ancêtres" Aujourd’hui à 9:40
Cher Abonné, C'est avec regret que nous avons appris que vous avez reçu avec un retard considérable nos derniers envois. Nous n'y sommes pour rien.

Vous allez voir que demain, il va encore vous mettre sa mauvaise foi sur le compte des P.T.T. alors que depuis belle lurette, c'est l'entreprise la poste qui s'occupe de mon courrier.
Voyez, s'il n'était que machiste....
_________________
L'aurore s'allume,
L'ombre épaisse fuit;
Le rêve et la brume
Vont où va la nuit.
Revenir en haut Aller en bas
Vilain
Don Juanito



Inscrit le : 20 Fév 2004
Messages : 3933

MessageSujet: Re: "On descend tous de nos ancêtres"   Lun 8 Oct - 13:57

Vic Taurugaux a écrit:


Vous allez voir que demain, il va encore vous mettre sa mauvaise foi sur le compte des P.T.T. alors que depuis belle lurette, c'est l'entreprise la poste qui s'occupe de mon courrier.
Voyez, s'il n'était que machiste....


T'as raison...faut défendre le service public....à moins qu'il boive ta bouteille ( oui, j'ai pas pu faire mieux !).... Gaga
_________________
j'ai lu pas mal de conneries dans ma vie. Maintenant j'en écris !
Revenir en haut Aller en bas
zoé sporadic
Jasmine calamardesque



Inscrit le : 02 Mai 2007
Messages : 717
Localisation : "j'étais pas là"

MessageSujet: Re: "On descend tous de nos ancêtres"   Lun 8 Oct - 14:14

[quote="Vilain"

T'as raison...faut défendre le service public....Gaga[/quote]

De "Marianne", ce matin :





France télévisions : le rapport secret de Carolis confié au cabinet de Copé







Le directeur de France télévisions a confié au cabinet qui emploie
Jean-François Copé lla rédaction d'un projet de fusion des chaînes du
groupe. Drôle de coïncidence, trois des anciens collaborateurs de Copé
travaillent à présent auprès de Patrick de Carolis.
















Tout commence par la petite bombe lâchée en dernière page du Canard enchaîné
du 3 octobre. Le grand plan secret de Patrick de Carolis pour répondre
aux exigences d'économie figurant dans la lettre de mission rédigée par
Nicolas Sarkozy à la ministre Christine Albanel y est dévoilé : le
projet « ORTF » comme l'appellent ses détracteurs prévoie la fusion des
chaînes du groupe France télévisions à travers un « projet de disposition législative » dont la rédaction a été commandée à un grand cabinet d'avocat.





Le Canard
ne le relève pas mais, hasard ou coïncidence, il s'agit justement du
cabinet Gide Loyrette et Nouel, celui où collabore Jean-François Copé.
Ce dernier vient d'ailleurs de se faire sérieusement avoiner pour
cumuler sans complexe son poste de député-maire et patron du groupe UMP
avec un juteux « temps partiel »
dans ledit cabinet. Le député-maire de Meaux s'est-il occupé lui-même
de la rédaction du texte commandité par Carolis ? Une chose est sûre,
on n'est pas loin du conflit d'intérêt.



Le soupçon plane d'autant plus que,
dans la garde rapprochée du directeur de France télévisions, certains
ont, par le passé, travaillé en étroite collaboration avec l'ancien
ministre du Budget. A titre d'exemple, l'attachée de presse personnelle
de Patrick de Carolis, Aurélie Ferton, est passée par les relations
presse du ministère du Budget à l'époque où Copé était en fonction. A
un poste nettement plus stratégique, on trouve le directeur général
Damien Cuier, ancien conseiller et surtout Bastien Millot, aujourd'hui
directeur délégué du groupe France télévisions auprès de Carolis,
ex-directeur-ajoint de cabinet de Copé au ministère du Budget et ami du
député-maire de Meaux (Copé lui avait même prêté son appartement). Les
rumeurs vont bon train dans les couloirs du bastion service publique.
Selon la lettre A,
Patrick de Carolis compte sur Jean-François Copé pour obtenir une
rallonge budgétaire indispensable au moment où, du fait de la baisse de
son audience, France Télévisions voit ses recettes publicitaires
s'éroder.




