 | Forums de Liens Utiles Littérature, Théâtre, Peinture, Musique, Photos, Randos, Gastronomie, Débats, Informatique et tout ce qui peut encore s'inventer. |
| | |
| Auteur | Message |
|---|
Rosacée
Nombre de messages: 804 Date d'inscription: 05/06/2009
 | Sujet: Re: Au-delà du tain... Jeu 2 Juil 2009 - 13:36 | |
| | Tryskel a écrit: | Le miroir m'a fait penser aux Vampires, s'ils n'ont pas de reflet, c'est qu'ils n'ont pas d'âme!
Le miroir me renvoie t-il mon âme?
Parce que le fil dit "Au delà", donc on ne se limite pas à l'image externe.
C'est vrai qu'un miroir ça a d'abord été conçu pour se regarder, s'ajuster, se pomoponer... Mais c'est bien plus que ça.
Il reflète aussi mon humeur, et selon cette humeur, je peux aimer ou non ce que je vois... Il me renvoie mon regard sur moi même, lequel, encore une fois peut varier.
Est ce que les autres me voient comme mon miroir me voit?
Un miroir "réfléchit", il ne pense pas, ce n'est qu'un objet. la "réflexion" dans le sens pensée vient de moi, mais aussi des autres...
Le regard des autres est-il un "miroir"? parce que les autres te voient, le miroir objet ne te "voit" pas... |
Oufti Tryskel !! tu soulèves beaucoup de choses. Des choses qui me parlent et très beaucoup. Mais là, je vais faire une pause. C'est une sacré réflexion/réflection que tu projètes là ! (au pluriel aussi) |
|  | | Romane Administrateur

Nombre de messages: 63537 Localisation: Kilomètre zéro Date d'inscription: 01/09/2004
 | Sujet: Re: Au-delà du tain... Jeu 2 Juil 2009 - 23:18 | |
| | Rosacée a écrit: | | Ah oui, je comprends mieux ce que tu veux dire. Oui, il ne faut pas non plus tomber dans l'extrême et se "négliger" ou s'oublier pour autrui. Je suis bien d'accord. Hein, pis, je ne sais pas pour toi, mais moi je ne suis pas psy. Alors je veux bien aimer autrui, mais accepter tout, non, merci ! Au-delà de ce qui m'échappe n'est pas de mon ressort. |
Rassure-toi, les psy non plus n'acceptent pas tout. Entre accepter que l'autre soit ce qu'il est est une chose, accepter que l'autre en étant ce qu'il est fasse de soi ce qu'on n'a pas envie de devenir en est une autre. Donc encore une fois, dans le verbe accepter il faut en considérer les facettes définitions, et l'utiliser à bon escient.
| Citation: | | Oui, aimer prend une autre dimension, comme tu le dis ici - donc on pourrait peut-être dire que "affinités" fait partie de l'immensité du verbe aimer, même si ce n'est pas un verbe. Non ? |
Affinités ça veut juste dire qu'on peut créer un lien d'amitié ou amoureux, ce qu'on ne crée pas forcément avec tout le monde. Donc si tu veux parler de cet amour là, oui, bien sûr. Mais bon, on sait que les affinités peuvent passer...
| Citation: | | Par contre ça ne vient jamais de l'autre ? Donc soi-même est responsable de tout ? |
On est responsable de soi-même. Si l'autre t'a fait du mal un jour, à toi de te mettre au carré avec toi-même pour analyser, prendre du recul, apprendre à t'aimer, de sorte d'accepter que telle chose se soit produite, parce que l'autre n'est pas plus parfait que toi. Donc de l'accepter comme il est. De toute manière, tu ne peux rien changer de l'autre, il doit lui-même se prendre en charge. Tout au plus, tu peux lui donner ton attention, ta compassion, bref, ton amour. Et inversement. Toi aussi tu peux avoir blessé quelqu'un. Il faut aussi analyser ce côté de la chose. Quel chemin faut-il parcourir, dans ce cas ?
