Je dispose d'un peu de temps sur l'ordi de mon filston avant d'aller le chercher au boulot, alors je reviens sur ce sujet qui me "passionne"..

de plus dans ses grandes lignes c'est un peu le sujet de mon bouquin sur Cuba..
Alors je me lache, tout de go je ne pretend pas connaître tout de la chose, et donner des lecons chacun a sa vision de la vie, mais en matière de sentiments je pense que l'humain est constitué de la même facon, nous avons les mêmes rouages que nous soyions tahitiens, inuits ou europeens les ficelles qui nous font vibrer au bout de la branche des marionettes sont les mêmes non..? et ce quels que soient les mots que nous employons...
La passion je vais dire banalement c'est un grand feu (et oui idée rabattue, mais si vraie), un feu qui est prêt à tout devorer sur son chemin : les parents, les amis, tout ce qui se met sur sa route et pourrait l'empêcher de progresser, on est prêt à passer par dessus tout cela, à sauter les obstacles, et pourquoi..?
Je crois pour ma part que c'est parceque ce feu nous hypnotise en quelque sorte, il nous fait oublier qui nous sommes reellement, notre age, nos defauts, nos imperfections, car l'autre nous montre une autre image de nous (je dis l'autre et par là ce peut être un être humain, le jeu, l'art, le jardinage etc..). L'autre nous dit : tu es capable de le faire...
Alors on oublie tout, ses limites naturelles, les obligations de la vie de tous les jours (cette vie que l'on trouverait si terne si il n'y avait pas cette passion)...
Cela nous pousse vers un ailleurs, là où plus rien n'est raison, où tout devient possible...On rencontre la souffrance, l'angoisse, l'inquietude, la destabilisation. Mais quelle force, quels plaisirs si forts remplacent cela..Pour quelques instants de bonheur surhumain on est pret à passer par dessus les souffrances et surtout le raisonnable, plus de limites, tout devient beau, tout prend un aspect different, les minutes, les secondes n'ont plus la même durée, on se consume, on consume, consomme avec appetit, là où avant on chipotait sur un petit plaisir....
Jusqu'au jour où, un detail, un mot, une attitude fait fondre la braise, eteint le feu comme une douche et on realise...On realise que l'on était aveuglé par la flamme, et plus rien n'a le même goût..
Ce qu'il y a dans la passion c'est que l'on ne peut revivre deux fois la même...
C'est desesperant en soi-même, car on se voit alors reellement comme on est, humain si humain, miserable nature humaine...J'ai lu que lorsque l'on debute une passion scientifiquement il paraitrait que le cerveau humain produirait je ne sais comment l'appeler, une hormone peut être qui serait celle du plaisir, comme ce que vit un grand sportif lors de l'effort.. La passion tiendrait elle à cette secretion..? Auquel cas ce serait effectivement bien illusoire oui du domaine de l'illusion, comme je le disais au debut : quelque chose qui t'hypnotise, et comme le disait Rosacée tu deviens addict comme au tabac, à la drogue, à la boisson..
Heureux ceux qui ne l'ont pas connu, les calmes, les raisonnés, ils sont à l'abri de bien des desillusions...Cependant par moment je me dis que je suis bien content d'avoiir connu la passion car pendant des jours, des mois j'ai vécu, bien vécu, je me suis senti en vie...
Voudrai-je le revivre, je ne crois pas, car je sais d'experience que cela aura une fin et qu'au bout il y a la souffrance..
On m'a dit que l'amour veritable eviterait tout ces desagrements, que n'en suis je privé, faut il que l'être humain dispose de dons particuliers, d'une quazlité d'ecoute exceptionnelle pour qu'il lui soit permis de connaître l'amour veritable..?
La passion est-ce un leurre, se partage t'elle reellement avec l'autre ou l'un des deux ment il par interet, par lassitude, par manque momentané, par besoin d'y croire tout en se reservant, en jouant avec les sentiments...Je ne sais, tout ce que je sais c'est que moi j'étais vrai, je ne jouais pas, j'etais partie prenante dans la scene de Roméo et Juliette...
Voilà je vous ai livré un peu de moi, voyez vous les choses de la même facon finalement..?