Le Royaume des Questions
Je suis né d'un pays sans aucune question,
La foi de leur savoir défiant la raison.
Je rêvais le pays d'une raison faisant foi,
En songe, il se présenta enfin devant moi.
Et devant moi, je m'aventurai au plus loin,
Foulant les océans, contournant les chemins,
Cherchant toujours en vain, sans jamais m'arrêter.
Au dessus des montagnes, enfin je le trouvais.
Je l'espérais,
Un monde qui pense
Et qui cherchait
Toute les réponses.
Le royaume des questions était à portée,
Là devait m'attendre nombre de réflexions.
Encore quelques pas, et je le rejoindrai
Ce monde de pensée et d'interrogations.
Pourquoi la mer est bleue, est-elle vraiment humide ?
Qui donc a bien voulu rendre la peur livide ?
Un enfant pourrait-il imiter le Soleil ?
Est ce que personne ne peut voler le ciel ?
Serait-il possible de faire fuir l'été ?
Pourquoi ai-je cinq doigts à chacun de mes pieds ?
Pourra t-on commencer à dresser les nuages ?
Qu'est ce qui distingue vérité et mirage ?
Je l'espérais,
Un monde qui pense
Et qui cherchait
Toute les réponses
La royaume des questions était à portée,
J'y avais pénétré, avec l'humeur pieuse.
Aurait-je pu prévoir ce genre de pensées ?
Aurait-je pu penser à ces questions curieuses ?
Après avoir atteint ce que j'ai recherché,
Je souhaiterai en être loin.
Aurais-je pu savoir, qu'à toute question posée,
Nulle réponse n'y mettait fin.
Pourquoi ta réponse répond à ma question ?
Pourquoi quand on répond, on pense avoir raison ?
Pourquoi la vie est faite de questions à poser ?
Puis-je me permettre de te les énoncer ?
Pourquoi les insectes aiment tout ce qui luit ?
Pourquoi doit-on dormir à chaque fois qu'il fait nuit ?
La vapeur est-elle plus lourde que la fumée ?
Pourquoi les narines sont-elles sur le nez ?
Je l'espérais,
Un monde qui pense
Et qui cherchait
Toute les réponses.
Le royaume des questions était à portée,
Maintenant que j'y suis, j'y ai la confusion.
Alors qu'il était loin, pouvais-je imaginer
Qu'ils trouveraient à chaque réponse une question ?
Je l'ai écrit il y a deux ou trois jours. Je le trouve assez dans le sujet. =p
Sinon, on peut se poser plusieurs questions, vis-à-vis de cette réflexion.
On peut toujours donner une réponse à une question, mais cela prouve-t-il qu'elle soit juste ?
Après tout, à une question donnée, la bonne réponse est-elle forcément la même pour chaque individu ?
Je viens contredire Vic sur le sujet exact : c'est "chaque question a-t-elle SA réponse ?" On parle alors non seulement d'une unique et bonne réponse, mais aussi de "chaque" question, de toute les questions.
Dans l'absolu, chaque question, même si elle ne formule pas exactement la problématique, se veut être accompagnée de sa réponse, et nous ne parlons pas ici de problématique, mais bien des questions.
En effet, une problématique posée peut être résolue en reformulant la question qui l'exprime, mais cela n'empêche que cette première question, abandonnée au profit d'une autre, se verrait dotée de SA réponse si on répondait oui à la question que nous pose Romane. L'idée de reformulation dissimule donc toute une partie de la réflexion à y porter.
Parallèlement, on est porté à dire que pour avoir LA réponse de chaque question, il faut être omniscient, mais la question n'est pas de savoir si on peut avoir toute les réponses, mais si elles existent, même si on ne les connait pas.
Je suppose, personnellement, mais je suis trop la tête dans le pâté aujourd'hui pour tenter de l'argumenter, que chaque question possède sa réponse parfaite, mais que,
- non seulement les réponses parfaites sont souvent tellement vaste qu'il est impossible de les connaitre entièrement,
- mais en plus qu'il est impossible, même pour une infinité d'individu, de faire en sorte que, pour chaque réponse, au moins un individu en connaisse une partie suffisante pour en avoir une approximation fidèle.
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Si on ne peut être sûr de rien, peut-on être sûr qu'on ne puisse être sûr de rien ?