| Citation: | *J'avais détaillé éventuellement quelques causes, dont l'une faisant référence à la peur d'autrui liée à des expériences vécues traumatisantes. Je dirais que l'on peut mettre un bémol dans le sens où, il se peut que l'on n'aime pas autrui, mais ce n'est pas le cas, c'est ce qu'il croit parce que "on" a peur de quelque chose qui échappe au sens (les siens). Tu vois ce que je veux dire ? Donc : "ne pas aimer" peut-être pris comme une cisconstante atténuante. Non ? |
Je ne le vois pas comme "circonstance atténuante" parce que ça me semble facile. Je le vois plutôt comme une boucle qui n'a pas encore été bouclée. Un cheminement de maturité non achevé.
| Citation: | | Après j'entends bien que le monde entier n'est pas responsable de la cause de "on" - mais c'est ça qui étrange chez l'humain : l'irrationnalité. Tu vois, les proportions que cela peut prendre. Je pense à Eva, qui a été très courageuse, pourtant elle a vécu quelque chose de traumatisant. Cela ne l'empêche certainement pas d'aimer autrui. Par contre, il pourrait se produire le contraire qui enfermerait une personne dans l'irrationnalité en n'aimant plus autrui parce qu'il y a cette irrationnalité de la peur. Mais en fait, ce n'est plus de l'ordre d'aimer ou ne pas aimer. C'est psychosomatique et là ce n'est plus du tout le même contexte.Tu vois ce que je veux dire ? |
La peur, conséquence d'un traumatisme, n'est pas autre chose qu'un stade au milieu d'un parcours, à mon avis. Mais puisque tu penses au psy ; le psy n'existe-t-il pas pour nous délivrer de ces divers clivages, qui empêchent d'aimer soi-même ?
| Citation: | Oufti ! Ce n'est pas évident une introspection ! Cela demande un travail sur soi et très en profondeur. Une remise en question, mais aussi l'étude comportementale de soi, une recherche dans l'insconscience et que sais-je encore.
Cela ne relève plus de la philosophie mais de la psychologie ce dont on parle... |
Ben oui.
| Citation: | | Penses-tu qu'un jour, on n'a finit par faire le tour de soi-même ? |
Je pourrai te répondre quand je serai morte.
| Citation: | | Mais dans "aimer" Romane, il y a deux "approches " : "toi" et "l'autre" et entre il y a un immense espace. Tu peux y mettre tout ce que tu veux, l'espace est et sera toujours là. |
Encore heureux ! S'il n'y avait pas cet espace, que resterait-il de soi ? La notion de fusion est le syndrome de "se mal aimer", je dirais. Cette espèce de dépendance à autrui, tant qu'on n'est pas capable d'être totalement autonome.
| Citation: | PS : pour réducteur - nous n'avons pas la même vision, j'ai tenté d'expliquer, mais ça n'a pas l'air de passer. J'entends par "réducteur" quelque chose de culpabilisant, ramenant toujours à soi qui fait dire "je ne m'aime pas" donc "je ne peux pas bien ou pas aimer autrui" ce qui à mon sens n'est pas rationnel, car il m'est impossible d'imaginer à la place d'autrui ce que implique le sens "je ne m'aime pas".
|
Pourquoi, mais pourquoi cette notion de culpabilisation revient régulièrement sur le tapis dans tous les actes ? Je ne vois personnellement aucune raison à culpabiliser à ce sujet. Si l'autre s'aime tant mieux. S'il ne s'aime pas, il a un chemin à parcourir pour y parvenir, c'est son problème. Même chose de soi à soi. Chacun à sa vitesse. Certains n'y arriveront jamais. |
|  | | Romane Administrateur

Nombre de messages: 63537 Localisation: Kilomètre zéro Date d'inscription: 01/09/2004
 | Sujet: Re: Au-delà du tain... Jeu 2 Juil 2009 - 23:23 | |
| | Tryskel a écrit: | | Est ce que les autres me voient comme mon miroir me voit? |
Tout dépend du regard des autres. Si tu tombes sur quelqu'un qui se regarde en posant les yeux sur toi, il y a de fortes chances qu'il ne te voie pas. C'est le cas de tous les affairés qui te croisent sans te dire bonjour parce qu'ils ont autre chose en tête. C'est ainsi que certaines familles voient l'un d'eux se suicider, par exemple (il y a d'autres exemples, je prends le plus parlant) et tombent des nues. Ils n'ont rien vu. Pourtant, dans la majorité des cas, il est bien rare qu'un futur suicidé irradie le bonheur...
