Je n'avais jamais pris le temps de faire le point sur le sujet. Ça tombe bien, le sommeil ne veut pas de moi, me voilà.
Donc j'ai trié toutes les infos dans ma petite caboche de déesse.
J'ai aussi pris la précaution d'en parler à plusieurs reprises avec un pote qui bosse dans une autre région mais néanmoins dans cette superbe boîte pompeusement appelée Pôle Emploi, sur laquelle il porte un regard acéré qui ne laisse rien passer, vu qu'il s'y fait lui-même mal voir tant la pertinence de ses remarques font mouche, si vous voyez ce que je veux dire.
Toujours est-il que le pressentiment que j'ai eu quelques semaines après réflexion, se révèle parfaitement exact ; ils sont prêts à n'importe quoi pourvu que le taux de chômeurs baisse et que la réputation de notre beau pays se redore au mépris de ses citoyens. J'ai obtenu suffisamment d'infos pour conclure que le plan était foireux. A moins que de tenir entre ses mains un plan d'enfer, c'est voué à l'échec. D'autant que le montant des charges est certes ramené à peu au démarrage, mais s'amplifie considérablement au bout de quelques mois, dont j'ai oublié le compte exact depuis ce temps.
J'ai donc tranquillement annoncé à mon interlocutrice que je ne me risquerai pas dans ce plan là, ai expliqué pourquoi de manière assez claire, et comme j'ai la chance d'entretenir de bonnes relations avec elle, elle n'a démenti aucun de mes propos. CQFD.
Je continue à plancher sur d'autres projets, sachant parfaitement que mon grand âge ne me permettra pas de faire comme si j'avais vingt ans et toute la vie devant moi. Je progresse donc avec des idées plutôt "une chose à la fois" que "tout d'un coup pour rien tout à coup".
Je n'ai pas étudié le même plan pour une coiffeuse à domicile, ou un entrepreneur en bâtiment, par exemple, mais je conseille vivement à ceux qui auraient l'idée de se lancer, de vachement faire gaffe où ils mettront les pieds.