Mais Bastien Millot tient sa défense : le cabinet Gide Loyrette et Nouel « travaille avec France Télévisions depuis douze ans ». Et de préciser en riant : « il y a douze ans, moi, je n'étais pas encore sorti de science-po ! »
Il n'en demeure pas moins que le cabinet collaborant avec le chef des
députés de la majorité - à ce titre chargé de leur faire adopter le
budget du groupe France Télévisions - apparaît malencontreusement au
coeur d'un réseau aux mailles étroites de personnes d'influence.
Question : après douze ans de fidélité Gide Loyrette et Nouel, ne
serait-ce pas le bon moment pour procéder à un appel d'offres en bonne
et due forme, afin de se dédouaner de toute collusion ?




Et le pire est à venir : la « note prospective »
confiée à Gide Loyrette et Nouel, qui consiste à réfléchir à un texte
de loi visant à regrouper les services de France 2, France 3, France 4,
France 5 et RFO, et, au passage, à réaliser quelques économies
d'échelle en se débarrassant de 900 emplois, inquiète vivement les
syndicats. Ils sont d'autant plus sous le choc que, sans l'hebdomadaire
satirique, ils n'auraient eu vent de rien. Interrogés par Marianne2.fr, certains n'hésitent pas à dénoncer un Carolis « prêt à tout pour plaire à Nicolas Sarkozy et faire oublier son passé de chiraquien ».
Jean-François Tealdi, secrétaire général SNJ-CGT de l'audiovisuel
fustige de plus l'absence d'interlocuteurs : depuis leurs prises de
fonction, ni la ministre Christine Alabanel, en charge de
l'audiovisuel, ni Bernard Kouchner, en charge du rayonnement
international de l'audiovisuel français, n'ont daigné répondre aux
partenaires sociaux du service public. « Le seul qui nous parle, c'est George-Marc Benamou. »
Si les relations Copé-Carolis restent à définir, au moins, entre le
gouvernement et le conseiller culturel de l'Elysée, on sait qui tient
le gouvernail.









Lundi 08 Octobre 2007 - 08:07




Anna Borrel
Revenir en haut Aller en bas
zoé sporadic
Jasmine calamardesque



Inscrit le : 02 Mai 2007
Messages : 717
Localisation : "j'étais pas là"

MessageSujet: Re: "On descend tous de nos ancêtres"   Mar 9 Oct - 0:08

Où cette "Douce à la peau de pêche", après s'être vue affublée d'un inénarrable capieu, se trouve renvoyée dans ses quartiers originels... Ca pue le colonialisme !
Vous l'imaginez la pauvrette, entrain d'amidonner sa coiffe assise en tailleur au bord du ruisseau ? Les bretonnes, elles, même il y a trois cents ans, ne vivaient pas sous la tente, pfffffffffffffffffffffffffffffffffff.............................
Je ne continue que pour voir jusqu'à quel degré de cynisme l'auteur poussera sa vilenie malfaisante !
Revenir en haut Aller en bas
Xian




Inscrit le : 06 Sep 2005
Messages : 4403
Localisation : Etoile bleue dans l'univers

MessageSujet: Re: "On descend tous de nos ancêtres"   Mar 9 Oct - 6:47

Citation:
" Pute borgne, qu'est-ce que j'ai bien pu faire au bon dieu pour qu'il me fasse chier comme ça !"


Cher Directeur du Journal, si l'on peut appeler gazette un torchon raciste et revanchard comme le vôtre,
Monsieur le Directeur disais-je, car ce ne peut-être qu'un Monsieur qui dirige un auteur aussi crapuleux osant se moquer de nous, putes et borgnes mais j'ose l'affirmer jusque dans mes fondements : insoumises.
Les bourgeois ne passeront pas !

et ici :
Citation:
Vous l'imaginez la pauvrette, entrain d'amidonner sa coiffe assise en tailleur au bord du ruisseau ?