| Citation: | | Le regard des autres est-il un "miroir"? |
Répondre oui ou non, de manière entière, me semblerait une erreur. Par contre, j'opterais pour "parfois". |
|  | | Rosacée
Nombre de messages: 804 Date d'inscription: 05/06/2009
 | Sujet: Re: Au-delà du tain... Ven 3 Juil 2009 - 6:50 | |
| Merci Romane pour tes explications. |
|  | | Romane Administrateur

Nombre de messages: 63537 Localisation: Kilomètre zéro Date d'inscription: 01/09/2004
 | Sujet: Re: Au-delà du tain... Ven 3 Juil 2009 - 8:49 | |
| | Rosacée a écrit: | | Merci Romane pour tes explications. |
Elles ne sont que les miennes.  Il peut y en avoir plein d'autres de chacun.  |
|  | | Rosacée
Nombre de messages: 804 Date d'inscription: 05/06/2009
 | Sujet: Re: Au-delà du tain... Ven 3 Juil 2009 - 12:07 | |
| | Romane a écrit: | | Rosacée a écrit: | | Merci Romane pour tes explications. |
Elles ne sont que les miennes.  Il peut y en avoir plein d'autres de chacun.  |
Oui, mais ça je le sais Romane. LOL C'est d'ailleurs pour ça que je te remerciais toi. Parce que sur le sujet "aimer", ici même, il y a que toi et moi qui avons donné un avis. Sinon, j'aurais écrit "je vous remercie". De toutes façons, ce n'était qu'un débat, joli débat. Chacun à un avis personnel en fonction de son vécu, des valeurs qui lui a été donné, de ce « tout » qui nous a forgé extérieurement et intérieurement. Pour ma part, je suis moins catégorique, j’ai mon avis aussi. Pour ma part "aimer", que cela ait à voir avec soi ou autrui demeure fluctuant – « fluctueux » : on aime un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout. C’est valable pour un couple, pour le « copinage », pour les amis, pour la famille, pour soi. Se remettre en question est tout aussi illusoire que ce verbe « aimer ». J'ai rencontré des personnes qui s'aiment, mais elles s'aiment tellement qu'elles ne se font pas aimer d'autrui. Le narcissisme, la dévalorisation, le doute, le trop d'assurance ; autant de noms pouvant être une part de responsabilité intérieure et extérieure du comportement humain souvent lié à plein de causes et de conséquences alentours. J'ai rencontré des femmes battues, prises au piège, un vrai cercle vicieux dont elles ne sont pas responsables et qu'il faut aider à les en sortir et les libérer de ces espèces de gros connards qui passent leur temps à leur dire que c'est de leur faute, qu'elles ont mérité ça, et patati, et patata. Donc, je ne suis pas vraiment d'accord dans le fait de faire tout peser avec ces mots : "aime-toi et la vie t'aimera" - C’est aussi ça que j'ai essayé de faire comprendre. Il ne faut pas non plus être trop sévère avec soi, trop catégorique. C'est à chacun de faire quelque chose, certes, mais il y a des conditions de vie qui font que certaines personnes sont enchaînées parce qu'autrui tente à culpabiliser l'autre en faisant croire que tout ce qui arrive est à cause d'une et seulement à cause d’une personne. C'est de cette illusion là, de ce personnage dans le miroir, cet autre soi qui est manipulateur de l'entourage. Pour moi, cela relevait vraiment d'un autre aspect que ce sens « d'amour/aimer » pour soi et pour l'autre. Sans compter que lorsqu'on renvoie cette image, : "aime-toi la vie t'aimera" alors que si la personne s'aime et qu’elle fait tranquillement ses courses