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Novocaïne Rotulière mentonnée

Inscrit le : 01 Juin 2007 Messages : 1042
| Sujet: Le temps d'être un fils Dim 17 Juin 2007 - 17:36 | |
| LE TEMPS D'ETRE UN FILS
Si l’enfance se teinte parfois de couleurs nettes et flamboyantes, la mienne me paraît floue, sans saveur et grise. J’étais de ces gamins prisonniers de leurs rêves, de ces garçons qui se replient sur eux par besoin, par douleur peut-être. J’observais le monde des adultes comme un monde menaçant, rarement satisfaits de leurs vies ou de leurs progénitures. Et j’attendais le moment opportun, où mon père me consacrerait un peu de son temps qui paraissait si précieux. Je pense à lui, à ses désirs et ses rêves. Ses rêves d’être et ses ambitions à mon égard. Il me voyait être comme lui, il me traçait une destinée formidable, couronnée de succès et de reconnaissance. Il n’en fût rien.
A l’adolescence, lorsque je réalisais qu’il ne pouvait pas me consacrer l’écoute et l’attention dont j’avais besoin plus que tout autre, je me mis en opposition à lui. L’affrontant de face, lui reprochant son manque de confiance et sa rigidité. Ma mère me détruisait, femme castratrice et toute puissante. Et lui, loin de nous, observait ma chute sans me retenir.
Face à lui, je m’infantilisais, je grossissais ce trait de mon caractère pour bien lui faire comprendre que l’adulte en moi ne se réveillerait jamais s’il ne se décidait pas à m’accorder un peu plus de confiance et d’égards. A mon insu, il était mon idéal d’homme, un homme intelligent mais sobre et sans prétention. Il avait les réponses à tout, était curieux de tout et réussissait professionnellement autant qu’il échouait dans le privé. Je prenais la voie de la marginalisation tout en convoitant secrètement être un jour aussi fort que mon père. Je me noyais dans l’alcool, la drogue, y trouvant refuge et assurance. Exploitais mes maigres talents de musiciens dans des caves mal famées ; excuse toute trouvée pour justifier mes penchants pour toutes les substances illicites. Mes amis étaient comme moi : fous d’auto-destruction et animaux blessés de familles éclatées. La seule différence était que mes blessures étaient invisibles. L’écoute de cet entourage était inexistant car ils pensaient, comme beaucoup, que je m’inventais des douleurs pour me sentir exister.
Je pris conscience de la fragilité de la vie à cause du suicide d'un ami. Il avait perdu de vue la réalité suite à un exès de consommation de LSD et cet état l'avait poussé à ce geste terrible. De plus,j'avais mis mes propres jours en danger ce qui me décidait à raccrocher. Mais cette lucidité soudaine se paya au prix fort de désillusions. Le milieu ne m’attendait plus non plus et je désespérais encore d’être secouru, entendu par une personne. Cette personne était encore une fois, ce père absent, qui même ayant un fils au bord de la mort, ne se soucia pas plus qu’auparavant de son avenir. J’avais alors 19 ans.
Quelques années plus tard, une opportunité alors s’offrit à moi ; celle de devenir le reflet de mon père en peu de temps. Cette occasion n’était cependant pas toute rose ; je devais partir à plus mille km de chez moi, quitter le pays, les amis et les habitudes qui nous rassurent bien trop à notre défaveur. Quitter ma famille ne me posait par contre aucun problème, c’était même le moteur principal de mon choix. Ne plus être sous le joug et les jugements de mes parents, ne plus sentir ce regard dédaigneux sur ma pitoyable existence. Une chance d’être moi sans le regard de l’autre, le regard inquisiteur ou pire, de la pitié…
Lorsque je pris la décision de m’en aller, il parut soudainement affecté de ce départ, puis disparut en ajoutant « On ne se verra plus donc ». Une pointe de tristesse m’agrippa le cœur et ce côté rude en moi que lui même m’apprit à développer, feinta d’ignorer cette remarque.
