Bonsoir,
Au cœur d’une nuit d’insomnie qui s’achève, je choisirai une présentation qui restera succincte, pour le moment.
Beaucoup de drames, petits et grands, de maladies et d’accidents ont parsemés ma vie, mais souvent ont été suivis de suites positives alors je dis que tout comptes faits, j’ai de la chance. Au moins celle de m’inviter ici.
Alors pour faire court (oui d'habitude, je fais long), j'ai presque 47 ans, un mari, 2 gosses (15/19). L’aîné n’a plus de bras gauche après un accident de voiture avec son frère et leur père. Mais tout baigne pour lui. Le plus jeune vit chez son père depuis ma maladie. Je travaille à mi-temps après une ‘longue maladie’ dont je suis sortie affaiblie mais grande vainqueure. Pour le moment.
Je suis prof des écoles spécialisée dans l'aide aux élèves en difficultés, espèce en voie de disparition. Merci Mr Darcos...
J'aime l'art en tous genres et le pratique dès que possible. Actuellement, théâtre, chant, peinture... évidement écriture. J'écris depuis l'âge de 13 ans, souvent en écriture automatique pour la poésie...
Pendant ma maladie, je me suis lancée dans l’écriture d’un bouquin autobiographique qui relate mes déboires, vu sous un angle qui se veut humoristique et salvateur –j’espère- pour ceux qui, traversant des difficultés de vie, auront envie de le feuilleter. J’ai prévu un sommaire incluant quelques unes de mes passions à faire partager si possible. Ainsi le lecteur pourra soit tout lire, soit ne lira que ce qui lui plaît le plus ou encore lira dans le désordre ou plutôt dans son ordre à lui. Un livre à tiroirs en quelque sorte !
J’écris aussi quelques scénettes de théâtre dont l’une a fait l’objet d’une lecture devant public. Grande nouveauté et grand plaisir pour moi nouveau !
Cet été je devrais réaliser mon plus grand rêve : Aller en Australie et voir (entre autres) les kangourous de tous poils que j’affectionne terriblement et irrémédiablement. Je sais je suis dingue, mais polie et pas dangereuse.
Ah ! J’allais oublier : je suis affectée d’une tare inaltérable : je suis d’un positivisme forcené et vois toujours le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. C’est cette même tare qui m’a tiré du cancer ( ayai je l’ai dit). Etant gosse, j’étais même le clown de service mais cela m’a plus ou moins passé. Enfin, l’envie de faire rire les autres me retraverse souvent. Et je me laisse faire.
Voilà, à bientôt.
Cath
En attendant de poster au bon endroit, voici ceci qui retrace également mais poétiquement ma vie :
JE PENSE DONC J’ESSUIE
Cette larme qui coule
Malgré moi.
Comme un débordement
Humide de vague à l'âme....
Cette larme
C'est mon arme
Pour aimer encore la vie
Déployer mes envies,
Et poursuivre ma route,
Sourire aux lèvres
Et rire au vent.
Je pense ...
Que je suis là.
Toujours là. 13 août 2008
Un grain de folie au bord de l’œil
Eternuant ma gaité aux oraisons cosmiques
Le nez aux fleurs, l’humeur au vent
Cœur souriant,
Accrochée au bastingage de la vie
J’observe l’horizon déployé
Sur un ciel aux allures de miracle
Je suis le capitaine de ce rafiot que l’on dit de fortune
Et je navigue à vue sur le tropique du cancer
J’y ai connu un rude hiver et quelques avaries
Me suis vue en cale sèche, le sel brûlant ma carcasse
C’était si tristement terrible que j’ai quitté le port
Et suis partie aux dix huit mille vents
Espérer quelque printemps d’emprunt
A défaut d’un coucou
Buvardant le bonheur d’un couple heureux croisé
Image subtilement douloureuse de doigts entrecroisés
Il faut s’aimer quand même jusqu’au jour de mourir,
Même si ça fait du mal et qu’on ressemble à rien
Même si j’avais trop mal pour lui tenir la main
S’aimer quand même à en vomir l’amour
S’échappant en volutes assassines
Lorsqu’il se multiplie malgré vous,
Lorsqu’il vous rend encore plus faible,
Si c’est possible
La faiblesse
Je l’ai bien connue naguère ;
Elle m’habita longtemps,
Me fit la cour souvent.
Et moi je me sauvais, éperdue.
De port en port, je cherchais mon voilier
Et ce corps désarticulé
Qui voulait du coup s’échapper !
Rattraper mille mains tendues
Ou alors espérer la tienne.
Je ne sais pas si tu es venu,
Si tu m’as vue ainsi
Je luttais tant que je ne voyais plus.
Je croyais aimer mais je n’aimais plus
Depuis quelques lunes j’ai repris mes voyages
Et je vous croise en sourire, émerveillée
Respirant la vie à petits soupirs,
J’y trempe les doigts goulument,
Plus gloutonne que jamais.
Et désormais je n’aime plus.
J’essaie seulement d’aimer.
Cathecrit, 15 mai 2009