bon, j'en étais où moi ...
ah! bawi, donc on a tout sous le coude, puis on va chercher les documents, historico-allégorico, et cocorico, bref on donne dans le max de recherches...photos, dessins, livres ( ici il faut une grande table, ou une pièce bien à soi et si possible sans chats adorables mais joueurs!!)
Et comme je le disais c'est le moment le plus sublime, car libre de tout ( sauf pièce historiquement grâve et metteur en scène ayant un penchant élisabéthain !!) c'est là que l'imaginaire travaille bien entendu avec les notes , mais c'est le moment le plus magique.
Aussi, je vais vous parler du costume à l'époque de shakespeare, car c'est rigolo, maintenant un hamlet peut être joué en jean , le texte et le comédien va faire la différence, le spectateur également , bien que cet hamlet d'aujourd'hui va avoir un plus même petit mais sa marque rapport aux autres va le définir , c'est comme ça obligatoire une marque de fabrique, un label hamlet...
Donc, à l'époque de William les costumes prenaient toute la place, et le dispositif des scènes un décor restreint ,peu de variantes, seuls les accessoires et les costumes servaient à situer les personnages et mettre en valeur les comédiens....la notion de vérité historique on s'en battait les couettes un peu !!
Important l'éclat et la splendeur du vêtement ( le grand pieds pour les costumiers à l'époque !!) mais pétard les pauvres comédiens qui devaient donner de la voix plus que du jeu car il faut traîner les kilos de tissus et autres babiolles...aussi les costumes coûtaient bonbon!!
Chaque comédien était responsable de son costume, et les léguait dans son testament à un jeune comédien choisi comme succésseur...il ne faut pas avoir une super différence de poids !!!
Mais, nous n'en sommes plus là...aussi, si le costume fait partie rituel du théâtre et aide à réaliser cette communion secréte entre le public et la scène, il permet aussi au comédien de trouver son personnage dans une démarche ( pour exemple mère courage en tenue tennis va pas tirer sa charette comme pauvre femme )cela tombe sous le sens, mais...c'est pas toujours ça!!
Comment faire en sorte qu'un tribain soit imposant en son jeu bien sûr, ça c'est le comédien mais en sa forme...et c'est ici que le costume comme reflet, comme tremplin vers l'imaginaire doit aider l'esprit du spectateur , l'amenant dans un autre univers, le charmer, l'étonner le troubler.
Le costume lui seul ne fait pas la pièce, il ne va vivre que sur le dos du comédien, sur un cintre il est mort...et si du décor , du comédien, et du costume, en passant pas la lumière ( bawi dans le noir y'a pas grand chose!!) le théâtre c'est simplement une équipe, un ensemble...le vibrato universel de 30 personnes dans l'ombre et la lumière...Pour un moment unique, jamais deux fois le même, jamais!!
Et si d'un texte écrit, des images qui prennent formes et des voix des corps qui vont faire cette création pour quelques heures...c'est ça le théâtre...et je l'aime ce théâtre.
Le métier de costumière est aussi important que celui qui est aux jeux d'orgues pour la lumière, le son, comme celui qui dans les loges fait miracle avec un trombonne et un pansement...c'est cette union, et cette démarche ensemble qui va faire vivre non seuleument un texte ,mais une histoire où une émotion partagée par des centaines de gens le jour même!!
Un comédien, excellent n'est rien sur scène, sans spectateurs sans lumières, sans le son, sans son costume.
Et de cela le métier , les métiers du théâtre sont unis, indissolubles, et les uns dans la lumière, les autres dans l'ombre, mais la même respiration.
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Suis en retard...en retard!!!