Assise ! Une travailleuse assise, Arlette en frémit.
De plus, peut-on nous dire assise sur quoi ?
_________________
Ici et maintenant
Il se passe tous les jours quelque chose de nouveau chez
http://xianhenri.be
Revenir en haut Aller en bas
Vilain
Don Juanito



Inscrit le : 20 Fév 2004
Messages : 3933

MessageSujet: Re: "On descend tous de nos ancêtres"   Mar 9 Oct - 10:44

Cher Abonné,
Si vous voyiez notre auteur, vous auriez pitié de lui. En ce moment même, il est à deux doigts du suicide. En effet, il vient de nous avouer que dans le dernier épisode, il s'est lui même fourré dans une situation quasi-inextricable. Il ne comprend pas ce qui s'est passé. Il faisait confiance au légendaire sens du pistage des indiens et voici que "Fait fuir le pirates" lui joue un bien mauvais tour en perdant la piste. Nous voici donc dans cette situation absurde où l'auteur ne sait pas comment renouer les fils de sa propre intrigue. Bien sûr nous nous sommes empressés de lui suggérer quelques solutions. Mais elles n'ont pas eu l'air de le satisfaire puisqu'il s'est contenté de hausser les épaules en poussant un soupir qui ne laissait aucun doute sur la valeur qu'il accordait à nos propositions. Il faut bien dire qu'elles n'avaient rien de génial, nos solutions.
Nous avions proposé que nos héros jouent à pile ou face le choix du chemin qu'ils allaient suivre, que "Fait peur aux pirates" pisse un coup (ainsi que le fait le chien truffier), que les voleurs tirent un coup de fusil (ce qui n'aurait pas manquer d'attirer nos héros sur la bonne piste), ou plus simplement d'abandonner la poursuite et de voir ce qui se passerait dans ce cas là. Pauvres solutions certes mais solutions tout de même.
Comme il n'a pas crû bon de juger nos propositions dignes de son intérêt, nous avons décidés de le laisser dans son caca (après tout c'est lui qui s'est mit dans ce tas de crottin) et comme vous d'attendre de voir comment il va bien faire pour s'en sortir au cours de ce 15° épisode de notre grand feuilleton:

" Il n'y a plus d'ancêtres, quoi faire à la prochaine ?"