Je commençais à découvrir le métier de commercial, mon père était lui, Ingénieur d’Affaires en Commerce International, j’en étais bien sûr loin, très loin. Et étrangement, je prenais conscience des points communs qui nous liaient alors que la distance aurait dû nous éloigner encore plus.
A plusieurs reprises, avant mon départ, j’avais tenté de lui prouver que j’étais moi aussi capable ! En vain, il ne voyait rien, je n’étais qu’un petit bonhomme face à lui. Doublé d’un mec original, fou, d’un caractère impossible, instable, drôle s'il était d'humeur à rires. Nous avions une chose qui nous tenait liés : notre besoin de comprendre et d’analyser l’univers. Mais je me demande encore aujourd’hui, s’il s’agit d’un héritage qu’il m’avait laissé ou si je suis réellement investi de questions d’ordre philosophique comme lui pouvait l’être. Quoiqu’il en soit, je le suis devenu par la force des choses.
Depuis que nous étions éloignés, je me faisais un point d’honneur à ne plus lui demander d’aide en quoique ce soit. De un, sa réponse aurait été comme à son habitude ; négative et de deux ; je tenais surtout à garder ma fierté, lui prouver que désormais, je n’avais plus besoin de lui.
Je gardais surtout en mémoire comme un stigmate indélébile, la dernière requête que je lui avais soumise. J'avais souligné en insistant qu’il s’agissait d’un projet d’avenir, que j’avais fait 90% du travail et qu’il ne me manquait plus qu’une aide financière pour réaliser ce projet prometteur. Il avait pris soin de me faire miroiter un espoir, une faveur. Avant sa réponse définitive, il devrait étudier le projet puis tomber d’accord sur le principe. En parallèle à cela, je lui avais expliqué que je rencontrerais des financiers qui grâce à sa réponse, seraient eux aussi favorables à un investissement! Il confirmait alors sa position en ma faveur. Je m’engageais donc aveuglément, n’imaginant pas une seconde, qu’un père puisse trahir à ce point son fils. Le jour de la réunion décisionnel avec les investisseurs ; mon père téléphona à l’un d’entre eux, leur expliquant que le contrat n’était pas conforme à ses attentes et que dans ces conditions, il ne pouvait y répondre favorablement ! Je suis arrivé dans cette salle comme un pauvre ignorant et là, ce fût un coup de massue à vous détruire toute confiance en la vie. Au bout de six mois de sacrifices, dont votre en père en connaissait toutes les étapes, je me suis retrouvé au point de départ ; pertes et préjudices en plus. Perdu face à cette nouvelle qui venait de la bouche d’un inconnu, je sortis pour l’appeler. Il ne décrocha pas son téléphone, allant même jusqu’à dire à sa secrétaire de signaler qu’il était sorti. Deux heures plus tard, alors que je me retrouvais à la rue à l’étranger, seul face à une humiliation sans nom, il se décida à m’appeler pour justifier son geste ignoble. Il était persuadé d’avoir raison, ne se gênait pas d’avoir manipuler pendant deux mois son fils en sachant que sa réponse serait négative. Je le suppliai en larmes, de revenir sur sa décision, que c’était la chance de ma vie, que je n’avais que lui et par conséquent ce projet dont j’étais si fier ne pouvait aboutir qu’avec un petit geste de sa part. Sa réponse fût définitive et sans appel ! Non. Je lui ai alors hurlé toute ma rage et juste avant de raccrocher, prononçai ces mots horribles « Désormais, le mot papa me fera vomir ! Je te renie en tant que père ! Je n’ai plus de père ! »
Dernière édition par le Sam 29 Sep 2007 - 11:12, édité 2 fois |
|  | | Novocaïne Rotulière mentonnée

Inscrit le : 01 Juin 2007 Messages : 1042
| Sujet: Re: Le temps d'être un fils Dim 17 Juin 2007 - 17:37 | |
| Ce fût, une fois de plus, un étranger à la famille qui me vint en aide. Je pus alors mettre mon projet à exécution. Et un an plus tard, rembourser ma dette comme il en avait été convenu.
