Je découvre ce fil avec joie et m'y insserre (hum j'ai un doute sur l'orthographe de ce mot, merci de me corriger, vu l'heure... je sais plus)...
Je m'y incruste donc... non je m'y installe plutôt, puisque je suis éducatrice de jeunes enfants.
Enfin je fus. Pendant 8 ans, dans une grosse crèche hospitalière (dont le but était de garder les gosses du personnel de h'hopital) : 90 enfants de 3 mois à 3 ans. Enfin plutôt 2 ans et demi.
Mais cela est loin car j'ai quitté ce boulot en 1991 pour aller tater de l'enseignement...
J'ai adoré le métier d'éduc' car mon truc c'était de communiquer avec les gosses lorsqu'ils ne maîtrisent justement pas ce qui sert d'habitude : la parole. Alors il faut que nous, adultes, nous nous creusions un peu le ciboulot et qu'au moins nous apprenions à ouvrir nos yeux, à observer nos petits nouveaux-nés qui essaient tout de même de se faire comprendre par tous les moyens.
C'est là que j'ai pigé qu'il est vain d'essayer d'empêcher un gosse qui pleure de pleurer. Parce que parfois, lorsqu'il n'a ni faim ni sommeil ni le cul sale, il a justement besoin de s'exprimer et si l'on écoute vraiment ses pleurs, on peut même constater que ce n'en sont pas tout à fait.
Essayez avec le prochain nourrisson que vous croiserez, vous verrez, ça surprend vraiment.
Croisez son regard aussi et suivez-le des yeux, vous verrez, il fera pareil.
Bon vous l'avez compris, je kiffe grave les petits babies...
Alors pourquoi avoir quitté la crêche me direz-vous ? Ben justement parce que je les aime. En effet, travaillant en crêche hospi, nous avions 12 bébés inscrits dont nous devions nous occuper à 2. Oui je sais que la norme c'est 5 bébés qui marchent pas pour une personne mais comme il y avait des repos des parents infirmiers ou autre dans la semaine, nous étions sensés ne jamais avoir les 12. Mais même 8 bébés... Et si la collègue n'était pas là, fallait se débrouiller seul ou avec un collègue d'un autre service qui ne connaissait pas les petits.
Allez expliquer à un bébé de 6 mois qu'il aura son biberon après un autre parce qu'il est arrivé plus tard. Lui, il a faim, il gueule, c'est normal. Et je ne supportais plus de les entendre pleurer chaque jour, régulièrement, avant que leur tour n'arrive.
Bon puis il y avait pleins d'autres trucs pénibles alors je suis partie.
Mais j'aimais ce métier.
Et je te remercie, Virginie, d'avoir ouvert ce fil...
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La nostalgie, ce n'est pas le regret que ça se soit passé, c'est le regret que ça soit passé.
Cath