- Mais où étiez vous donc passés ?
"Petite Pêche à la peau douce" est en colère quand elle voit Victor et "Fait fuir les pirates" revenir de leur quête infructueuse. Quand elle s'est éveillé, elle s'est retrouvée seule avec ses gosses dans le camp désert et elle entend bien leur faire payer l'inquiétude qui la dévore depuis.
Victor explique son réveil, la disparition du sac contenant leur fortune et celle des chevaux, la poursuite qu'ils ont entreprit et leur échec.
- Si tu buvais moins tu aurais penser à entraver les chevaux, hier soir. Quand à l'argent, il est là, je m'en suis servit d'oreiller.
A ces mots, Victor pousse un soupir de soulagement. "Fait fuir les pirates" est un peu honteux, c'est lui qui d'habitude entrave les chevaux et lui aussi a un peu forcé sur la bouteille la veille au soir. Il est d'autant plus gêné qu'il n'a pas été capable de les retrouver, ces putains de canassons.
C'est donc le nez baissé qu'ils prennent leur petit déjeuné que "Petite Pêche à la peau douce" a gardé au chaud. L'embêtant c'est qu'ils vont devoir faire la route à pied, mais c'est un moindre mal, Victor n'ose pas penser à l'accueil que leur aurait fait PLA s'ils étaient arrivés sans l'argent et c'est donc le coeur relativement léger qu'il dévore son déjeuné.
Pendant toute la journée "Petite Pêche à la peau douce" fait à Victor des remarques sur son intempérance. S'il buvait moins, elle ne serait pas chargée comme une mule à user la semelle de ses mocassins, les enfants ne se plaindraient pas d'être fatigués de marcher et ils seraient déjà au chaud dans une auberge devant un bon repas plutôt que de se traîner comme des malheureux sur cette route qui n'en finit pas.
"Perd la piste" n'a pas décoché un mot de la journée. Il ressasse son échec comme un GI mâche son chewing-gum, avec obstination. Il a hâte de changer encore une fois de nom, celui-ci est bien trop humiliant.
Ils sont encore assez loin de Marvejols quand la nuit commence à tomber. Il est trop tard pour espérer atteindre la ville avant la fermeture des portes. Ils décident donc encore une fois de passer la nuit à la belle étoile.
Ils sont installés autour de leur feu de camp quand un hennissement retentit à quelques distances. Aussitôt, Victor et "Perd la piste" se saisissent de leurs armes et vont se dissimulés à quelques distances, laissant "Petite Pêche à la peau douce" et les enfants près du brassier. Bientôt, ils peuvent entendre les pas de plusieurs chevaux s'approcher.
- Ils sont trois, annonce "Perd la piste".
Les cavaliers avancent sans chercher à se dissimuler. Ils se dirigent droit sur le campement. Ce sont trois hommes assez fortement armés mais leur attitude n'est en rien menaçante. Au contraire, arrivés à proximité, ils saluent "Petite Pêche à la peau douce" et demande l'autorisation de se joindre à elle. Victor et "Perd la piste" jugeant que la situation ne présente pas de danger révèlent leur présence et la conversation s'engage.
Les cavaliers font partit d'un groupe de volontaires qui patrouille dans la région. Depuis plusieurs années, une bête terrorise les habitants, attaquant bergers et bergères, laissant sur place leurs cadavres déchiquetés. Jamais, on n'a pu la voir, l'approcher mais ce doit être une bête énorme, monstrueuse, si on en croit les blessures qu'elle inflige à ses victimes. Ils ont vu de loin le feu de nos amis et ont voulu savoir qui était assez fou pour rester en pleine nature de nuit. Cela fait bien longtemps que pas un des habitants des environs n'oserait faire une telle chose. Depuis que la bête sévit tous s'enferment dès la nuit tombée et même de jour personne n'ose s'aventurer seul en pleine nature.
Victor et sa petite tribu partagèrent leur repas avec les cavaliers. Ceux-ci se montrèrent curieux des compagnons de Victor. Ils n'avaient jamais vu d'indiens. L'un d'entre eux en avait entendu parler par un des ses cousins qui en avait lui même entendu parler par un de ses amis marin. Mais s'il fallait croire tout ce qu'on raconte...
Bref, le repas se déroula dans la plus franche cordialité et les cavaliers repus quittèrent nos amis non sans leur recommander de se méfier de la bête et de prendre les plus grandes précautions pour n'en pas être les prochaines victimes.
"Perd la piste" qui se sent toujours coupable de la perte des chevaux propose de prendre le premier tour de garde, il ne manquerait plus qu'ils se fassent étriper par cette mystérieuse bestiole !
Cela fait un moment que tout est calme. Mis à part les ronflements sonores de Victor, rien ne vient troubler le silence et "Perd la piste" rêvasse en regardant la lune qui est pleine et jette une clarté métallique sur le paysage environnant.
Cela lui rappelle les gardes qu'il faisait là-bas dans les grandes plaines de l'ouest quand il combattait les pawnees. Il se souvient d'une nuit semblable à celle-ci, il était jeune alors et pour cette raison il était resté de garde auprès des chevaux pendant que ses compagnons allaient voler ceux de leurs ennemis. Ils étaient rentrés en triomphateurs avec un butin de plus de trente chevaux. Un vrai succès. Ils avaient fait une fête d'enfer. Un bien bon souvenir !
Il est en train de sourire à la lune quand son attention est attirée par un bruit inhabituel. Pas de doute, quelqu'un ou quelque chose est là sur sa gauche. Des feuilles ont bruissées comme sous un pas précautionneux. Retrouvant ses instincts de guerrier, "Perd la piste" encoche une flèche sur son arc et silencieusement se déplace de façon à ne plus être dans la clarté. Accroupit derrière une souche, il attend, tous les sens en éveil, prêt à tout.
Elles sont longues les secondes dans ces conditions, quand on guette le moindre frôlement, quand on retient sa respiration de peur qu'elle ne vous trahisse, quand à force d'attention votre oeil voit des ombres bouger même là où il ne se passe rien.
(C'est comme dans un feuilleton quand l'auteur ne sait pas quoi raconter et qu'il délaie en attendant d'avoir un brin d'inspiration, en attendant cette phrase miracle qui relancera l'action.)
Comme vous, il aimerait bien qu'il se passe quelque chose "Perd la piste". Il en a marre d'attendre. Il a des fourmis dans les jambes, c'est pénible. Tel Lagardère (le héros de cape et d'épée, pas le capitaliste monopoliste qui vient de casser sa pipe.), il se dit: "Si tu ne viens pas à "Perd la piste", "Perd la piste" ira t'a toi ! Et se coulant à travers les divers obstacles il rampe vers l'ennemi présumé.