Ce projet n’eut pas les réponses espérées, je dû donc, abandonner cette entreprise et redémarrer à zéro un autre projet. Bien au-delà d’une déception liée à un projet qui pour une fois avait tout de même abouti, c’était un échec de plus à afficher sur mon parcours. Et cette image de looser me collait à la peau, je la voyais clignoter dans mon miroir avec le regard déçu de mon père comme un fantôme qui planait au-dessus de moi.
Je n’avais plus aucun contact avec lui. Je n’entretenais envers lui que rancoeur et répondais à qui me demandait si je voyais encore mes parents ; « ils sont morts » sans aucun sentiment, froid comme la glace.
Je travaillais à nouveau pour une entreprise, sous payé, et frustré de ne pas obtenir un salaire à hauteur de mes compétences. La hantise du temps qui passe liée à une pseudo réussite me congelait dans un état de perpétuel anxiété sous-jacente. Et je retournais insidieusement à mes premières amours : l’alcool.
Au bout de deux ans de silences fermes entre mon père et moi, j’eus la surprise de recevoir un e-mail de lui. Il me racontait qu’il avait subit une lourde opération suite à une tumeur cancéreuse. La haine qui m’habitait à son encontre se transforma soudainement en tristesse et je décidai d’attendre au moins une semaine pour le rappeler afin de lui faire prendre conscience de la dureté que cela peut-être, d’être abandonné par celui de qui on attend le plus lorsque le moment est crucial. Il ne supporta pas l’attente et m’appelait au bout de deux jours. Je lui expliquai donc le pourquoi de ce retard. Ce fut un long silence. Puis nous continuâmes notre conversation comme si nous n’avions jamais été en froid.
Pendant quelques temps, je prenais régulièrement de ses nouvelles et lui, en fit tout autant pour moi. La tension était toujours bien présente, il sentait mon peu d’estime de moi et je sentais son inquiétude de me voir un jour arriver là où il était. Par malchance, je quittai mon poste espérant obtenir un meilleur salaire pour un patron adepte du harcèlement moral et malhonnête au plus haut point. La maladie de mon père ne le quittait plus, et les instants de répit entre chaque récidive se faisaient de plus en plus courts. Comme mes instants de sérénité se synchronisaient aux siens. Ma maladie était cette angoisse phagocytaire de ne pas prouver à mon père qu’il peut être fier de moi avant qu’il ne soit trop tard. Une angoisse d’obtenir une miette de cet amour avant la fin. Une course contre le temps, vicieuse, inutile, désespérante me hantait. Je buvais de plus en plus, m’enfermais sur moi, ne sortais que pour des soirées futiles bien trop arrosées et où je trouvais la drogue nécessaire pour soigner mes douleurs. Je paraissais sans doute heureux, les faux amis jonchaient ma terrasse aux petits matins de ces soirées rock’n roll . Mais pas un d’entre eux n’eut jamais la délicatesse de me soutenir un peu lorsqu’une nuit, sous effet de la drogue, je leur expliquai que mon père allait mourir. Ils disparurent en même temps que mon masque… J’avais heureusement une amie qui, sans mot, s’asseyait en face de moi et me regardait plonger dans mon monde sombre. Juste pour me dire qu’elle était là.
Un jour que ce patron de malheur m’avait dit en riant aux éclats qu’il ne me payerait pas mes commissions, mon père me téléphona. J’étais hors de moi, je lui expliquai la situation sans rentrer dans les détails et lui fit part de mon désir de quitter cette boîte de merde le plus vite possible. Il n’était évidemment pas très heureux d’entendre ça, cela réveillait de plus belle ses inquiétudes à mon encontre. Nous avions terminé cette conversation sur sa santé et comme d’habitude, je lui répétais de s’accrocher, qu’il était plus fort et qu’il allait s’en sortir.