puis un connard vient flanquer un flingue sur sa tempe. Franchement, quand on entend ça, ces mots-là donnent envie de dire à la personne : « ça n'a rien à voir avec le fait qu'on s'aime ou qu'on ne s'aime pas ce qui arrive parfois dans la vie ». Ça me donne envie de dire que pour certaines raisons, même si je ne peux pas aider tout le monde, même si je ne peux sauver tout le monde, même si je ne peux pas aider une seule personne au risque qu’elle soit imperméable pour X raisons. J'ai au moins envie de ne pas lui dire ces mots-là, par respect de ce qu'elle ressent au moment présent de sa détresse. |
|  | | Romane Administrateur

Nombre de messages: 63537 Localisation: Kilomètre zéro Date d'inscription: 01/09/2004
 | Sujet: Re: Au-delà du tain... Ven 3 Juil 2009 - 12:40 | |
| | Rosacée a écrit: | | Pour ma part "aimer", que cela ait à voir avec soi ou autrui demeure fluctuant – « fluctueux » : on aime un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout. C’est valable pour un couple, pour le « copinage », pour les amis, pour la famille, pour soi. |
En fait, je ne parlais pas spécialement de l'amour couple ou amitié ou famille, mais plutôt globalement "de l'amour du prochain". On peut aussi parler des spécificités, hein. Vaste sujet, car on y trouve beaucoup d'impostures ou règlements de comptes détournés, bref, on sait tout ça, les exemples ne manquent pas (malheureusement)
| Citation: | | Se remettre en question est tout aussi illusoire que ce verbe « aimer ». |
Souvent, oui. Malheureusement aussi. Heureusement, pas toujours. Ouf.
| Citation: | | J'ai rencontré des personnes qui s'aiment, mais elles s'aiment tellement qu'elles ne se font pas aimer d'autrui. |
Oui alors là, on arrive au sujet : "aimer bien". http://liensutiles.forumactif.com/humain-f53/aimer-bien-t15821.htm Et c'est pas gagné non plus...
| Citation: | | "aime-toi et la vie t'aimera" |
Je dirais plutôt "aime-toi, tu goûteras mieux la vie" (on part du principe de l'aimer bien, hein. Sinon, effectivement ça flanque tout par terre.
| Citation: | | Il ne faut pas non plus être trop sévère avec soi, trop catégorique. C'est à chacun de faire quelque chose, certes, mais il y a des conditions de vie... | Disons qu'au plus près de la justesse serait déjà pas si mal.
| Citation: | | ...qui font que certaines personnes sont enchaînées parce qu'autrui tente à culpabiliser l'autre en faisant croire que tout ce qui arrive est à cause d'une et seulement à cause d’une personne. |
Ben oui, je sais bien que rien n'est jamais aussi simple, mais au contraire fait de mille croisements, temps, circonstances, etc. Mais tout ça se décortique au cas par cas, si on y réfléchit bien.
| Citation: | | Ça me donne envie de dire que pour certaines raisons, même si je ne peux pas aider tout le monde, même si je ne peux sauver tout le monde, même si je ne peux pas aider une seule personne au risque qu’elle soit imperméable pour X raisons. J'ai au moins envie de ne pas lui dire ces mots-là, par respect de ce qu'elle ressent au moment présent de sa détresse. |
Je ne pense pas qu'on puisse prétendre sauver quelqu'un. Même un psy ne peut pas faire autre chose qu'espérer aider. Personne ne prend la vie d'autrui sur ses épaules, et si quelqu'un y croit dur comme fer, perso je prends ça pour une utopie.