Fin du 15°épisode

Qui ? Quoi ? Qu'est-ce ? Notre auteur va t'il retrouver l'inspiration ? C'est quoi encore cette histoire de bête ? L'argent arrivera t’il jusqu'à PLA ? Victor va t'il s'arrêter de boire ? C'est ce que nous apprendrons sans doute dans le prochain épisode de notre ennuyeux feuilleton:
" Je voudrais bien descendre à la prochaine, tant pis pour l'ancêtre."
_________________
j'ai lu pas mal de conneries dans ma vie. Maintenant j'en écris !


Dernière édition par le Mar 9 Oct - 10:46, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
zoé sporadic
Jasmine calamardesque



Inscrit le : 02 Mai 2007
Messages : 717
Localisation : "j'étais pas là"

MessageSujet: Re: "On descend tous de nos ancêtres"   Mar 9 Oct - 10:45

Xian a écrit:

Monsieur le Directeur disais-je, car ce ne peut-être qu'un Monsieur qui dirige un auteur aussi crapuleux osant se moquer de nous, putes et borgnes mais j'ose l'affirmer jusque dans mes fondements : insoumises.

Assise ! Une travailleuse assise, Arlette en frémit.
De plus, peut-on nous dire assise sur quoi ?


Ben sur ses bijoux bien sûr ! Lesquels semblent plus discrets que d'autres.....
Ange
Revenir en haut Aller en bas
zoé sporadic
Jasmine calamardesque



Inscrit le : 02 Mai 2007
Messages : 717
Localisation : "j'étais pas là"

MessageSujet: Re: "On descend tous de nos ancêtres"   Mar 9 Oct - 11:16

Où l'on amadoue la lectrice lambda !
Et tu crois qu'elle est crédible une minute ta sqwaw ? Elle a jamais desserré les dents et là, d'un seul coup d'un seul, elle nous lâche deux tirades que c'est beau comme du Verlaine ? Qu'est même pas né, mais qu'on n'en est plus à ça près... D'accord, tu ne pouvais pas faire parler une indienne en petit nègre, passque ça serait pas crédible...
En plus de clichés, la "Petite douce de pêche sans peau" a caché le pèze, ben voyons, on te voit venir t'sais !
Revenir en haut Aller en bas
Vic Taurugaux




Inscrit le : 27 Mar 2007
Messages : 2183
Localisation : 20°16'31.10"S-57°22'5.53"E

MessageSujet: Re: "On descend tous de nos ancêtres"   Mar 9 Oct - 13:09

Vilain a écrit:
Cher Abonné,
... Victor va t'il s'arrêter de boire ? C'est ce que nous apprendrons sans doute dans le prochain épisode de notre ennuyeux feuilleton:
" Je voudrais bien descendre à la prochaine, tant pis pour l'ancêtre."


Qu'est-ce que ça vient faire là, ça?
_________________
L'aurore s'allume,
L'ombre épaisse fuit;
Le rêve et la brume
Vont où va la nuit.
Revenir en haut Aller en bas
Romane
Administrateur



Inscrit le : 01 Sep 2004
Messages : 49149
Localisation : Kilomètre zéro

MessageSujet: Re: "On descend tous de nos ancêtres"   Mar 9 Oct - 13:32

Déboucher une bouteille ?
_________________
"Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html
Revenir en haut Aller en bas
"On descend tous de nos ancêtres"Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 5Aller à la page : Précédente  1, 2, 3, 4, 5  Suivante

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forums de Liens Utiles :: Littérature :: Biblio LU :: Nouvelles, feuilletons & autres :: Jean Vilain-