Durant quelques semaines, je n’eus plus de ses nouvelles. Je ne comprenais pas vraiment le pourquoi, même si je le devinais à moitié. C’est alors qu’il me confia « Je préfère ne plus t’entendre, ce n’est pas vraiment contre toi, tu comprends, c’est qu’à chaque fois que je t’ai au téléphone, je suis stressé. Et dans ces moments plus que difficiles, j’ai bien besoin de toutes mes forces…..Allo ?....Tu m’entends…. ? » Mon cœur venait de se suicider, je n‘écoutais déjà plus, j’étais parti, loin, ailleurs…. « Bien sûr que je comprends papa, à bientôt, bonne après-midi .».
J’ai fixé l’horizon de la mer toute l’après-midi, j’ai fixé le même point, sans poser mon regard sur les mouettes, ni sur les bateaux ou les enfants qui passaient devant moi. J’étais éteint, mort.
J’ai alors pris un papier et un stylo, et j’ai couché toute la vérité sur notre relation, tout le mal qu’il m’avait fait, toutes les blessures qu’il m’avait laissées, tous ces abandons pour finir la lettre par « Je sais que tu comprendras, car qui mieux que toi peut savoir ce que c’est que de ne pas avoir de père ». (Son père était décédé qu’il n’avait qu’un an.). J’hésitai à l’envoyer. Sa maladie, ma culpabilité ; je ne voulais en aucun cas en rajouter encore mais les faits étaient là et qu’il le veuille ou non, je souffrais, je l’aimais et je ne voulais pas le perdre sans avoir au moins tenté une dernière fois qu’il me revienne. Ce serait ma dernière tentative, du moins je l’espérais profondément car le temps lui ne s’arrêtait pas. La semaine qui suivi mon courrier, mon père m’appela. J’étais heureux et mal à l’aise aussi. Nous allions soulever nos blessures inévitablement et je m’efforçais, contrairement à mes habitudes, à ne pas prendre le crachoir avant de l’avoir écouté jusqu’au bout. Il avait du mal à parler, stipulant qu’il avait bien reçu ma lettre. Ce fut très violent pour lui, comme un électrochoc pour reprendre ses termes. Au lieu de me reprocher cette phrase terrible qui disait qu’il n’était pas un père, il me posa cette question : « Tu trouves vraiment que je n’ai pas été un père ? ». Sa voix tremblait et je n’avais qu’une seule envie à ce moment précis, faire ce que jamais je n’avais réussi à faire, me jeter dans ses bras et le serrer fort jusqu’à tout oublier. Cette distance qui m’avait si longtemps parue bénéfique, devenait au son de sa voix un mur d’injustices immenses ! Je le rassurai mais maintins mon point de vue. Je lui disais que rien n’était récupérable pour le passé et que je n’étais plus le fauteur de troubles d’avant, que j’avais grandi et que je désirais avant tout retrouver mon père en faisant fi de tous les reproches.
En raccrochant, nous nous promirent de nous appeler plus souvent et je lui disais pour la première fois ce que je ressentais pour lui. Lui ne pouvait pas me répondre comme si l’amour d’un père envers son fils était une chose inexprimable. Mais je ne lui en tenais pas rigueur, j’avais l’espoir, la vie en moi à nouveau.
Malheureusement, la puissance destructrice qui gisait en moi ne s’était pas éteinte pour la cause. Je me réveillais en sueur encore, voyant la fin de mon père et moi, minable sans aucune fierté à lui apporter. Je n’avais sans doute pas compris assez vite l’importance que nos relations avaient prises et de la différence des regards que désormais il me portait.