Après pour le "apprends à t'aimer", du peu que j'observe depuis ma vue basse et mon air nouille , c'est pourtant par là qu'il faudrait commencer. Mais on n'a pas à l'imposer, pour la simple raison qu'il faut que chacun fasse son chemin lui-même. Juste si quelqu'un dit "aidez-moi" tout en refusant l'aide, et là je pense aux psys, ben j'aimerais pas être à leur place, parce qu'ils se retrouvent devant un mur. Ceci dit, ils ont les moyens de trouver le mot qui va déclencher l'ouverture, la plupart du temps. |
|  | | Rosacée
Nombre de messages: 804 Date d'inscription: 05/06/2009
 | Sujet: Re: Au-delà du tain... Ven 3 Juil 2009 - 15:04 | |
| | Romane a écrit: | | Rosacée a écrit: | | Pour ma part "aimer", que cela ait à voir avec soi ou autrui demeure fluctuant – « fluctueux » : on aime un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout. C’est valable pour un couple, pour le « copinage », pour les amis, pour la famille, pour soi. |
En fait, je ne parlais pas spécialement de l'amour couple ou amitié ou famille, mais plutôt globalement "de l'amour du prochain". On peut aussi parler des spécificités, hein. Vaste sujet, car on y trouve beaucoup d'impostures ou règlements de comptes détournés, bref, on sait tout ça, les exemples ne manquent pas (malheureusement)
| Citation: | | Se remettre en question est tout aussi illusoire que ce verbe « aimer ». |
Souvent, oui. Malheureusement aussi. Heureusement, pas toujours. Ouf.
| Citation: | | J'ai rencontré des personnes qui s'aiment, mais elles s'aiment tellement qu'elles ne se font pas aimer d'autrui. |
Oui alors là, on arrive au sujet : "aimer bien". http://liensutiles.forumactif.com/humain-f53/aimer-bien-t15821.htm Et c'est pas gagné non plus...
| Citation: | | "aime-toi et la vie t'aimera" |
Je dirais plutôt "aime-toi, tu goûteras mieux la vie" (on part du principe de l'aimer bien, hein. Sinon, effectivement ça flanque tout par terre.
| Citation: | | Il ne faut pas non plus être trop sévère avec soi, trop catégorique. C'est à chacun de faire quelque chose, certes, mais il y a des conditions de vie... | Disons qu'au plus près de la justesse serait déjà pas si mal.
| Citation: | | ...qui font que certaines personnes sont enchaînées parce qu'autrui tente à culpabiliser l'autre en faisant croire que tout ce qui arrive est à cause d'une et seulement à cause d’une personne. |
Ben oui, je sais bien que rien n'est jamais aussi simple, mais au contraire fait de mille croisements, temps, circonstances, etc. Mais tout ça se décortique au cas par cas, si on y réfléchit bien.
| Citation: | | Ça me donne envie de dire que pour certaines raisons, même si je ne peux pas aider tout le monde, même si je ne peux sauver tout le monde, même si je ne peux pas aider une seule personne au risque qu’elle soit imperméable pour X raisons. J'ai au moins envie de ne pas lui dire ces mots-là, par respect de ce qu'elle ressent au moment présent de sa détresse. |
Je ne pense pas qu'on puisse prétendre sauver quelqu'un. Même un psy ne peut pas faire autre chose qu'espérer aider. Personne ne prend la vie d'autrui sur ses épaules, et si quelqu'un y croit dur comme fer, perso je prends ça pour une utopie.
