Alf Plumoversificateur

Age : 59 Inscrit le : 23 Juin 2005 Messages : 12686 Localisation : TDCDM : Landes
| Sujet: Re: 21 novembre 1916* Ven 2 Déc - 8:14 | |
| Charles attend bien, lui ! _________________ "Je m'appelle Aile, suis pas flic..." "Un beau vers a douze pieds et deux ailes" |
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Xian

Inscrit le : 06 Sep 2005 Messages : 4403 Localisation : Etoile bleue dans l'univers
| Sujet: Re: 21 novembre 1916* Ven 2 Déc - 18:54 | |
| mais il nous avait compris ! _________________ Ici et maintenant Il se passe tous les jours quelque chose de nouveau chez http://xianhenri.be |
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Marie-Ange

Age : 33 Inscrit le : 08 Mar 2004 Messages : 3645 Localisation : LESTREM-PDC
| Sujet: Re: 21 novembre 1916* Lun 9 Oct - 21:38 | |
| Il paraît que vaut mieux tard que jamais, alors je ne suis pas trop en retard
| Marie-Ange a écrit: |
J'ai un document qui se promène je ne sais où, qui fait une comparaison entre la vrai Elisabeth d'Autriche et Sissi. La première y est décrite comme une femme pas très belle, plutôt maigrelette et maladive, avec un mauvais caractère. On connait la seconde, douce, belle gentille. L'article dit qu'Elisabeth est devenue la belle et douce Sissi parce que l'Autriche voulait se racheter d'avoir était du côté de l'Allemagne pendant la guerre. L'article dit aussi que François-Joseph avait déclaré à propos de son épouse : "Dieu que j'ai aimé cette femme" malgré son sale caractère. |
Voici le document :
Elisabeth d'Autriche, dite Sissi
Pour effacer son passé nazi, l'Autriche s'inventa au cinéma une princesse de conte de fées. Mais derrière cette image se cache une vérité indigeste.
En ce 10 septembre 1898, une dame en noir s'effondre brutalement sur les bords du lac de Genève : Luigi Luccheni, un anarchiste italien, armé d'une petite lime montée sur un morceau de bois, vient de mettre fin à la vie de l'impératrice Elisabeth d'Autriche, dite Sissi. Son masque mortuaire révèle une femme aux traits durs, son silence figé porte les stigmates de soixante et une années de vie agitée. Et, à vrai dire, son enterrement n'attira pas les foules. L'Autriche n'a jamais vraiment aimé Sissi, jugée «un peu paysanne» et mauvaise épouse. Et elle le lui avait bien rendu. Sur une année, elle n'y passait en moyenne que soixante jours. Etonnant, pour un pays qui s'apprête aujourd'hui à célébrer en grande pompe le centième anniversaire de sa mort ! Révélateur aussi, car la vie de Sissi a toujours oscillé entre mythe et réalité. Le premier accroc historique concerne sa beauté pourtant magnifiée : saviez-vous que la nature l'avait affligée d'un double menton, de joues avachies et de dents jaunes ? Malgré son 1,72 m, ses 46 kilos et ses 47 centimètres de tour de taille, elle se trouvait obèse si son poids frôlait les 50 kilos. Pour soigner son corps déformé par ses grossesses (trois au total), elle enchaînait chaque jours bains de vapeur et exercices physiques (escrime, natation, agrès) ! Après quarante ans, Elisabeth a exigé qu'on ne la peigne que d'après les photos de ses vingt-cinq ans. Ensuite, c'est le cinéma qui se chargea de travestir la réalité et de faire de Sissi un mythe fédérateur. Et Romy Schneider de prêter ses traits à une impératrice qui a grand besoin d'un lifting ! Avec «Sissi» (1955), «Sissi impératrice» (1956) et «Sissi face à son destin» (1957), le metteur en scène Ernst Marischka a la charge de rendre l'Autriche fière et aimable, malgré les lambris austères de la cour impériale. Un petit coup de chiffon rose bonbon pour effacer un tableau noirci par les acoquinements de l'ex-empire avec l'Allemagne nazie. Opération réussie : le monde entier s'entiche de cette Sissi-là, cette écorchée vive qui refusa les mondanités tout comme le rôle d'épouse-mère. Seulement voilà, il y eut une autre Sissi plus prosaïque. Mariée à l'âge de seize ans à son cousin germain, François-Joseph, Elisabeth, sacrée impératrice, consacra le minimum de sa vie à l'Autriche et à ses sujets. Ecrasée par le protocole et affaiblie par ses régimes draconiens, Sissi est malade et fuit sans état d'âme son mari, ses enfants, la cour de Vienne, ses villas et ses palais. Pendant que son époux essuie les moqueries de son peuple sur sa politique, elle ne se préoccupe que de son physique dont elle savait qu'avec des artifices, il assiérait sa célébrité. Elle ne trompera pas son mari. Juste des flirts. Sissi n'aime pas l'amour. Bien sûr, son influence politique en faveur du rapprochement de l'Autriche avec la Hongrie a bel et bien existé. Elle n'a alors que vingt ans, mais sa spontanéité fait merveille en Hongrie, où la noblesse, refroidie par la répression de 1848, est hostile à François-Joseph. Elle parle hongrois couramment et va aimer ce pays comme une seconde patrie. Donnant ainsi le seul sens à sa triste vie...
La mort pour compagne
Sissi a été marquée au fer rouge par une succession de décès plus tragiques les uns que les autres. Il y a sa fille aînée, Sophie, qui disparaît à l'âge de deux ans, quand Sissi en compte à peine dix-huit ; sa soeur, Sophie-Charlotte, duchesse d'Alençon, qui est brûlée vive à Paris, dans l'incendie du bazar de la Charité ; son cousin préféré, Louis II, qui se noie dans un marécage ; sa nièce qui, en fumant en cachette, dissimule sa cigarette dans son dos, enflamme sa crinoline et flambe ; enfin, Sissi ne se remettra jamais de la mort de son fils préféré, Rodolphe, à Mayerling. Une énigme : suicide ou assassinat ? _________________ La connerie humaine est la seule chose qui donne une idée de l infini. |
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