Je n’arrivais pas à suivre de près sa maladie, j’étais loin et mon impuissance face à elle me figeait. Lorsque je l’avais au téléphone, je prenais toujours une voix décontractée, souriante et dynamique . Il me disait toujours qu’un seul appel de moi lui donnait la pêche, que mon énergie le portait. Mais je jouais la comédie, je dépérissais chaque jour un peu plus, face aux soins qui n’en finissaient plus, face à cette distance qui handicapait mon désir de l’aider et qui était à ce moment là, irréversible pour les engagements que j’avais pris. Je me sentais encore plus con, plus petit, plus ignoble. Cette maladie qui creusait tous les jours sa mâchoire, creusait aussi sur l’espoir et la joie. Je n’étais plus qu’une ombre, m’interdisais les moments de gaieté, m’interdisais de savourer la vie puisqu’elle avait disparu de mon horizon. Et ce fantôme de réussite qui me hantait toutes les heures, qui me comprimait dans un rôle étriqué qui ne menait nulle part.
A chacun de mes retours auprès de lui, je savourais chaque instant, faisais la paix avec lui et avec moi. Je récupérais mon énergie et la lui offrais. Mais quand je rentrais, je me déchirais sur mon quotidien à me dire à quel point il était ingrat d’être ici quand lui, se battait de l’autre côté.
Il souffrait terriblement, et je savais que plus on avançait dans le temps, moins il pouvait supporter cet état de diminution et cette souffrance sans nom. Il avait alors le choix de subir une autre opération lourde pour recouvrer un peu de moments sociaux ordinaires, chose qu’il ne pouvait plus se permettre tant il était assujetti aux soins. Mais cette opération n’était pas sans risque, elle risquait de réactiver les cellules cancéreuses avec tous les dangers que cela impliquait pour sa vie. Il m’expliquait dans un long courriel, ainsi qu’à ma sœur et une amie, ce terrible choix qu’il lui était proposé ce jour-là.
Et sans réfléchir vraiment à ce que moi je ressentais, je lui ai dit : « Si ta vie devait s’arrêter demain ? Quel choix ferais-tu ? » Je lui exposais mon point de vue, en n’occultant pas les risques, mais en n’occultant pas non plus les chances de le soulager si ça marchait. Je terminais mon mail en lui affirmant, que quel que soit son choix, j’étais de tout cœur avec lui.
Il choisit l'opération. Avant son admission, je lui avais promis de l'appeler la veille de l'opération pour le soutenir. Ma soeur m'avait embrouillé les dates, insistant lourdement sur le fait que c'était le lendemain du jour où je devais lui téléphoner qu'il rentrait à l'hôpital. Elle faisait erreur.....Et quelle grave erreur!
Mon père ne s'est plus réveillé, il a sans doute dû se dire que je l'abandonnais, que ce tournant majeur n'était pas important pour moi, qu'il pouvait partir ;je ne le regretterais pas. Ne pas lui avoir dit une dernière fois"papa" et ne pas lui avoir montré que je pensais à lui jour et nuit ce soir-là est le pire des manquements d'un fils!
J’appris, après son décès, que je fus le seul à lui donner un avis. Je fus le seul aussi à être arrivé après son dernier souffle.
J’ai perdu 10 kilos en un mois, j’ai pleuré comme je n’avais jamais pleuré. J’ai été là pour sa mort comme je n’avais jamais été là dans sa vie.
Avec une partie de l’héritage, j’ai repris des cours pour enfin, être digne de mon père.
Le temps est un ennemi qu’il faut savoir dompter et respecter. Mon ami, le temps, ce n’est pas de l’argent, c’est de l’amour qui s’en va et qui ne reviendra pas…
Dernière édition par le Sam 29 Sep 2007 - 11:10, édité 1 fois |
|  | | JUmo

Age : 21 Inscrit le : 27 Mar 2007 Messages : 240
| Sujet: Re: Le temps d'être un fils Ven 7 Sep 2007 - 17:22 | |
| un histoire forte, qui me fait songer à un ami, il faudra qu'il le lise .
Certains vont apréciés, d'autres aimés, j'ai adoré...