Après pour le "apprends à t'aimer", du peu que j'observe depuis ma vue basse et mon air nouille , c'est pourtant par là qu'il faudrait commencer. Mais on n'a pas à l'imposer, pour la simple raison qu'il faut que chacun fasse son chemin lui-même. Juste si quelqu'un dit "aidez-moi" tout en refusant l'aide, et là je pense aux psys, ben j'aimerais pas être à leur place, parce qu'ils se retrouvent devant un mur. Ceci dit, ils ont les moyens de trouver le mot qui va déclencher l'ouverture, la plupart du temps. |
ben voilà ! C'est compliqué aimer !  |
|  | | Romane Administrateur

Nombre de messages: 63537 Localisation: Kilomètre zéro Date d'inscription: 01/09/2004
 | |  | | Rosacée
Nombre de messages: 804 Date d'inscription: 05/06/2009
 | Sujet: Re: Au-delà du tain... Sam 4 Juil 2009 - 12:09 | |
| |
|  | | domenica

Nombre de messages: 206 Date d'inscription: 02/07/2009
 | Sujet: Re: Au-delà du tain... Mer 8 Juil 2009 - 19:13 | |
| Hello je n'ai lu que la fin de la page (je reviendrai), mais juste pour vous faire rire... véridique : un jour j'ai dit à mon psy : "vous ne m'aimez pas!" alors que je pensais lui dire :"vous ne m'aiDez pas!"! ah le lapsus, trop beau hein ? enfin, j'étais jeune................... hihih _________________ "Le poète est celui qui rajoute le soir une virgule qu'il a enlevée le matin" (Oscar Wilde)
|
|  | | Mihou

Nombre de messages: 275 Date d'inscription: 17/04/2008
 | Sujet: Re: Au-delà du tain... Mer 8 Juil 2009 - 21:15 | |
| comme Domenica, je passe... ma petite graine ne parlera pas de psy (j'aime le lapsus rapporté!) mais de conduite.... pour dire que de trop regarder dans le rétro, on se soucie moins de la route devant, et on risque d'aller droit dans le mur ou le fossé. Autrement dit, le miroir est un facteur de piétinement, de casse-projet. Le seul qui mèrite attention n'est-il pas ce que vous renvoient les autres; est-on aimé parce qu'on est aimable? ou capable d'aimer aussi? mais les deux sont-ils dissociables? ah, je complique tout....! beau fil en tout cas. _________________ Ce qui caractérise notre époque, c'est la crainte d'avoir l'air bête en décernant une louange, et la certitude d'avoir l'air intelligent en décernant un blâme. Jean Cocteau
|
|  | | Rosacée
Nombre de messages: 804 Date d'inscription: 05/06/2009
 | Sujet: Re: Au-delà du tain... Jeu 9 Juil 2009 - 12:51 | |
| Quel joli lapsus doménica.  Mihou complique.  Mais c'est bien. Et la réflexion est intéressante. C'est qu'il faut savoir se sortir du miroir, en effet, être soi tout simplement et voir les autres. | Mihou a écrit: | | est-on aimé parce qu'on est aimable? Ou capable d'aimer aussi? mais les deux sont-ils dissociables? |
S’il est possible de voir qu'au travers de l'amabilité d'une personne se cache une tout autre personne, alors je pense que les deux sont dissociables mais aussi indissociables. Il est possible qu'une personne dite aimable, peut-être perçue comme quelqu'un qui recherche « l’amitié, l’amour » être aimée d'autrui. Sans arrière. C'est-à-dire sans avoir de fond méchant au travers d’être. Peut-être est-ce pour cette personne prendre de l'assurance, prendre confiance en elle en passant par la projection d’autrui. Seulement, il y a tellement de possibilités envisageables. Pauline est une femme gentille, aimable, peut-être trop. Elle est ce qu'appellent certains "soupe au lait" - cependant, Pauline n'a pas de fausse apparence. Elle est égale à elle-même. Elle aime bien les autres et être en leur compagnie. Mais elle agace certains. Elle agace par sa façon d'être trop aimable, un peu poils de carotte. Peut-être que dans le fond, ses amis proches l'apprécient, mais ne l'apprécient pas à sa juste valeur. Disons qu'ils trouvent qu'elle manque de caractère. Ils la trouvent lâche. Son amabilité n'est pas toujours bien perçue, ils la soupçonnent, pourtant elle ne pense pas à mal. Elle est comme ça. Elle aime faire bien, elle aime être polie, serviable. Mais cela lui est reproché. Il est possible que Pauline ait envie de se faire aimer, que cela la valorise, comme il est possible qu'elle n'attende rien, car dans le fond profond d’elle c'est sa nature d'être ainsi. Pauline s’est fait plaquer un soir par son copain parce qu'il ne supportait plus ses manières de dire « bonjour », « merci », « s'il vous plaît » de sa voix calme et douce et d'afficher un sourire constant à tout le monde. Comme quoi, être aimable n'attire pas toujours l'amour des autres. L’amabilité ne justifie pas les moyens ni l’aboutissant.