 _________________ YouuUHOUuuuU ! ( Oui oui je m'adresse à toi ^^ )  |
|  | | Novocaïne Rotulière mentonnée

Inscrit le : 01 Juin 2007 Messages : 1042
| Sujet: Re: Le temps d'être un fils Sam 29 Sep 2007 - 10:51 | |
| Merci beaucoup Jumo ...
 _________________ «Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.»A .Einstein
"Mieux vaut faire semblant d'être con et avoir la paix que de faire semblant d'avoir la paix et être con." Novocaïne |
|  | | almalo

Age : 33 Inscrit le : 19 Aoû 2007 Messages : 2739 Localisation : hakuna matata
| Sujet: Re: Le temps d'être un fils Sam 29 Sep 2007 - 16:38 | |
| C'est très beau, fort, ancré dans la réalité de tout un chacun. je viens de perdre mon bébé de 5 mois et beaucoup de proches venus à l'enterrement se sont reprochés de ne pas être venus nous voir à sa naissance. je comprends ce que ressens ton personnage principal, c'est formidablement bien décrit.  |
|  | | Miss You

Age : 41 Inscrit le : 21 Sep 2007 Messages : 3207
| Sujet: Re: Le temps d'être un fils Sam 29 Sep 2007 - 17:34 | |
| Novo, tes mots m'ont prise à la gorge et collée au mur. Comme un immense courant d'air contre lequel tu ne peux rien, j'ai été emportée. Leur force, leur puissance... le désespoir qui transpire derrière chacun d'eux. Emotion... |
|  | | Novocaïne Rotulière mentonnée

Inscrit le : 01 Juin 2007 Messages : 1042
| Sujet: Re: Le temps d'être un fils Dim 30 Sep 2007 - 16:10 | |
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Almalo, je suis plus qu'émue par ton commentaire, je n'ai pas de mots, juste de l'émotion partagée.
Merci beaucoup d'avoir pris la peine de dire...
Miss you: Merci à toi aussi. Je suis touchée. _________________ «Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.»A .Einstein
"Mieux vaut faire semblant d'être con et avoir la paix que de faire semblant d'avoir la paix et être con." Novocaïne |
|  | | almalo

Age : 33 Inscrit le : 19 Aoû 2007 Messages : 2739 Localisation : hakuna matata
| Sujet: Re: Le temps d'être un fils Dim 30 Sep 2007 - 16:48 | |
| C'est tellement rare de lire des mots qui touchent, et que l'on aurait pu dire nous-mêmes... Cette histoire entre le père et le fils me parle aussi car c'est un peu ce que vit mon mari avec son père...Difficile, les relations familiales, quand l'affection est absente... Tu as écrit autre chose dans le même genre, ou tes autres écrits sont totalement différents ? _________________ Un jour après l'autre. |
|  | | Romane Administrateur

Inscrit le : 01 Sep 2004 Messages : 50468 Localisation : Kilomètre zéro
| Sujet: Re: Le temps d'être un fils Dim 30 Sep 2007 - 18:20 | |
| Sais-tu qu'on trouve une grande force dans tes récits, novo ? La sensibilité de ta plume me plaît énormément.  _________________ "Bonjour je suis Romane alors je m'appelle Romane, c'est pour ça que mon pseudo c'est Romane." (Romane)http://romane.blog4ever.com/blog/index-86614.html |
|  | | Novocaïne Rotulière mentonnée

Inscrit le : 01 Juin 2007 Messages : 1042
| Sujet: Re: Le temps d'être un fils Sam 13 Oct 2007 - 18:17 | |
| Merci beaucoup Ro, touchée!
Almalo, je ne pense pas que j'en ai laissé ici, par contre, en effet j'en ai écrit d'autre du même accabit mais qui resteront sans doute au fond de mes tiroirs. En général, j'écris de différentes manières.
Bisous à toi ;-) _________________ «Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.»A .Einstein
"Mieux vaut faire semblant d'être con et avoir la paix que de faire semblant d'avoir la paix et être con." Novocaïne |
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