Puis nous avons Laura. Une femme très aimable avec tout le monde. Mais en fait c'est un véritable coupe-gorge que son amabilité. On n'y voit que du feu. Disons que c'est ce qu'on appelle être aveuglé par son charme et ses valeurs de gentille femme. Pour autant, de l'autre côté se cache un véritable petit démon. C'est en fait l'image mi-ange mi-démon qui en ressort chez Laura. Peut-être qu'elle veut se faire aimer des autres parce qu'elle sait qu'elle a un fond méchant, mais elle ne veut pas se rendre responsable de celle méchanceté qui se dégage d’elle. Donc, elle joue avec son reflet. Son double « elle » et fait porter son fardeau de façon inconsciente. L'être et le paraître. C'est aussi sans doute pour cela que l'on dit l'habit ne fait pas le moine. Laura est un véritable trompe-œil. Pourtant Marc, son petit mari s’y accroche comme une véritable sangsue. Il l’aime.
Faut-il un juste milieu dans sa façon d'être pour s'aimer et être aimer d'autrui? |
|  | | Romane Administrateur

Nombre de messages: 63537 Localisation: Kilomètre zéro Date d'inscription: 01/09/2004
 | Sujet: Re: Au-delà du tain... Ven 10 Juil 2009 - 15:07 | |
| | Mihou a écrit: | | est-on aimé parce qu'on est aimable? ou capable d'aimer aussi? mais les deux sont-ils dissociables? |
pffff Mihou, tu es diabolique ! Tu poses le doigt (nan, pas là ! tsss ) sur l'essentiel, à mon avis.
Bon. Histoire de contribuer intelligemment :
Qu'est-ce qu' "être aimable" ?
J'oublie volontairement le "est-on capable d'aimer" puisqu'on a un fil sur le sujet. |
|  | | Mihou

Nombre de messages: 275 Date d'inscription: 17/04/2008
 | Sujet: Re: Au-delà du tain... Sam 11 Juil 2009 - 22:10 | |
| | Romane a écrit: | | Mihou a écrit: | | est-on aimé parce qu'on est aimable? ou capable d'aimer aussi? mais les deux sont-ils dissociables? |
...
Bon. Histoire de contribuer intelligemment :
Qu'est-ce qu' "être aimable" ?
J'oublie volontairement le "est-on capable d'aimer" puisqu'on a un fil sur le sujet. |
la réponse est dans ma question, Ro! j'aime ce fil par son départ sur le miroir: l'amour n'est-il pas ce que l'on reçoit et qu'on renvoie? Sans réception, est-on capable de renvoyer.. et sans "émission" est-on dans la possibilité de recevoir? bref, le miroir a toute sa place dans le débat.. à ceci près qu'il n'a pas de mémoire, lui; ni affective ni autre. Je pencherais, moi, vers la dualité des qualités: pour pouvoir "être aimable" il faut aimer... les autres! S'aimer soi d'abord aide beaucoup à devenir de moins en moins aimable...., non? _________________ Ce qui caractérise notre époque, c'est la crainte d'avoir l'air bête en décernant une louange, et la certitude d'avoir l'air intelligent en décernant un blâme. Jean Cocteau
|
|  | | |
| Page 2 sur 3 | Aller à la page : 1, 2, 3  |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|